Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

– Tribune PSL SNASUB

Expression de la tendance « Pour un syndicalisme de lutte » (PSL)
Les débats préparatoires du congrès de Marseille obéissent à une logique étrange s’il faut en juger du déroulement de la CAN des 14 et 15 novembre. Le premier jour a été réservé à la seule étude du thème 4 (Quel syndicalisme, quelle FSU pour demain ?) dans une atmosphère délétère et une salle bondée. Les trois autres thèmes ont été traités rapidement le deuxième jour, devant une assemblée clairsemée, au point qu’il n’est resté, en fin d’après-midi, que 14 élus pour débattre des questions relatives aux Droits et Libertés ! Etrange logique qui consiste à privilégier la forme au détriment du fond. La question liée à l’avenir de notre outil syndical ne doit-elle pas être subordonnée à celle de notre orientation?

Quel programme pour la FSU ?

L’école ne doit pas être conçue pour trier les jeunes vers l’apprentissage à 14 ans après leur avoir inculqué un  » minimum culturel  » avec des méthodes archaïques, ce qui suppose que tous les élèves puissent recevoir une formation polytechnique de la maternelle à l’entrée à l’université. Elle ne saurait devenir le creuset d’une société pratiquant les discriminations (immigrés, jeunes, femmes, homosexuels…) et la traque des enfants. Laïque, elle doit se relever ; nous devons pour cela mettre fin au dualisme scolaire et aux obligations de financement du privé. Ainsi la jeunesse qui a d’abord permis la victoire sur le CPE ne doit-elle pas faire l’objet de méfiance, mais être soutenue quand elle exprime la révolte des classes les plus fragiles. Le combat aux cotés des jeunes en difficulté, chômeurs, précaires, personnes âgées, handicapés, étrangers, SDF, constitue la première ligne de défense démocratique contre l’offensive libérale et l’intolérance qu’elle crée. Enfin, il faut sauver les fondements de l’Etat social : services publics, droits et libertés, acquis de haute lutte. La défaite de juin 2003 ne doit plus jamais se répéter.

Extension ou Réunification dans la CGT ?

C’est l’alternative qui ressort des débats entre les deux grandes tendances constitutives de la LAUR. La question de l’extension du champ de syndicalisation peut-être posée dans le cadre de la décentralisation de certaines missions mais ne saurait constituer une réponse suffisante à notre isolement, surtout s’il s’agit de faire de la FSU en une « énième » confédération. Certains camarades d’U&A, minoritaires dans leur propre courant, pensent pourtant qu’il faut oeuvrer à la réunification dans une CGT idéalisée. Cette démarche de nostalgiques ne traduit aucune réalité sur le terrain de la lutte des classes.
Malheureusement, l’on ne peut envisager l’avenir de la FSU de manière si schématique en faisant fi de plus de 150 années d’histoire du mouvement ouvrier. La question d’un nouvel outil syndical unifiant toutes ses composantes, si elle ne veut pas se résumer à une addition d’appareils bureaucratiques, doit avant tout être posée à l’aune des luttes, en rassemblant tous les militants syndicaux autour des revendications, en luttant contre le sectarisme suscité par la concurrence des directions syndicales, en impulsant des pratiques militantes novatrices, unitaires et démocratiques, en privilégiant avant tout un syndicalisme de lutte et non de compromis.

La FSU et l’International

Dans un mouvement syndical qui peine à s’organiser face à la Mondialisation – Congo, France, Grèce, Allemagne, Etat de Oaxaca au Mexique – l’internationalisme demeure une valeur fondamentale. Ainsi l’unité internationale des travailleurs constitue-t-elle une réponse efficace face au capitalisme. Il y a donc urgence à développer des convergences sur la question des délocalisations, des services publics du temps de travail, du travail des enfants, de la famine, de la dette du tiers monde, de la lutte contre l’impérialisme et les guerres meurtrières et sans fin- Irak, Palestine, Tchétchènie – qu’il mène contre ceux qui lui résistent. Mais cet objectif n’est pas celui de la CES, qui a appelé à voter oui au TCE, ni de la CSI qui se contente de réclamer « une gouvernance démocratique » du capitalisme. C’est pourtant d’un syndicalisme unifié à l’échelle mondiale, défendant pied à pied les intérêts de la classe ouvrière, dont nous avons besoin.
La tendance PSL appelle les camarades du SNASUB à participer massivement aux assemblées générales et à faire de la préparation du congrès de Marseille un véritable moment de démocratie. Ce sera le seul moyen de faire remonter nos exigences !

Source: http://www.snasub.fsu.fr/documents/textes%20tendances/Expression_tendance__PSL_4500_K.pdf

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