Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Archive for mars 2008

Nouveaux flash-balls et droit de manifestation

Posted by lucien sur 28 mars 2008

flashball_-_french_police_01.jpg

Source: site Ensemble

Texte voté au CDFN (instances fédérales) de la FSU des 25-26 mars (ayant repris en commission des éléments d’un texte déposé par Emancipation):

 

Equipement de la police en matériel de plus en plus dangereux

L’actuel équipement de la police en matériel de plus en plus dangereux (flashball, tasers, nouveaux lanceurs de balls, drônes, hélicoptères…) est grave.

Ce n’est pas dans le cadre d’une escalade de la répression et de la violence que sera trouvée une solution à la souffrance sociale notamment dans les quartiers populaires.

La FSU proteste contre le recours à la violence et l’utilisation de ces équipements qui ont déjà infligé de graves blessures notamment à des jeunes (telle la blessure occasionnée à un lycéen mineur de Nantes, le 27/11/2007, lors d’une manifestation pacifique).

Cette dérive est incompatible avec la conception des droits et libertés en France.

La FSU rappelle son exigence de respect du droit à manifester sans être menacé de blessure ou sanction. Elle poursuivra les actions engagées pour le respect des droits et libertés avec ses partenaires sociaux et associatifs, fédérations de parents d’élèves, … (en incluant celles entreprises pour le lycéen de Nantes, cf motion du CDFN précédent).

Elle s’élève contre l’équipement des policiers de tels équipements dangereux qui constituent un risque permanent de dérapage.

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L’équipement des policiers s’alourdit encore après les émeutes de Villiers-le-Bel

LE MONDE, 22.03.08

Un bouclier “balistique souple” qui se plie et se replie comme une valise plate, des lunettes transparentes prévues pour être portées sous le casque pare-balles, en plus de la visière, un nouveau lanceur de balles de défense de 40 mm de diamètre destiné à remplacer le flash-ball : tels sont quelques-uns des nouveaux équipements présentés par la police, vendredi 21 mars, pour lutter contre les violences urbaines.

Après les affrontements de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), en novembre 2007, où plus de 80 policiers avaient été blessés par des tirs de plomb, ce renouvellement a été jugé nécessaire. Les équipements existants ont aussi été modifiés. Ainsi le bouclier, créé à l’origine pour les groupes d’intervention lors d’assauts “tubulaires” (dans le train, le métro…), équipera désormais les forces de l’ordre dans les quartiers. Testé à Villiers-le-Bel, il sera doté de courroies pour être plus facilement porté “en sac à dos”. Les lunettes ont été acquises après qu’un policier, victime d’un tir de fusil de chasse, a perdu un oeil.“Villiers a été un choc pour nous, puis cela a recommencé à Grigny (en Essonne, où, début mars, 5 policiers ont été blessés par des tirs), a déclaré Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale. Nous voulons une police moderne qui ne se laissera pas tirer dessus.” Le flash-ball, en service depuis dix ans, sera progressivement remplacé par le lanceur 40, conçu, lui, après les émeutes de 2005.

Sa portée est plus grande puisqu’il permet d’atteindre sa cible jusqu’à 50 mètres. Armé de balles-mousse, marquantes (de type paint-ball) ou lacrymogènes, il est équipé d’une aide à la visée électronique. Trois cents de ces lanceurs sont déjà expérimentés, un millier devrait être en service à la fin de l’année. A cela, s’est ajoutée, en 2007, l’acquisition de près de 200 pistolets à impulsion électrique (Taser) ou bien encore de 24 000 grenades de “désencerclement”, qui provoquent une déflagration de forte intensité sonore.

Complet, l’équipement des forces de l’ordre, les “Robocops” comme on les appelle parfois dans les cités, pourrait atteindre près de 20 kg, ce qui inquiète les syndicats. “Jusqu’où va-t-on ?”, s’interroge Philipe Capon, responsable du secteur CRS à l’UNSA-Police. “Si on ajoute les drones, les caméras à infrarouge, on arrive à l’équipement militaire”, s’insurge-t-il. “C’est la réponse à Villiers”, justifie Joël Fily, directeur de l’administration de la police nationale.

Chaque année, un budget d’environ 120 millions d’euros est consacré à l’armement de la police.

Isabelle Mandraud

Article paru dans l’édition du 23.03.08

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Voir aussi:

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Exigeons la fermeture des établissements pénitentiaires pour mineurs

Posted by lucien sur 28 mars 2008

Motion de la tendance Emancipation adoptée par le CDFN (instances fédérales) de la FSU le 26 mars:

Exigeons la fermeture des établissements pénitentiaires pour mineurs

Lancée en 2002 dans le cadre des lois Perben, la construction de 7 établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) a dès l’origine été combattue par des syndicats de la FSU, au premier rang desquels le SNPES-PJJ. 5 établissements ont été ouverts, à grand renfort de communication médiatique et de banalisation de l’incarcération : ainsi l’ancien Garde des Sceaux se plaisait à présenter les EPM comme « des salles de classe entourées de murs aux couleurs vives ». Depuis 2002 les opposants ne cessent de dénoncer l’imposture de ce programme, dont le financement exorbitant se fait au détriment de la prévention et du travail en milieu ouvert, seules réponses effectives aux problématiques des jeunes délinquants. Les EPM ne sont au final que la concrétisation d’une logique répressive de « tout sécuritaire » et d’exclusion sociale dès le plus jeune âge traduite dans les textes par l’abaissement de la majorité pénale à 10 ans.

Après 7 mois un bilan calamiteux

Le suicide d’un adolescent à l’EPM de Meyzieu en février 2008 est venu rappeler dramatiquement qu’un EPM restait une prison avec son cortège de violence subie et de loi du silence.
Malgré le peu d’information qui franchit leurs murs d’enceinte, on recense 72 tentatives de suicide pour 160 jeunes incarcérés. On note aussi l’intervention des ERIS (1) au moins à Meyzieu et Lavaur, des conditions de travail déplorables pour les personnels éducatifs, sociaux ou de soins qui reçoivent les parents sur les parkings, ou qui n’ont pas de bureau en détention… Quant aux jeunes détenus, il n’est pas anodin de rappeler qu’un grand nombre le sont au titre de la détention provisoire et donc présumés innocents !
Malgré ce constat, les EPM sont présentés par le Ministère de la Justice et la direction de la PJJ comme un modèle destiné à améliorer les conditions de détention. Pourtant, la plupart des quartiers pour mineurs ont été conservés et servent à trier les jeunes, en orientant les plus difficiles en quartier mineur et les autres en EPM, ces prétendues « prisons éducatives », selon la DPJJ.
Le Ministère de la Justice fait peu de cas des conditions de détention, ainsi l’administration pénitentiaire n’hésite pas à prévoir des transferts punitifs de jeunes condamnés de la région de Marseille vers la prison de Borgo en Corse, après avoir décrété qu’ils n’avaient pas beaucoup de visites de leur famille. Le quotidien dans les EPM c’est le risque permanent de l’explosion des jeunes confrontés à une vie collective brutalement subie et sans issue, rendant impossible tout travail d’éducation ou de réinsertion sociale. En contradiction avec les décrets sur la détention des mineurs, certaines unités d’EPM, « des unités strictes », sont utilisées dans une logique disciplinaire- à des fins d’isolement des jeunes jugés ingérables en collectif. L’écart est immense entre une ambition proclamée et la réalité des faits !
La pression est telle qu’à Meyzieu la totalité des surveillants de l’administration pénitentiaire demandent leur mutation après 6 mois, alors même qu’ils étaient volontaires pour cet établissement. Chez les enseignants recrutés sur profil pour travailler en EPM, nombre ont déjà démissionné, et d’autres enchaînent les arrêts maladie. Quant aux éducateurs-PJJ, qui dans leur grande majorité sont des jeunes récemment formés, la plupart expérimente le fait qu’il n’y a pas de travail éducatif possible en détention, et qu’ils sont au mieux des agents de pacification sociale à l’usage de l’administration pénitentiaire.
Aujourd’hui, l’habillage éducatif des EPM vole en éclats, les mineurs subissent l’angoisse de la situation carcérale et trouvent un exutoire à celle-ci pendant les temps collectifs en s’engouffrant dans des rapports de violence. La prégnance du système disciplinaire carcéral ne permet ni la parole libre, ni les espaces de négociation. L’éloignement des jeunes et de leur familles est encore accentué. C’est sur la base de constats semblables que, dans le passé, de tels établissements ont été définitivement fermés, que les éducateurs de la PJJ sont sortis des prisons et que le suivi des mineurs incarcérés a été organisé de l’extérieur et que la prévention a été privilégiée. Car la place des enfants n’est pas en prison, et aucun travail éducatif n’y est possible.

La surenchère répressive : un prix exorbitant, un coût humain dramatique, et l’aggravation des problèmes comme résultats.

L’Etat a choisi de consacrer 90 millions d’euros à la construction de ces nouvelles prisons pour mineurs de 60 places chacune. Ce sont donc 420 places qui viennent s’ajouter pour partie à celles des quartiers pour mineurs existant déja dans les Maisons d’Arrêt, portant la capacité de détention de mineurs à 1147 places alors que la moyenne des jeunes incarcérés ces dernières années tourne autour de 700 jeunes par an pour un séjour moyen en détention inférieur à 3 mois. La construction de ces EPM, c’est aussi un risque de surenchère de la justice expéditive qui fait de l’enfermement la réponse à tout délit. Les EPM suivent aussi en celà la logique inflationniste du système carcéral français : à chaque construction de nouvelle place de prison l’on constate une augmentation des incarcérations.
La construction d’un seul établissement équivaut au fonctionnement de 6 foyers éducatifs de 10 places, 8 services d’insertion professionnelle, soit 250 mineurs pris en charge, 10 services de milieu ouvert, soit 1500 jeunes suivis. Et tandis que la direction de la PJJ transfère près de 300 éducateurs en EPM, on déplore la fermeture de foyers d’accueil et la suppression de postes en milieu ouvert. Soit une baisse de la prévention qui ne manquera pas d’avoir pour corollaire une augmentation des passages à l’acte. Des moyens considérables sont attribués à de nouvelles prisons au détriment de toutes les mesures éducatives qui peuvent contribuer à la prévention.

Obtenir la fermeture des EPM

Les mouvements d’opposition à la construction de ces nouvelles prisons pour enfant n’ont malheureusement pas abouti, malgré des oppositions déterminées. Depuis l’ouverture du premier EPM à Lavaur (Tarn) en juin 2007, les oppositions se maintiennent : rassemblements et tables rondes ont eu lieu à l’initiative du SNPES-PJJ assistés d’autres syndicats de la FSU (Porcheville 77 et Orvault 44). Le 9 février, un rassemblement se tenait à Meyzieu suite au suicide du jeune Julien. Par ailleurs rendu public en février, le Manifeste “Nous ne travaillerons pas en EPM” a maintenant gagné une audience nationale.
La dynamique crée de 2002 à 2007 contre la construction des EPM doit trouver un nouveau souffle et pouvoir converger autour d’un double mouvement de refus de ces établissements et de soutien à celles et ceux qui refusent d’y travailler. La transformation des collectifs anti EPM en “Observatoire” des EPM pour faire connaître ce qui s’y passe réellement serait une première façon de faire tomber au moins le mur du silence qui entoure ces prisons pour enfants.
Nous devons refuser la banalisation de l’incarcération des enfants, et obtenir la fermeture de ces établissements.

La FSU doit y contribuer en sensibilisant les personnels des différents secteurs concernés : PJJ bien sûr, mais aussi personnels du premier et du second degré, travailleurs sociaux, personnels de santé, et de l’administration pénitentiaire, pour faciliter la convergence des différentes initiatives qui vont toutes dans le sens de la fermeture de ces monstruosités carcérales. Elle soutient les personnels qui refusent d’y travailler.
Car si selon le mot de Victor Hugo “Quand on ouvre une école on ferme une prison”, on constate que l’époque est plutôt à l’ouverture des prisons gagnée sur la fermeture des écoles et des structures éducatives, ou la suppression des postes d’enseignants. Et cela ne devrait laisser indifférent aucun personnel de la culture, de l’éducation, de l’insertion ou de la formation.


Note
1) ERIS : Equipes Régionales d’Intervention et de Sécurité, soit des surveillants de l’administration pénitentiaire qui interviennent cagoulé et en tenue anti-émeute pour remettre ponctuellement de l’ordre dans les établissements pénitentiaires.

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AG Ile-de-France du 26-03

Posted by lucien sur 26 mars 2008

Communiqué de presse de l’assemblée générale des établissements en lutte d’Ile de France le 26 mars 08

POUR GAGNER… AMPLIFIER LA MOBILISATION AU PLAN NATIONAL !

Lorsque les DHG sont tombées, de nombreux établissements, surtout des lycées au départ, se sont mobilisés en Ile de France, comme dans d’autres régions, dans les CA, devant les IA et rectorats… Avant les congés de février des établissements étaient en grève reconductible, dans le 93 ou occupés dans le 77. Une AG d’établissements, d’abord du 93, puis rapidement de toute l’Ile de France, s’est réunie à plusieurs reprises, et a contribué à fédérer ces actions en favorisant la diffusion des informations, la discussion sur les enjeux et en proposant des initiatives d’actions centralisées

Cette AG a adopté une plate forme de mobilisation contre les suppressions de postes et les propositions Pochard et a contribué au succès, dans notre région, de la grève nationale du 18 mars et à sa reconduction dans plus de 40 établissements en grève reconductible le 20 et le 21.

Elle a organisé le 20 mars la première manifestation de convergence avec les lycéens d’Ile de France en direction du Ministère (3 000 personnes) et a contribué au succès du rassemblement le 21 devant le Rectorat de Créteil, qui a dû annuler son CTPA.

Ces premières initiatives réussies ont permis de développer la mobilisation et d’obtenir qu’une large unité syndicale dans le second degré appelle à faire grève et à manifester le 27 mars, comme le proposait l’AG des établissements, avec la perspective d’étendre aux lycéens (la FIDL et l’UNL appellent au 27 mars) et aux parents d’élèves (écoles désertes le 28)… mais aussi au premier degré qui vient de connaître ses mesures de carte scolaire.

Au cours de ses trois dernières réunions l’AG a demandé aux directions syndicales nationales d’appeler à une initiative nationale forte (grève, manif nationale) avant les congés décalés de Pâques qui débutent le 5 avril, pour soutenir, ancrer et étendre la mobilisation.

Cela nous semble indispensable pour favoriser la convergence des luttes des secteurs les plus mobilisés dans le pays et l’étendre à ceux qui ne sont pas encore entrés dans l’action.

Seule une mobilisation nationale nous permettra de faire reculer ce gouvernement tant sur les suppressions de postes que sur les propositions Pochard.

Et il y a urgence si nous ne voulons pas assister, impuissants, au dynamitage de nos conditions de travail, de notre métier et du service public d’éducation nationale…en Juin ou Juillet !

La manifestation IdF du 27 mars (13 h 30 Luxembourg) appelle une suite nationale

AG des établissements d’Ile de France ; ag_iledefrance@yahoo.fr

En restant à votre disposition pour de plus amples précisions.

Contacts

Goulven 06 23 35 14 68
Jihane 06 11 74 80 19
Olivier 06 20 55 57 61

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Tract distribué au salon du livre contre l’emploi précaire à la BnF

Posted by lucien sur 20 mars 2008

Bibliothèque Nationale de France

Intersyndicale CFDT-CGT-CNT-FSU-FO-SUD

Aujourd’hui, au salon du livre, la Bibliothèque Nationale de France, première bibliothèque publique en France et l’une des plus importantes dans le monde, se présente sous son meilleur jour. Elle met en avant ses énormes fonds de documents, son ouverture tous les jours de la semaine, ses expositions à succès, ses éditions de livres d’art, son rôle de conservation du patrimoine depuis des centaines d’années et son passage à l’ère du numérique, avec ses dizaines de milliers de livres maintenant disponibles sur internet.

Mais derrière la belle façade de cet établissement de prestige, il y a une autre réalité, plus dérangeante, celle des conditions de travail et de vie du personnel qui permet à tout cela de fonctionner, en particulier celles des plus précaires d’entre eux, les vacataires. Car, bien que la Bibliothèque Nationale de France soit un établissement public, ses agents ne sont pas tous des fonctionnaires. Tout au contraire, un nombre important d’entre eux, 350 personnes, sont des vacataires, sans qui il serait impossible à la Bibliothèque Nationale de France de fonctionner correctement et d’assurer ces missions de services publiques. Ce sont ces vacataires qui permettent entre autre à la bibliothèque d’être ouverte le week-end et en soirée jusqu’à 20 heures. Or, la situation de ces vacataires est inacceptable.

En effet, ces vacataires sont obligatoirement en Contrat à Durée Déterminé, d’un maximum de 3 ans renouvelables, mais une part importante d’entre eux sont sur des contrats beaucoup plus court. Ils ont donc constamment peur que leur contrat ne soit pas renouvelé et ils ne peuvent pas mettre en œuvre des projets personnels car leur avenir n’est pas assuré. A cette instabilité se rajoute le fait qu’ils sont aussi forcément à temps partiels. Ainsi, si certains disposent d’un trois-quarts de temps plein, la majorité se voit imposer un travail à mi-temps, ce qui leur donne à la fin du mois un salaire d’à peu près 600 euros. Mais, de nos jours, il est très difficile de vivre avec un revenu pareil, qui se trouve sous le seuil de pauvreté, ce qui conduit à des situations de détresses sociales, comme celle du vacataire qui témoigne au dos de ce tract. Face à de telles difficultés, certains abandonnent vite ce travail ou bien sont forcés de cumuler plusieurs petits boulots pour vivre. Quant à ceux qui tiennent et qui arrivent à bénéficier de plusieurs contrats, leur ancienneté n’est même pas reconnue, puisque il n’existe plus de possibilité pour eux d’être intégrés directement à la fonction publique, alors même que les postes offerts dans les concours du secteur des bibliothèques se comptent sur les doigts des deux mains au niveau national.

Les vacataires de la Bibliothèque Nationale de France se trouvent donc aujourd’hui dans une impasse qui ne peut plus durer. Pourtant, sans eux la BNF ne serait pas ce qu’elle est. L’Etat a donc une obligation à l’égard de ces agents et doit améliorer leur situation et leur offrir des perspectives d’avenir.
C’est pourquoi les vacataires, les agents titulaires et l’intersyndicale de la Bibliothèque Nationale de France réclament :

– L’augmentation des quotités horaires mensuelles des vacataires qui le souhaitent à hauteur de 110 heures.

– La transformation des CDD en CDI.

– La mise en place d’un plan de titularisation des précaires à la BnF.

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Grève 2° degré le 18-03

Posted by lucien sur 16 mars 2008

Les organisations syndicales de second degré SNEP-Fsu, SNES-Fsu, SNUEP-Fsu, SNFOLC, SUD-EDUCATION, UNSEN-Cgt, se sont réunies le 15 février.

Elles font le constat qu’aucune réponse n’a été apportée à leur exigence de discussions sur la revalorisation du métier enseignant. Le ministre de l’Education Nationale n’a pris aucune distance vis à vis du rapport Pochard, porteur de dangers pour les statuts et les missions des enseignants. Elles considèrent que ce rapport ne peut en aucun cas être une base de discussion.

Dans le même temps l’insuffisance du budget 2008 aboutit à des suppressions massives de postes et de moyens pour la prochaine rentrée dans de très nombreux établissements, (11.000 pour la rentrée 2008, 80.000 d’ici 2012). Il met en péril l’organisation des enseignements dégradant les conditions de travail des personnels et des élèves, et porte atteinte à la qualité du service public d’enseignement. Ce constat s’inscrit dans un contexte très général d’attaque contre les salaires, les retraites et les statuts de tous les fonctionnaires.

Enfin, les organisations syndicales rappellent leur attachement aux trois voies distinctes de formation, Générale, Technologique et Professionnelle, et leur refus de la généralisation des baccalauréats professionnels en trois ans que veut imposer le Ministère et qui conduirait en particulier à la disparition des sections de BEP.

Dans l’immédiat elles soutiennent les actions d’établissement et locales qu’elles appellent à poursuivre et à développer avec un souci permanent d’initiatives unitaires, de contacts avec les parents, d’interventions publiques et auprès des élus, pendant la période de février et début mars.

Elles appellent les personnels à participer massivement à la journée de grève et de manifestations du 18 mars et à se réunir pour débattre des suites afin de porter les revendications pour l’emploi public dans l’Education contre les suppressions des postes et le recours massif aux heures supplémentaires, pour une revalorisation du métier enseignant respectueuse des statuts, une consolidation des trois voies de formation en lycée (générale, technologique, professionnelle).

PDF - 139.7 ko
tract 

 

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Intervention policière devant le collège de la Vaucouleurs à Mantes

Posted by syndicaliste sur 15 mars 2008

Les organisations départementales FSU – SNES – SNEP – SNUIPP – SGEN CFDT – SE UNSA et FCPE condamnent l’intervention des forces de l’ordre qui s’est déroulée ce matin devant le collège de la Vaucouleurs à Mantes la Ville, pour empêcher les parents d’élèves de bloquer l’établissement au regard d’une dotation horaire catastrophique.

Elles dénoncent les méthodes brutales avec lesquelles les instances départementales de l’Education Nationale et le Préfet ont décidé d’appliquer les effets d’une politique nationale fortement contestée par les personnels, les parents et les élèves.

Face à la colère légitime des enseignants, des parents, des élèves et des élus locaux du Mantois, seul le dialogue doit prévaloir.

Les organisations départementales FSU – SNES – SNEP – SNUIPP – SGEN CFDT – SE UNSA et FCPE demandent que Monsieur le Recteur et Monsieur l’Inspecteur d’Académie, prennent la mesure du mécontentement et répondent aux besoins pédagogiques exprimés par les parents et les enseignants.

Communiqué de presse

Trappes le 13 mars 2008

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Intervention policière devant le collège de la Vaucouleurs à Mantes

Posted by lucien sur 15 mars 2008

Communiqué de presse

Les organisations départementales FSU – SNES – SNEP – SNUIPP – SGEN CFDT – SE UNSA et FCPE condamnent l’intervention des forces de l’ordre qui s’est déroulée ce matin devant le collège de la Vaucouleurs à Mantes la Ville, pour empêcher les parents d’élèves de bloquer l’établissement au regard d’une dotation horaire catastrophique.

Elles dénoncent les méthodes brutales avec lesquelles les instances départementales de l’Education Nationale et le Préfet ont décidé d’appliquer les effets d’une politique nationale fortement contestée par les personnels, les parents et les élèves.

Face à la colère légitime des enseignants, des parents, des élèves et des élus locaux du Mantois, seul le dialogue doit prévaloir.

Les organisations départementales FSU – SNES – SNEP – SNUIPP – SGEN CFDT – SE UNSA et FCPE demandent que Monsieur le Recteur et Monsieur l’Inspecteur d’Académie, prennent la mesure du mécontentement et répondent aux besoins pédagogiques exprimés par les parents et les enseignants.

Trappes le 13 mars 2008

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Appel de l’AG du 93 du 11-03-2008

Posted by lucien sur 14 mars 2008

RENTRÉE 2008 LA POLITIQUE DU MINISTÈRE ET LE LIVRE VERT DE LA COMMISSION POCHARD PRÉPARENT LE LIVRE NOIR DE L’ENSEIGNEMENT PUBLIC

La rentrée qui se prépare est la première du gouvernement Sarkozy et elle montre toute la gravité de ses projets pour notre école et notre métier.

Les dotations horaires pour l’année prochaine, le rapport de la commission Pochard sur l’évolution du métier d’enseignant, le projet de réforme de la Fonction Publique dessinent une politique de régression d’une grande cohérence : diminution des moyens, aggravation de nos conditions de travail, création d’un marché scolaire et creusement des inégalités dans l’accès à l’éducation.

Dans notre Académie, 1178 postes disparaissent, ce qui se traduira par des suppressions massives de classes, des effectifs plus lourds, une réduction de l’offre scolaire pour nos élèves et une aggravation de nos conditions de travail. Ce volume jamais vu de suppressions, sans rapport avec la légère baisse démographique… a un rapport direct avec la politique cynique de ce gouvernement en matière d’emploi et de salaires car des centaines de postes supprimés le sont, dans le but d’augmenter le nombre d’heures supplémentaires de 42% !!!

Darcos espère par ce marché de dupes, « acheter », par quelques heures supplémentaires, les enseignants qui fermeraient ainsi les yeux sur le refus d’augmenter les salaires de toutes et tous, sur la dégradation du service public d’enseignement et sur la disparition d’emplois pour les non-titulaires mis au chômage. En ce qui concerne les étudiants qui préparent les concours, ils voient le nombre de postes baisser de façon drastique.

C’est pourquoi nous devons tout faire, avec les parents et les élèves, pour faire échec à ces projets dévastateurs !

L’assemblée générale du 93 a réuni, le 11 mars, à Bobigny, 18 lycées et 16 collèges, en présence des syndicats CGT, CNT, SNES, SUD Education

Plusieurs établissements présents étaient en grève ce jour, et d’autres avant les congés d’hiver.

propose à l’unanimité :

– De rejoindre, partout où c’est possible, les établissements qui sont déjà en grève, sur le département et sur l’académie.

– De tenir des assemblées générales de ville, et d’aller vers d’autres établissements, pour étendre le mouvement.

– D’assurer le succès de la grève et de la manifestation du 18 mars.

– D’envoyer des délégués-es mandatés-es pour participer à l’AG des établissements, le 18 mars, après la manifestation (Bourse du travail de Paris, rue du château d’eau, M° République, salle Jean Jaurés, 17h 30)

– De reconduire la grève du 18 mars et de manifester au ministère de l’éducation, le jeudi 20 mars, à 14 heures. … pour gagner sur les revendications suivantes :

Refus des suppressions de postes, des heures supplémentaires, création de tous les postes nécessaires.

Refus des conclusions de la commission Pochard, du démantèlement de la fonction publique, de la précarité, des bacs pro en 3 ans.

La commission Pochard qui devait au départ travailler sur la revalorisation de la condition enseignante a en fait accouché de propositions visant à une transformation de fond de notre système éducatif, de notre métier et de nos conditions de travail. Ses réflexions l’ont conduite… en toute indépendance… à refuser quasiment toutes les propositions syndicales et à épouser celles des audits de Bercy, des écrits de Sarkozy (lettre de cadrage à Darcos et lettre aux éducateurs de la dernière rentrée) et des projets de réforme de la Fonction Publique…

Voici ces propositions…

Des établissements autonomes… et en concurrence

L’axe de ces propositions est de renforcer l’autonomie des établissements et des chefs d’établissement, véritables « managers » tout-puissants .

Chaque établissement sera libre de son organisation interne : le chef d’établissement définira avec le conseil pédagogique un projet d’établissement, base d’un contrat avec les autorités de tutelle, qui fixera les horaires-élèves mais aussi les missions et conditions de travail des personnels . Le chef d’établissement négociera individuellement avec chaque enseignant ses conditions de travail, ce qui fera aussi l’objet d’un contrat individuel . C’est aussi lui qui attribuera les heures supplémentaires, des primes modulables, des décharges de service, qui notera, décidera de l’avancement en fonction du mérite de chacun et des résultats des élèves…

Un métier dénaturé et individualisé

L’enseignement ne serait plus que « le cœur » de notre travail (notre « métier principal » selon Sarkozy).

Des activités complémentaires viendraient s’y ajouter : l’absence, dans le rapport, de toute référence aux conseillers d’éducation et d’orientation laisse penser qu’une partie au moins de leurs fonctions pourrait incomber aux enseignants, d’autant plus que le texte insiste lourdement sur l’importance des enseignants dans l’orientation, surtout au lycée…

La formation disciplinaire sera remise en cause : la commission propose d’« étendre voire (de) généraliser la bivalence » en créant un corps spécifique d’enseignants de collège bivalents que pourraient rejoindre les professeurs des écoles et les professeurs de lycée professionnel…coupant ainsi en deux le corps des certifiés.

Les postes seront de plus en plus individualisés et « devront prévoir ces compétences », quant aux « services des professeurs (ils devront) couvrir ces besoins » Les services seront négociés individuellement avec le chef d’établissement car comme le précise la commission, il faut « réintroduire chez les enseignants des éléments de négociation contractuelle et de contrat. »

Un métier encadré et caporalisé

Cette réforme sera aussi « l’occasion de mettre en place des fonctions d’encadrement intermédiaire » (coordination de disciplines ou de niveaux) dont les titulaires siègeront au Conseil Pédagogique qui jouera un rôle-clé aux côtés du chef d’établissement dans un encadrement pédagogique de l’établissement qui s’apparentera à une véritable mise sous tutelle des personnels.

D’autant plus que leur évaluation passera de ce fait pour l’essentiel au chef d’établissement, selon la commission : « l’évaluation… ne peut pas se limiter à l’observation des compétences disciplinaires et didactiques. Elle doit permettre d’observer toutes les activités menées par l’enseignant et autant que possible les progrès des élèves. Qui mieux que le chef d’établissement peut apporter ce regard global ? » Il faut « confier toute l’évaluation ordinaire aux chefs d’établissement » Et pour faire bonne mesure, ce chef d’établissement aura aussi un poids décisif pour nos promotions, la hors-classe et même l’affectation.

Un temps de présence dans l’établissement alourdi

La commission envisage d’augmenter le temps de service enseignant en reprenant la proposition de Thélot : de 4 à 8 heures de présence en plus pour effectuer les différentes tâches supplémentaires. Elle propose par ailleurs, « une augmentation de l’obligation réglementaire de service d’enseignement en face de l’élève…qui pourrait être portée de 18 à 22 heures. »

Des concours de recrutement remis en cause

Trop axés, selon la commission, sur la qualification disciplinaire et pas assez « ouverts » à d’autre professions. Aussi préconise-t-elle deux scénarios : – soit le maintien d’un concours simplifié (une seule épreuve) et régionalisé.

– soit « l’abandon du système actuel et la distinction entre diplôme et recrutement », c’est à dire qu’il n’y aurait plus de concours et qu’après l’obtention d’un Master d’enseignant « les titulaires de Master chercheraient un emploi d’enseignant…sur la base d’une recherche personnelle d’emploi auprès des autorités académiques (Rectorats, IA) des établissements qui recruteraient sous forme d’entretiens. »

Des services annualisés et individualisés

Pour accroître flexibilité et rentabilité de notre travail, la commission propose une référence annuelle de 648 heures, commune aux certifiés et aux agrégés… qui recevraient un complément de rémunération… mais sous forme d’indemnités !

Des traitements individualisés et négociés La commission écarte toute revalorisation indiciaire générale pour privilégier « d’autres voies diversifiées…comme modes de reconnaissance ou de rémunération » : des indemnités, des primes modulables, des heures supplémentaires spécifiques pour d’autres activités que l’enseignement, des décharges qui seront attribuées aux établissements et distribuées par le chef d’établissement…pour « une meilleure prise en compte du mérite »… La volonté est claire de mettre en concurrence les enseignants.

Comme on le voit, il s’agit d’une véritable subversion de notre métier et de ses fondements : liberté pédagogique et travail collectif entre pairs, mais aussi des règles de la fonction publique au nom de principes libéraux qui privilégient individualisation, contractualisation, mise en concurrence des personnels, toute puissance du chef d’établissement… qui ne manqueront pas de remettre en cause les solidarités et de semer la division dans les salles des professeurs.

ET POUR L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE…

Annoncée en octobre dernier, la réforme de l’école primaire a été présentée à la presse fin février. Elle s’inspire des précédentes mesures Fillon-De Robien et si Darcos entonne les classiques de la « rédaction » et du « par cœur », ce n’est sûrement pas pour faire travailler les enseignants moins et mieux…

Les programmes sont recadrés « sur les fondamentaux » du français et des maths, de manière à ne pas oublier le socle commun des compétences (nommé jadis « Rmi scolaire » !).

L’histoire se centre sur l’enseignement des grandes dates et des grands hommes tels « César, Clovis ou Charlemagne » ! Et l’éducation civique redevient « l’instruction civique et morale » : Marseillaise et maximes du jour seront à l’honneur.

Les élèves en difficulté ne sont pas oubliés, ils seront même stigmatisés, puisqu’ils auront 2 heures de soutien par semaine en plus (sur les temps de service libérés par la suppression du samedi). Ils pourront même profiter de stages de « remise à niveau pour les élèves de CM1 et CM2 », dès les vacances de printemps, à raison de cinq demi-journées encadrées par des profs volontaires (payés en heures sup… ). Première semaine de juillet et dernière semaine d’août, itou ! Des évaluations nationales seront organisées en janvier 2009 pour les CE1 et au printemps suivant pour les CM2. Le but étant d’évaluer les instits sur les progrès de leurs élèves et de rendre publique ces évaluations. Dans un contexte de suppression de la carte scolaire, une belle concurrence s’annonce !

Le 29 août dernier, X. Darcos s’était également prononcé pour la mise en place d’Etablissements Publics d’Enseignement Primaire (EPEP).

Que sont les EPEP ? Que changent-ils au fonctionnement des écoles ?

La mise en place d’un chef d’établissement.

Les instituteurs se sont toujours battus pour que la direction des écoles reste assumée par un collègue enseignant « déchargé de direction ». Ainsi, le directeur reste un collègue. Le projet de décret sur les EPEP répond à la demande du rapport du Haut Conseil à l’Education (HCE d’août 2007) de créer un vrai statut de chef d’établissement permettant d’imposer les réformes ministérielles aux enseignants.

Le regroupement des écoles sous la forme d’un EPEP, géré par un Conseil d’Administration (CA)

Les écoles sont gérées par les conseils des maîtres (ensemble des enseignants) et les conseils d’écoles (enseignants + parents d’élèves). Le texte prévoit de regrouper de 6 à 15 écoles, dans un même « établissement » géré par un CA, composé à 50 % de représentants des communes (élus municipaux), 30 % de représentants des instits et 20 % de parents d’élèves. Les choix pédagogiques des enseignants sont soumis à validation par le CA. La « liberté pédagogique » est donc « encadrée » par les élus municipaux (et donc soumise à leurs choix politiques).

La mise en place des EPEP consacre :

la fin de la liberté pédagogique des enseignants du primaire la fin de l’indépendance pédagogique de l’école par rapport aux pouvoirs politiques locaux la création d’une hiérarchie entre les collègues (entre le « chef d’établissement » et les enseignants) la multiplication des contrats précaires avec la possibilité donnée aux EPEP de recruter directement des personnels non-enseignants la mise en concurrence des écoles entre elles en fonction des « orientations » prises par le chef d’établissement.

Les propositions de la commission Pochard comme les projets de Sarkozy et Darcos remettent gravement en cause l’unité et la qualité du service public d’éducation… particulièrement dans les quartiers populaires.

création d’un marché scolaire et d’éTABLISSEMENTS AU RABAIS

Sarkozy le signifiait dans sa lettre aux éducateurs : « dans l’école que j’appelle de mes vœux…il y aura moins d’heures de cours…et les professeurs seront moins nombreux » et dans celle adressée à Darcos : « réduire le volume horaire imposé aux enfants » et que chaque collège « organise sa politique pédagogique en fonction du public qu’il a ».

La commission Pochard, docile, préconise donc l’enseignement de deux cercles concentriques : le socle commun des connaissances et éventuellement des « compléments et approfondissements possibles » qui seront enseignés…ou pas, dans le cadre de la liberté d’organisation interne de chaque établissement… et de ses moyens !

On mesure les dégâts que pourront faire de telles orientations qui mettront inévitablement en concurrence (déloyale !) des établissements plus autonomes dont les évaluations seront rendues publiques pour que les parents puissent choisir…dans le cadre de la suppression de la carte scolaire !

Et pour favoriser la création de ce marché scolaire, le gouvernement annonce qu’il financera l’installation d’écoles privées en banlieue car, dit-il, elles ont fait leurs preuves dans la lutte contre l’échec scolaire… !

Inutile de dire que ces mesures renforcent la mise en place d’une école à deux vitesses qui créera les conditions d’un véritable apartheid scolaire. D’autant plus qu’on semble s’acheminer vers la disparition de la notion d’éducation prioritaire : ces établissements devant se concentrer sur la seule maîtrise du socle avec des mesures ciblées pour les « bons pauvres méritants » qui pourront être extraits de leurs établissements difficiles où la masse de leurs camarades devront, eux, se contenter du socle commun. Mesure révélatrice à cet égard : la bivalence sera prioritairement généralisée dans les établissements ZEP. En lycée, les horaires élèves seront aussi diminués, notamment par la réduction de l’offre scolaire et des options et la réorganisation des différentes séries.

Ainsi, nos élèves et leurs familles ont tout à perdre avec ces projets présentés comme pragmatiques et inspirés des expériences des autres pays mais qui sont en réalité des projets très idéologiques fondés sur les fausses bonnes idées libérales promues par les directives européennes qui tentent d’adapter la loi du marché au système scolaire alors qu’elles ont échoué à améliorer les performances des élèves dans tous les pays où elles ont été expérimentées.

C’est en fait un véritable renoncement à la démocratisation du système scolaire et la volonté affichée de mettre en place une école dans laquelle les inégalités sociales et territoriales s’accroîtraient au détriment des enfants des milieux populaires réduits à un enseignement au rabais.

Il s’agit en clair de réduire le coût de l’Education Nationale en diminuant les horaires des élèves, en dégradant nos conditions de travail et nos statuts, en nous rentabilisant au lieu de nous revaloriser.

DESASTRE EN LYCEE PROFESSIONNEL

Le passage en force du Ministère pour imposer la généralisation du bac pro 3 ans se solde par des situations catastrophiques dans les établissements.

D’ores et déjà, la rentrée 2008 organisée par le ministre et les recteurs, se traduit, à Créteil, par 224 bacs pros en 3 ans contre 48 cette année. Fermeture de 192 BEP (pour 7 ouvertures).

Dans l’enseignement privé, 90% de demandes de transformations de BEP en bac pro 3 ans, 50% retenues par le rectorat : des moyens considérables sont donnés par le rectorat pour le privé à la rentrée 2008.

Des centaines de postes sont supprimés pour la rentrée 2008, dans l’académie de Créteil. Ce sont des centaines de collègues qui vont être touchés par des mesures de carte scolaire, donc mis dans des situations personnelles difficiles, voire impossibles pour certaines disciplines. Ce sont des collègues qui ne pourront plus muter car le mouvement va être bloqué. Et ce sont des milliers de contractuels qui vont se voir congédier à la prochaine rentrée !

On parle de « revalorisation de l’enseignement professionnel » par la généralisation des bacs pro 3 ans. Lors des luttes contre la fermeture des CAP il y a quelques années, le même argument avait été avancé par le pouvoir. La perte d’une année de formation pour les élèves n’est pas sans conséquences. Comment faire autant si les élèves perdent un quart de leur temps d’étude ?

Aujourd’hui, le pourcentage de bacheliers professionnels n’est que de 25 % des élèves inscrits en BEP. On peut donc se demander ce que ce dispositif réserve aux élèves. Deux hypothèses : créer un bac pro au rabais pour permettre au plus grand nombre de l’avoir, ou alors orienter la majorité des élèves de Troisième directement vers des CAP (le plus souvent en alternance) et les priver de la chance de poursuivre leurs études, ensuite.

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Appel du lycée Evariste-Galois (95)

Posted by lucien sur 12 mars 2008

APPEL À LA MOBILISATION ADOPTÉ PAR LA RÉUNION DU 10 MARS

Nous, 23 enseignants du lycée polyvalent Evariste-Galois de Beaumont-sur-Oise (95), réunis en heure d’information syndicale lundi 10 mars à l’appel des syndicats SNES, SUD et FO, décidons de nous engager dans une mobilisation pour obtenir la satisfaction de nos revendications :

– Contre la suppression de 11 000 postes dans l’Education nationale, qui se traduit dans notre lycée par la suppression de 6,5 postes : pour le rétablissement de tous les postes, indispensables à l’instruction de nos élèves et à la préservation de nos conditions de travail déjà fortement dégradées depuis des années ;

– Contre la suppression de BEP, qui conduit à de nouvelles suppressions de postes, à la suppression d’un diplôme reconnu sur le marché du travail, à l’exclusion du système scolaire d’une partie de nos élèves et à la dévalorisation du bac professionnel (préparé en 3 ans au lieu de 4 actuellement) :

– Maintien de l’organisation actuelle et défense du baccalauréat : non au décalage d’une semaine du début des épreuves, non aux délais de correction réduits, non aux cours en même temps que les corrections ;

– Pour l’abandon pur et simple du rapport Pochard et de toutes ses directives : contre toute augmentation du temps de travail, contre l’annualisation-flexibilité des horaires, contre l’autonomie renforcée des établissements, contre l’augmentation des pouvoirs du chef d’établissement, contre le « contrat individuel » enseignant/établissement, contre la suppression, la régionalisation ou la dévaluation des concours, contre la bivalence, contre le salaire au mérite, etc. ;

– Pour la titularisation des personnels précaires, dont l’embauche par les rectorats suffit à prouver la capacité à travailler dans l’Education nationale et qui doivent donc bénéficier des mêmes droits que les titulaires : même métier, même statut !

– Pour l’augmentation générale de nos salaires comme de ceux des autres travailleurs : 300 euros pour tous, mobilisation dans l’unité public-privé !

– Contre tout allongement de la durée de cotisation pour les retraites, pour le retour aux 37,5 annuités pour tous, public-privé.

C’est pourquoi un certain nombre d’entre nous a d’ores et déjà décidé de participer à la grève nationale du 18 mars et que nous décidons collectivement de :

– Nous réunir en Assemblée générale le mardi 18 mars à 8h 30 ;

– Appeler les syndicats à s’engager dans la construction d’un rapport de force décisif avec le gouvernement jusqu’à satisfaction des revendications, ce qui implique la préparation et l’appel clair à une grève générale de l’Education nationale. Toute l’expérience des dernières années montre en effet que ce n’est pas par des grèves d’un jour que nous pouvons obtenir satisfaction, et moins encore face à un gouvernement décidé à faire passer des mesures d’une gravité sans précédent. Nul doute que, si les syndicats fixaient clairement l’objectif de la grève générale et se battaient immédiatement pour commencer à la construire, les personnels répondraient massivement à leur appel, car il en va de l’avenir même de nos métiers et de l’Education nationale au service de nos élèves. Dans une situation où les grèves se multiplient dans le privé comme dans le public, une grève générale de l’Education serait un volant d’entraînement décisif pour une mobilisation globale unie.

– Informer les parents sur la gravité de la situation, les raisons et les modalités de notre mobilisation, en leur proposant de s’y joindre.

– Prendre contact avec les autres établissements scolaires du bassin, pour commencer à nous coordonner.

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A l’origine du Bac pro en 3 ans était l’UIMM

Posted by syndicaliste sur 11 mars 2008

Extrait du site de SUD éducation:

Le texte qui fixe le début de l’expérimentation du Bac pro en 3 ans est une « Convention générale de coopération » entre le Ministère de l’Éducation nationale, l’UIMM et son organisme collecteur financier l’OPCAIM. L’UIMM est un syndicat patronal de branche des métiers de la métallurgie, puissant adhérent du MEDEF.

La convention, présentée par le ministère le 13 décembre 2000, entre en application le 1er janvier 2001 ; les signataires sont le ministre de l’Éducation nationale Jack Lang, son ministre délégué Mélenchon, le maintenant célèbre Denis Gautier-Sauvagnac, vice-président délégué général de l’UIMM, les président et vice-président de l’OPCAIM.

Énumération d’une longue série de bonnes intentions réciproques, cette convention détaille dans son article 7 – Expérimentations de parcours diversifiés : « Une réflexion est menée … pour organiser des formations qualifiantes individualisées, quel qu’en soit le niveau … des expérimentations … de parcours diversifiés pour tous les diplômes … notamment les baccalauréats professionnels. »

L’article 9 de la convention précise que « …l’Education nationale et l’UIMM … mettent à la disposition des petites et moyennes entreprises les plates-formes technologiques des lycées et des établissements d’enseignement supérieur, pour la réalisation de projets industriels. »

L’article 16 définit l’agrément de l’UIMM et de l’OPCAIM, en qualité d’organismes collecteurs-répartiteurs des versements exonératoires de la taxe d’apprentissage à partir du 1er janvier 2001.

Une nouvelle convention, applicable elle aussi pour cinq ans, sera signée le 29 décembre 2006 par le ministre de l’Éducation nationale De Robien, son ministre délégué, le désormais président délégué général de l’UIMM Denis Gautier-Sauvagnac, les président et vice-président de l’OPCAIM.

La précédente convention abordait l’apprentissage sans plus de précisions, les parties s’engagent alors « … au développement de l’apprentissage, dans la préparation aux métiers industriels ».

Un pas de plus est franchi vers la création de structures privées d’enseignement : « … l’Éducation nationale et l’UIMM conviennent de s’associer … pour créer des structures de partenariat de droit privé … correspondant aux métiers de la métallurgie. »

Concernant l’évolution du Bac pro, le paragraphe IV détaille, entre autres, dans son article 5 – Évolution de l’offre de formation initiale : « Pour les diplômes de l’enseignement technologique et professionnel relevant de son secteur, les recteurs et les UIMM … se concertent … sur le plan régional de développement des formations …(PRDF) pour :
- l’évolution de la carte scolaire
- les formations préparées par … apprentissage ;
- le développement de parcours de formation individualisés à durée variable, notamment … le baccalauréat professionnel en 3 ans ou en 1 an après le bac général, ou un BTS.
- la conclusion de conventions entre les lycées professionnels et technologiques et les CFAI de la branche … dans un souci d’optimisation des ressources. »

Cette deuxième convention reconduit l’agrément de l’UIMM et l’OPCAIM, en qualité d’organismes collecteurs-répartiteurs de versements exonératoires de la taxe d’apprentissage.

L’OPCAIM a collecté plus de 60 millions d’euros en 2005 au titre de la taxe d’apprentissage, plus de 90 millions en 2006.

Sud éducation Vaucluse


Voici quelques extraits de la convention-cadre conclue entre le Ministère de l’Education nationale et l’Union des Industries Métallurgiques et Minières le 29 décembre 2006, applicable pour les cinq années à compter du 1er janvier 2007 :

« Le ministère chargé de l’Education nationale et l’UIMM conviennent de s’associer au niveau territorial pour créer des structures de partenariat de droit privé, à l’instar des instituts des techniques d’ingénieur de l’industrie (ITII) pour la formation d’ingénieurs en partenariat, pour mettre en œuvre des licences professionnelles et des mastères professionnels correspondant aux métiers de la métallurgie. »

« Pour les diplômes de l’enseignement technologique et professionnel relevant de son secteur, les recteurs et les UIMM territoriales adhérentes à l’UIMM se concertent, dans le cadre de la préparation du plan régional de développement des formations professionnelles des jeunes et de ses conventions annuelles d’application sur :
- l’évolution de la carte scolaire ;
- l’ensemble des formations préparées par la voie de l’apprentissage ;
- le développement de parcours de formation individualisés à durée variable, notamment pour des jeunes préparant, sous statut scolaire et en apprentissage, le baccalauréat professionnel en 3 ans ou en 1 an après le bac général, ou un BTS.
Seront ainsi favorisées les actions visant à l’individualisation des parcours de formation et le recours aux îlots de formations techniques individualisées (IFTI), développés par l’UIMM et ses réseaux avec l’appui des partenaires sociaux de la branche ;
- la conclusion de conventions entre les lycées professionnels et technologiques et les CFAI de la branche, sous l’égide des UIMM territoriales, dans un souci d’optimisation des ressources. »

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