Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Sanction pour une prise de parole : liberté syndicale en danger à la Poste

Posted by lucien sur 17 février 2008

Un permanent du syndicat SUD PTT Postaux Paris va passer en conseil le 28 février prochain parce qu’il a fait une prise de parole sur un centre postal.

Les faits : sébastien, permanent à SUD PTT Postaux Paris a fait une prise de parole le 28 septembre dernier, conjointement avec des militant-e-s locaux-ales CGT sur le centre de distribution du 11ème arrondissement de Paris. Le but de cette prise de parole était d’informer les factrices et facteurs de Paris 11 qu’un de leur collègues (après un conseil de discipline la veille) était injustement licencié alors qu’il était en accident de travail.

Le résultat a été une cinquantaine d’avertissements pour les factrices et facteurs du centre, trois blâmes pour les militants locaux et un conseil de discipline pour le permanent SUD. Il risque 1 mois et demi d’exclusion.

Il avait déjà été suspendu 2 mois l’année dernière, pour sanctionner son activisme syndical.

C’est la première fois qu’une direction de La Poste, en l’occurence la DOTC Paris Sud, sanctionne un permanent syndical pour une prise de parole. Nous ne pouvons l’accepter.

A chaque militant-e syndicale sanctionné-e, c’est la liberté syndicale et les droits des travailleur-euse-s qui reculent. Ne les laissons pas faire !

Signez et faites signer massivement la pétition contre la répression anti-syndicale initiée par les syndicats postaux parisiens CGT, SUD et FO en cliquant sur ce lien.

(Source: collectif rto )

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Une Réponse to “Sanction pour une prise de parole : liberté syndicale en danger à la Poste”

  1. memel45 said

    Il n’y a pas que les syndicalistes qui sont oppressés à la Poste….
    le petit personnel aussi.. LA PREUVE

    Monsieur François Chérèque
    Aux élections des Conseil des Prud’homme du 3 décembre 2008, je ne
    voterai pas pour la CFDT
    Je vous pose la question : à quoi servent vraiment les syndicats….et les commissions paritaires à la Banque Postale
    Souvenez vous Messieurs de la CFDT, Madame L………courant novembre 2002, avait choisi votre syndicat, pour la représenter et la défendre devant la commission disciplinaire de la Poste du 15 mai 2003.
    Quelques mois auparavant (courant février 2003), votre représentant local, annonçait à Madame L………,
    qu’il ne se sentait pas capable de la représenter devant cette commission car cette affaire paraissait trop complexe et qu’il n’avait personne d’autre de compétent sur le département pour l’assister et la défendre devant celle-ci (il évoquait que la seule personne, avec laquelle nous avions eu un premier contact, qualifiée dans ce type d’affaire, venait de donner sa démission de la CFDT et reprenait des activités à la Poste).
    Madame L………, abandonnée par un syndicat dans lequel elle avait mis toute sa confiance, n’ayant pas d’autre solution que de faire appel à un avocat pour sa défense, arrêtait de payer ses cotisations.
    Pour couronner le tout, le jour de la comparution de Madame L……… devant la commission de discipline
    de la Poste du 15 mai 2003, deux personnes de la commission paritaire (syndicat) sur quatre ne se présentaient pas ce jour là.
    Quatre personnes de la Poste en face, contre 2 du personnel, avec une parité litigieuse, le quorum était atteint. Madame L…….. était révoquée ( non….je dirai plutôt…assassinée) au lieu d’une suspension de service.
    Je ne sais toujours pas à quel(s) syndicat(s) appartenaient les 2 personnes qui ont manqué à leur obligation et
    devoir ce jour là, mais pourtant, l’article 42 du décret n°94130 du 11 février 1994 relatif aux commissions
    administratives paritaire de la Poste précisait bien « Ils sont toutefois indemnisés de leurs frais de déplacement et de séjour dans les conditions fixées par la réglementation en vigueur ».

    Pour faire valoir ses droits, cette affaire depuis 2003 aura coûté la bagatelle d’environ 6700euros à la charge de Madame L……… (à cause des erreurs et du manque de sérieux de hauts fonctionnaires de cette Banque Postale, obligeant celle-ci à vendre ses meubles, ses bibelots, ses collections (dont près de 2000 pin’s de la Poste qu’elle avait recherché avec cœur depuis 1992) et de reculer au maximum ses indemnités de remboursements aux Sociétés de Crédit.

    Monsieur Jean Paul Bailly, Président du Groupe la Poste

    Ayant pris connaissance que La Banque Postale poursuit toujours son action en faveur du cinéma par le financement de certains projets pour l’année 2008, j’envisage de faire un film, une super production et je voudrais vous proposer un bon scénario qui pourrait faire un succès international, intéresser un large public et peut-être même décrocher des oscars.
    Il est évident que ce budget n’atteindra pas les 57 milliards d’euros minimum d’avance de l’Etat pour financer les retraites des fonctionnaires de la Poste (autorisation de la Commission Européenne), ni même la subvention de 420 millions d’euros sur 2 ans (entre2008 et 2010) pour renforcer la présence postale dans toute la France et ni même la prévision d’une subvention de 200 millions d’euros pour sa mission d’accessibilité bancaire.
    Les 12 Saloposts
    Non, ce ne sera pas une nouvelle version du film de Robert Aldrich, mais bien un nouveau scénario d’une sale affaire, je dirai même d’une scandaleuse affaire dans lequel un certain nombre de hauts fonctionnaires du groupe La Poste sont impliqués.
    Le thème : Une petite fonctionnaire ATG1 affectée provisoirement au bureau de Pannes (une affectation provisoire qui aura quand même durée 4 années dans ce bureau, exploitée dans une fonction de Chef d’Etablissement, notée sur des objectifs imposés comme un Chef d’Etablissement 2-2 et obligée d’assister à toutes les réunions de Chef d’Etablissement, touchant un salaire de 200 euros de moins qu’un C. E 2-2, habitant un logement de fonction en payant un loyer mensuel de 225 euros en déduction de son salaire, alors qu’un C. E 2-2 était logé gratuitement), prouve par ses agissements qu’un sérieux problème subsiste à la Poste, en s’octroyant des prêts à 0 %, se servant, par des jeux d’écritures informatiques d’un compte décaissement pour pallier aux sollicitations et harcèlements de nombreuses Sociétés de crédit (situation de surendettement), au nez et à la barbe de cette administration et en effectuant toutes les opérations dans les formes (faits, remboursements et régularisations avec établissement de formulaires 1118 OP et SF35)

    Bizarrement, pendant presque 3 années, personne ne s’aperçoit de rien et pourtant toutes ces opérations comptabilisées avec justificatifs sont envoyées régulièrement par transmission informatique et en fin de mois en courrier interne au Service Comptable de la Direction de la Poste du Loiret.

    Alors est-ce qu’il y a eu, défaillance, manque de fiabilité du système informatique ou négligence et manque de sérieux de cette administration et de leur Direction……
    Le jour du « contrôle de bureau » effectué et vérifié par le service Comptable Départemental, Il ne manquait pas un centime en numéraire dans la caisse du bureau de poste de P….. (entre 3000 et 4000€).
    Et pourtant, utilisant des procédés les plus déloyaux tels, fausses déclarations, faux et usages de faux sur documents avec intention de nuire, ces Hauts Fonctionnaires médiocres et bas se sont acharnés et ont réussis à faire révoquer (assassiner) cette petite fonctionnaire avec 25 années de bons services (bonnes notations) devant le Conseil de Discipline (déserté bizarrement ce jour là, par 2 personnes du Syndicat représentant le personnel), à tromper les Tribunaux Administratifs et détruire et assassiner en même temps une famille entière déjà dans la précarité.
    Est-ce normal Monsieur Bailly, que des hauts fonctionnaires puissent écrire sur plusieurs documents dont le rapport soumis à l’examen du Conseil de Discipline, que l’existence de décaissement non justifié entre le 01/09/2002 et le 11/09/2002 (11 jours) soit de 30237euros, alors que le rapport de contrôle de bureau de la Direction comptable du Loiret estime la même somme entre le 01/01/2002 et le 11/ 09/2002 (soit 255 jours).
    Est-ce normal, Monsieur Bailly d’écrire sur documents dont le même rapport énuméré ci-dessus que cette petite fonctionnaire abusé de son autorité de Chefs d’Etablissement pour faire réaliser ces opérations irrégulières aux agents placés sous son autorité alors que la Poste n’a jamais pu donner de nom et n’apporter aucune preuve de leur dire.
    Est-ce normal, Monsieur Bailly de déclarer et d’écrire de tels mensonges, suite à la convocation pour un entretien au préalable avec la DRH : « Le 28 octobre Mme L………ne s’est pas présentée et n’a fourni aucune explication quand à son absence », alors que celle-ci était hospitalisée au Centre Hospitalier de Montargis depuis plusieurs jours et qu’ils avaient tous les papiers et les preuves de cette hospitalisation.
    Est-ce normal, Monsieur Bailly que Monsieur le Directeur de la Poste du Loiret à l’époque des faits puisse faire cas sur motif d’inculpation, de « mauvais service » à l’encontre de Madame L………, alors qu’il lui a envoyé en date du 23/10/2002, une notification d’inscription au tableau d’avancement de grade ATG2, alors qu’elle était suspendue de ses fonctions depuis le 20/09/2002. Confirmation par courrier de Madame la Directrice des Ressources Humaines datée du 14/05/2003, (veille de passer devant le conseil de discipline), rang 108 avec une note de 15/20 au tableau d’avancement 2002 au grade d’ATG2.
    Et je pourrais vous énumérer encore pas mal de situations aussi loufoques et malhonnêtes, que je vous laisse découvrir dans ce CD ROM d’un dossier de plus de 100 pages avec productions (déjà en votre possession)
    .
    Trouvez vous humain et loyal, Monsieur Bailly que des hauts fonctionnaires de la Banque Postale puisse faire de fausses déclarations, des écrits diffamatoires et calomnieux, pour charger au maximum une petite fonctionnaire devant le conseil de discipline, afin de la révoquer plus facilement au lieu de lui infliger une suspension de service, parce qu’elle a dérangé en trouvant des failles dans le système informatique et administratif de cette administration.
    Nous savons qu’à terme, votre politique est de supprimer le plus possible de fonctionnaire, mais au moins, faites le faire proprement, loyalement, en toute dignité et non en soutenant les responsables de ces actes malveillants, toujours en bons postes.
    Depuis plusieurs années nous ne pouvons plus assumer nos remboursements de crédit à cause des erreurs de cette Banque Postale, nous enfonçant de plus en plus dans la précarité avec 850euros de salaire en moins.

    Pour couronner le tout, le 30 octobre 2008, Madame L……… a été convoquée pour être jugée devant le Tribunal Correctionnel de Montargis sous l’inculpation d’ « abus de confiance » punissable de trois années d’emprisonnement et 375000 euros d’amende, suite à une deuxième plainte de la Banque Postale à la date du 15 octobre 2004 (nouvelle plainte identique à la première plainte du 8 janvier 2003 déposée au Tribunal de Grande Instance d’Orléans, rejetée par ce même Tribunal pour non recevabilité du lieu de l’infraction, suite à un empressement et un manque de sérieux de la Direction de la Poste du Loiret de cette époque et comportant toujours autant de bêtises et faussetés que la première).

    L’avocate de la Poste, dans sa plaidoirie indiquait que suite à une enquête diligentée sur un contrôle de routine dans le bureau de P….. sur un stocks de timbre poste qui comportait des divergences, des personnes se sont aperçu que madame L……… faisait des mouvements d’écritures anormales en se servant d’un compte décaissement et laissait un préjudice à la poste de 5850 euros non remboursé à ce jour et demandait 1000 euros de dommage et intérêt prétextant des frais d’enquête. Celle-ci s’est attardée longuement pour rien sur les divergences de timbres, alors qu’il y avait une décision de non lieu partiel sur ordonnance à ce sujet.

    L’avocat de Madame L……… évoquait une toute autre situation. Il indiquait que le déplacement de deux personnes contrôleur du service Comptable de la Direction de la Poste du Loiret, n’était pas un pur hasard et devait être le fait d’un signalement des CCP sur de nombreuses opérations de rentrées et sorties d’argent effectuées sur son compte par Madame L………( la Poste n’a sûrement pas voulu évoquer cette version des faits, qui l’aurait mise en porte à faux et en infraction, car cela aurait voulu dire que Madame L……… était surveillée depuis plusieurs mois et que la Direction de la Poste du Loiret aurait attendu le moment propice profitant d’une somme conséquente pour la révoquer). En s’adressant à Monsieur le Juge et à sa consoeur de la Poste, il indiquait sa surprise et son étonnement que la Poste puisse faire état d’un préjudice de 5850 euros non remboursé à ce jour, alors que Madame L……… avait déjà remboursé La Banque Postale depuis plus d’un an et demi (la dernière échéance remonte au 1er décembre 2006), et leur faisait entendre à sa façon, avec un sourire, que la Poste était « un peu craignos ».Il indiquait que la révocation abusive de Madame L……… était surtout due à une défaillance paritaire du Conseil de Discipline avec un quorum atteint bizarrement et à un non respect de l’application de la loi de 1983 sur les droits des fonctionnaires par les Tribunaux Administratifs. Il indiquait aussi que Madame L……… avait dérangé en prouvant par ses agissements, un manque de fiabilité du système informatique de la Poste. Il indiquait que la Poste aurait dû au contraire la remercier pour avoir trouvé de telles failles dans le système au lieu de la révoquer et espérait que celle-ci change au plus vite leur système pour éviter de tels désagréments.
    Il indiquait que Madame L……… faisait office de Chef d’Etablissement, mais n’en avait pas la paie et les avantages. Il concluait en informant que si Madame L……… avait voulu dissimuler et escroquer, il aurait suffit qu’elle prenne de l’argent sur des comptes clients dormants de la Poste. Trop honnête et consciencieuse vis-à-vis de ses clients, Madame L……… n’aurait jamais imaginé faire de telles opérations illégales.
    En délibéré, Monsieur le Juge d’Application des Peines, à l’écoute, n’étant pas dupe des nombreuses erreurs de la Poste et de son manque de sérieux, n’a pas suivi les réquisitions de Madame le Procureur qui demandait 2 mois de prison avec sursis et en concertation avec le Tribunal, a condamné Madame L……… à verser à la Poste, seulement la somme de 400 euros (un Tribunal encore bien clément, pour cette enquête bâclée de la Poste, enfonçant encore plus le couple dans la précarité), au lieu des 1000 euros demandés par la Poste.

    De surcroît Monsieur Bailly, connaissez vous un seul Etablissement Bancaire au Monde qui puisse se permettre
    d’ accepter plus de 40 prélèvements non autorisés de Société de crédits sur un compte CCP (le mien) engendrant des frais pour prélèvements impayés pour plus de 340€. Personnellement, je n’en connais qu’un … la Banque Postale.

    Dans quelques mois, vous serez autorisé et amené à faire des Crédits à la consommation pour les plus démunis, mais avec de telles pratiques illégales, quel sera l’avenir de ces personnes qui vous prendront ce type de crédit et qui ne pourront plus payer, suite à un changement de situation………

    Je doute vraiment, Monsieur Bailly que votre légitimité d’établissement de crédit comme vous le stipulez dans le journal « le Monde » soit incontestable, surtout en soutenant la bassesse et la médiocrité de certains hauts fonctionnaires, assassins de ma femme, elle-même étant à cette époque, en grande difficulté à cause de ces crédits à la consommation, je ne crois pas du tout en votre honorabilité.
    Après toutes ces années, trahis, détruits, humiliés, ruinés et déshonorés, comment l’affront sera t-il lavé ?.
    Une super production et un bon film à rebondissement à voir peut-être prochainement sur tous les écrans … FIN

    Honte à cette Banque Postale qui nous aura détruit. Cette grande injustice nous aura laissé un grand traumatisme à vie, la maladie, le déshonneur et une humiliation constante. Nous n’oublierons jamais ……..jusqu’à notre mort..

    Il faut changer les statuts des fonctionnaires sur les Conseils de discipline qui ne sont plus en conformité avec les Droits de l’Homme et supprimer les recours onéreux devant les Conseil d’Etat, les Tribunaux Administratifs qui n’aboutissent à rien et les remplacer par les Conseils des Prud’hommes.

    LES COMPTES DENOUES DANS LES PETITS BUREAUX DE POSTE
    Système en vigueur à la date du 20 septembre 2002 (date de ma suspension de service)

    Ils comprennent 4 comptes
    • Le compte décaissement en attente d’imputation
    • Le compte décaissement régularisé
    • Le compte encaissement en attente d’imputation
    • Le compte encaissement régularisé

    EXPLICATION : le compte décaissement en attente d’imputation (opération de retraits) et le compte encaissement en attente d’imputation (opération de versements en espèce et chèques Compte Epargne seulement) servent le plus souvent en cas de panne du programme CHEOPS (liaison des comptes nationaux CCP, Epargne etc) à mettre en attente des opérations comptables (avec établissement d’un formulaire 1118 OP archivé et envoyé au pilon au bout d’un certain temps et d’un SF35, dont un exemplaire, est remis au client, l’autre archivé au bureau) et à les régulariser SANS DELAI (le plus rapidement possible), dès la fin de celle-ci : décaissement régularisé et encaissement régularisé.
    Actuellement, du fait de leur conception et leurs applications, ces comptes sont libre d’accès, sans aucune sécurité et permettent la régularisation à n’importe quel moment 15 jours, 3 semaines et plus.
    Ils ne possèdent aucun moyen de contrôle systématique sur leurs utilisations excessives, et pourtant ces comptes dénoués peuvent être consultés et contrôlés à distance par le service comptable départemental de la Direction de la Poste du Loiret.
    La comptabilité du bureau est sauvegardée tous les jours. Toutes les semaines et en fin de mois, celle-ci (y compris les comptes dénoués) est transférée informatiquement avec toutes les opérations effectuées, au service comptable départemental.
    De surcroît, une édition de ces comptes dénoués avec tous leurs mouvements est transmise par sacoche (courrier interne) toutes les fins de mois.

    Mais nous sommes le plus souvent amenés à utiliser ce compte décaissement en attente d’imputation sous notre propre responsabilité (sachant que c’est interdit), dans d’autres situations que celles évoquées précédemment.
    La différence entre un petit bureau II2 et un grand bureau, c’est la notion de service auprès de nos clients. Le matin, nous ouvrons dès fois quelques minutes avant, s’il y a du monde à la porte et le soir après l’heure de fermeture.
    Dans un grand bureau «l’heure c’est l’heure et revenez demain ».
    Je vais vous évoquer 3 cas bien précis où à l’occasion, des petits chefs d’établissements pourraient être amenés à transgresser les usages établis et les règlements de la Poste.

    1er cas : Il est 16h10, j’ai fermé le bureau de Poste depuis 16h et je suis en train de finir ma fin de journée. Un client essaie d’ouvrir la porte. Par acquit de conscience, j’ouvre le fenêtre (avec des barreaux pour la sécurité), je reconnais Monsieur X, ce client possède les meilleurs placements du bureau, disons 30% environ à lui tout seul. Il a eu des petits ennuis en route et me demande si il peut retirer xxx euros. Comme je suis une fonctionnaire dans l’âme « règlements, règlements, je lui dit (au risque de le perdre) « je suis fermée revenez demain ».
    Mais non, je suis soucieuse de la bonne marche du bureau, du respect que j’ai envers ce bon client et de tout autre qui nous font vivre, alors je lui dit « je vais vous ouvrir la porte du couloir de mon appartement et je vais vous dépanner ». Je le fais passer dans le bureau derrière le guichet (j’ai une grande confiance dans cet homme que je connais bien), je lui donne son argent (xxx euros) et lui fait signer un SF35. Je raccompagne mon client à la porte de mon appartement, qui avec un grand sourire me remercie pour le service rendu. Je rentre à mon bureau et comme je n’ai pas encore clôturé ma journée comptable, je tape le montant de xxx euros dans le compte « décaissement en attente d »imputation »avec un 1118 OP. Le lendemain matin je régularise par un retrait sur le compte du client en me servant du 1118 OP et du SF35 que je passe en machine et je régularise le compte «décaissement régularisé ».
    Fallait il que je refuse à ce client de le satisfaire au risque qu’il enlève son argent de la Poste, où être hors la loi aux yeux des fonctionnaires de la Poste qui d’un autre coté m’auraient sanctionnés pour un chiffre d’affaire en baisse (notations).
    Pour la Poste, j’ai dérogé à l’usage établi (règlement), j’ai fait un détournement de fonds.

    2ème cas : Ce client serait venu quelques minutes après ma fin de journée, je n’aurai pas pu mettre cette somme en « décaissement en attente d »imputation ». Imaginons que je lui donne ses xxx euros et que je lui fasse signer un SF35, le lendemain, j’aurai passé ce SF 35 signé par le client normalement en machine pour lui débiter son compte et régulariser.
    Mais malheureusement, le lendemain matin à l’ouverture « contrôle comptable par la Direction Régionale ». Il me manque xxx euros en numéraires.
    J’ai fait un deuxième détournement de fonds.

    3ème cas : Suite à réclamation et mécontentement d’un client sur un délai trop long d’encaissement d’un chèque bancaire de paie, lettre chèque assédic ou autre, souvent plus long que les délais bancaires (j’ai eu mon mari au chômage, pouvez vous attendre autant de temps avant de toucher votre salaire quand vous êtes dans le besoin et bien d’autres cas).
    Je me renseigne de la solvabilité de l’émetteur du chèque auprès de l’organisme bancaire (sauf pour les assédic et collectivités territoriales), je fais signer un SF 35 au client, je passe un 1118 OP et je lui donne une avance sur son chèque qui a été déposé et envoyé aux CCP, je tape cette somme dans le compte «décaissement en attente d’imputation» et quand le chèque est crédité sur son compte (en passant le 1118 OP et son SF 35 en machine), je régularise le compte « décaissement régularisé ».
    J’ai fait un troisième détournement de fonds, mais surtout dérogé au non respect de la réglementation relative à la réserve d’encaissement lors de versement de chèques bancaires (griefs retenus par le conseil central de discipline le 15 mai 2003).

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