Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Appel à la grève dans l’Education le 15 février en région parisienne

Posted by lucien sur 7 février 2008

Appel

SNES-FSU Paris Créteil Versailles, CGT Educ’Action Paris Créteil Versailles, SNUEP-FSU Paris Créteil, SUD Paris Val d’Oise, SGEN-CFDT Paris, SNICS-FSU Paris

Emploi, dotations, suppressions de postes, métier, statut : appel intersyndical RP à la grève

vendredi 15 février 2008

Emploi, dotations, suppressions de postes, métier, statut

11 200 suppressions d’emplois dans l’éducation dont 9130 dans le second degré au niveau national : pour l’Ile de France, c’est donc près de 1400 suppressions d’emplois d’enseignants (637 à Créteil, 578 à Versailles, 177 à Paris) ; 122 emplois d’administratifs (51 à Créteil, 20 à Paris, 51 à Versailles ), 32 emplois de MI-SE (10 à Créteil, 11 à Versailles, 11 à Paris ), suppressions qui s’ajoutent aux centaines de suppressions intervenues ces deux dernières années. Il y a parallèlement une grave insuffisance de création dans les secteurs sociaux et de santé. Les postes en concours sont en chute libre, les CO-Psy menacés de disparition.

Ces mesures vont rendre le fonctionnement des services encore plus difficile, fragiliser les établissements, détériorer encore la situation des « vies scolaires », accentuer les inégalités et entraîner une nouvelle réduction de l’offre de formation à tous les niveaux (soutien, dédoublements, langues vivantes et anciennes…).

La carte des formations dans l’enseignement professionnel est lourdement frappée et les transformations de BEP en BAC PRO 3 ans ne tiennent pas compte des réalités et besoins des élèves. La généralisation du Bac Pro 3 ans remet en cause le droit des jeunes à préparer un BEP. Elle conduit à une dé-professionnalisation du BAC PRO, une remise en cause dramatique des passerelles et parcours diversifiés entre les voies de formation du lycée, professionnelle et technologique notamment ( BEP 1 an , 1ére d’adaptation,…). Ces mesures sont dévastatrices pour nos élèves.

Pour les personnels, soumis au chantage insupportable des heures supplémentaires, les suppressions massives de postes vont dégrader davantage les conditions d’exercice du métier. Une partie des enseignements et des services seront ainsi définis localement au gré des contraintes budgétaires et des « choix » des établissements ! Le droit de tous les élèves à une formation de qualité, d’abord pour ceux les plus défavorisés, comme les statuts des personnels seront fortement mis à mal. Le gouvernement annonce aussi la suppression de 20 000 emplois par an pour les années suivantes (2009-2012) ! Cela augure fort mal des discussions que dit vouloir ouvrir le ministre sur nos métiers !

Dans la continuité des actions engagées avec tous les fonctionnaires les 20 novembre et 24 janvier dernier pour l’emploi, les salaires, les recrutements, celles développées contre la suppression des BEP (plus du tiers des sections en Région Parisienne) et la généralisation des BAC PRO 3ans, et dans la perspective de construire une action nationale en mars avec relais dans les autres académies durant nos congés, les organisations syndicales du second degré d’Ile de France appellent les personnels à la grève pour une autre rentrée 2008,

contre les suppressions de postes et le recours massif aux heures supplémentaires

contre l’abandon du collège pour tous

contre les pseudo-restructurations des formations et en particulier contre la généralisation des BAC Pro en 3 ans en lieu et place des BEP

pour l’amélioration des conditions d’études et de travail, la réduction des inégalités, l’avenir du système éducatif, de nos métiers et de nos statuts

TOUS en grève en Ile de France vendredi 15 février

lycées, lycées professionnels, collèges

Manifestation en direction du ministère

RV 14h Place Edmond Rostand (RER Luxembourg)

~~~~

Dépêche AFP du 7-02-2008:

Une intersyndicale a appelé jeudi les personnels de l’Education nationale à la grève le vendredi 15 février, en région parisienne, pour protester contre les suppressions de postes et la « dégradation des conditions de travail ».

Treize syndicats du secondaire (FSU, CFDT, CGT et Sud) ont appelé dans un communiqué à réclamer « une autre rentrée 2008 », ainsi que « de vraies négociations sur la revalorisation et l’avenir » des métiers de l’Education.

« Pour les académies Paris, Créteil et Versailles, cette rentrée s’annonce particulièrement sombre avec la suppression de près de 1.400 emplois d’enseignants en lycée et collège, auxquels il faut ajouter 122 suppressions d’emplois administratifs, 32 emplois de MI-SE (surveillants)« , ont expliqué ces organisations.

Elles ont également dénoncé « le poids des heures supplémentaires » induisant selon elle « une nouvelle aggravation » des conditions de travail des enseignants et des « conditions d’étude des jeunes ».

« Pour arriver à supprimer autant d’emplois il faut toucher au coeur du système, à nos services, aux horaires des élèves à la nature même de nos enseignements« , ont-elles constaté, assurant que ces éléments étaient contenus dans le rapport de la commission Pochard sur l’évolution du métier d’enseignant, remis lundi au ministre de l’Education Xavier Darcos.

Les sections franciliennes du Snes-FSU, de la CGT Educ’action et du Snuep-FSU (enseignement professionnel), les sections Val d’Oise et Paris de Sud-Education, le Sgen-CFDT Paris, le Snics-FSU (infirmières) Paris ont lancé cet appel commun.

Voir aussi:

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Une Réponse to “Appel à la grève dans l’Education le 15 février en région parisienne”

  1. lucien said

    Suppressions de postes: la colère monte dans les collèges et lycées | 15 février 2008
    PARIS, 14 fév 2008 (AFP) – Recours à des retraités pour remplacer les absences, suppressions d’options, heures supplémentaires: la colère montait jeudi, à la veille d’une grève dans les collèges et lycées d’Ile-de-France, dont les équipes découvrent l’étendue des réductions de moyens pour la rentrée.
    Treize syndicats du secondaire (dont les principaux FSU, CFDT, CGT et Sud) ont appelé à la grève vendredi en région parisienne pour obtenir « une autre rentrée 2008 », ainsi que « de vraies négociations sur la revalorisation et l’avenir » des métiers de l’Education.
    Mais depuis le début de la semaine, une dizaine d’établissements des trois académies (Paris, Créteil et Versailles) avaient déjà engagé des débrayages, inquiets de voir l’ampleur des suppressions de postes.
    Parmi eux le collège-lycée Henri Wallon d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) touché par une grève majoritaire depuis lundi pour protester contre la suppression de 14 postes d’enseignants ou le collège Paul Cézanne installé dans le quartier difficile du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines) en grève mercredi parce qu’il perd 10 heures (environ un demi poste d’enseignant).
    Au total, de source syndicale, « 1.400 emplois d’enseignants en lycée et collège », auxquels s’ajoutent « 122 suppressions d’emplois administratifs et 32 emplois de MI-SE (surveillants) » auront disparu en région parisienne en septembre.
    Le budget 2008 prévoit la suppression nette de 11.200 postes, dont 8.830 dans le second degré public, intervenant après près de 10.000 suppressions depuis 2004.
    Concrètement, rectorats et établissements disposent de plusieurs « marges de manoeuvre »: suppression d’options, suppression ou rapprochement de groupes de langues (par exemple suppression de l’allemand en 6e ou de l’italien en 4e), suppression des heures de soutien ou encore augmentation du nombre d’élèves par classe.
    Mais, le plus souvent, les heures supprimées seront troquées contre des heures supplémentaires. « Les heures supplémentaires, c’est un gros sujet à venir, les enseignants n’en veulent pas alors qu’ils ont déjà une charge de travail très lourde », a prévenu Nicole Sergent, cosecrétaire académique du Snes-FSU à Paris.
    Dans ce contexte, la révélation jeudi que l’académie de Créteil avait fait appel à des professeurs tout jeunes retraités faute de remplaçants pour assurer des cours de philosophie, lettres classiques, anglais et allemand, a été plutôt mal accueillie par les syndicats.
    Dénonçant « l’insuffisance des recrutements » et l’affectation à l’année des TZR, enseignants titulaires remplacements, Pierre Claustre, responsable académique du Snes-FSU, a jugé le procédé « scandaleux ».
    Le recteur Jean-Michel Blanquer a lui estimé qu’il s’agissait d' »une mesure parmi d’autres pour améliorer le problème des remplacements dans l’académie ».
    Interrogé sur les mouvements de grogne dans les établissements, Xavier Darcos n’a pas de son côté caché son agacement jeudi.
    « Arrêtons cette blague! », s’est exclamé devant la presse le ministre de l’Education.
    « Les établissements fonctionneront normalement l’année prochaine, je ne dis pas que (la baisse des moyens alloués) ne créent pas de contraintes mais nous faisons des réformes et nous définissons nos priorités », a-t-il argumenté, en citant le collège-lycée Henri Wallon retenu parmi 30 sites d’excellence dans les quartiers dans le cadre du plan banlieue et qui à ce titre, bénéficiera de moyens supplémentaires.

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