Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Archive for janvier 2008

Précarité à la BnF: communiqué de la section FSU-BnF

Posted by lucien sur 30 janvier 2008

Communiqué FSU-BnF : Situation des personnels contractuels sur crédits de vacation

Nous avons dès le 25 au soir dénoncé le sort inacceptable fait à des dizaines d’agents contractuels sur crédits de vacation en poste à la BnF. Il apparaît aujourd’hui que cette situation est d’heure en heure plus accablante pour ceux qui se voient ainsi privés de toute possibilité de titularisation dans la fonction publique et, au-delà, du traitement décent auquel tout salarié doit pouvoir prétendre.

C’est la raison pour laquelle la FSU décide de prendre toutes ses responsabilités et dépose dès aujourd’hui auprès du Président Racine un préavis de grève reconductible afin de répondre à une éventuelle mobilisation des personnels sur la base de revendications qui devront être démocratiquement établies et votées dans le cadre d’une assemblée générale.

Il ne saurait néanmoins y avoir d’autres perspective satisfaisantes pour nous que la titularisation des centaines de personnels précaires qui en feront la demande et qui sont privés de tout espoir depuis le 31 décembre 2005, terme du protocole Sapin. La réalisation d’une telle perspective passe par la création d’un puissant rapport de forces comme
par le maintien de l’unité de tous les personnels titulaires et non-titulaires sur la base d’une défense inconditionnelle de l’emploi public et des salaires.

C’est aussi sur cette base que nous appelons sans délais à la construction de l’unité syndicale la plus large au service des luttes à venir.

La FSU tiendra une permanence lundi matin de 10H00 à 12H00 afin de recevoir les vacataires en difficulté ainsi que els agents titulaires souhaitant témoigner de leur solidarité avec leurs collègues et leur offrir un soutien indispensable. Elle s’adressera dès ce soir à l’intersyndicale afin qu’il soit convenu d’un ou plusieurs dates d’assemblées générales
afin d’instaurer le débat et les structures démocratiques indispensables.

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Rapport Attali: nouvelles attaques contre l’école

Posted by lucien sur 24 janvier 2008

Article publié hier sur le site Ensemble

Vous pensiez peut-être qu’on allait rester indéfiniment à l’abri des attaques ? Qu’après les décentralisations, les externalisations, les privatisations de ces dernières années, les libéraux s’arrêteraient devant l’école comme les armées d’Hannibal devant les murailles de Rome ? Le projet libéral est un projet de long terme. Sa méthode est la méthode salami : une tranche après l’autre, pour éviter les ripostes collectives. Après le rapport Camdessus, après le rapport Thélot, voici le rapport Attali, nouveau coup de boutoir contre la “citadelle” de l’éducation nationale.

La commision Attali vient de rendre son rapport. Comme prévu, c’est un catalogue de mesures plus libérales les unes que les autres. L’argumentation est toujours la même : un tableau catastrophiste de l’état du pays, un plaidoyer larmoyant sur les inégalités, les exclusions, pour déboucher sur la nécessité de casser systématiquement tout ce qui peut rester de social, de public, de protecteur et de régulateur dans la société française. “Libérant” ainsi la croissance, nous disposerions de nouvelles richesses et tout le monde serait gagnant.

Evidemment, ce discours ne convaincra que ceux qui ont intérêt à y croire. Les autres se souviennent que depuis le premier plan de rigueur au début des années 80, jusqu’au paquet fiscal de 2007, en passant par l’adoption de l’euro en 1999, on nous a toujours servi ces mêmes arguments pour justifier plus de flexibilité, moins de dépense et de service public, sans autre résultat que l’accroissement des inégalités, des exclusions, de la fragilisation et de la culpabilisation des plus pauvres.

Poussés par la concurrence internationale, rien ne satisfait les tenants de la logique libérale dont Attali se fait le porte-parole. Tous les services publics les uns après les autres ont subi leurs attaques dans les dernières années. Il ne reste pratiquement plus que l’école à échapper à la logique du marché, à celle de la concurrence. Aussi est-ce sur elle qu’Attali concentre ses attaques, dès les premières pages de son rapport. Là aussi, rien de neuf dans l’argumentaire : juste l’habituel fatras d’accusations et de calomnies que l’on croirait sorties du site des ultra-réacs de SOS-éducation.

Parmi les arguments d’une particulière mauvaise foi, on notera le rapprochement des dépenses d’éducation et du nombre de chômeurs parmi les jeunes (p 24)… Comme si le maintien d’un haut niveau de chômage n’avait pas été un moyen délibérément utilisé par les politiques des trois dernières décennies pour contenir les revendications salariales et développer la précarité, en particulier parmi les jeunes travailleurs ! Comme si le chômage n’était pas un mal récurrent qui ronge le capitalisme depuis sa naissance ! En accuser l’école, c’est faire coup double pour les tenants du libéralisme : ils détournent l’attention de leur propre incapacité à assurer le plein emploi, et ils tentent de fragiliser un peu plus l’école publique, laïque et républicaine dans l’opinion.

Pour comprendre cet acharnement, il suffit de réfléchir à notre fonctionnement : nous subissons depuis des années le poids du blocage de nos salaires malgré l’inflation ; nos missions sont dévalorisées, nous sommes calomniés dans les médias, et ce matraquage rend les relations avec les parents de nos élèves toujours plus difficiles ; nos tâches et nos responsabilités ne cessent d’être alourdies ; nous travaillons pour ainsi dire sans chefs et si nous voulions tirer au flanc, il n’y aurait rien de plus facile ; et pourtant, malgré cela nous continuons à faire notre travail avec un engagement, un professionnalisme que de nombreux autres secteurs privés pourraient nous envier. Peut-être parce qu’il s’agit d’enfants… Quoi qu’il en soit, notre fonctionnement et nos résultats sont la démonstration même que la logique de la concurrence, celle de la victoire du fric et de l’écrasement des pauvres, n’est pas une nécessité et que la notion d’intérêt commun peut être une motivation suffisante pour nous faire atteindre l’essentiel de nos objectifs. Car ne nous laissons pas abuser par les mensonges d’Attali et consorts : il est évident que l’école ne peut gommer les inégalités sociales d’une société économiquement et socialement toujours plus violente et inégalitaire. Néanmoins l’école telle qu’elle est, avec ses dysfonctionnements et ses imperfections, reste un très puissant facteur d’égalité sociale. Elle est même sans doute le principal facteur d’égalité dans la France d’aujourd’hui, et c’est aussi pour cela qu’elle est tant attaquée.

L’école publique, républicaine, laïque, gratuite et obligatoire est désignée à la vindicte comme principal obstacle à la croissance : il faut la détruire. Et pour cela :

– Soumettre les enseignants : La liberté dont nous disposons dans l’organisation de notre travail et dans le choix de nos méthodes est pour nous non seulement un élément essentiel de notre plaisir à enseigner mais aussi une nécessité pour pouvoir nous adapter aux besoins de nos élèves. C’est pourquoi Attali entend nous placer sous contrôle, non plus des inspecteurs (sans doute trop favorables à l’esprit du service public) mais d’ “une autorité administrative indépendante du ministère” (et qui donc, sinon une collectivité locale ?), s’appuyant sur l’avis des usagers (en clair les parents) et surtout des élèves… (p 28). Chers enseignants, mettez des bonbons dans les poches, et préparez-vous à vous soumettre aux exigences idéologiques des maires, aux lubies pédagogiques des parents, aux caprices de vos élèves, vous allez être à leur service, et non plus au service de l’Etat. La notion même d’éducation nationale, mission d’intérêt public et collectif, est bafouée, réduite à un service privé aux familles sur le modèle Acadomia. Bien sûr, nous connaissant, Attali se doute qu’une telle soumission ne sera pas facile à obtenir : il faut donc aussi casser notre statut, supprimer le concours d’entrée, nous précariser et soumettre notre carrière à l’autorité des petits chefs (p 27).

– Développer la concurrence : Le maître mot de tout libéral, la concurrence (c’est à dire la réussite des uns par l’écrasement des autres) doit s’imposer à tous les secteurs de la société. Le totalitarisme libéral ne peut supporter que l’école échappe à cette logique. De plus, et surtout, la concurrence va permettre de dresser les écoles les unes contre les autres, de briser l’esprit qui nous unit encore et qui fait du corps enseignant, malgré les coups portés, le principal bastion de la résistance au libéralisme. Alors, pour développer la concurrence, tout est bon : renforcer l’autonomie des établissements, dénoncer les écoles dont les élèves rencontrent le plus de difficultés en publiant leurs résultats, faciliter et renforcer les ségrégations en supprimant la carte scolaire, abandonner la gratuité et développer les écoles privées (pp 27 et 28) : bref tout faire pour que puisse se développer un véritable marché de l’éducation sur les ruines du service public. Attali reprend ici à son compte, presque mot pour mot, le programme du Front National en matière scolaire.

– Soumettre précocement la jeunesse au monde de l’entreprise : Imposer l’entreprise comme un passage obligé à la fac, au lycée, au collège c’est très clair dans le rapport (pp 29 et suivantes). Mais le plus consternant, c’est de voir comment le rapport Attali désire inscrire précocement les “valeurs” du libéralisme dans l’esprit des très jeunes enfants. L’objectif de permettre l’épanouissement de l’enfant, de préparer le développement d’un adulte libre, cultivé et citoyen est piétiné. Non seulement les programmes scolaires sont conçus dans le but de former des salariés efficaces (accent mis sur le calcul, l’anglais et l’informatique dès l’école primaire), mais ils préparent la soumission précoce à l’idéologie totalitaire du marché : “L’enseignement de l’économie doit être aussi, dès le primaire, concret, positif, et exigeant sur les dimensions éthiques, sociales et écologiques de la croissance. Il devra expliquer le rôle du travail, de l’entreprise et de l’entrepreneur, montrer que le scandale est dans la pauvreté plus que dans la richesse, dans les injustices plus que dans les inégalités. Il devra expliciter le rôle relatif de la concurrence et des collectivités publiques dans la création et la répartition des richesses.” Quelle ironie de lire ces lignes au moment où les marchés financiers vacillent tout autour de la planète, au moment où la concurrence entre vieilles et nouvelles nations industrielles s’exaspère, accélérant la destruction des ressources et creusant les inégalités !

Je n’irai pas plus loin ce soir dans l’analyse à chaud de ce rapport. D’autres sauront, je l’espère, compléter et enrichir cette analyse critique du rapport, car si l’école vient en tête des préoccupations venimeuses d’Attali et de sa clique, elle n’est pas, loin s’en faut, la seule visée par cette charge anti-sociale. Ce serait, bien sûr, la tâche des militants syndicaux “professionnels” que de mener cette critique, et d’alerter l’ensemble des salariés sur ce qui constitue, Sarkozy l’a lui-même reconnu, le projet politique du gouvernement. Malheureusement, les directions syndicales restent sidérées face à la détermination du gouvernement. La mobilisation des grévistes du 24 janvier saura-t-elle les tirer de leur effarement ? Ou permettra-t-elle seulement de masquer leur incurie ?

P. S.

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Retraite: la contre-réforme se met en place

Posted by syndicaliste sur 21 janvier 2008

Communiqué SUD ENERGIE / SUD RAIL / SUD RATP / SUD SPECTACLE / SUD CULTURE SOLIDAIRES

Le gouvernement a commencé à publier les décrets entérinant la contre-réforme des régimes spéciaux ; ceux de la SNCF et de la RATP ont paru au Journal Officiel du 16 janvier. C’est un tournant important, la marque d’un échec : l’appel à arrêter la grève en novembre, a débouché sur une série de réunions qui n’ont pas permis de bouger sur l’essentiel. Allongement de la durée de cotisations, décote, désindexation, double statut pénalisant les jeunes et futurs collègues, le gouvernement n’est revenu sur rien de cela, puisqu’il n’y avait plus les grévistes pour peser sur le rapport de forces.

Les directions d’entreprise ont été invitées à réinvestir une (petite) partie des économies qu’elles vont faire sur notre dos : mais ces « compensations » n’en sont pas ! L’immense majorité d’entre nous va perdre des centaines d’euros par mois sur sa retraite ou devra travailler plus longtemps.

* En novembre, les syndicats SUD/Solidaires ont expliqué le danger qu’il y avait à arrêter la grève, alors qu’elle était encore très forte, notamment à la SNCF, à la RATP, à l’Opéra.

* Fin décembre, nous avons alerté les autres syndicats sur le risque d’une publication des décrets en janvier. En dehors de FO-cheminots, aucune organisation syndicale de nos secteurs professionnels n’a voulu s’y opposer.

* Aujourd’hui, nous n’allons pas défiler pour célébrer la sortie des décrets !

Mieux s’organiser pour l’avenir …

Les syndicats SUD/Solidaires appellent l’ensemble des salariés à débattre du bilan de ces derniers mois. Ensemble, nous avons fait des choses importantes, notamment nous avons montré qu’on pouvait résister au gouvernement Sarkozy. Mais face à un tel rouleau compresseur, reculer c’est renoncer. Privilégier des discussions entreprise par entreprise, revenait à accepter le principe de la contre-réforme.

Les syndicats SUD/Solidaires ont informé, proposé, négocié quand c’était possible, organisé la lutte. Maintenant, nos propositions d’agir ensemble ayant été rejetés, il n’est pas question d’appeler seuls à des mouvements combattus par d’autres sur des sujets aussi importants que l’avenir de nos retraites : ce serait isoler les secteurs les plus combatifs, les envoyer dans le mur.

Disons-le clairement : une des clefs pour l’avenir est de choisir quel syndicalisme doit se développer, se renforcer. En rassemblant par delà les éventuelles appartenances syndicales, il est nécessaire de travailler, à une meilleure auto-organisation des salariés, pour que les luttes ne soient plus cassées par des appareils syndicaux et/ou politiques.

L’actualité, c’est l’action interprofessionnelle du 24 janvier

[ CFDT, CFTC, UNSA voulaient limiter l’appel aux fonctionnaires.
[ SUD/Solidaires et FO appellent à l’action commune : Fonction Publique, secteurs public et privé.
[ La CGT a rejoint CFDT, CFTC, UNSA, plutôt que de faire l’unité avec Solidaires et FO.
* Pourtant, sur le pouvoir d’achat, donc aussi les retraites, c’est bien tous ensemble qu’il faut agir !

le vendredi 18 janvier 2008

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Bibliothèque nationale de France: appel à la grève le 24 janvier

Posted by Administrateur sur 21 janvier 2008

POUR LES SALAIRES, LES EMPLOIS ET LE SERVICE PUBLIC…

TOUTES ET TOUS EN GREVE LE JEUDI 24 JANVIER !

Intersyndicale :

CFDT- Culture, SNAC- SNASUB FSU, CGT- Culture, CFTC- Culture, SUD Culture, UNSA- Culture, SNAC-FO

Suite aux journées de grève des 18 octobre et 20 novembre 2007, le gouvernement propose :

– des négociation annuelles sur les salaires seraient instituées,

– la valeur du point fait partie de la négociation salariale,

– les primes et indemnités ne seront plus intégrées au calcul sur le maintien du pouvoir d’achat,

– des mesures partielles et individuelles sur la grille indiciaire seraient envisagées

Mais, l’essentiel n’a toujours pas été pris en compte par le gouvernement. C’est la raison pour laquelle les fédérations de fonctionnaires CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont claqué la porte, suite au rendez vous avec le secrétaire d’Etat à la Fonction Publique A. Santini le 14 janvier. Elles appellent donc à un mouvement de grève et de manifestations le jeudi 24 janvier.

Salaires et pouvoir d’achat ? Aucune mesure !

La valeur du point d’indice est en retrait de plus de 6% par rapport au coût de la vie. Le gouvernement exclut toute augmentation du point d’indice au moins égale à l’inflation ! Les années antérieures de perte du pouvoir d’achat passent aux pertes et profits ! Exigeons l’augmentation du point d’indice et la refonte globale de la grille indiciaire.

Les retraites ? 41 annuités pour tous… Puis 42, 43…!Le gouvernement prépare dès 2008 le passage à 41 annuités pour tous.

Exigeons le retour aux 37,5 annuités à taux plein pour tous public/privé.

Emplois et conditions de travail ? Réduction massive des effectifs !

Tout indique, au regard des mesures prises dans la Fonction publique, et particulièrement au sein du Ministère de la Culture, que le seul objectif est de réduire massivement le nombre d’agents dans les services publics. Contre vents et marées, le gouvernement s’en tient à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Ce dogmatisme « comptable », le fameux « faire mieux avec moins » se fait au mépris des conditions de travail et de la qualité du service rendu à la population. Exigeons la création d’emplois publics statutaires à la hauteur des moyens nécessaires pour que le service public réponde au mieux à ses missions et aux besoins de la population.

Avenir du service public culturel ? RGPP !

Les annonces faites par le Président de la République au conseil de modernisation des politiques publiques le 12 décembre 2007 portent un coup fatal au Ministère de la Culture tel qu’il a été conçu depuis sa création. La RGPP, c’est la remise en cause de ses missions, de ses structures et de ses emplois. Exigeons l’arrêt de la liquidation du Ministère de la Culture, instrument indispensable à la population qui doit notamment répondre aux objectifs : démocratiser la culture, la rendre accessible à tous et favoriser la création.

C’est pourquoi nous appelons tous les agents du Ministère de la Culture à faire grève le jeudi 24 janvier 2008, à se réunir en assemblées générales sur leurs lieux de travail, à débattre des modalités de lutte pour l’avenir et à participer massivement aux manifestations organisées dans toutes les régions ce jour-là.

L’intersyndicale de la bibliothèque donne rendez-vous le 24 janvier à 14H00 à l’angle de la place de la Bastille et du Boulevard Henri IV sous la banderole Verte « BNF en Lutte ». Solidaires, nous défilerons ensemble pour défendre nos revendications.

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Xavier Darcos veut aller « plus loin » dans le service minimum à l’école

Posted by lucien sur 20 janvier 2008

Revue de presse
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 20.01.08

Interrogé par Canal+, dimanche 20 janvier, le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, a critiqué la grève que les enseignants mèneront, jeudi, dans le cadre d’un mouvement national des fonctionnaires, estimant que « ce n’est pas avec des grèves que nous réglerons les problèmes de l’école de la nation ». Il a également affirmé que le service minimum à l’école, qui sera expérimenté à cette occasion, pourrait être étendu, évoquant la possibilité de demander « aux professeurs de se déclarer grévistes deux jours avant ».

Selon M. Darcos, « plus de 370 villes ont déjà accepté » d’expérimenter ce service minimum d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires pour jeudi, « y compris des villes socialistes comme Chambéry ». Ce service pourra être remboursé par l’Etat aux communes à hauteur de 90 euros par groupe de 10 à 15 élèves pour six heures d’accueil.Le ministre en a profité pour critiquer le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui a refusé de mettre en place ce système en expliquant que la commune ne pouvait se substituer à l’Etat en raison d’un problème de responsabilité juridique. « Les maires sont déjà responsables de l’accueil des enfants et des locaux dans lesquels ils se trouvent puisqu’il s’agit du premier degré. M. Delanoë le sait très bien d’ailleurs », a-t-il expliqué.

Plus globalement, M. Darcos a déclaré que la vision qui existe actuellement à l’éducation nationale, qui consiste à « croire que la réponse aux problèmes (…) c’est de protester contre des ministres qui ne rêveraient que de démanteler le service public, de lui faire du tort, d’embêter les gens, de faire le malheur des petits enfants, et en conséquence de s’arrêter de travailler », devra être « un peu révisée ».

.

Voir aussi:
  • Pourquoi feindre l’étonnement? (Ensemble, 18-01-08)
    • « Le ministre fait ce pour quoi il a été nommé : appliquer une politique de régression sociale.
      Cela vous surprend ? C’était pourtant écrit noir sur blanc dans le programme de Nicolas Sarkozy. »

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La réforme des régimes spéciaux au Journal Officiel

Posted by syndicaliste sur 16 janvier 2008

Article publié aujourd’hui sur le blog Où va la CGT?

Ca y est. Contrairement à tout ce que claironne la confédération CGT, la réforme des régimes spéciaux est validée, et publiée au Journal Officiel du 16 janvier pour prise d’effet au 1er juillet 2008.
On trouve dans les textes tous les éléments prévus par le gouvernement Sarkozy/Fillon : allongement de la durée de cotisations, décote, indexation.
On trouvera ici le Décret N°2008-47 du 15 janvier 2008 relatif au régime spécial de retraite du personnel de la Société nationale des chemins de fer français, et ici le Décret N°2008-48 du 15 janvier 2008 relatif au régime spécial de retraite du personnel de la Régie autonome des transports parisiens.

Depuis la reprise forcée du 21 novembre pour « permettre les négociations », la confédération, comme les fédérations concernées font tout leur possible pour laisser croire que les choses avancent, que c’est moins pire, qu’il reste des choses à négocier, qu’il faut améliorer le rapport de force, et d’ailleurs le 22 janvier etc… etc…
C’est la tradition dans la confédération : le mensonge pour politique, la déformation, le travestissement de la réalité pour tenter de ne pas perdre la face. Confédération comme fédérations tentent de nous faire croire que la tactique suivie a fait la preuve de sa justesse, que l’orientation du 48ème Congrès était juste.
Mais les travailleurs voient le résultat, cash. Des années de travail en plus, des pensions amputées de centaines d’euros. Maintenant, c’est cash qu’il faut faire payer les directions syndicales !

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60 ans après, une grève de mineurs se retrouve devant la justice

Posted by syndicaliste sur 16 janvier 2008

NANTERRE – Soixante ans après une grève massive et durement réprimée dans les mines de charbon du nord, d’anciens mineurs ont saisi la justice pour voir leur préjudice reconnu et obtenir des dommages et intérêts, a-t-on appris de leurs avocats.

Cette affaire, qui remonte à l’automne 1948, vise à faire reconnaître comme « discriminatoires ou tout au moins abusifs » les licenciements des mineurs, explique à l’AFP Me Slim Ben Achour, membre d’un collectif d’avocats spécialisé dans les discriminations.

Les dix-sept requérants, dont huit, décédés, sont représentés par leurs ayants-droit, réclament 60.000 euros chacun de dommages et intérêts à la société publique Charbonnages de France, à laquelle s’est substituée depuis le 1er janvier 2008 l’Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM).

La première audience de conciliation devant le tribunal des prud’hommes de Nanterre se tiendra à huis clos lundi à 9 heures.

A l’automne 1948, la grève fut lancée pour s’opposer au démantèlement du statut des mineurs. Devenu rapidement massif, le mouvement suscita une répression d’ampleur, avec des interventions de l’armée et des CRS dans les houillères.

« Plusieurs centaines de personnes furent emprisonnées et 3.000 furent licenciées. Pour les mineurs, être licenciés signifiait qu’ils perdaient leurs indemnités de chauffage et de logement », raconte Me Tiennot Grumbach.

Jusqu’à présent, une disposition de la loi de finances 2005 a permis d’indemniser une partie des requérants sur les frais de chauffage et de logement supprimés par les licenciements.

Mais ces derniers réclament aussi qu’un préjudice moral soit reconnu.

Selon les avocats, la durée de prescription pour une affaire de discrimination est en théorie de 30 ans, mais une loi d’amnistie de 1981 et d’autres textes « font renaître le droit à agir pour demander réparation ».

©AFP / 16 janvier 2008

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La réforme des régimes spéciaux au Journal Officiel

Posted by syndicaliste sur 16 janvier 2008

Article publié aujourd’hui sur le blog Où va la CGT?

Ca y est. Contrairement à tout ce que claironne la confédération CGT, la réforme des régimes spéciaux est validée, et publiée au Journal Officiel du 16 janvier pour prise d’effet au 1er juillet 2008.
On trouve dans les textes tous les éléments prévus par le gouvernement Sarkozy/Fillon : allongement de la durée de cotisations, décote, indexation.
On trouvera ici le Décret N°2008-47 du 15 janvier 2008 relatif au régime spécial de retraite du personnel de la Société nationale des chemins de fer français, et ici le Décret N°2008-48 du 15 janvier 2008 relatif au régime spécial de retraite du personnel de la Régie autonome des transports parisiens.

Depuis la reprise forcée du 21 novembre pour « permettre les négociations », la confédération, comme les fédérations concernées font tout leur possible pour laisser croire que les choses avancent, que c’est moins pire, qu’il reste des choses à négocier, qu’il faut améliorer le rapport de force, et d’ailleurs le 22 janvier etc… etc…
C’est la tradition dans la confédération : le mensonge pour politique, la déformation, le travestissement de la réalité pour tenter de ne pas perdre la face. Confédération comme fédérations tentent de nous faire croire que la tactique suivie a fait la preuve de sa justesse, que l’orientation du 48ème Congrès était juste.
Mais les travailleurs voient le résultat, cash. Des années de travail en plus, des pensions amputées de centaines d’euros. Maintenant, c’est cash qu’il faut faire payer les directions syndicales !

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Procès du CREF

Posted by lucien sur 15 janvier 2008

Revue de presse

Le procès du complément de retraite Cref s’ouvre mardi

NOUVELOBS.COM | 15.01.2008

Plusieurs milliers de fonctionnaires estiment avoir été floués par la Mutuelle retraite de la Fonction publique (MRFP), qui gérait le Cref.

Le procès du Cref, complément de retraite facultatif des fonctionnaires s’ouvre mardi 15 janvier devant la 1re chambre sociale du tribunal de grande instance de Paris.
Qu’ils soient enseignants, postiers ou agents du fisc, plusieurs milliers de fonctionnaires estiment avoir été floués par la Mutuelle retraite de la Fonction publique (MRFP), qui gérait le Cref. S’ils suivent l’appel de leur Comité de défense (CIDS), ils pourraient être plus d’un millier à manifester mardi devant le Tribunal de grande instance.
Parties civiles au procès, ils lui reprochent « au moins 13 années de gestion illégale et trompeuse » de leur épargne et réclament d’importants dommages et intérêts, de l’ordre de 14.000 euros par adhérent en moyenne.

« Engagements non tenus »

« Il y a un émoi considérable parmi les adhérents qui ressentent un fort sentiment de trahison, vis-à-vis des engagements non tenus par la mutuelle« , a indiqué lundi l’avocat Nicolas Lecoq-Vallon, qui représente les 6.000 membres du CIDS. Concrètement, la MRFP s’était engagée à indexer les rentes de ses quelque 450.000 adhérents (70.000 allocataires et 370.000 cotisants) sur le traitement de la fonction publique. « Dans l’esprit des sociétaires, cela voulait dire que leurs rentes seraient en progression constante, mais cela n’a pas été le cas« , explique l’avocat, rappelant la baisse de 16% des prestations annoncée en décembre 2000 par le CREF.

Volet pénal

A l’issue de l’audience, prévue mardi à 14h, le tribunal mettra son jugement en délibéré. Mais l’affaire n’en sera pas pour autant à son épilogue, car ce volet civil se double d’un volet pénal. La juge d’instruction parisienne Sylvia Legendre a clos son instruction en juillet 2006 et la décision de renvoyer ou non l’affaire devant un tribunal correctionnel devrait être rendue d’ici peu. Neuf anciens responsables de la mutuelle, dont l’ancien ministre socialiste des Affaires sociales, René Teulade, sont mis en examen pour abus de confiance. Ils sont soupçonnés d’avoir bénéficié de certains avantages interdits par le Code de la mutualité, au rang desquels des voitures et des appartements de fonction.

***

L’Argus de l’assurance, 15-01-08

Plus de 1 000 personnes sont venues de la France entière pour assister au procès du Cref, qui s’est tenu aujourd’hui devant la 1ere chambre sociale du Tribunal de grande instance de Paris.Photo : Palais de justice de Paris © F. Durand/Sipa

Un procès attendu depuis plus de 7 ans, lorsque l’affaire du Cref, complément de retraite facultatif des fonctionnaires, (aujourd’hui rebaptisé Corem), a éclaté. Plus de 450 000 fonctionnaires estiment avoir été floués par la Mutuelle retraite de la fonction publique (MRFP) qui gérait le régime Cref. Ils reprochent 13 années de gestion illégale et trompeuse de leur épargne. Face à un provisionnement largement insuffisant, la mutuelle a baissé de 16 % les prestations. Ils réclament des dommages et intérêts de l’ordre de 14 000 euros en moyenne par adhérent.

Suivant l’appel de leur comité de défense (CIDS), qui réunit pas moins de 6 000 membres, plus de 1 000 d’entre eux ont rejoint la capitale pour assister au procès, et à la plaidoirie de leur avocat maître Nicolas Lecoq-Vallon. Mais quelle ne fut leur surprise de constater que la salle d’audience ne pouvait tous les contenir. Près de 400 personnes, très en colère, n’ont pu assister en direct au procès et ont dû être regroupées dans une salle louée, proche du Palais de justice. De quoi calmer les esprits !!

A l’issue de l’audience, le jugement sera mis en délibéré.

Voir aussi:

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Non à l’accord scélérat imposé aux syndicats par le Medef !

Posted by syndicaliste sur 14 janvier 2008

Article de G. Filoche sur Démocratie & socialisme, 14-01-08

Mme Parisot vient sur France inter lundi 14 janvier et ne rend pas compte des 600 millions d’euros d’argent liquide, sale, dont elle est aussi responsable que M Denis Gautier-Sauvagnac…Le journaliste n’ose pas l’interroger sur ses trafics ! Par contre les formidables reculs contenus dans le texte proposé par le Medef à la signature des syndicats sont ignorés et masqués !

Mais pourquoi cette bande organisée du Medef-UIMM qui trafique de l’argent sale par mallette entières, peut-elle continuer à plastronner sans rendre des comptes à la justice ?

600 millions d¹euros en double cotisation par les entreprises… Sur quelle ligne comptable ? 2 millions d’euros, au moins par an ? Par qui, on sait l¹UIMM-MEDEF. Gautier-Sauvagnac-Parisot… Mais à qui ? Silence, omerta, mafia…

N’importe quelle bande organisée de banlieue, pour beaucoup moins que cela, serait en prison préventive pour les empêcher de se concerter et de détruire les preuves, pourquoi pas eux ? Eux, ils paient des avocats et communicants des dizaines de milliers d¹euros pour organiser le silence et masquer leurs multiples délits et la récidive constante qui est la leur depuis des décennies…

« Liaisons sociales » raconte ce mois que M. Denis Gautier-Sauvagnac dinaît chaque mois avec M Jean-Denis Combrexelle, directeur des relations du travail, qui avait la charge depuis deux ans de « recodifier » le code du travail, en le passant à l »acide. Qui payait l »addition ? Sinon les salariés qui y ont perdu des milliers de droits ?

Et le cabinet Barthélemy qui était membre officiel de la commission des cinq « recodificateurs », est le même qui assistait la remplaçante de Denis Gautier-Sauvagnac dans la négociation récente qui veut faire avaler de nouveaux reculs aux syndicats si certains de ceux-ci, hélas, s’y prêtent (séparabilité, contrats de mission, allongement de la période d’essai, plafonnement des indemnités de licenciement…). C’est « copains et coquins » contre les droits des travailleurs.

Non à la signature de cet accord scélérat avec le Medef !

- Les salariés ont davantage besoin de protection, pas d’être davantage livrés à la flexibilité et au chantage à l¹emploi.
- Les salariés ont besoin de davantage de protection vis-à-vis des licenciements abusifs et boursiers, pour un véritable nouveau contrôle administratif sur les licenciements.
- Les indemnités légales de licenciement ne sont pas augmentées, Mme Parisot ment : « deux dixièmes de mois par année d’ancienneté », cela existe depuis la loi de modernisation sociale de janvier 2002 de Lionel Jospin, décrets d’application du 7 mai 2002, cela vaut les « un cinquième de mois » envisagés dans le nouvel accord, par contre : non au plafonnement de ces droits ! Et à toute réduction de la prescription pour les réclamer devant les prud’hommes.
- Les salariés comme les chômeurs ont besoin de garanties en matière de durée légale du travail à 35 h, d’heures supplémentaires contrôlées, majorées et payées à 50 %, de façon à les rendre plus coûteuses que l’embauche. Le 31 octobre 1995, le patronat signait un accord interprofessionnel affirmant que « les heures supplémentaires devaient être imprévisibles et exceptionnelles », retour à cet accord.
- Les salariés ont besoin qu¹on baisse la durée maxima du travail de 48 à 44 h pour leur santé et pour permettre davantage d’embauche.
- Les salariés ont besoin de deux jours de repos consécutifs, de la semaine maximum de cinq jours pas du retour au 19e siécle.
- Non à l’apprentissage à 14 ans, le travail de nuit et du dimanche des enfants à 15 ans
- Les salariés ont besoin de sécurité et non pas de « contrats de mission » aléatoires.
- Les salariés ont besoin que le CNE soit abrogé, que les CDD soient contingentés (pas plus de 5 % d¹emplois précaires par entreprise)
- Les salariés ont besoin que la retraite soit garantie à 60 ans à taux plein pour permettre l¹embauche en CDI des jeunes.
- Les salariés ont besoin de cotisations sociales patronales plus élevées pour leurs besoins de santé, d’assurance chômage, de formation professionnelle, de logement.
- Les salariés ont besoin de droits syndicaux renforcés, d’institutions représentatives du personnel renforcées, de meilleurs prud’hommes, d’une inspection du travail aux effectifs doublés.
- Les salariés ont besoin de hausse immédiate des salaires, de rattrapage massif, d’une redistribution des richesses qu’ils produisent et dont ils ne reçoivent la part qu’ils méritent.

Le CAC 40 dépasse les 100 milliards de bénéfices l’an passé. Les 500 premières familles ont gagné 80 milliards d’euros de profits de plus l’an passe que l’année précédente. Les entreprises ont perçu 65 milliards d’aides à l’emploi, aux 35 h en 2006. Et Sarkozy a rajouté 15 milliards de cadeaux fiscaux. Mme Parisot est la 273e fortune de France. Les caisses ne sont pas vides, jamais la France n’a été aussi riche, jamais la « cagnotte privée » n’a été aussi considérable. Cessez de « siphonner » les salaires, rendez les 160 milliards d’euros qui sont passés des salaires aux profits !

Voilà ce que la gauche socialiste défend en face des formidables reculs qui sont en train d’être imposés en droit du travail.

Gérard Filoche, lundi 14 janvier 2008

Photo Indymedia ajoutée par nos soins

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