Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Exemple d’intimidation des parents de lycéens

Posted by lucien sur 7 décembre 2007

Courrier d’un proviseur aux parents d’élèves:

De nombreux parents viennent de recevoir un récapitulatif d’absences impressionnant car leur enfant s’est auto-déclaré « gréviste ».

Le droit de grève est un droit exclusif des salariés. Les élèves qui se déclarent « grévistes » sont considérés au regard du règlement intérieur et de la gestion de leur scolarité comme « absentéistes volontaires ». Ils se pénalisent gravement pour la suite de leur scolarité car tous les cours ont été et sont assurés par les enseignants qui avancent donc dans les programmes. Aucun cours de rattrapage ne sera envisagé. Par ailleurs, et c’est la procédure habituelle en cas d’absentéisme persistant, un signalement est automatiquement envoyé à Monsieur l’Inspecteur d’Académie.

Concernant les élèves demi-pensionnaires et internes, je précise que l’hébergement et la demi-pension sont des services rendus aux familles uniquement pour faciliter la poursuite d’études. S’il n’y a plus de présence en cours régulière, l’hébergement n’est plus justifié.

De même, les bourses dont bénéficient certains élèves, sont des bourses de continuation d’études, par conséquent soumises à l’obligation scolaire. (…)

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Une Réponse to “Exemple d’intimidation des parents de lycéens”

  1. lucien said

    Communiqué SUD éducation:
    Au lendemain de la journée d’action du 6 décembre contre la LRU avec des dizaines de milliers de manifestants dans les rues, la situation dans les facs et les lycées est toujours confuse et tendue. Deux étudiants de Lyon 2 membres de Sud-étudiant sont présentés ce jour au TGI pour « violence sur agent » après que la police soit intervenue avec brutalité sur le campus à la demande du président. La démesure de la police pour débloquer les facs et réprimer les manifestations et le rôle des présidents d’université entre demandes de réquisition policière et transformation en super vigile comme à l’IEP de Grenoble (où son président frappe les étudiants à coups de poubelle métallique) caractérisent les nouvelles formes de la répression. S’abattant sur les étudiants et lycéens (à coup de flash ball comme à Nantes où un jeune lycéen a eu l’œil doit atteint) elle est censurée dans la presse nationale qui se contente de lister le nom des facs « débloquées » et à montrer les images des heurts entre bloqueurs et anti-bloqueurs menés parfois par l’UNI et l’extrème-droite.

    La Fédération Sud éducation condamne fermement la violence des forces de l’ordre à l’intérieur des sites universitaires notamment lors de l’évacuation de Lyon 2 et demande la levée des poursuites contre les étudiants et lycéens arrêtés depuis le début de ce mouvement.

    Elle condamne aussi l’action de la police contre les manifestations étudiante et lycéenne (gazage, matraquage, usage de flash ball) et affirme sa solidarité avec les victimes de la répression qui a frappé ceux et celles qui luttent contre la privatisation de l’université.

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