Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Etat de la mobilisation dans les universités au 27-11

Posted by syndicaliste sur 27 novembre 2007

Etat de la mobilisation dans les universités mardi 27 novembre
Point effectué par la FSE Paris

 

44 universités totalement ou partiellement en grève avec piquets de grève bloquants (ou fermés administrativement) : Paris I (site de Tolbiac), Paris III, La Sorbonne, Clignancourt Paris IV, Paris VII, Paris VIII Saint Denis, Paris X Nanterre, Paris XIII Villetaneuse, Rouen, Tours, Caen, Nantes, Rennes II, Toulouse II le Mirail, Toulouse III Rangueil, Pau, Perpignan, Aix–Marseille I (sites d’Aix et Marseille), Lyon II, Montpellier III, Lille I, Lille II, Lille III, Limoges, Brest, Le Havre, Bordeaux I, Bordeaux II, Bordeaux III, Bordeaux IV, Amiens, Angers, Nancy II, La Rochelle, Grenoble I, Grenoble II, Grenoble III, Orléans, Reims, Saint Etienne, Valenciennes, Poitiers, Arras, Nice
6 universités sont en grève avec piquets de grève les « journées de mobilisation » :Clermont, Le Mans, Toulouse I, Rennes I, Chambéry, Besançon
Universités où le personnel a voté la grève reconductible : Toulouse le Mirail, Lille I, Paris III, Paris VIII, Saint Charles Marseille, Reims, …
Lundi 26 et mardi 27 novembre, la grève avec blocage a été reconduite à la Sorbonne, Rennes II, Lille II, Lille III, Poitiers, Amiens, Clignancourt Paris IV, Paris VII, Caen, Pau, Aix, Paris VIII, Rouen, Nantes, Paris X Nanterre. Elle a été votée à Lille I qui était en blocage seulement les jours de manif. Une seule université a voté le déblocage : Montpellier II.
La répression est de plus en plus dure. Des présidents d’université appellent les non grévistes à attaquer physiquement des grévistes. Les flics interviennent en pleine journée pour casser les piquets de grève (Clignancourt Paris IV, Tolbiac Paris I, …).
Le mouvement se développe chez les lycéens : plus de 50 lycées étaient bloqués jeudi 22 novembre. Environ une centaine vendredi 23 novembre et lundi 26 novembre. Beaucoup plus encore mardi 27 novembre.

Région parisienne

Tolbiac Paris I [GREVE AVEC BLOCAGE] : le centre est en grève (avec piquets) depuis mardi 30 octobre. Depuis cette date, la présidence de Paris I multiplie les actes de répression (avec l’appui unanime des directeurs d’UFR qui affichent leur « solidarité totale » avec la présidence) : fermetures administratives (du vendredi 2 novembre au mardi 6 novembre, jeudi 8 novembre, samedi 10 novembre), intervention policière (mercredi 7 novembre à 22h), communiqués mensongers. Malgré la fermeture administrative, les grévistes ont pu rentrer dans le centre lundi 5 novembre. Mercredi 7 novembre, une AG de 1300 étudiants a revoté les piquets de grève à une large majorité, ainsi que l’occupation. Vendredi 9 novembre, une nouvelle AG a élu 5 mandatés à la coordination nationale (FSE, SUD, non syndiqués).
La présidence a décidé d’organiser un référendum électronique (!!) du mardi 13 novembre au jeudi 15 novembre. Mardi 13 novembre, l’AG de 1300 étudiants a reconduit la grève avec blocage à une écrasante majorité, jusqu’à mardi 20 novembre. L’AG a également voté le boycott du référendum électronique et la démission du président de Paris I. Mercredi 14 et jeudi 15 novembre, fermeture administrative. Fac réouverte vendredi avec la remise en place des piquets de grève. Fermeture administrative mardi 20 novembre alors qu’une AG devait avoir lieu. Les locaux syndicaux ont été visités par la présidence de l’université qui a fouillé et vidé les locaux des tables et chaises qui servaient aux piquets de grève.
Lundi 26 novembre, la présidence a laissé rentrer des nervis fascistes pour casser du gréviste, participant eux-mêmes aux violences. Les piquets de grève ont malgré tout tenu. La présidence a alors fait intervenir les flics. Fac fermée administrativement jusqu’à nouvel ordre. Mardi 29 novembre, les personnels appellent à des débrayages jeudi 29 novembre, et à un vaste mouvement de grève mardi 4 décembre.
La Sorbonne [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, une AG d’au moins 300 étudiants votent la grève avec piquets de grève à une nette majorité. Le vote sur l’occupation atteint tout juste 50%. Plus d’une centaine d’étudiants occupent la Sorbonne, avant une intervention policière vers 22h. La grève n’est pas effective pour le moment. Prochaine AG mardi 13 novembre. Pas de délégué à la coordination nationale car pas de nouvelle AG depuis mardi 6 novembre. Jeudi 8 novembre, manifestation sauvage (environ 1000 étudiants) qui atteint la Sorbonne. 50 personnes parviennent à rentrer malgré le barrage de flics, avant d’être évacués. Ensuite, blocage des voies à gare du nord pendant 1h30. Mardi 13 novembre, AG de plus de 400 étudiants a voté la grève avec blocage et occupation. Jeudi 15 novembre, AG de 600 étudiants a voté à une écrasante majorité le blocage et l’occupation. Jeudi soir, la police est intervenue pour virer les 150 étudiants qui occupaient le site. Vendredi matin, la police est intervenue très violemment, a cassé les piquets de grève et a arrêté un étudiant. Lundi 19 novembre, l’AG de 400 personnes a voté la grève avec blocage et une motion condamnant l’attitude de l’UNEF lors de la coordination nationale. Mardi 20 novembre, la police est encore une fois intervenue pour casser les piquets de grève. Mercredi 21 novembre, la police empêche les étudiants d’entrer. Jeudi 22 novembre, l’AG a voté la reconduite du blocage. Fermeture administrative jusqu’à lundi 26 octobre
Lundi 26 novembre, une AG de plus de 400 étudiants a reconduit la grève avec blocage. Prochaine AG mercredi 28 novembre.
Censier Paris III [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 13 novembre, AG d’environ 700 personnes a voté la grève avec blocage. Prochaine AG jeudi 15 novembre. Jeudi 15 novembre, AG de 600 personnes votent la reconduite du blocage à une majorité plus large que mardi. Lundi 19 novembre, l’AG des étudiants a voté la poursuite du blocage. L’AG des personnels a également voté la grève.
Clignancourt Paris IV [GREVE AVEC BLOCAGE]: Mardi 6 novembre, une AG d’environ 120 étudiants vote la grève avec blocage à l’unanimité moins 4 voix. Mercredi 7 novembre, une AG de 400 étudiants reconduit le blocage à une courte majorité (187 contre 165). Lundi 12 novembre, une AG de plus de 600 étudiants a voté la levée du blocage (par 10 voix d’écart). Vendredi 16 novembre, une AG d’une centaine de personnes a voté la grève avec blocage. Jeudi 22 novembre, la police a cassé le piquet de grève. Lundi 26 novembre, une AG de 400 étudiants a voté très largement la grève avec blocage. Les flics sont intervenus violemment pour déloger les grévistes.
Malesherbes Paris IV : Mercredi 7 novembre, AG à 70. Election d’un délégué (FSE) observateur pour la coordination nationale de Rennes. Mardi 13 novembre, AG d’environ 500 étudiants ; la grève avec blocage a été rejeté à une courte majorité (une cinquantaine de voix).
Paris VI Jussieu : Jeudi 8 novembre, une AG d’environ 300 étudiants (plus une vingtaine de personnels) a décidé de la mise en place de barrages filtrants lundi 12 novembre. Lundi 26 novembre, AG de 700 personnes, avec mise en place de barrages filtrants.
Paris VII (Paris Rive Gauche) [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 novembre, AG d’environ 300 étudiants. Mardi 13 novembre, AG de plus de 500 étudiants vote la grève avec blocage à partir de lundi 19 novembre. Lundi 19 novembre, AG de 500 étudiants a reconduit le blocage. Mercredi 21 novembre, l’AG a reconduit le blocage (210 contre 80). Lundi 26 novembre, la grève avec blocage et occupation a été votée.
Paris VIII Saint Denis [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, AG d’environ 500 personnes. Mercredi 7 novembre, AG de 400 personnes. Lundi 12 novembre, AG de 800 à 1000 personnes vote la grève avec blocage et occupation. Mardi 13 novembre, une nouvelle AG de 500 personnes a reconduit le blocage. Lundi 19 novembre, l’AG des personnels a voté la grève. Mercredi 21 novembre, l’AG a reconduit le blocage jusqu’à lundi 26 novembre. Lundi 26 novembre, AG de 600 personnes a reconduit la grève avec blocage
Nanterre Paris X [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 novembre, une AG de 800-1000 étudiants a voté la grève avec piquets de grève (615 POUR, 199 CONTRE), ainsi que l’occupation. Vendredi 9 novembre, les bâtiments A, B, C, D, E, L ont été bloqués. Dans les bâtiments F (droit) et G (économie), des piquets de grève filtrants ont été installés. Lundi 12 novembre, les forces de l’ordre ont pénétré dans le campus, cassé (temporairement) les piquets de grève et gazé des étudiants ; AG de 1500 étudiants qui a reconduit le blocage.
Mardi 13 novembre, blocage de l’ensemble du campus ; à 10h, les CRS ont matraqué et délogé les étudiants qui bloquaient le bâtiment de droit. Les étudiants de l’UFR de STAPS ont voté la grève. Lundi 26 novembre, une AG de 1000 étudiants a voté la reconduite du blocage, a condamné la direction de l’UNEF, et a voté une motion de solidarité avec les émeutiers des quartiers populaires.
Créteil – Paris XII : Jeudi 8 novembre, une AG de 200 personnes s’est prononcé pour l’abrogation de la loi Pécresse (la motion a été portée au CA qui l’a adopté … ainsi que deux autres motions : une motion « fixe les principes qui présideront à la mise en oeuvre de la loi », et l’autre motion valide les nouveaux statuts et réglement intérieur de l’université !!). Mardi 13 novembre, AG a mis en place des barrages filtrants.
Villetaneuse – Paris XIII [GREVE AVEC BLOCAGE] : AG mercredi 7 novembre (élection de deux délégués à la coordination nationale). Mardi 13 novembre, une AG de plus de 300 personnes a voté la grève avec blocage et occupation (la direction de l’UNEF s’est prononcé contre) par 205 voix contre 83.
Evry : Lundi 12 novembre, AG de 300 étudiants a voté la grève.
Cergy Pontoise : Mardi 13 novembre, AG de 200 étudiants a voté la grève
Marne la Vallée : Jeudi 8 novembre, AG de 200 personnes.
Saint Quentin : AG de 250 étudiants cette semaine.
IEP Paris : Jeudi 15 novembre, AG de 120 étudiants
EHESS : Mardi 13 novembre, AG d’une soixantaine de personnes a voté l’abrogation de la LRU

Ouest–Nord ouest

Rouen [GREVE AVEC BLOCAGE] : En grève avec blocage depuis le 25 octobre (fac de lettres et psycho), AG à 1000 lundi 29 et mardi 30 octobre. Lundi 5 novembre, AG d’environ 2000 personnes qui reconduit le blocage et vote à la quasi-unanimité la motion suivante : « nous appelons les directions syndicales de l’enseignement supérieur à rejoindre la mobilisation et à appeler à la grève immédiatement ». Mercredi 7 novembre, le blocage a été étendu à la fac de sciences. Jeudi 8 novembre, 700 étudiants (500 selon la police) ont manifesté. Lundi 12 novembre, les étudiants de STAPS ont rejoint le mouvement et ont voté le blocage. AG de 1200 personnes en lettres, sciences humaines, psycho, socio, a reconduit la grève avec le blocage. Mercredi 21 novembre, AG de 1000 étudiants qui a voté la poursuite du blocage. Lundi 26 novembre, une AG de 1000 étudiants a reconduit la grève avec blocage.
Tours [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, AG de 800 étudiants vote la grève avec blocage. Jeudi 8 novembre, AG a reconduit le blocage et a mandaté des délégués pour la coordination nationale. Lundi 12 novembre, une AG de 1500 étudiants a reconduit la grève avec blocage jusqu’au mercredi 21 novembre. Mardi 13 novembre, deux étudiants ont été arrêté par la BAC.
La section locale du Snesup appelle à la grève vendredi 16 novembre.
Mercredi 21 novembre, l’Ag a reconduit très largement le blocage par 750 contre 300. Prochaine AG mercredi 28 novembre.
Caen [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, une AG d’environ 400 étudiants a voté la grève avec blocage (bâtiment lettres). Jeudi 8 novembre, une AG d’environ 600-700 personnes a voté le blocage des bâtiments lettres et sciences. Manifestation d’environ 500 personnes jeudi 8 novembre. Mardi 13 novembre, AG d’environ 1500 étudiants a reconduit la grève avec blocage. Plus de 1000 étudiants sont partis manifester dans la ville. Mercredi 14 novembre: blocage des campus 2 (sciences et STAPS) et 3 (IUT informatique). Jeudi 15 novembre: manif de 800 personnes avec occupation des services fiscaux du Calvados. Mercredi 21 novembre, l’ensemble des AG des différents campus ont voté la poursuite du blocage. Mardi 27 novembre, la grève avec blocage a été reconduite sur le campus 1 (1427 contre 1276)
Nantes [GREVE AVEC BLOCAGE] : mercredi 7 novembre, AG de 700 personnes. Vote de la grève avec blocage. Blocage en lettres et sciences humaines des différents bâtiments. Intervention policière mercredi soir à 21h qui déloge 200 étudiants. Jeudi 8 novembre, AG de 1800 étudiants a reconduit le blocage (environ 1200 POUR) et l’occupation. Manifestation d’environ 700 étudiants. Occupation de l’université jeudi 8 novembre.
Suite à l’AG de mardi 13 novembre, le blocage a été reconduit en lettres et sciences humaines (1256 POUR, 469 CONTRE). Suite à l’AG du mercredi 14 novembre, le blocage s’est étendu au secteur droit (550 POUR, 350 CONTRE). Suite à l’AG du jeudi 15 novembre, le blocage s’est étendu au secteur sciences (647 POUR, 472 CONTRE)
Jeudi soir, la police est intervenue pour chasser les étudiants et permettre la fermeture administrative. Fermeture administrative jusqu’à mardi 20 novembre.
Mercredi 21 novembre, les AG de science et de droit ont reconduit le blocage (700 contre 650, 591 contre 587). Le site de la Roche sur Yon a également voté le blocage mercredi. Les AG ont condamné le vote électronique voulu par la présidence.
Lundi 26 novembre, le blocage a été reconduit en sciences (714 contre 645)
http://mouvement.etudiant.nantais.over-blog.fr/
Rennes II [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, une AG de 800 étudiants a voté la grève avec blocage. Mercredi 7 novembre, une AG d’au moins 2000 étudiants a reconduit le blocage. Jeudi 8 novembre, manifestation de 3000 étudiants (1500 selon la police) dans les rues de Rennes. Blocage des voies SNCF pendant 2 heures. Lundi 12 novembre, AG de 2000 étudiants a reconduit le blocage jusqu’au retrait de la loi Pécresse. Mardi 13 et mercredi 14 novembre, fermeture administrative suite au référendum (illégitime) organisé par la présidence et cautionné par l’UNEF. Mercredi 14 novembre, de façon honteuse, une AG de personnels a donné son appui au président de Rennes II (qui compare les grévistes à des « terroristes »), ouvrant ainsi la voie à l’intervention de la police jeudi 15 novembre à 2h du matin. Des étudiants ont été arrêtés. Lundi 19 novembre, l’AG étudiante (800 personnes) a voté à une écrasante majorité le blocage pour la semaine. La présidence organise un vote électronique jeudi 22 et vendredi 23 novembre. Vendredi 23 novembre, la présidence a fait intervenir les flics pour casser les piquets de grève ; le président de l’université a affirmé qu’il s’opposerait physiquement aux grévistes si le blocage était revoté lundi 26 novembre. Lundi 26 novembre, une AG de 2000 étudiants a reconduit la grève avec blocage. Le président de la fac a appelé à charger physiquement les grévistes. Mardi 27 novembre, le blocage était réinstallé suite à la manif.
Brest [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 novembre, AG de 300 personnes a voté la grève sans blocage. Lundi 12 novembre, AG de plus de 500 étudiants vote la grève avec blocage. Jeudi 15 novembre, fermeture administrative
Le Havre [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 novembre, AG de 1000 personnes. Grève votée à une courte majorité (510 contre 476). Blocage rejeté (361 Pour, 476 Contre). Lundi 12 novembre, l’AG de plus de 1000 étudiants a voté la grève avec blocage (586 POUR, 475 CONTRE). Lundi 19 novembre, l’AG a reconduit le blocage. Mercredi 21 novembre, un référendum illégitime organisé par la présidence a approuvé le blocage à 52,6% (participation de la moitié des étudiants de l’université).
Rennes I : Jeudi 8 novembre, AG de 300 personnes a voté la grève sans blocage. Mardi 13 novembre, une AG de 500 étudiants a voté la grève avec blocage. Lundi 19 novembre, l’AG de 500 étudiants a voté la grève avec blocage pour la semaine.
Lorient : Mercredi 7 novembre, AG de 150 personnes. Barrages filtrants jeudi 8 novembre.
Poitiers [GREVE AVEC BLOCAGE] : Lundi 19 novembre, AG de 1600 étudiants a voté la grève avec blocage de 2 UFR (par 973 voix contre 621). L’amphi J a été renommé Amphi « Louise Michel ». Mercredi 21 novembre, blocage reconduit en SHA/lettres/langues par 898 voix contre 456. Lundi 26 novembre, le blocage a été reconduit en SHA/lettres/langues par 751 voix contre 409
Angers [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 13 novembre, une AG de 900 étudiants en lettres a voté la grève avec blocage (470 POUR, 261 CONTRE). Jeudi 15 novembre, AG de 500 étudiants en science organisé par un BDE réactionnaire, qui a décidé de faire un référendum. Mercredi 21 novembre, l’AG de 1000 étudiants en lettres a voté la reconduction du blocage. L’AG de science de jeudi 22 novembre a voté contre le blocage mais l’écart se réduit (215 POUR, 317 CONTRE)
Le Mans : Jeudi 15 novembre, AG de 650 personnes a voté l’abrogation de la LRU. Le blocage a été rejeté à 30 voix près. Mercredi 21 novembre, une AG de 1200 étudiants a voté la grève avec blocage les jours de mobilisation nationale (714 contre 303)
La Rochelle [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 13 novembre, 400 étudiants de la faculté de lettres ont voté la grève avec blocage. Mardi 20 novembre, AG de 500 a reconduit le blocage.
Orléans [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 octobre, AG à 250. Mercredi 14 novembre, une AG de 400 étudiants a voté la grève avec blocage de la faculté de lettres.

Sud-Ouest

Toulouse le Mirail [GREVE AVEC BLOCAGE]: Mardi 6 novembre, 1500 étudiants ont décidé de maintenir le blocage (à noter la lancement d’une pétition anti-blocage par email par les organisations réactionnaires) mise en place le matin (conformément à l’AG du mardi 30 octobre). Jeudi 8 novembre, AG de 2000 étudiants reconduit le blocage. Au moins 2000 étudiants des 3 universités de Toulouse ont manifesté. Mardi 13 novembre, AG de 1300 étudiants a voté la poursuite du blocage jusqu’à mardi 20 novembre. Par ailleurs une AG de personnels (200) a voté la grève ! Vendredi 16 novembre, opération péage gratuit mené par 300 personnes. Lundi 19 novembre, l’AG des personnels a reconduit la grève. Lundi 26 novembre, le référendum bidon de la présidence a été empêché par les grévistes. La fac est fermée administrativement jusqu’à jeudi 29 novembre
Toulouse I (Arsenal) : Jeudi 8 novembre, l’AG a réuni environ 250-300 étudiants. Envoi de deux mandatés à la coordination nationale (FSE et UNEF-TUUD). Mardi 13 novembre, l’AG étudiante a voté la grève sans blocage.
Toulouse Rangueil [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mercredi 7 novembre, AG d’environ 80 étudiants. Mardi 13 novembre, une AG de 600 étudiants a voté la grève avec blocage. Mardi 20 novembre, l’AG étudiante a reconduit le blocage. Mardi 27 novembre, l’AG a voté la reconduite du blocage.
Pau [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mercredi 7 novembre, une AG de 400 personnes votent la grève. Jeudi 8 novembre, une énorme AG de plus de 1600 personnes a voté la grève (1129 POUR, 295 CONTRE, 33 ABSTENTIONS) et le blocage (1009 POUR, 591 CONTRE, 20 ABSTENTIONS). Blocage effectif. Vendredi 9 novembre, manifestation d’environ 200 étudiants. Opération péage gratuit. Lundi 12 novembre, le blocage a été reconduit par 1242 voix contre 1023 jusqu’à vendredi 16 novembre. Mercredi 21 novembre, le blocage a été reconduit par 1234 voix contre 843. Lundi 26 novembre, le blocage a été reconduit par 1090 voix contre 806
Perpignan [GREVE AVEC BLOCAGE] : AG mercredi 31 octobre de 200 étudiants. La grève a été votée, ainsi que le « vidage des salles » et l’occupation du campus jusqu’à mercredi 6 octobre. Mercredi 7 novembre, une nouvelle AG a réuni 1000 étudiants. La grève, le blocage, l’occupation ont été reconduits par 618 POUR (361 CONTRE).
L’IUT s’est lui aussi mis en grève avec blocage jusqu’à la prochaine AG mercredi 14 novembre.
Mercredi 14 novembre, une AG de 1500 étudiants a voté la reconduction du blocage par 896 voix contre 626.
Mercredi 21 novembre, une AG de 1700 étudiants a voté la reconduction du blocage par 911 voix contre 758
http://greve-perpignan.blogspot.com/
Limoges [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, AG d’environ 150 personnes. Jeudi 8 novembre, AG de 300 personnes. Lundi 12 novembre, AG de 400 personnes (lettres) qui a voté la grève avec blocage. Mardi 13 novembre, AG des étudiants en science (300) a voté la grève avec blocage. Jeudi 15 novembre, le blocage a été reconduit en lettres et levé en science. Mardi 20 novembre, l’AG de science a voté la grève avec
blocage, et mercredi 21 novembre, les étudiants en lettre ont voté très largement la poursuite du blocage (300 pour, 100 contre). Jeudi 22 novembre, le blocage a été reconduit en science (270 pour, 226 contre)
Bordeaux III [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 13 novembre, AG de 1500-2000 étudiants (selon AFP) vote la grève avec blocage (légère majorité) jusqu’à vendredi. Mercredi 21 novembre, l’AG reconduit le blocage.
Bordeaux II [GREVE AVEC BLOCAGE] : Lundi 19 novembre, poursuite du blocage voté lors d’un vote à bulletins secrets (581 contre 463)
Bordeaux I [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mercredi 7 novembre, AG de 140 étudiants. Mardi 13 novembre, AG de 600 personnes a voté le principe de grève. Lundi 19 novembre, AG d’au moins 800 étudiants a voté la grève avec blocage par 425 contre 259 (abstention et NPPV : 67). Jeudi 22 novembre, l’AG de 1500 étudiants a reconduit le blocage.
Bordeaux IV [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 15 novembre, AG de 1200 étudiants a voté l’annulation des cours mardi 20 novembre. Mercredi 21 novembre, une AG de 1000 étudiants a voté la grève avec blocage. Immédiatement, la présidence de l’université a décidé de fermer administrativement jusqu’à vendredi matin. Les flics sont intervenus mercredi soir pour virer les étudiants. La présidence veut organiser un référendum illégitime vendredi 23 novembre.

Sud-Est

Aix en Provence (site Schuman) [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mercredi 7 novembre, une AG de 1300 étudiants a voté la grève avec blocage et occupation. Vendredi 9 novembre, une AG de 800 personnes a reconduit le blocage. Vendredi 9 novembre à 21h30, les CRS ont délogé les étudiants qui occupaient l’université (situation totalement inédite dans cette université). L’université est fermée administrativement depuis samedi 10 novembre. Mardi 13 novembre, une AG de personnels a exigé la réouverture du site. Jeudi 15 novembre, une AG d’environ 300 étudiants s’est tenue sur le parking de la fac, et a voté de réinvestir les bâtiments fermés. Les étudiants sont ensuite parvenus à rentrer dans l’université, puis ont décidé de quitter les lieux. Lundi 19 novembre, l’AG a voté une motion condamnant les agissements scandaleux de la direction de l’UNEF lors de la coordination nationale. L’université est toujours fermée administrativement.
Lundi 26 novembre, réouverture du site fermée depuis 15 jours : AG de 300 personnes a voté la grève avec blocage et occupation
Aix en Provence (site Saint Charles à Marseille) [GREVE AVEC BLOCAGE] : Lundi 19 novembre, AG de 500 étudiants a voté la grève avec blocage. L’AG des personnels a également voté la grève.
Lyon II [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 novembre, une AG d’environ 500 personnes vote la grève avec blocage, à partir de lundi 12 novembre. Lundi 12 novembre, AG d’au moins 1000 étudiants vote le blocage pour toute la semaine. Jeudi 15 novembre, la présidence a fermé administrativement la fac jusqu’à lundi. La police est intervenue jeudi soir pour évacuer les étudiants qui occupaient l’université. Lundi 19 novembre, AG de 1500 personnes (Campus de Bron) a reconduit le blocage à 90%. Mercredi 21 novembre, la présidence a organisé un référendum illégitime pour casser la grève. Jeudi 22 novembre, le blocage continuait, confirmée par une nouvelle AG.
Montpellier II : Jeudi 8 novembre, l’AG de 500 étudiants a voté la grève avec blocage. Toutefois, la grève n’était pas réellement effective jusqu’à mercredi 14 novembre. Mercredi 14 novembre, AG de plus de 1000 étudiants a voté la grève avec blocage. Vendredi 16 novembre, la présidence de la fac a organisé un référendum illégitime. Lundi 19 novembre, l’AG de 1500 étudiants a voté la poursuite du blocage (800 contre 600). Lundi 26 novembre, l’AG a voté la grève, mais a levé le blocage (514 contre 420). Prochaine Ag vendredi 30 novembre
Montpellier III (Paul Valéry) [GREVE AVEC BLOCAGE] : Vendredi 9 novembre, AG de 150-200 étudiants. Lundi 12 novembre, barrages filtrants, et l’AG a réuni environ 1000 étudiants qui ont voté la grève avec blocage. Vendredi 16 novembre au matin, la police est intervenue pour virer les étudiants et permettre à la direction de l’université de fermer administrativement la fac. Fermée administrativement depuis vendredi 16 novembre
Grenoble III [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 13 novembre, AG de plus de 1000 étudiants a voté la grève, le blocage et l’occupation des locaux jusqu’au 21 novembre. ; la police est intervenue mardi soir pour évacuer pour l’université. 3 étudiants ont été arrêté. Mercredi 21 novembre, AG de 4000 étudiants, a reconduit la grève (1925 contre 1800)
Grenoble II [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 13 novembre, les vigiles privés ont délogés, à l’aide de leurs chiens, les étudiants réunis dans un amphi de la fac. Grève avec blocage depuis mardi 13 novembre
Grenoble I [GREVE AVEC BLOCAGE] : En grève avec blocage depuis mardi 13 novembre
Saint Etienne [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 novembre, AG de 80 étudiants. Réunion interpro prévue mardi 13 novembre. Jeudi 15 novembre, l’AG a voté la grève avec blocage (396 contre 252). Vendredi matin, la présidence avait décidé de fermer administrativement l’université. Fermeture administrative jusqu’au mardi 20 novembre, puis à nouveau jeudi 22 novembre pour empêcher l’Ag de se tenir.
Chambéry : Sur le campus de lettres, AG de 350 étudiants lundi 19 novembre a voté le blocage partiel, confirmé mercredi 21 novembre.
Avignon : Lundi 12 novembre, réunion de 300 personnes. Jeudi 15 novembre, AG d’environ 150 étudiants. Lundi 19 novembre, AG de 500 étudiants a voté pour l’abrogation de la LRU (en opposition à une proposition de l’UNEF plus floue sur la LRU). L’UNEF a levé l’AG pour empêché tout vote sur les modalités d’action
Clermont-Ferrand : Mardi 13 novembre, 450 étudiants ont assisté à une réunion d’information. Mercredi 14 novembre, blocage du CA par une centaine d’étudiants. Jeudi 15 novembre, une AG de 800 étudiants a voté la grève et le blocage mardi 20 novembre par 518 voix contre 194. Mardi 20 novembre, une AG a reconduit la grève avec blocage. Jeudi 22 novembre, l’AG a décidé du blocage les jours de mobilisation nationale
Nice [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 22 novembre, la fac de Carlone a voté la grève avec blocage lors d’une AG de plus de 500 étudiants (339 contre 148)
Toulon : Lundi 19 novembre, AG de 500 étudiants.

Nord

Lille III [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, AG de 1200 étudiants vote la grève avec blocage. Prochaine AG lundi 12 novembre ; l’AG a décidé de laisser la présidence de l’université organiser un référendum à bulletins secrets sur le blocage lundi 12 novembre. Jeudi 8 novembre, manifestation d’environ 2000 personnes. Lundi 12 novembre, à bulletins secrets, les étudiants ont reconduit le blocage par 1631 voix contre 1037. AG à 700 lundi 19 novembre. Lundi 26 novembre, AG a reconduit la grève avec blocage (1596 contre 1517)
Lille I [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mercredi 7 novembre, AG de 300 personnes. Vote de la grève (quasi-unanimité) et du blocage à une courte majorité (150 POUR, 130 CONTRE). Jeudi 8 novembre, manifestation d’environ 1500 personnes. Vendredi 9 novembre, AG de plus de 1600 étudiants qui reconduit à une très faible majorité le blocage (810 POUR, 800 CONTRE). Lundi 12 novembre, AG de 2100 étudiants a reconduit le blocage jusqu’à mercredi par 1082 voix contre 1006, et jusqu’à vendredi par 750 voix contre 696.
Mercredi 14 novembre, une AG des personnels de l’UFR de maths a voté la grève.
Lundi 19 novembre, l’AG a levé le blocage avec 1072 pour le blocage, 1211 contre. L’AG a voté la grève et le blocage pour mardi 20 et jeudi 22 novembre. Par ailleurs, l’AG des personnels a voté la grève jusqu’à jeudi 22 novembre.
Lundi 26 novembre, l’AG a voté la grève avec blocage continu et total par 1062 voix contre 594
http://www.ag-lille1.info/
Lille II [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 13 novembre, AG de plus de 2000 personnes. La grève a été voté (1483 pour, 774 contre), mais le blocage a été rejeté (952 pour, 1316 contre). Lundi 19 novembre, le blocage a été voté (bulletins secrets) par 839 voix contre 635. Lundi 26 novembre, la grève avec blocage a été reconduite par 895 voix contre 847
Arras [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 novembre, AG de 400 personnes qui a voté le principe de grève. Lundi 19 novembre, AG de 800 étudiants a voté la grève avec blocage (430 contre 260)
Amiens [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, AG d’environ 400 personnes. Mardi 13 novembre, AG de 1000 étudiants du pôle des sciences humaines (5000 étudiants inscrits) a voté la grève avec blocage. Sur les autres pôles, la grève sans blocage a été voté. Jeudi 15 novembre, le blocage a été reconduit en sciences humaines. Lundi 19 novembre, extension de la grève avec blocage : blocage voté en sciences humaines à 80% (AG de 1200 étudiants), en staps à 70% (AG de 250 étudiants), en droit économie à 51% (AG de 800 étudiants). Enorme manifestation de 10 000 personnes (selon RG) mardi 20 novembre. Mercredi 21 novembre, l’AG des étudiants en science a rejoint la grève avec blocage (65% pour). Jeudi 22 novembre, la grève avec blocage a été reconduite sur tous les campus.
Lundi 26 et mardi 27 novembre, le blocage a été reconduit partout : en droit économie à 56% (AG de 800), en sciences humaines à 75% (AG de 1000 étudiants), et en science à 52,5% (AG de 500 étudiants)
Valenciennes [GREVE AVEC BLOCAGE] : source AFP (en lettres)
IUT Tourcoing [GREVE AVEC BLOCAGE] : bloqué depuis lundi 19 novembre

Est

Nancy II [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, une AG a réuni environ 150 étudiants et a voté la mise en place de barrages filtrants jeudi 8 novembre. Jeudi 8 novembre, AG de 700 étudiants, suivie d’une manifestation de plusieurs centaines d’étudiants. Elections de 2 mandatés (UNEF) à la coordination nationale. Mercredi 14 novembre, une AG de plus de 1000 étudiants a voté la grève avec blocage à une écrasante majorité (90%). Mardi 20 novembre, AG de 2000 étudiants a reconduit très largement le blocage (80% pour). Jeudi 22 novembre, l’AG a reconduit le blocage.
Metz : Jeudi 8 novembre, AG de 650 étudiants a voté la grève. Mardi 13 novembre, AG de 800 étudiants qui votent la grève avec blocage et occupation. Jeudi 15 novembre, AG de 600 étudiants a reconduit le blocage. Lundi 19 novembre, la présidence a organisé un référendum illégitime pour casser la grève. Les piquets ont été maintenus même si une pause a été actée jeudi 22 novembre suite aux violences des vigiles. Lundi 26 novembre, AG de 500 étudiants. Vote de l’occupation d’un amphi.
Reims [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, AG d’environ 200 personnes. Jeudi 15 novembre, AG de 900-1000 étudiants a voté le blocage du pôle Droit et lettres. Mercredi 21 novembre, AG de 2000 étudiants qui a reconduit massivement le blocage ; un vote à bulletins secrets a ensuite été organisé confirmant le vote d’AG : 850 pour le blocage contre 410. La présidence a fermé l’université jeudi 22 novembre.
Strasbourg : Jeudi 8 novembre, AG de 150-180 personnes. Mardi 13 novembre, AG de 600 personnes vote la grève (sans blocage). Jeudi 15 novembre au soir, la police est intervenue pour virer des étudiants qui étaient réuni dans un amphithéâtre.
Dijon : Mardi 13 novembre, AG de plus de 1000 étudiants a voté la grève avec blocage. Mercredi 21 novembre, l’AG a voté le déblocage.
Besançon : Mardi 13 novembre, AG de la fac de lettres de 450 personnes vote la grève avec blocage. Les facs de science et droit se prononceront mercredi 14 novembre. Jeudi 15 novembre, une AG de 1000 étudiants a voté le déblocage à 5 voix près, et a voté le blocage pour mardi 20 novembre. Blocage les jours de manif.

Caen, 22-11-07

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2 Réponses to “Etat de la mobilisation dans les universités au 27-11”

  1. 43 universités totalement ou partiellement en grève avec piquets de grève bloquants (ou fermés administrativement) : Paris I (site de Tolbiac), Paris III,La Sorbonne, Paris IV (Clignancourt), Paris VII, Paris VIII Saint Denis, Paris X Nanterre, Paris XIII Villetaneuse, Rouen, Tours, Caen, Nantes, Rennes II,Toulouse II le Mirail, Toulouse III Rangueil, Pau, Perpignan,Aix-Marseille I (sites d’Aix et Marseille), Lyon II, Montpellier III, Lille I, Lille II, Lille III, Limoges, Brest, Le Havre, Bordeaux I, Bordeaux II, Bordeaux III, Bordeaux IV, Amiens, Nancy II, La Rochelle, Grenoble I, Grenoble II, Grenoble III,
    Orléans, Reims, Saint Etienne, Valenciennes, Poitiers, Arras, Nice

    8 universités sont en grève avec piquets de grève les « journées de mobilisation» :Clermont, Le Mans, Toulouse I, Rennes I, Chambéry, Besançon, Lorient, Marne la vallée

    Universités où le personnel a voté la grève reconductible : Toulouse le Mirail,Lille I, Paris III, Paris VIII, Saint Charles Marseille, Reims, .

    La grève est massivement reconduite presque partout. Plus de la moitié des
    universités sont en grève. Les appels à la reprise de la direction de l’UNEF
    sont sans effet. La répression est de plus en plus féroce avec la multiplication des fermetures administratives, des interventions policières, des arrestations.

    Le mouvement se développe chez les lycéens : plus de 50 lycées étaient bloqués jeudi 22 novembre. Environ une centaine vendredi 23 novembre et lundi 26 novembre. Environ 200 mardi 27 novembre.

  2. militant sud said

    Appel de la coordination nationale de Nantes : Le mouvement contre la loi Pécresse continue

    La mobilisation importante a contraint la ministre de l’enseignement supérieure, Valérie Pécresse, à un déblocage de moyens pour l’université. Cela n’est pas une réponse à la revendication première d’abrogation de la Loi d’autonomie des Universités des étudiant-e-s mobilisé-e-s depuis plus d’un mois. La mission sur le cadrage national des diplômes n’apporte aucune garantie législative. Les annonces budgétaires de 20 milliards d’euros demeurent insuffisantes (10% de plus de budget par an) face à la pénurie de moyens dans les universités, et rien ne garantit que ces promesses soient réalisées d’ici 2012. Par ailleurs, le financement public de l’enseignement supérieur ne peut pas se faire par la privatisation rampante d’EDF (en vendant des actions comme le propose Nicolas Sarkozy). Tout cela ne change rien au coeur de la loi. L’autonomie budgétaire des Universités, l’introduction forte des entreprises privées et leurs influences dans le contenu des cours en contrepartie de fonds privés, l’octroi d’un pouvoir arbitraire aux présidents d’université, le risque d’une hausse des frais d’inscription, la précarisation généralisée du personnel enseignant et administratif sont toujours présentes dans la LRU. Par conséquent, nous réaffirmons notre opposition à la loi Pécresse et nous condamnons les négociations de la direction nationale de l’Unef.

    La LRU n’est ni amendable, ni négociable, que ce soit sur un plan local ou national. Depuis le début de la lutte, c’est la position de toutes les assemblées générales et de la coordination nationale, seules instances représentatives des étudiant-e-s mobilisé-e-s.

    Si nous nous battons pour l’abrogation de la LRU, c’est parce que nous nous battons pour le droit à l’éducation pour tous, et contre la destruction du service public. Étudiant-e-s et lycéen-ne-s, avec la LRU et les 11 500 suppressions de postes dans l’éducation, c’est notre avenir qui est menacé. Exiger l’abrogation implique donc de lutter pour une augmentation massive du budget de l’enseignement supérieur, pour la création des milliers de postes dont il y a besoin, pour de vrais diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives, pour l’égalité entre Français-e-s et étranger-e-s dans l’accès aux études, pour la gratuité des enseignements et pour la redistribution interne des financements de la Recherche. Cela implique aussi de lutter pour une augmentation massive des aides sociales, et d’être solidaires des salarié-e-s qui luttent en ce moment pour une amélioration de leur pouvoir d’achat. Nous appelons à la tenue d’États-Généraux de l’enseignement supérieur pour formuler des propositions en positif face au projet du gouvernement avec les acteurs de la communauté universitaire (les enseignants, les chercheurs, les Biatoss) et de leurs mouvements (SLR, SLU). De telles propositions sont de toutes façons, pour nous, subordonnées à l’abrogation de la LRU.

    Il est possible de gagner, de faire reculer le gouvernement sur nos revendications. SNCF et RATP, Air-France, EDF-GDF, avocats, salariés de la fonction publique… Sarkozy a beau dire qu’il ne reculera pas face à nous, lui et son gouvernement ont été affaiblis par les grèves. La réussite de la journée de grève du 20 novembre a montré qu’il existait une volonté de lutte dans de larges secteurs de la jeunesse et du monde du travail.

    En effet, la LRU n’est pas une loi isolée mais fait partie d’un contexte de casse généralisée du service public dû à une libéralisation grandissante de la société et de l’économie française, ce que nous condamnons. Face à un État autoritaire, qui joue sur l’usure du mouvement contestataire, et constatant l’échec des négociations SNCF, nous annonçant que nous allons combattre et que nous réfléchirons à l’interruption du mouvement uniquement lors de l’officialisation de l’abrogation de la loi Pécresse.

    Pour cela, la coordination nationale appelle les étudiant-e-s à approfondir et amplifier la mobilisation dans les campus, à créer des assemblées générales communes avec les enseignant-e-s et les personnels afin de consolider les liens en vue d’arriver à une coordination nationale de l’enseignement supérieur. Les lycéen-ne-s doivent se mobiliser encore plus massivement. Et lycéen-ne-s et étudiant-e-s doivent chercher la convergence avec les travailleurs, en premier lieu ceux de l’Éducation Nationale, notamment dans les universités et dans les lycées.

    La plupart des présidents d’université étant en faveur de la LRU, ils n’hésitent pas à recourir à la répression pour briser la mobilisation. Les fermetures administratives, les interventions policières… ne répondent pas à de prétendus « problèmes de sécurité » : elles visent à nous empêcher nous mobiliser, c’est-à dire nous priver de notre droit de nous révolter. Nous condamnons toutes les interventions policières et les arrestations. Nous exigeons l’amnistie de tous les inculpé-e-s des mouvements sociaux, y compris ceux du mouvement cheminot. Nous exigeons la réouverture de toutes les universités fermées administrativement, et le retrait de toutes les forces répressives (polices, vigiles privées…) qui occupent actuellement des universités. Nous réclamons la démission des présidents ayant fait appel à la répression et collaboré à l’expulsion de sans-papiers.

    La semaine dernière, le mouvement a été véritablement victime d’un durcissement de la répression. Le recteur de l’académie de Nantes a interdit la tenue d’Assemblées Générales dans les lycées. Les charges de CRS ont été particulièrement dures à l’encontre des manifestants ; un mineur a été gravement blessé à l’oeil par un tir de flashball. Face à cette situation, nous réaffirmons que le droit de réunion, le manifestation et de grève doivent exister pour tous, y compris les étudiants et les lycéens.

    Suspendre les cours est le seul moyen efficace pour que tous les étudiant-e-s, notamment les boursiers, puissent se réunir et décider ensemble de se mobiliser. Sans piquets de grève votés dans des Assemblées Générales massives, les étudiant-e-s ne disposent pas réellement de droit de grève. Sans occupation des locaux, ils ne disposent pas véritablement du droit de se réunir. Face aux tentatives de faire reprendre les cours par l’intermédiaire des référendums, nous réaffirmons la seule légitimité des Assemblées Générales pour décider du mouvement : c’est dans les AG que les informations, les différents points de vue peuvent être échangés et les étudiant-e-s peuvent voter en connaissance de cause. C’est aux grévistes d’organiser eux-mêmes la prise de décision et non aux présidences d’université, qui pour la plupart soutiennent la réforme. Nous appelons donc au boycott des votes organisés par les administrations universitaires.

    Les annonces du gouvernement, présentées par des organisations syndicales comme une raison d’arrêter le mouvement, tout comme la répression généralisée, visent à nous isoler. Loin de nous résigner à ce risque d’isolement, nous réaffirmons que notre mouvement a vocation à s’étendre dans les universités, dans la jeunesse et le monde du travail.

    Le projet du gouvernement est de détruire l’ensemble des acquis sociaux. Face à ce projet, c’est ensemble que nous gagnerons : nous devons construire un mouvement d’ensemble, des jeunes et des salarié-e-s pour riposter à l’offensive du gouvernement.

    Nous appelons à un véritable service public dans tous les domaines : éducation, santé, transports, protection sociale ce qui implique un réengagement massif de l’Etat dans le financement de l’enseignement supérieur et la recherche, la titularisation des précaires, l’augmentation des salaires et du point d’indice dans la fonction publique…

    Nous appelons à une manifestation massive les 4 et 6 décembre pour que le mouvement montre sa force et qu’il encourage plus d’étudiant-e-s et de lycéen-ne-s ainsi que d’autres secteurs à nous rejoindre dans la lutte : nous appelons à une manifestation massive pour assurer la visibilité du mouvement et son élargissement vers d’autres secteurs. Nous appelons en particulier les personnels de l’université à nous rejoindre dans cette manifestation, dans des cortèges communs. Nous appelons désormais à la tenue de coordinations nationales de l’enseignement supérieur qui incluraient les étudiant-e-s et les personnels de l’université.

    Nous appelons à participer à toutes les initiatives d’autres secteurs en lutte contre le gouvernement et sa politique, en particulier à la manifestation des chômeurs et des précaires du 8 décembre. Nous proposons une prochaine date de manifestation interprofessionnelle le 11 (ou 13) décembre, et nous nous adressons en ce sens à l’ensemble des salariés et de leurs organisations.

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