Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Au salon…

Posted by syndicaliste sur 23 novembre 2007

L’entreprise s’invite au Salon de l’éducation

Les Echos, 23-11-07

Le Salon de l’éducation s’est ouvert hier à Paris sur une initiative inédite : les premières assises des relations « école-entreprise ». L’occasion pour la présidente du Medef et le ministre de l’Education de plaider pour une « pérennisation » des liens entre les deux univers, en voie de « rapprochement ». La semaine école-entreprise, qui s’achève dimanche, a réuni en 2006 130.000 élèves, 16.000 enseignants et 9.500 entreprises. Laurence Parisot et Xavier Darcos ont également signé hier une convention de partenariat concernant la mise en place de l’option de découverte professionnelle en troisième (3 heures hebdomadaires) qui sera généralisée l’an prochain dans les collèges. Le ministre va également mettre en place une journée de découverte des métiers en cinquième et une journée en lycée ou en CFA en quatrième.

***

Inauguration:

« Il faut laisser les lycées travailler« 

AFP et NouvelObs.com, 23-11-07

(…) Xavier Darcos a estimé que les blocages de certains lycées étaient le fait « d’étudiants », lors de l’inauguration du 9e Salon de l’Education.
Interrogé par l’AFP sur la contagion, pour le moment à quelques lycées, du mouvement de contestation, il a jugé « les inquiétudes infondées« .

« Pour l’instant, c’est quand même très limité, ce sont des étudiants qui viennent bloquer les lycées« , a-t-il déclaré.

« Il faut laisser les lycées et les collèges travailler« , a-t-il encore dit.

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Le contenu de l’autonomie des universités en débat au Salon de l’éducation

AFP, 23-11-07

En plein mouvement étudiant, plusieurs acteurs français et européens ont débattu vendredi de l’autonomie des universités, s’accordant généralement sur le principe mais divergeant sur le contenu à lui donner, au salon de l’Education à Paris.

« L’université d’aujourd’hui ne peut plus se concevoir dans un contexte local, national« , a affirmé Georges Haddad, directeur de la division de l’enseignement supérieur de l’Unesco, lors d’un débat intitulé « Autonomie des universités européennes, pour quoi faire? »
L’autonomie est « une chance » donnant les « moyens à l’université française de s’inscrire dans un contexte mondialisé de l’enseignement supérieur« , a-t-il ainsi estimé.
Alors qu’un mouvement de contestation de la loi Pécresse sur les universités, votée cet été, agite les universités depuis trois semaines, inspiré notamment par la crainte d’un désengagement de l’Etat, M. Haddad a souhaité que « nos étudiants aujourd’hui » ne s’arc-boutent pas « sur des préjugés et des acquis qui parfois peuvent paraître dérisoires face aux enjeux mondiaux d’aujourd’hui« .

Il s’est voulu rassurant au sujet de la loi Pécresse, expliquant: « lorsque j’ai présenté ce projet à mes collègues présidents d’université à Cambridge, Oxford, Harvard, Princeton, ils ont rigolé, disant: +ça c’est de l’autonomie à la française, c’est de l’autonomie qui ne donne pas vraiment toutes les libertés que nous nous pensons devoir obtenir au niveau universitaire+ ».

Le rapporteur de la loi, Benoît Apparu (UMP), venu représenter la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, à ce débat, a estimé de son côté que la France était « en retard » dans un « paysage européen où l’ensemble des universités européennes sont globalement autonomes« .

Selon lui, « les pays qui ont des systèmes universitaires beaucoup plus autonomes que le nôtre ont un taux de chômage des jeunes plus faible (…) et des classements plus efficients« .

Pour Catherine Lassarre, vice-présidente du comité paneuropéen de l’enseignement supérieur et de la recherche de l’Internationale de l’Education [*], (75 syndicats dans le monde), l' »autonomie est indispensable » mais à la condition qu’elle ne « soit pas instrumentalisée à d’autres fins que la production et la transmission des connaissances« .

(…) La syndicaliste a insisté sur la nécessité d’avoir des garanties – Etat, instances démocratiques, contre-pouvoirs – qui accompagnent l’autonomie.
C’est ce qu’a aussi demandé Bruno Julliard (…)

Voir aussi:

Note de notre site:

[*] Le SNUipp et le SNES sont membres de l’Internationale de l’éducation.

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