Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Carte de la mobilisation des universités contre la loi Pécresse

Posted by lucien sur 9 novembre 2007

Une carte de la mobilisation est proposée par Google maps: ici

Voir aussi:

Publicités

2 Réponses to “Carte de la mobilisation des universités contre la loi Pécresse”

  1. 10-11-07: La police évacue les étudiants à l’université d’Aix-Marseille

    Les forces de l’ordre ont évacué peu avant 22H00 environ 80 d’étudiants opposés à la loi Pécresse sur l’autonomie des universités qui occupaient les locaux de l’Université d’Aix-Marseille, a-t-on appris auprès d’un des porte-parole des étudiants.

    L’évacuation de l’université, confirmée de source policière, s’est effectuée dans le calme et les étudiants sont sortis en groupe des locaux, entourés des forces de l’ordre, en tenue anti-émeutes.

    « On était au courant depuis le début de la soirée, il y a d’abord eu un communiqué de la direction sur le site de l’université qui annonçait la fermeture administrative du site, on s’est douté de quelque chose », a expliqué à l’AFP Pierre Isnard-Dupuy, membre de la commission presse mandatée par les étudiants.

    Rien n’a été décidé sur d’éventuelles actions durant le week-end, a-t-il précisé, ajoutant: « d’une façon ou d’une autre, on va continuer à se mobiliser ».

    Les étudiants de lettres et sciences humaines de l’université Aix-Marseille I avaient décidé mercredi de bloquer les locaux lors d’une assemblée générale qui avait réuni environ 900 personnes.

  2. L’agitation étudiante: l’Unef accusée de défendre une ligne intenable

    10-11-07- Après plus d’une semaine d’effervescence dans les universités, l’Unef, leader du mouvement anti-CPE, apparaît dans une situation délicate, accusée d’atermoiments tant par le gouvernement que par les groupes à la pointe de la contestation étudiante.

    Pas à l’origine du mouvement mais soucieux depuis une semaine de son « amplification », l’Unef se prononce pour la grève mais pas pour le blocage, si celui-ci est le fait d’une minorité.

    Interrogé par l’AFP, le président de l’Unef, principal syndicat étudiant, Bruno Julliard regrette que le gouvernement ait « décidé de tirer à vue sur l’Unef, en essayant de la décrédibiliser ».

    L’Unef assure que la loi Pécresse sur l’autonomie des universités ne le satisfait pas mais ne demande pas son abrogation, comme le demandent les groupes à l’origine du mouvement.

    Grâce à la victoire contre le gouvernement Villepin, au printemps 2006, le syndicat étudiant s’était imposé comme un interlocuteur majeur du gouvernement, avec à sa tête un chef de file charismatique, Bruno Julliard.

    Dans le mouvement actuel, il est pressé, tant par le gouvernement que par le collectif étudiant à l’origine de la contestation, à « choisir son camp ».

    « L’Unef est tiraillée en interne entre sa majorité qui ne veut pas l’abrogation de la loi et une minorité qui la souhaite. D’où l’impression d’être le +cul entre deux chaises+ », commente un responsable étudiant, qui souhaite garder l’anonymat.

    « La stratégie de l’Unef est très claire: créer les conditions de la mobilisation, c’est un choix que nous avons fait il y a un mois », répond à l’AFP Bruno Julliard, agacé par ce qu’il voit comme un faux-problème, politiquement « monté en épingle ».

    « Certes, nous ne réclamons pas l’abrogation de la loi, donc on a un désaccord de stratégie (avec l’extême-gauche, ndlr), nous l’assumons. Mais sur les éléments d’analyse essentiels de la loi, nous sommes en accord avec la plupart des militants des AG », ajoute-t-il.

    Un président d’université juge pourtant cette position « très paradoxale: il a négocié avec le gouvernement tout l’été et dit qu’il ne tenterait rien. Là, on a l’impression qu’il essaie de récupérer le train qui part ».

    « Il peut y avoir des mobilisations sans demander l’abrogation d’une loi ou la démission d’un gouvernement par exemple », rétorque de son côté le responsable de l’Unef.

    « C’est à l’Unef de faire un choix », insiste-t-on au ministère de l’Enseignement supérieur. « Je n’ai qu’une seule boussole, ce n’est pas de savoir comment on inflige une défaite politique à Sarkozy, comment on récupère un mouvement, mais d’arriver à imposer des changements de politique au gouvernement », argumente Bruno Julliard.

    Le syndicat étudiant n’a jamais caché avoir négocié la loi sur l’autonomie des universités, aujourd’hui au centre des revendications des AG, en plein été, en échange de la promesse de moyens importants pour les étudiants.

    Mais en octobre, il a jugé « très décevant » le budget présenté par le gouvernement, et en fait son thème central à la rentrée.

    « On s’est fait berner, on ne va pas tendre l’autre joue, Valérie Pécresse est exclusivement responsable de la situation actuelle », estime aujourd’hui Bruno Julliard.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :