Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Manif à Rodez le 18 octobre

Posted by lucien sur 16 octobre 2007

Appel des Unions Départementales CGT – CFDT – CFTC – FO – FSU de l’Aveyron pour le 18 octobre

Une seule réponse, la retraite à 60 ans.

Le Président de la République affirme que les régimes du privé financent 50 % des régimes spéciaux. C’est faux ! Par ce mensonge Sarkozy tente de dresser les salariés les uns contre les autres.

Le système de compensation est financé à 92,7 % par les cotisations des actifs du public et du privé. On sait que les non-salariés perçoivent 93,7 % (dont 69,4 % pour les exploitants agricoles, 14,4 % pour les commerçants, 7 % pour les artisans), mais on nous cache que les régimes spéciaux ne perçoivent que 6,3 % (dont, notez la hauteur du privilège, 0,21 % pour le régime SNCF alors que les cheminots cotisent plus que les autres)… C’est J.Chirac, en 1974, qui a créé un mécanisme de compensation pour tenir compte des différences et des évolutions démographiques entre régimes de retraite. Sans cette solidarité, comment seraient assurées les retraites des paysans ? Ou encore celles des mineurs, qui ne comptent pratiquement plus d’actifs du fait du choix politique de fermetures de toutes les mines en France ?

Ce que cherche la majorité gouvernementale et avec elle toute la clique des experts autoproclamés et l’essentiel des médias, c’est, en frappant d’abord les régimes spéciaux, de casser la solidarité, pour mieux en finir avec les conditions de départ en retraite anticipé avant 60 ans pour tous les salariés y compris ceux qui ont commencé tôt leur carrière où qui ont été soumis à des travaux pénibles et astreignants.

Pour imposer ce nouveau recul, on nous sert encore l’argument de l’équité. Mais parlons-en, parlons des revenus financiers, des profits boursiers, des parachutes dorés ? Et pourquoi ne pas évoquer le régime des parlementaires qui assure, par exemple, 1 600 euros par mois à 60 ans après cinq ans de mandat ou environ 6 000 euros après vingt-cinq ans ?

Et puis, au nom de quoi l’équité ne servirait-elle qu’à réduire les droits, et tirer les salariés vers le bas ? A tous ceux qui en appellent à l’équité pour faire avaler toujours de nouveaux reculs, nous répondons que nous ne renoncerons pas au progrès social.

Enfin, quand on sait que les régimes spéciaux de retraites représentent 500 000 agents actifs et 1,1 million de retraités (c’est-à-dire 5 % des retraités), qui peut croire que la solution au problème est là toute trouvée ? Le Premier Ministre annonce que 41 ans de cotisation serait d’ores et déjà un principe acquis. C’est faux ! Par cette annonce brutale, il tente de réduire à néant l’intérêt du rendez-vous de 2008 prévu par la loi, puisque, l’essentiel étant déjà décidé, la négociation serait du coup sans objet, comme sans objet seraient les mobilisations.

Pour Sarkozy, Fillon et Parisot, circulez y a rien à voir ! Alors même que les recettes de 1993 et 2003 n’ont rien solutionné, il faudrait poursuivre dans la même voie. Dans le secteur privé, l’âge moyen de départ a encore diminué, ce qui démontre l’évidence : les salariés veulent partir à l’heure, les salariés attendent la retraite avec impatience.

Seule une minorité de salariés est encore en emploi à l’âge de la retraite, les employeurs n’ont pas changé dans leur politique d’exclure les seniors de l’emploi. L’impact des contraintes familiales, de la fatigue au travail, de la santé est superbement ignoré. La question de la pénibilité n’est pas réellement prise au sérieux et le « travailler plus pour gagner plus » aggravera encore les choses.

D’ores et déjà, les carrières courtes et les temps partiels sont pénalisés, les inégalités entre les pensions des hommes et des femmes s’accroissent, les atteintes aux retraites des salariés précaires et chômeurs s’approfondissent. Les minima de pension actuels ne protègent pas les travailleurs pauvres au moment de leur retraite. Les questions posées par l’allongement de la durée des études, comme celle de la précarité des débuts de la vie professionnelle, sont largement ignorées.

Le gouvernement a choisi de tourner le dos aux aspirations sociales, de biaiser les questions du travail et de l’emploi, de ne pas traiter au fond celles du financement. Cela revient à avouer que leur objectif n’est pas de maintenir le droit à la retraite à 60 ans. Alors stop aux mensonges, aux mots d’ordre réactionnaires, aux discours de division.

La France n’est pas en faillite ! Les riches se portent même de mieux en mieux grâce à l’accumulation toujours plus rapide des énormes richesses crées par le travail des salariés.

Oui les salariés attendent leur retraite avec impatience, et quelles que soient les conditions démographiques, notre pays a les moyens d’assurer ce droit et de le pérenniser.

LE 18 OCTOBRE sera une première étape de mobilisation face aux nouvelles attaques sur la retraite, la protection sociale etc. Cette journée d’action en appellera d’autres. Nous ne renoncerons pas !

Les Unions Départementales CGT, CFDT, CFTC, FO et FSU vous appellent à participer nombreux à ce premier rassemblement interprofessionnel :

Le 18 OCTOBRE 2007 à 15 H 30 à RODEZ place de la Préfecture

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