Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Fusion ANPE/Unedic

Posted by lucien sur 3 octobre 2007

La fusion ANPE-Assedic
effective dans 6 mois à 1 an

NOUVELOBS.COM | 02.10.2007

La ministre de l’Emploi a aussi annoncé le gel des « maisons de l’Emploi », système lancé par Jean-Louis Borloo.

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Le suivi des demandeurs d’emploi en question

Les Echos, 3-10-2007

(…) De son côté, le syndicat Force Ouvrière de l’ANPE dénonce « les propos démagogiques de la ministre de l’Economie et de l’Emploi, qui tente de faire croire à l’opinion publique qu’un agent de l’ANPE n’accompagnerait actuellement que 60 demandeurs » d’emploi. Et souligne que la direction générale de l’ANPE estime que chaque conseiller s’occupe en moyenne de plus de 130 demandeurs d’emploi. Critiquant « l’objectif purement financier » de la fusion, le syndicat estime que le gouvernement veut « un organisme qui fasse du contrôle« .

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***

Déclaration de SUD ANPE-Solidaires

« Dans sa lettre de mission à Christine Lagarde, le 11 juillet, puis le 30 août 2007 lors de l’université d’été du MEDEF, ainsi que dans les médias, Nicolas Sarkozy n’a cessé de réaffirmer sa volonté de fusionner l’ANPE et l’Unedic le plus rapidement possible. Le 18 septembre, il a demandé à la Ministre de l’Emploi de lui faire des propositions sur la fusion dans les 15 jours.
Bien entendu, cette opération est présentée comme découlant du bon sens et visant l’intérêt des demandeurs d’emploi : un interlocuteur unique, une meilleure efficacité du service public de l’emploi, des économies d’échelle et un primat accordé à l’emploi et non à l’indemnisation. Dans les faits, elle ne vise qu’à poursuivre et ancrer le mouvement dans lequel nous sommes déjà inscrits c’est-à-dire un véritable démantèlement du service public et la soumission des sans-emploi en accentuant les pressions et les contrôles.
Le discours tenu, sous couvert de pragmatisme, vise à casser les solidarités, en culpabilisant les chômeurs tenus pour responsables de leur situation et profitant du système, pendant que les « vrais travailleurs » se « lèveraient tôt » pour « gagner plus en travaillant plus ».

Cette idéologie sous-entend aussi que le chômage de masse serait dû à l’inefficacité de l’ANPE, et non à la situation économique et à des choix politiques.
La finalité est en fait d’offrir au patronat une force de travail soumise, flexible et à bas coût. Le chantage permanent à la suppression des allocations, les radiations en cas de refus d’offre et le harcèlement administratif devraient conduire les chômeurs à accepter n’importe quel emploi et faciliter la mise en place d’instruments de pseudo politiques de l’emploi favorisant la flexibilité et la précarité du travail, sous couvert de sécurisation des parcours professionnels.

La fusion ANPE / Unedic, tout en donnant l’illusion d’un Etat cherchant à résorber le chômage, lui permet en fait de se désengager financièrement, de casser le service public et de marchandiser l’emploi avec la complicité des collectivités locales. Ces propos ne relèvent pas du fantasme, ils décrivent la réalité actuelle, héritée de la Convention Tripartite de mai 2005 et du Décret de mars 2007 permettant la création de filiales à l’ANPE, que la fusion va aggraver. Le Service Public de l’Emploi est devenu un vaste magma où se côtoient pêle-mêle organismes de formation et Assedic, cabinets d’outplacement, intérims et collectivités.

Concernant le personnel ANPE, alors que le Directeur Général s’époumone à communiquer aux agents que la structure issue de la fusion sera un Etablissement Public, on donne un autre son de cloche aux salariés de l’Assedic, et Nicolas Sarkozy vient de déclarer que la fusion était « l’occasion de faire plus de place aux partenaires sociaux ». Par ailleurs, il parait difficile d’envisager cette fusion sans suppression de personnel, comme nous l’affirme pourtant Christian Charpy.

Pour toutes ces raisons, dans l’intérêt des usagers et du personnel, SUD ANPE s’oppose à la fusion, quelle que soit la forme qu’elle puisse prendre. »

Déclaration de la CGT

Fusion : Anpe-Unedic : le jeu de dupes du gouvernement

La ministre de l’Economie a précisé ce que pourrait être le nouveau service de l’emploi issu de la fusion de l’ANPE et l’Unedic. Une fois de plus, nous sommes devant le fait accompli.

La ministre préfère dialoguer par voie de presse avant même de discuter avec les partenaires sociaux.

Le schéma de gouvernance proposé par Christine Lagarde ne conduira-pas à une meilleure efficacité dans l’accompagnement des demandeurs d’emploi ? Cette usine à gaz risque de devenir un outil de coercition à l’égard des demandeurs d’emploi qui seraient contraints d’accepter tout et n’importe quoi. Le Président de la République n’a-t-il pas précisé mi-septembre qu’il appartiendra à la nouvelle entité fusionnée de prononcer des sanctions ? De plus, les précautions prises par Christine Lagarde pour affirmer que les partenaires sociaux auront une large place, voire majoritaire au sein du conseil d’administration ne dupent personne. De fait, l’on assiste bel et bien à un affaiblissement du rôle des partenaires sociaux La CGT réaffirme son attachement à la création d’un véritable service public de l’emploi, plaçant les besoins des demandeurs d’emploi, comme des salariés, au cœur de ses missions. Il s’agit de promouvoir un service public articulé autour de l’indemnisation, de l’accompagnement et de la formation et qui ne laisserait plus la part belle aux opérateurs privés. Il s’agit de réellement accompagner des millions de travailleurs précaires vers un emploi stable. La CGT réclame l’ouverture d’une négociation sur cette base afin de déterminer le contenu de ce grand service public à l’emploi, sa gouvernance, sa structure et le statut des personnels.

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Une Réponse to “Fusion ANPE/Unedic”

  1. Revue de presse said

    Fusion ANPE-Assedic : les sources d’économies possibles se dessinent
    [Les Echos 04/01/08 ]

    Le réseau des Assedic est « plus homogène » que celui de l’ANPE, estime un groupe de travail chargé d’organiser la fusion. Les agents de l’ANPE sont, en revanche, plus nombreux à être en contact avec les chômeurs que ceux de l’Unedic.

    Le projet de fusion de l’ANPE et des Assedic, qui sera débattu par les sénateurs à partir du 9 janvier, entre dans sa phase pratique. Plusieurs groupes de travail ont été constitués pour réfléchir à des questions aussi sensibles que l’organisation générale, les ressources humaines, la convergence des réseaux et les questions budgétaires. Dans chacun d’entre eux, Bercy a souhaité réunir des responsables de l’ANPE, de l’Unedic, de l’Inspection générale des affaires sociales, du ministère de l’Emploi (DGEFP) et de Cap Gemini. Dans une note de synthèse datée du 14 décembre, le groupe chargé de l’organisation pointe plusieurs sources de rationalisation possibles, concernant l’implantation géographique et les effectifs. Même si le gouvernement s’en défend, « la question des économies qui pourraient être réalisées et de leur échéance a été abordée », indiquent les auteurs de la note. « Plusieurs économies sont à envisager : des économies liées au maillage territorial, des économies liées à la dématérialisation, des économies directement liées à la fusion (exemple : tenue de la comptabilité) », ajoutent-ils.

    Destinée à offrir un meilleur service aux demandeurs d’emploi, la fusion veut que les agents soient en contact plus fréquent avec les chômeurs, et moins occupés à des tâches administratives. A ce titre, le groupe de travail observe que 84 % des effectifs de l’ANPE ont un lien direct avec les demandeurs d’emploi, ce qui n’est le cas que de 75 % des salariés des Assedic. Pour y remédier, le groupe propose de « redéployer » des salariés ayant des fonctions d’appui (informatique, etc.) « vers la relation avec les demandeurs d’emploi ».

    Sur la question du maillage territorial, le réseau des Assedic est jugé « plus homogène » que celui de l’ANPE. Les Assedic disposent de 648 sites d’accueil, alors que l’ANPE possède 827 agences locales et 155 points-relais. Ces derniers, d’une architecture plus légère, pourraient être les premiers touchés par la restructuration, indique un membre de la mission. Il pourrait en être de même des 25 unités spécialisées que l’ANPE a mises en place pour répondre à la situation particulière des cadres, des détenus sortis de prison, des métiers de la culture et des hôtels-cafés-restaurants.
    Diversité du réseau

    Loin de pointer telle ou telle agence – la décision finale revenant au gouvernement -, le groupe de travail se contente de décrire la diversité du réseau ANPE, qui tente de moduler son offre en fonction des besoins de chaque bassin d’emploi. Les Assedic, quant à elles, devront s’adapter au découpage des 26 régions administratives. Parce qu’elles ne couvrent pas une région entière, certaines d’entre elles pourraient être appelées à se regrouper. C’est le cas, par exemple, dans le Nord, le Pas-de-Calais, l’Ouest francilien, l’Est francilien, le Sud-Est francilien, Paris, les Alpes, les vallées du Rhône et de la Loire…

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