Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Archive for octobre 2007

Nouvelles de Mansour Osanloo

Posted by lucien sur 29 octobre 2007

De bien préoccupantes nouvelles de notre camarade syndicaliste emprisonné [revoir la Chronologie des Faits (septembre 2007) (63kb)]:

Iran : Mansour Osanloo perd la vision d’un œil après avoir été privé de soins médicaux

Illustration de l´article

Bruxelles, le 19 octobre 2007 : Mansour Osanloo, président du Syndicat des travailleurs de la compagnie d’autobus métropolitaine de Téhéran (Sherkat-e Vahed), écroué depuis juillet, a perdu la vision d’un œil après s’être vu privé de l’attention médicale dont il avait besoin d’urgence. Il est détenu à la tristement célèbre prison d’Evin, dans la capitale iranienne.

Mansour Osanloo a fait l’objet de harcèlements constants par les autorités iraniennes en raison de ses activités syndicales indépendantes. Incarcéré pendant huit mois, de décembre 2005 à août 2006, puis de novembre à décembre 2006, le dirigeant syndical a de nouveau été cité à comparaître. Il s’est rendu en Europe récemment afin de recueillir des soutiens internationaux en faveur des syndicats indépendants d’Iran et à pris la parole pendant la réunion du Conseil général de la CSI, le 21 juin 2007 à Bruxelles. Le 10 juillet, peu de temps après son retour en Iran, il a été arrêté et placé en isolement.

***

Iranian Regime Blinds Bus Workers’ Leader Osanloo

Publié dans

Mansour Osanloo, the Iranian bus workers’ leader, has lost the sight in one eye after being denied the urgent medical treatment he needed in prison. Apparently he has now received medical treatment… too late to save his sight.

Osanloo, President of the Syndicate of Workers of Tehran and Suburbs Bus Company (Sherkat-e Vahed) has been detained in the brutal Evin prison in Teheran since July this year. His eyes were first injured in May 2005 after he was attacked by government security forces, who also cut his tongue, leaving him with a lisp.

Osanloo has been repeatedly harassed by the Iranian government because of his trade union activities. He was imprisoned for eight months from December 2005 to August 2006, and also for a month from November to December 2006. He was threatened with five years in prison earlier this year.

Hanafi Rustandi, from the Indonesian seafarers’ union the KPI (Kesatuan Pelaut Indonesia), recently visited Iran to complaint about Osanloo’s incarceration. While there, although he was not allowed to visit the prison, he was told by the regime that Osanloo had received treatment.

The maltreatment is part of a wave of repression against independent union organising that has swept Iran since the teachers’ strikes in March. Apart from imprisonment and torture, the regime now appears to be using assassination to beat down its working class opponents.

Last week in the city of Sanandaj in Iranian Kurdistan, three hooded plain clothes agents attempted to assassinate Majid Hamidi, a member of the Coordinating Committee to Form Workers’ Organisation as well as a member of the Committee in Defence of Mahmoud Salehi. Hamidi was shot seven times in his arm, shoulder and neck and is in a critical condition in hospital.

Other activists have been visited at home or threatened by armed members of the security services. Socialists and trade unionists should be joining the protests in solidarity with Iranian workers and help to build the independent Iranian labour movement.

For more information on solidarity actions see itfglobal.org/solidarity/osanloo2.cfm

Paul Hampton

Voir aussi:

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Contre-riposte

Posted by lucien sur 29 octobre 2007

Un groupuscule de “républicains laïques” sévit actuellement sur internet en brisant tout le travail fait en 2004 sur l’intrumentalisation du concept d’”islamophobie”. Il s’agit de Riposte laïque, dernier avatar sur internet d’une équipe de rédaction issue de Respublica, proche de l’UFAL. Nous avions déjà mis en garde contre des dérives au sein de cette ligne rédactionnelle et avions rompu avec eux lors des émeutes de 2005 (cf. par exemple Fracture ethnique?). Dans le camp laïque, nos camarades de la revue Ni patrie ni frontières avaient fait de même (cf. « Caïds » du 9-3, « islamistes » de 8 ans et mosquées “clandestines” !). Ces gens ont pris comme nouvelle croisade d’attaquer Caroline Fourest, de la revue Prochoix, qui ne souhaitait pas un engagement “sans réserve” dans l’affaire des Vosges. Ils le font en confondant volontairement islam et islam politique, en niant l’orientation politique donnée à ce dossier par l’avocat villiériste, en désertant le 3° camp pour rallier la théorie de Huntington du choc des civilisations. Le dernier éditorial Riposte laïque est éloquent:

Abandonnée de tous, Fanny s’est contentée de prendre un avocat de droite, qui s’est contenté de faire son métier, sans le politiser. Certains, qui n’ont que compréhension pour les choix politiques d’Ayaan Hirsi Ali, ont rejeté et insulté Fanny, jugée coupable d’avoir été défendue par Alexandre Varaut.

(…) Quand elles disent qu’il y a un choc de civilisations, non entre l’islam et l’occident, mais entre l’obscurantisme et la démocratie, tout le monde les applaudit, à juste titre.

Mais si un « Français de souche » ose tenir les mêmes propos, ce qui est arrivé à Robert Redeker, il est immédiatement suspecté d’être d’extrême droite, voire un adepte de la théorie de Samuel Huntington sur le choc des civilisations. On le salit, on lui fait la leçon, lui intimant l’ordre de faire la différence entre islam et islamisme, ce qu’Ayaan Hirsi Ali et d’autres ne font plus depuis longtemps,(…)

Quand notre ami Pascal-Mohamed Hilout dit des choses semblables, avec ses mots à lui, il est suspecté d’être le « bougnoule de service », comme lui a dit un jour la porte-parole des « Indigènes de la République ».

Quand une femme comme Fanny Truchelut voit les représentantes de cet islam venir exhiber leur tenue prosélythe dans un gîte, et qu’elle a trente secondes pour prendre une décision, elle est traînée dans le boue par toutes ces bonnes âmes qui la qualifient de raciste et d’intégriste catholique. (…)

Cela n’empêche pas des professeurs de laïcité, convaincus d’être de grands théoriciens, depuis leurs bureaux parisiens, de décréter que Fanny a enfreint gravement les principes laïques entre la sphère publique et la sphère privée.

Dans ce même numéro on trouvera aussi cette phrase: Entre deux français, il semble donc que la gauche a une préférence marquée pour le français d’origine immigrée“[*].

Ensemble condamne vigoureusement cette logique comme il avait déjà condamné en 2005 les tenants de la “fracture ethnique” ou de l’interprétation des émeutes comme “l’alliance des ayatollahs et des dealers“, récupérations de la rhétorique des “identitaires”, et regrette que cette dérive ne fasse que donner prise a posteriori aux arguments des défenseurs de l’unité d’action avec les islamistes. Notre combat laïque est et restera clairement, dans la défense des principes et des salarié(e)s en lutte: Ni réaction théocratique, ni impérialisme! Nous ne confondrons jamais le combat pour l’émancipation des femmes avec aucune forme, fut-elle rampante, de xénophobie.

Ensemble

[*] Dans le genre de prose de Riposte laïque on trouve aussi le mois dernier sur l’immigration: “On pourrait faire à l’égard des prestations sociales une remarque convergente, le premier budget des départements étant celui de l’action sociale, dont les journées d’hôtel que coûte l’accueil de famille sans logement avec enfants, y compris sans papiers dont les enfants sont scolarisés qui ne cesse de croître, s’inscrivent dans des dépensent publiques qui ont leurs limites et dont l’explosion met en grave danger le système de solidarité lui-même, dès aujourd’hui. Rappelons que ce système bénéficie à bien des familles d’origine immigrée ou étrangères souvent en difficulté en raison du caractère économique de leur immigration, dans des proportions ainsi bien supérieures à ce qu’elles représentent vis-à-vis de la population dans son ensemble. Faut-il vraiment encore en rajouter en ouvrant en grand les portes de la France à une immigration sans contrôle ?”

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Intimidation patronale à Air France contre le droit de grève

Posted by lucien sur 27 octobre 2007

84% des hôtesses et stewards d’Air France étaient en grève hier. La direction répond par une assignation en justice des syndicats!

Revue de presse

Air France porte plainte pour mater la grève

Libération, 27 octobre 2007

La compagnie aérienne estime que les syndicats n’ont pas respecté un texte les obligeant à négocier. Samedi matin, le trafic était toujours très perturbé avec 30% des vols annulés.

En recourant à la justice, Air France a choisi de saquer la grève menée par ses hôtesses et stewards à la veille des vacances de la Toussaint, qui a causé l’annulation de 30 % des vols. La direction du groupe a décidé hier, au deuxième jour du mouvement, d’assigner en justice trois des syndicats qui ont appelé à la grève : Force Ouvrière (FO), l’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa) et le Syndicat national des personnels navigants commerciaux (SNPNC).

 

Motif ? Ces syndicats n’auraient pas respecté une disposition du protocole de veille sociale, signé en juin, qui oblige les syndicats signataires et la direction à négocier pendant un préavis de grève. Cette procédure vise à «privilégier dialogue et négociation avant tout déclenchement de grève», explique un porte-parole d’Air France.

Facture. La compagnie accuse ses syndicats d’avoir oublié d’envoyer un courrier détaillant les points du différend, afin d’obtenir une réunion avec la direction. Et donc le PDG Jean-Cyril Spinetta de réclamer «réparation intégrale du préjudice qu’elle [la société Air France] est amenée à subir». Et la facture est lourde : Air France réclame 14 millions d’euros à FO, 15 millions au SNPNC et 14 millions à l’Unsa, selon les syndicats. Le groupe n’a pas souhaité confirmer ces chiffres, mais indique qu’ils sont «dans cet ordre de grandeur».

Par ailleurs, un euro symbolique est demandé à chacun des syndicats pour «l’atteinte à l’image de l’entreprise». «Rien ne figure dans l’accord en cas de non-respect», a toutefois reconnu l’entreprise, précisant que le recours en justice relève des dispositions classiques du Code civil. Une façon d’assumer un bras de fer avec ses syndicats quitte à s’embourber dans un conflit qui «empirait d’heure en heure», vendredi, selon l’intersyndicale (CGT, CFTC, Unsa, FO, CFDT, SNPNC, SUD-aérien). Le SNPNC a-t-il oui ou non enfreint le protocole ? Quand on lui pose la question sa présidente, Fatiha Schneider, reste prudente : «On ne souhaite pas réagir à chaud, car le dossier est dans les mains de nos avocats», dit-elle. «C’est un processus d’intimidation, Air France ne pensait pas que la grève serait aussi importante», estime Pascal Zadikian, délégué CGT à Air France (syndicat qui n’a pas signé le protocole). Hier, 84 % des personnels navigants commerciaux étaient en grève, un peu plus que la veille où ils étaient 80 %, selon la CGT. Leurs revendications portent sur les salaires et les conditions de travail, au moment où est renégocié l’accord collectif de cinq ans, qui arrive à échéance en décembre.

«Sur le béton». Natacha, hôtesse gréviste de la région parisienne, raconte qu’elle gagne de 1 400 euros à 1 600 euros nets par mois. Elle estime notamment «injuste» le système de rémunération qui «paie en heures de vol, quand le moteur tourne». «Avec les temps d’escales et de réparation, on passe parfois plus de temps sur le béton qu’en vol, dit-elle avant de dénoncer les jours de repos proratisés : si on est absent plus d’une journée, même en arrêt maladie, ces jours sont enlevés de nos jours de repos.»

En attendant, 70 % des vols seront assurés dans les jours qui viennent, assure Air France. Objectif ambitieux puisque la grève doit se poursuivre jusqu’à lundi minuit. A moins qu’un accord soit obtenu plus tôt. Vendredi soir, l’intersyndicale était reçue dans la soirée par le PDG.

***

Tract de l’intersyndicale du 24 octobre :

CFTC – FO – SNPNC – SUD Aérien –
UGICT CGT- UNSA

Mercredi 24 octobre 13 h 00
GREVE MAINTENUE ET LEGALE
PANIQUE DE LA DIRECTION

La Direction sourde aux messages des PNC :
Taux record de participation aux élections professionnelles, grogne dans les galleys, réunions de négociation plusieurs fois annulées par la Direction… Comment les dirigeants peuvent-ils se déclarer surpris par la grève ? Mesurent-ils l’irresponsabilité de leurs propos et le gouffre qui les sépare des PNC ?
INTIMIDATION, le nouveau dialogue social :
Après les tentatives de déstabilisation, l’Intersyndicale est menacée de procès et de soit disant dommages et intérêts. Les délais légaux ont été respectés et la négociation a débuté il y a
suffisamment longtemps pour que nous ayons eu le temps de nous rendre compte que l’on voulait nous mener en bateau (pour changer de l’avion peut-être).
L’INTOX :
La Direction prétend que chaque syndicat émet des demandes différentes.
Faux : un seul Délégué a présenté les revendications de l’ensemble des membres de l’Intersyndicale…
La Direction prétend que les syndicats ont refusé de se rendre à la réunion du 23 octobre pour négocier.
Faux : L’intersyndicale a proposé un « protocole de fin de conflit », que la Direction a tout simplement passé sous silence dans sa communication.
Depuis le mois de juin, nous sommes toujours sur le chapitre de la rémunération sans aucune avancée significative. Cette parodie de négociation a assez duré face à une échéance connue de longue date. Jusqu’à présent, tous les gains de productivité ont été obtenus sans contrepartie : COMPO PEQ ; NEV ; Accélération des vols ; calcul des temps médians plus que fantaisiste…..
La Direction se lance dans une campagne de désinformation en distillant auprès des médias et des PNC un discours mensonger et en prônant l’éclatement de l’Intersyndicale.
L’union des syndicats fait peur d’où la panique de nos dirigeants.

La grève est légale.

Le double langage du Président :

  • Pour les médias et les investisseurs, les comptes affichés sont excellents et présentés de façon attractive.
  • Les PNC devraient s’estimer heureux d’avoir un « emploi garanti ».
  • Les résultats réalisés par l’entreprise génèrent un intéressement dont les PNC devraient se contenter.

Les bénéfices records de l’Entreprise engendrent des dividendes pour les actionnaires mais pas pour les PNC.

Devant l’irresponsabilité et le manque de volonté manifeste de nos dirigeants d’instaurer un dialogue social avec les représentants de son personnel, ne nous laissons pas influencer par la peur et la culpabilité, technique de chantage lamentable.

TOUS EN GREVE
Pour l’Intersyndicale, nos revendications et notre combat
sont légitimes.
Seule une grève massive peut faire plier la Direction

Permanence CFTC : 01 41 56 40 70 / 72 CDG – 01 41 75 27 29 ORLY
Permanence FO : 01 41 56 41 90 / 87
Permanence SNPNC : 01 49 19 58 18
Permanence SUD Aérien : 01 41 56 30 38 CDG – 01 41 75 20 85 ORLY
Permanence UGICT CGT : 01 41 56 41 84 CDG – 01 41 75 16 75 ORLY
Permanence UNSA : 01 41 56 04 64 / 68

Consultez les différents sites de vos syndicats et faites circuler les consignes de grève.

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Déménagement du site syndicaliste Ensemble

Posted by lucien sur 25 octobre 2007

Le site http://www.snuipp-ensemble.org est définitivement fermé, Ensemble passant sur domaine gratuit. Mettez vos marques-pages à jour avec l’adresse suivante:

http://ensemblesnuipp.wordpress.com

Merci de nous signaler les liens cassés que vous pourrez remarquer à l’occasion de ce déménagement.

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Procès de Florimond

Posted by lucien sur 24 octobre 2007

 

Les charges s’écroulent au procès de Florimond Guimard

Libération, mardi 23 octobre 2007

Avec un dossier pareil, qui s’effondre à l’audience, voilà le parquet bien embêté. Hier, le substitut Denis Vanbremeersch devait requérir contre Florimond Guimard, 31 ans, instituteur à Marseille, poursuivi par la justice parce que, le 11 novembre 2006, il aurait lui-même poursuivi avec son véhicule, à l’aéroport de Marignane (Bouches-du-Rhône), une voiture de police contenant un parent d’élèves sans papiers en passe d’être expulsé. Problème : l’audience devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence n’a rien démontré des «violences volontaires avec arme par destination, à savoir un véhicule», alléguées par les policiers, dont trois sont parties civiles. Voilà le substitut obligé de reconnaître : «C’est une qualification que j’ai du mal à partager. Une procédure peut-être ni faite ni à faire.» Car «la mise en danger réelle n’existe pas».

Alors qu’une manif de soutien à l’enseignant fait le pied de grue devant le tribunal, le magistrat s’en rapporte sur ce point «à la sagesse du tribunal». Au passage, le substitut rend hommage à RESF (Réseau Education sans frontières), dont l’enseignant est membre. A ses «idées respectables», à son action «indispensable au bon fonctionnement de notre démocratie». Relaxe en vue ? Non. Comme, ensuite, l’instit a traversé un barrage de policiers, il est coupable de «rébellion».

Rond-point. En suggérant la requalification pénale des faits, Denis Vanbremeersch requiert deux mois de prison avec sursis. Florimond Guimard, qui nie toute violence, plaide, lui, la relaxe. Il l’a expliqué au tribunal : ce 11 novembre 2006, un parent d’élèves sans papiers devait être expulsé vers l’Algérie. Direction l’aéroport de Marignane pour les militants de RESF. La mobilisation s’avère payante : le parent d’élèves refuse d’embarquer, et le procureur de la République d’Aix-en-Provence le libère. Mais les policiers n’ont pas apprécié. Ils se plaignent : Florimond Guimard aurait commis des «violences volontaires» avec son auto.

Scène croquignolesque : la voiture de police contenant le parent d’élèves tourne autour d’un rond-point, à l’entrée de l’aéroport, et la Citroën Saxo de Florimond Guimard tourne aussi, cinq, dix fois. Qui poursuit qui ? Mystère. «C’est la première fois que je vois des services de police poursuivis ; d’habitude, c’est l’inverse», note le président du tribunal. «Ce monsieur me colle, il va nous percuter, il est dangereux», assure un policier. Florimond Guimard conteste : il voulait juste savoir ce qu’on allait faire du parent d’élèves. Les policiers ne peuvent justifier d’un préjudice autre que moral. Et même le parquet leur donne tort.

Barrière. Mais il y a un deuxième acte, quelques instants plus tard : dix policiers font barrage, cent manifestants s’avancent pour investir le tarmac. Selon les images télédiffusées hier devant le tribunal, Florimond Guimard réussit à passer, puis heurte légèrement, mais involontairement, une barrière de parking, qui revient vers le policier lancé à sa poursuite. Le fonctionnaire assure être blessé au pouce. Pourtant, sur les images, il continue à courir comme si de rien n’était. Mais cela suffit, selon le substitut, pour constituer une «rébellion, voire une rébellion armée», contestée par la défense. Le tribunal rendra son jugement le 21 décembre.

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Coordination nationale étudiante ce week-end à Toulouse

Posted by lucien sur 24 octobre 2007

Nous, étudiant-e-s de l’université Toulouse le Mirail, réuni-e-s en Assemblée Générale le 16 Octobre 2007 avons voté la revendication du retrait de la loi Pécresse.
En effet cette loi présente de graves dangers, tant au niveau des conditions d’études des étudiant-e-s, des conditions de travail des personnels, que des missions et du fonctionnement de l’Université.

Nous appelons à une première coordination nationale à Toulouse, le week-end du 27-28 octobre.

L’objectif de cette première coordination serait d’appuyer le développement des mobilisations sur les universités, et de poser les bases d’une future coordination démocratique du mouvement.

Nous proposons comme modalité : l’envoi de deux délégués mandatés par Assemblée Générale d’Université.

Nous proposons comme ordre du jour :

Samedi :

  • état du début des mobilisations
  • débat sur la loi d’autonomie et les problèmes des universités

Dimanche :

  • appel à la mobilisation
  • débat sur la mise en place d’un cadre démocratique du mouvement. »

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Grève le 20 novembre

Posted by lucien sur 22 octobre 2007

Communiqué des organisations syndicales de la Fonction publique 

Les fédérations de la Fonction publique, CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, SOLIDAIRES, CFTC,
constatent que les deux revendications prioritaires, le pouvoir d’achat et l’emploi public, ne sont toujours pas prises en compte par le gouvernement.
Face aux exigences d’augmentation de la valeur du point d’indice pour un réel maintien du pouvoir d’achat pour tous, et de refonte globale de la grille indiciaire, sont évoquées par le gouvernement des « mesures concrètes et ciblées » sur une partie des agents de la Fonction publique.
Face aux exigences d’un service public de qualité et de proximité, répondant encore mieux aux besoins de toute la population, basé sur des emplois publics statutaires, il est répondu par le Premier ministre : « Moins de services, moins de personnels, moins d’Etat », confirmé par la suppression de plus de 22 000 postes dans le projet de budget 2008.
Devant le refus persistant du gouvernement de répondre aux exigences et face à ces reculs inacceptables pour les personnels et les usagers, nos organisations considèrent que l’heure est venue d’une riposte d’envergure pour obtenir satisfaction.
Dans la continuité de leurs démarches, les organisations appellent tous les agents des trois versants de la Fonction publique (Etat, territoriaux, hospitaliers) à faire grève, à se rassembler et à manifester le 20 novembre 2007 (jour du vote du budget à l’Assemblée Nationale) dans toute la France, sur nos exigences en matière de salaires, d’emploi public, de défense du service public, de ses missions et du statut de la Fonction Publique

Paris, le 22 octobre 2007

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La solidarité n’est pas un délit

Posted by lucien sur 18 octobre 2007

Instituteur et militant du Réseau Education Sans Frontières, Florimond Guimard risque 48 000 € d’amende et 3 ans de prison pour s’être opposé pacifiquement (avec 200 autres) à l’expulsion d’un père de famille sans-papiers à l’aéroport de Marignane. Il est convoqué devant le Tribunal correctionnel d’Aix le 22 octobre…

20-21-22 oct : 3 jours d’action contre la pénalisation de la solidarité à Marseille

/IMG/fckeditor/UserFiles/Affiche20octa.pdfAffiche des 3 jours 20-21-22 octobre

Voir aussi:

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Journée du 18 octobre

Posted by lucien sur 17 octobre 2007

La FSU nationale n’appelant pas à la grève, nous nous sommes efforcés de recenser plusieurs appels syndicaux, intersyndicaux et/ou départementaux: 

Manifestation à Paris :

14H30 de République à Nation, par le boulevard Voltaire.

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L’anti-universalisme et le pseudo front anti-impérialiste

Posted by lucien sur 17 octobre 2007

(Post-scriptum à Laïcité: le ver est dans le fruit, texte de 2005)

L’ethnodifférencialisme est un anti-universalisme fondé par la “Nouvelle droite” qui s’est diffusé depuis, dès lors qu’il devenait commode.

« Le discours ethno-différencialiste absolutise les identités et défend un modèle social dans lequel chaque communauté ethnique (ou religieuse) peut s’organiser de manière autonome autour de ses propres normes éthiques et juridiques. » (site antifasciste REFLEXes)

Chez les partisans de Tariq Ramadan, cet anti-universalisme s’exprime d’une façon qui ne laisse aucun doute:

Oui, l’internationalisme prolétarien peut être raciste. De même que le slogan « Travailleurs français-immigrés : même patron, même combat » est faux et juste à la fois, le mot d’ordre « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous » est lourd d’ambivalences. Il est vrai qu’il a pour finalité l’abolition de toutes les formes d’exploitations de l’homme par l’homme mais, outre qu’il plonge ses racines dans un certain universalisme idéaliste, il présuppose une homogénéisation de l’espace et du temps par la domination capitaliste (…)” (Sadri Khiari, extrait sur le site du collectif Les mots sont importants de Pierre Tevanian et ses amis).

La qualification de l’internationalisme prolétarien comme (potentiellement) raciste renvoie directement à l’anathème “islamophobe“. Le fait que ces jonglages idéologiques s’effectuent chez des défenseurs d’un front anti-impérialiste entre une certaine extrême-gauche (le SWP britannique avait lancé l’idée, cf. ici *) et la réaction islamiste, alors que les principes anti-universalistes sont issus de l’extrême-droite, ne doit pas nous surprendre:

  • Dans un article paru dans Libération en 2003 (cf ici), Cynthia Fleury et Emmanuel Lemieux comparaient déjà les postures de Tariq Ramadan et d’Alain de Benoist, le fondateur de la Nouvelle droite: réaction dissimulée derrière le discours différencialiste et anti-impérialiste.
  • Dans une étude sur des mouvements d’extrême-droite parue sur le site de la revue Le Banquet, on lit notamment:

l’évolution est grande depuis le temps où Fabrice Robert distribuait dans les banlieues des tracts négationnistes rédigés en arabe, ou, avec des militants tout à la fois maghrébins et communistes, contre la Guerre du Golfe. À l’époque, les NR [nationalistes-révolutionnaires] considéraient que « des rapprochements/collaborations avec des cercles arabes ou musulmans anti-impérialistes (a priori les futurs facteurs de déstabilisation du Système) sont probables et souhaitables. Dans ce cas, on insistera sur un discours ethnodifférencialiste ».

L’extrême-droite avait effectivement déjà expérimenté ce genre d’alliances opportunistes que Sadri Khiari (revenons-en à lui) exprimait dans la revue théorique de la LCR, Critique communiste n°172 (mars 2004, article complet ici):

Les convergences sur le terrain (contre les discriminations, le racisme et l’islamophobie, contre les guerres de Bush et Sharon, contre la mondialisation et l’uniformisation culturelle…) ont montré que des synergies étaient souhaitables et possibles entre la gauche et certains mouvements français se réclamant de l’islam“.[**]

Chaque fois, l’ethnodifférencialisme sert avant tout de cache-sexe. Les “identitaires” d’extrême-droite y dissimulent leur racisme en visant un front anti-impérialiste d’un type particulier, de type fasciste (contre un impérialisme “américano-juif”), les tiers-mondistes couramment appelés “islamo-gauchistes” (les appeler “gauchistes” c’est encore leur accorder trop d’honneur) y dévoient leur antiracisme en visant un chimérique front anti-impérialiste avec la réaction théocratique, ignorant superbement les leçons de la révolution iranienne.

S.J.

(site Ensemble)

Notes

[*] : “Là où les islamistes sont dans l’opposition, notre règle de conduite doit être : « avec les islamistes parfois, avec l’Etat jamais” Harman, 1994.

[**]: Il ne s’agit évidemment pas d’une prise de position isolée. Dans un article sur l’Irak dans le n° 495-496 de juillet 2004 d’ Inprecor et le n°360-361 d’International Viewpoint ( les revues de la IV° Internationale), Gilbert Achcar, après avoir qualifié le Parti communiste-ouvrier d’ultra-sectaire, propose de « frapper ensemble en marchant séparément » avec les islamistes. Quant aux leçons de l’Iran, le site belge de la IV° Internationale publie en 2005 qu' »il n’y a pas eu de contre révolution ni usurpation de la révolution par Khomeiny » (cf. ici).

***

Voir aussi:

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