Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

La marchandisation de l’Education s’affiche sans vergogne avec le député UMP de Millau

Posted by lucien sur 22 juillet 2007

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Le gouvernement de Sarkozy a annoncé à plusieurs reprises sa volonté de mettre en place des études en fin d’après-midi dans les établissements pour les élèves en échec scolaire, payées en heures supplémentaires aux professeurs volontaires pour arrondir leurs fins de mois.
Dans le même temps il annonce la suppression d’encore 17000 postes d’enseignants pour la rentrée 2008 selon les dernières déclarations du ministre de l’Education Nationale.

Le SNES (FSU ) ne peut accepter ce double discours. D’un côté on supprime des milliers de postes et de l’autre on installerait en heures supplémentaires des dispositifs censés lutter contre la difficulté scolaire.

La mise en place d’études après les cours ne saurait faire oublier que c’est d’abord et avant tout dans la classe qu’il convient d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves : travail en petits groupes, temps pour mener à bien des projets collectifs, soutien… activités qui doivent toutes être encadrées par les enseignants et intégrées dans leur service hebdomadaire.

Le chômage et la précarité sont le résultat des politiques libérales menées par les gouvernements successifs. Mais les libéraux ont trouvé le filon en spéculant sur l’angoisse des parents parmi ceux qui sont les plus démunis en capital culturel pour pouvoir accompagner leurs enfants tout au long de leur scolarité.

Ainsi, il est pour le moins étonnant de voir depuis quelques jours, la plaque du tout nouveau député UMP de la circonscription de Millau 24 avenue Jean Jaurès (sic) transformée, comme par hasard, en espace publicitaire pour une société qui vend des cours particuliers et fait de la pub pour une boite de formation privée

Renseignements pris il ne s’agit pas de collègues enseignants qui veulent travailler plus pour gagner plus mais d’intervenants extérieurs à l’Education Nationale, embauchés par une société sous statut associatif qui facture ses prestations du CP à la Terminale ! On serait bien curieux de connaître le niveau de rémunération de ces enseignants et la nature de leurs contrats de travail (CNE ?)…

Nous perdons cette année encore 23 postes dans l’Aveyron uniquement pour le second degré. On ferait mieux d’ouvrir des postes aux concours pour les jeunes diplômés afin de permettre au service public d’éducation de fonctionner correctement plutôt que d’encourager au plus haut niveau de l’Etat UMP ce type de pratiques aussi illusoires et inefficaces que ruineuses pour les familles.

 

Edouard Martin

(professeur au lycée de Millau,membre du bureau départemental du SNES Aveyron)

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