Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Démocratie ?

Posted by lucien sur 13 avril 2007

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DEMOCRATIE ?

 

 

Si, comme l’écrit V. Hugo, la forme c’est le fond qui affleure, que faut-il dire de la manière dont la question centrale de l’adhésion de la FSU à la CSI a été posée lors du congrès de Marseille ? Que faut-il penser de la manière identique avec laquelle la direction fédérale a fait revoter la plénière du précédent congrès de Perpignan quand un nombre significatif de camarades avait refusé l’élargissement du champ de syndicalisation exigé par cette même direction ? Et que dire d’un syndicalisme qui, d’années en années, a fait du compromis et de la cogestion, de l’abaissement des luttes face aux contre-réformes, un ordinaire ?

 

Cet abandon du syndicalisme de lutte indépendant et généreux, et par-là, d’une orientation qui avait été celle de la fédération lors de sa création ne sont-ils pas les symptômes alarmants de l’abandon progressif des pratiques démocratiques au nom d’un pragmatisme dénué de fondements ? Et sans l’intervention, le 2 février, de quelques camarades après une intervention trop bien ficelée du secrétaire national, la consultation démocratique organisée aujourd’hui eût-elle pu avoir lieu ?

 

Il faut ouvrir les yeux ou prendre le risque de voir devenir obsolète le formidable outil syndical que nous avons contribué à forger en 15 ans de luttes. Il faut faire vivre la démocratie dans la FSU sauf à voir se reproduire des pratiques autoritaires et maintenue une orientation attentiste quand, plus que jamais, nous devrions nous préparer à combattre un gouvernement qui sera pire encore que le précédent. Voulons-nous voir définitivement liquidés les acquis et les droits de générations de salariés ?

 

Le vote contre l’adhésion à la CSI ne constitue pas un remède suffisant à sortir complètement de la léthargie dans laquelle nous entrons. Mais cela rendrait possible le relèvement du syndicat. Renouer avec les pratiques combatives et indépendantes héritées de la Charte d’Amiens demeure possible et pourrait être créateur d’espoir pour des millions de travailleurs déboussolés et surtout des jeunes qui commencent à douter, à raison, d’un outil syndical inapproprié et malade. En témoigne le sentiment d’isolement de d’incompréhension des représentants de la coordination centrale des étudiants en grève pendant le lutte contre le CPE, de la façon dont les directions fédérales et confédérales ont du d’abord être subverties par le puissant mouvement populaire du printemps dernier avant de s’y rallier.

 

Jean-François Besançon (SNASUB)

Stéphane Julien (SNUIPP)

Le prolétariat en lutte au congrès de la CSI

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