Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Votons NON à l’adhésion de la FSU à la CSI

Posted by syndicaliste sur 3 avril 2007

Votons NON à l’adhésion de la FSU à la CSI

Les textes préparatoires du Congrès de la FSU annonçaient notre adhésion à la Confédération européenne des syndicats, qui avait co-signé avec le patronat européen un appel à voter OUI au traité constitutionnel européen, et à la « nouvelle » Confédération syndicale internationale. Le Congrès de Marseille en a décidé autrement et ce n’est que grâce au combat des militant(e)s opposés à ces affiliations internationales que tou(te)s les syndiqué(e)s vont pouvoir se prononcer.
Dans un mois de mai électoral où bien des syndiqué(e)s auront aussi d’autres choses en tête, nous voudrions attirer l’attention sur la gravité de cette proposition d’adhésion.

CSI ? Certains nous disent « oh c’est moins grave que la CES » et d’autres ne savent pas trop ce que c’est. Trop nouvelle pour avoir eu le temps sous son sigle actuel de faire autant de bêtises que la CES, la CSI ne surgit pas du néant: c’est essentiellement un élargissement de la C.I.S.L. dont elle a gardé le secrétaire général, Guy Ryder, et 50 des 70 membres de son organe de direction. François Chèrèque, le jaune de 2003, y est le titulaire français.
Dans un entretien à Alternatives économiques en 2006, Guy Ryder déclarait être « favorable à une économie internationale ouverte » et qu’ « il y a une différence fondamentale entre une délocalisation justifiée par des coûts moins élevés et celle, que nous combattons de toutes nos forces, fondée sur l’exploitation du travail et la négation des droits syndicaux, comme en Chine principalement. ».
Cela fait écho à ce principe adopté à la création de la CSI :« Le Congrès reconnaît que les entreprises multinationales sont un moteur essentiel de la mondialisation, qui rend de plus en plus nécessaire et urgente la coopération intergouvernementale de la réglementation internationale des entreprises. »
Est-ce en justifiant le droit des patrons à délocaliser pour des coûts moins élevés (donc des coûts de main-d’oeuvre!) qu’on construira le bon outil pour combattre la mondialisation capitaliste ?

Le programme de la CSI n’est que d’humaniser la mondialisation par le « dialogue social » et le lobbying auprès des institutions internationales. Dire que la FSU pourrait de l’intérieur réorienter une telle machine est soit une plaisanterie naïve, soit un mensonge de circonstance.
Devrons-nous désormais consacrer une partie de nos cotisations à l’affiliation à une bureaucratie défendant sans complexe un syndicalisme d’accompagnement et un syndicalisme sans aucune valeur laïque, la CSI ayant absorbé l’ex-CMT sociale-chrétienne?
En votant NON à la CSI, nous défendrons une orientation de syndicalisme de lutte pour notre Fédération.

Michel BOUFFIER (26)
Stéphane JULIEN (secrétaire national du SNUipp)
Laurent LAUG (secrétaire départemental du SNUipp Guadeloupe)
Valérie MICHEL (14)
Bruno ROBIN (secrétaire départemental de la FSU 59)

(Contribution publiée dans la Lettre du SNUIpp n°357)

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