Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Archive for avril 2007

Courrier à la Révolution prolétarienne sur la CSI

Posted by lucien sur 30 avril 2007

Le n° 756 de La Révolution prolétarienne vient de paraître. Revue fondée en 1925 par Pierre Monatte et ses amis, la RP pourrait disparaître sans renouvellement de ses abonnés. L’abonnement est de 23 euros par an auprès de Jean Moreau, 26 rue des rosiers, 75004 Paris.

Nous reproduisons ci-dessous un courrier de deux de nos camarades publié dans ce dernier numéro:

Sur la CSI

L’éditorial de Jean dans le dernier numéro évoquait la création de la Confédération syndicale internationale l’automne dernier en s’interrogeant sur l’espoir qu’elle pourrait susciter. Cette CSI est essentiellement une fusion de la CISL et de la CMT chrétienne. Sans prétendre détenir la vérité absolue pour autant, nous sommes résolument engagés dans notre Fédération, la FSU, contre l’adhésion à cet organisme. La FSU n’ayant pu obtenir le nombre de voix statutaire pour y adhérer lors de son congrès de Marseille, organise en effet un vote des syndiqués en mai sur cette question. En une période où nous jugeons que les attaques contre les salariés ont pris une dimension inégalée, et où le syndicalisme se doit de faire des choix importants de stratégie et de tactique, l’orientation et les méthodes de la CSI nous semblent en effet aller à contre-sens de ce qui s’impose aujourd’hui: un syndicalisme combatif, et donc un syndicalisme qui se réorganise à partir des luttes à la base . Amicalement,

Quentin DAUPHINE et Stéphane JULIEN

Posted in Revue de presse, Vie syndicale | Leave a Comment »

Le coup des banderoles parisiennes

Posted by lucien sur 27 avril 2007

Le coup des banderoles ou l’éducation à la servilité

http://sanspapiers.blogs.liberation.fr, 27-04-07

L’Inspecteur d’Académie de Paris a ordonné hier jeudi aux directeurs et directrices des écoles parisiennes de «faire retirer toute banderole ou affiches» des écoles, c’est-à-dire, pour être clairs, les banderoles exprimant la solidarité des enseignants et des parents d’élèves avec les enfants et les parents menacés d’expulsion.

Qui a donné l’ordre de rédiger cette circulaire ? L’Inspecteur d’Académie a-t-il agi sur ordre de M.Sarkozy ou de son entourage ? Ou a-t-il pris l’initiative de lui-même, désireux de complaire à celui qu’il pense être le futur président ? L’éducation à la servilité par l’exemple ?

Ces banderoles étaient déjà en place lors du premier tour. L’Inspecteur d’Académie, fin tacticien électoral, les aurait-il alors tolérées parce qu’elles ne desservaient pas la campagne ultra-droitière de son candidat tandis qu’elles sont gênantes au second tour au moment où le loup UMP est tenté de se déguiser en mère-grand pour dévorer les voix centristes ?
Quoi qu’il en soit, il n’est pas question qu’elles soient ôtées. Les principes de solidarité à l’égard des enfants menacés et de leurs parents ne disparaissent pas le jour du second tour d’une élection. Même si ça déplaît à M. Sarkozy.

Que demandera-t-il, s’il est élu ? Qu’on martèle, au sens propre, les mentions «Liberté Egalité Fraternité» au fronton des écoles ?

Richard Moyon

***

Le rectorat de Paris : pas de banderoles sur les écoles pour le scrutin

AFP 27-04-07
Le rectorat de Paris a annoncé avoir demandé jeudi à tous les directeurs des écoles parisiennes qui font office de bureau de vote de faire retirer de leurs établissements, pendant les élections, toutes les banderoles, afin de respecter le principe de neutralité.

Cette décision, qui vise notamment les banderoles de soutien aux sans-papiers, a indigné le Snuipp-FSU, principal syndicat du primaire.

« L’inspecteur d’académie du premier degré a envoyé jeudi une circulaire qui indique aux directeurs des école parisiennes qui sont bureau de vote de retirer toutes les affiches de leurs façades qui pourraient avoir une influence sur le scrutin« , a expliqué vendredi le rectorat de Paris à l’AFP confirmant une information du Parisien.

Selon le rectorat, c’est une « circulaire de rappel du principe de neutralité des services publics les jours d’élection« . Cette circulaire « se borne aux jours d’élection, les écoles pouvant redéposer les banderoles et calicots après les scrutins si elles le souhaitent ».

Cette décision vise essentiellement les nombreuses écoles qui ont depuis quelques mois apposé sur leur façades des banderoles de soutien aux familles en situation irrégulière.

Dans un communiqué, le Snuipp-FSU Paris s’indigne du « contenu de la circulaire » qui s’en prend essentiellement aux banderoles « posées en soutien aux parents sans-papiers ».

« Contrairement à ce que la circulaire laisse entendre, ni l’organisation des élections, ni les affichages extérieurs ne sont du ressort de l’Education nationale. Cette circulaire n’est donc pas neutre et constitue dans le contexte électoral actuel, un signal politique fort de la part d’une hiérarchie qui une nouvelle fois sort de son devoir de réserve » estime le Snuipp-FSU.

Ce syndicat « appelle les enseignants à ne pas répondre à l’injonction de la direction de l’Académie« .

********

Des banderoles bannies par le rectorat

 

A Paris, les écoles servant de bureaux de vote devront être «neutres» le 6 mai.

Par Véronique SOULE

Libération, samedi 28 avril 2007

 

 

«Injonction». «Ça ressemble à de la provocation», déclare Gilles Moindrot, responsable du SNUIPP, le principal syndicat du primaire, «les slogans n’ont rien à voir avec des consignes de vote. D’ailleurs, le rectorat n’avait rien trouvé à redire lors du premier tour. En fait ce sont les salles de vote qui doivent être neutres. Et c’est aux mairies non et à l’Education nationale de s’en assurer». Le syndicat appelle les directeurs à «rejeter l’injonction du recteur».

Faride Hamana, président de la FCPE, la principale fédération de parents d’élèves active dans la campagne pour la régularisation des familles de sans-papiers, accuse, lui, le recteur d’ «abus de droit». «Le citoyen a encore le droit de manifester, de s’exprimer par voie d’affichage, proteste-t-il, si ça gêne quelqu’un, qu’il s’exprime. Sinon ça fait un peu commande . » Les militants soupçonnent la main de l’ex-ministre de l’Intérieur et candidat à la présidentielle, Nicolas Sarkozy. «Il voulait depuis longtemps arrêter tout ce mouvement.»

«Rappel». Au rectorat, on se défend de vouloir faire de la politique. Tout a commencé après le premier tour, explique Nicolas Boudot, le chef de cabinet du recteur : des élus de l’opposition municipale ­ comprenez UMP ­ se plaignent d’avoir dû voter dans des écoles dont les façades étaient envahies de calicots. «Pour rétablir la neutralité du service public, il a alors été décidé d’envoyer une circulaire à toutes les écoles concernées afin de retrouver des murs lisses le jour du second tour.» Une copie a été adressée aux maires qui ont en charge les bâtiments scolaires. «On fait un rappel, mais ça n’est pas un ordre, tempère Nicolas Boudot, on verra ceux pour qui le militantisme prime sur tout . »

Aucune sanction n’est prévue pour le directeur d’école qui refuserait d’obtempérer. Certains songeraient à retirer la banderole au petit matin du 6 mai pour la remettre juste après le dépouillement, quel que soit le résultat.

Posted in Revue de presse | Leave a Comment »

Préparation du 1er mai

Posted by lucien sur 26 avril 2007

MANIFESTATION UNITAIRE
CGT, FSU, UNSA, SOLIDAIRES, UNEF
A 14 H 30 DE LA REPUBLIQUE A LA NATION

***

Revue de presse

La CGT souhaite un 1er mai « très revendicatif »

Reuters, 26-04-07

La CGT compte sur les manifestations du 1er mai, à cinq jours du second tour de l’élection présidentielle, pour rappeler aux candidats ses revendications, a déclaré son secrétaire général.

 

La journée du 1er mai « doit être très sociale et très revendicative« , a déclaré Bernard Thibault sur RTL. « Le fait d’être entre deux tours d’élection lui donne un caractère tout à fait particulier. »

« Les questions sociales sont présentes dans cette campagne. Ce qui n’est pas satisfaisant, par contre, très souvent, c’est la nature des réponses apportées aux préoccupations et aux revendications sociales« , a-t-il ajouté.

« Donc, nous espérons que par le nombre, la participation aux manifestations du 1er mai (…) nous aide à reposer les exigences revendicatives sociales de la période – augmentation des salaires, précarité de l’emploi, en terme de droit du travail, de liberté syndicale« , a dit Bernard Thibault.

Sans évoquer explicitement l’un des deux candidats, le numéro un de la CGT a estimé qu’il existait un risque « de se retrouver d’ici quelques jours avec un gouvernement dont la philosophie au plan économique et au plan social sera une philosophie beaucoup plus proche de celle prônée par le Medef que celle défendue par la CGT ou d’autres organisations syndicales ».

« Lorsque des candidats confirment que dans leurs premières mesures il est question de toucher aux libertés syndicales et au droit de grève nous ne pouvons pas rester silencieux sur notre sentiment qui consiste à voir là les prémisses de l’instauration d’un gouvernement brutal« , a dit encore Bernard Thibault, dans une allusion claire aux propositions de Nicolas Sarkozy.

Ce dernier a précisé qu’il y avait « 245 initiatives prévues dans tout le pays le 1er mai, très souvent dans un cadre unitaire« .

***

Documentation CGT:

Consulter ce document pdf Initiatives prévues dans les départements 250407.pdf

 

***

La semaine sociale dominée par les enjeux d’un 1er mai en pleine campagne présidentielle

PARIS (AFP, 29-04-07) – Un parfum de 1er mai va marquer la semaine sociale, avec des cortèges syndicaux désirant porter salaires et emploi au coeur du débat du second tour de l’élection présidentielle le 6 mai.

Les syndicats n’ont toutefois pas tous appelé à manifester sur le plan national, une position qui a fait regretter à Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, l’absence de volonté « unitaire » des autres grandes confédérations.

La centrale cégétiste, premier syndicat français – avec la CFDT -, organise mardi quelque 250 manifestations partout en France, pour revendiquer de meilleurs salaires, retraites et emplois. Des rassemblements plus ou moins élargis à d’autres syndicats, selon les régions.

M. Thibault, qui a appelé jeudi à « grand 1er mai », n’a pas caché sa volonté de peser ainsi sur le scrutin du 6 mai. S’il ne donne aucune consigne de vote, il a « alerté » les salariés sur la « vision ultralibérale » d’un candidat, visant Nicolas Sarkozy sans le nommer.

Une « démarche partisane » critiquée par son homologue de la CFDT, François Chérèque, dont la centrale n’a, comme FO et la CFTC, lancé aucun appel national. Ce qui n’empêchera pas ces syndicats, localement, de s’associer parfois aux défilés unitaires ou d’organiser leurs propres rassemblements.

Le leader cédétiste défilera à Metz à l’occasion d’une manifestation « traditionnelle » pour « exprimer les revendications des salariés », au premier rang desquelles « pouvoir d’achat et emploi ».

La Fédération syndicale unitaire (FSU, enseignants) et les unions syndicales Unsa (autonomes) et Solidaires (syndicats Sud) appellent, en revanche, à manifester partout sur le territoire – avec un jugement sans appel contre le programme de M. Sarkozy chez Solidaires.

A Paris, la manifestation rassemblera dans l’après-midi CGT, FSU, Unsa, Solidaires et le syndicat étudiant Unef, qui défileront de la place de la République à la Nation.

FO défilera de la place d’Italie à la place de la Commune de Paris (XIIIe arrondissement) pour défendre notamment « l’indépendance syndicale ». Un principe que n’ont pas respecté CGT et CFDT, selon le numéro un de FO Jean-Claude Mailly, qui reproche à la CGT « une consigne de vote » implicite en faveur de Ségolène Royal et à la CFDT de « pencher pour Nicolas Sarkozy ».

Mardi, M. Mailly participera à une manifestation à Lille.

La CFTC organisera de son côté un rassemblement place de la République à Paris pour revendiquer « une relance de la politique salariale » et « la sécurisation des parcours de vie ».

Un collectif d’associations pour les droits des femmes, dont le Mouvement français pour le planning familial, appelle en outre à une manifestation de soutien à Ségolène Royal place de la Bastille.

Les syndicats Sud, CGT, FO et CNT de la Fnac (livres, disques, hi-fi, réservations de spectacles, etc.) appellent par ailleurs à une grève vendredi 4 mai pour protester contre la suppression de 300 emplois nets dans les services administratifs de l’enseigne.

Le PDG de la Fnac, Denis Olivennes, a traité ces syndicats de « conservateurs » et affirmé que « l’écrasante majorité des salariés viendra travailler » vendredi.

Jeudi, la fédération CGT Mines-Energie appelle à une « journée d’actions revendicatives » les salariés des industries électriques et gazières, chargés de la distribution, des transports et de la commercialisation de l’énergie.

Le syndicat proteste contre « les répressions syndicales, les suppressions massives d’emplois et la dégradation des conditions de travail« .

 

Posted in Revue de presse | Leave a Comment »

Deuxième tour des élections présidentielles : un communiqué de la tendance « Pour un syndicalisme de lutte » (SNASUB-FSU)

Posted by Administrateur sur 26 avril 2007

Pour un Syndicalisme de Lutte

Communiqué du 27 avril 2007-04-26

1er MAI : LA RUE ! POUR NOS REVENDICATIONS ! CONTRE SARKOZY !

6 MAI : VOTONS COMME NOUS LUTTONS !

Le 1er mai nous appelons l’ensemble des collègues à manifester pour la défense du service public, de ses emplois et de ses statuts, pour l’augmentation générale des salaires, contre les licenciements, en soutien à nos camarades immigrés en butte à la répression brutale mise en œuvre par l’état UMP, en soutien aux luttes menées à l’échelle internationale par les travailleurs et les peuples, contre les guerres menées par l’impérialisme en Irak, en Palestine, en Tchétchénie.

Notre combat devra aussi se traduire le 6 mai par un rejet massif de la politique défendue par Nicolas Sarkozy. C’est sans ambiguïté aucune que la tendance « Pour un Syndicalisme de lutte » appelle à battre le candidat de la droite. A ce titre, nous ne pouvons que nous étonner de la pusillanimité qui caractérise la position adoptée par la majorité du BDFN du 23 avril 2007. S’agit-il d’une forme inquiétante de prudence?

Le rejet de la politique défendue par Nicolas Sarkozy, qui s’inscrit dans les revendications que nous défendons, dans les mobilisations que nous construisons au quotidien et qui traduit notre attachement aux valeurs fondamentales de la démocratie et des droits de l’homme, constitue un point d’appui pour les luttes à venir. De même, le rejet de cette politique recyclant le programme du Front National s’inscrit en cohérence avec notre action aux côtés des sans-papiers, du RESF, des Roms, etc. et pose la question de la possibilité du dialogue social avec un gouvernement qui en poursuivrait la mise en oeuvre.

Contact : snasubpsl@free.fr

Communiqué de la tendance “Pour un syndicalisme de lutte” (SNASUB-FSU)

***

Voir aussi:

Posted in Vie syndicale | Leave a Comment »

Précarité, pauvreté, inégalités : le baromètre explose

Posted by lucien sur 26 avril 2007

Note du Collectif « Autres Chiffres Du Chômage », 25-04-07:

acdc-5.doc

(cliquer ci-dessus pour ouvrir le document)

Voir aussi:

Manifestation pour l’emploi, Bordeaux 31 mars 2007

Posted in Vie syndicale | Leave a Comment »

La police évacue les intermittents du toit de l’Unedic

Posted by lucien sur 26 avril 2007

La police évacue les intermittents du toit de l’Unedic

PARIS (Reuters), 26-04-07 – Des intermittents du spectacle, qui occupaient depuis deux jours le toit du siège de l’Unedic, à Paris, ont été délogés par les forces de l’ordre, apprend-on auprès des protestataires.

« On s’est fait violemment expulser dans l’après-midi. Deux d’entre nous ont été hospitalisés », a dit par téléphone, Rémy, l’un des occupants. L’information n’a pu être confirmée dans l’immédiat auprès d’autres sources.

Dans la matinée, la direction de l’organisme d’assurance-chômage s’était inquiétée pour le versement des allocations journalières de chômage, retardé par cette action.

Depuis mardi 20h00 (18h00 GMT), une cinquantaine d’intermittents, de chômeurs et de personnes en situation précaire, d’après les organisateurs, une quinzaine selon l’Unedic, s’étaient retranchés sur le toit de l’immeuble, dans le XIIe arrondissement de Paris.

Cette situation avait contraint la direction à fermer mercredi matin les accès au personnel et au public. Un important dispositif de police avait été déployé autour de l’édifice.

Les forces de l’ordre, mercredi, avaient tenté, en vain, de déloger les protestataires qui réclament le retrait de la dernière réforme du régime d’assurance-chômage des intermittents et une refonte du régime général de l’Unedic.

Posted in Revue de presse, Vie syndicale | Leave a Comment »

Manif d’EVS à Toulouse

Posted by lucien sur 26 avril 2007

Des « employés vie scolaire » manifestent

actuchomage.org, 26 Avril 2007

Des « employés vie scolaire » (EVS) de Haute-Garonne se sont rassemblés hier devant l’Inspection académique pour protester contre le non-renouvellement de leurs contrats.

Massivement recrutés en « contrat d’avenir » à la rentrée dernière pour pallier au sous-effectif du personnel administratif de l’Education nationale, les EVS sont le symbole de la précarisation du service public via l’insertion de minima sociaux, qualifiés ou non, sous payés et jetables.

Dans ce département, ils sont 250 à travailler à temps partiel et au Smic auprès des élèves handicapés, ou encore comme aides aux directeurs d’écoles. «Il n’est prévu aucun renouvellement de ces contrats, pourtant il y a un réel besoin», explique Christian Navarro, le secrétaire départemental du SNUIPP, le syndicat des enseignants du premier degré. Demande de formation, problèmes de versements des subventions… des revendications listées dans une pétition déposée à l’inspecteur d’académie. Le SNUIPP, qui a vivement protesté contre la suppression de 8.700 postes d’enseignants cette année, n’a pas l’air de critiquer plus que ça l’invasion de ces emplois bradés dans la fonction publique…

Reçus hier, les manifestants le seront à nouveau le 7 mai. «Je ne me fais pas d’illusion, témoigne Corinne, assistante administrative à Toulouse. On a l’impression qu’on a servi à faire baisser les chiffres du chômage avant les élections.» Elle ne croit pas si bien dire !

Voir aussi:

Posted in Revue de presse, Vie syndicale | Leave a Comment »

Sondage sur le vote des syndiqués et sympathisants

Posted by lucien sur 25 avril 2007

Les votes au scrutin présidentiel selon la proximité syndicale
Sondage Liaisons sociales/CSA réalisé le 22 avril auprès de 5 009 électeurs du premier tour

Quel a été le vote des adhérents et sympathisants des syndicats au premier tour du scrutin présidentiel ? C’est la question à laquelle répond notre sondage Liaisons sociales, réalisé le 22 avril par l’institut CSA, à la sortie des bureaux de vote, auprès d’un échantillon national représentatif de 5 009 personnes.

Ségolène Royal en tête
Interrogées sur leur vote à l’élection présidentielle au regard de leur proximité avec les cinq centrales syndicales représentatives, ainsi que SUD, la FSU, l’Unsa, le Medef et la CGPME, les personnes sondées se sont déterminées de la façon suivante.
• Nicolas Sarkozy fait ses meilleurs scores auprès des partisans de la CFE-CGC, dont il a recueilli les voix de six sympathisants sur dix, et de la CFTC, qui lui octroient pratiquement quatre suffrages sur dix. Il fait un score à peu près honorable chez les partisans de la CFDT et ceux de FO (une voix sur cinq dans les deux cas). Mais c’est chez les proches du Medef et de la CGPME qu’il fait un véritable tabac en collectant la quasi-totalité des voix.
• Ségolène Royal, arrive très largement en tête dans le vote des adhérents et sympathisants des syndicats. Elle rassemble plus de quatre voix sur dix parmi les supporters de la CGT et de SUD, à peine moins chez ceux de la CFDT, un petit tiers des suffrages côté Unsa, un quart à FO. Et elle raffle la mise auprès des enseignants de la FSU, en totalisant près de… sept voix sur dix.
• François Bayrou séduit plus fortement chez les proches de l’Unsa (près de trois voix sur dix), puis de SUD, de la CFTC et de la CFDT, dont environ un quart des sympathisants a voté pour lui.
• En nette perte de vitesse par rapport au 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen reçoit le plus de voix chez les partisans de FO (un sur sept vote pour lui) et de la CGT (plus d’un sur dix).
• À noter enfin le joli score d’Olivier Besancenot, le candidat de la LCR, parmi les sympathisants de SUD dont il recueille une voix sur cinq.

[L’intégralité de l’article est réservé aux abonnés de http://www.liaisons-sociales.com ]

***

Bons scores de la droite chez les syndiqués

LE MONDE | 25.04.07

La nouvelle n’a pas fait plaisir au secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. Jean-Marie Le Pen arrive en deuxième position dans les votes parmi les sympathisants de la CGT, selon un sondage sortie des urnes réalisé par CSA pour Liaisons sociales (effectué le 22 avril auprès de 5 009 personnes).

12 % des « proches de la CGT » disent avoir voté pour le chef de l’extrême droite, 11 % pour Nicolas Sarkozy et 11 % pour François Bayrou. Un résultat somme toute logique au vu du poids maintenu du FN dans l’électorat ouvrier, indique Stéphane Rozès de CSA.

La gauche arrive néanmoins largement en tête avec 65 % dans cet électorat, dont 42 % pour Ségolène Royal. « La gauche hors PS fait quand même 23 % », notait Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT. Chez les sympathisants du syndicat longtemps associé au PCF, Marie-George Buffet arrive derrière le candidat de la LCR, Olivier Besancenot, 7 % contre 9 %. Robert Hue, son prédécesseur en 2002, avait fait 18 %.

Si la gauche fait son meilleur score auprès des proches de la CGT, la droite et Nicolas Sarkozy obtiennent de bons scores chez les sympathisants des autres syndicats : 60 % à la CFE-CGC, 39 % à la CFTC, 20 % à la CFDT et à FO. Ce score explose à 96 % auprès des sympathisants des organisations patronales, Medef et CGPME.

A l’inverse, le candidat de l’UMP n’a pas séduit les sympathisants du syndicat enseignant FSU, avec un score de 1 %. Mme Royal atteint 69 % auprès de ce public. Comme ceux de la CGT et de SUD, les sympathisants de la FSU ont voté majoritairement à gauche, à 85 % : à la CFDT, gauche et extrême gauche ont recueilli 44 %, 45 % à FO et 36 % à l’UNSA.

François Bayrou réalise de bons scores chez les sympathisants de la CFDT et de la CFTC, 24 %, de l’UNSA, 29 %, et de SUD, 27 %. Les « proches » de ce syndicat ont donné au postier de la LCR (par ailleurs syndiqué à SUD) son meilleur score avec 20 %, 4 % pour José Bové, 0 % pour Mme Buffet et 42 % pour la candidate socialiste. Si les candidats trotskistes atteignent l’important total de 15 % auprès des proches de FO, le représentant du Parti des travailleurs, Gérard Schivardi, n’en capte que 1 %, Arlette Laguiller et Olivier Besancenot 7 % chacun. Le Pen, enfin, réalise son meilleur score auprès des « proches » de FO, 14 %, suivi de la CGT, de la CGC, 10 %, et 8 % à la CFDT et la CFTC.

 

Rémi Barroux

Article paru dans Le Monde du 26.04.07

***

DERNIERE MINUTE: Le sondage, qui a circulé sur nos messageries mais que nous ne voulions pas mettre en ligne par souci de droits d’auteurs, est désormais pour partie en ligne sur le site du CSA: ici

Posted in Revue de presse | Leave a Comment »

BNF et France-Museums: grain de sable

Posted by lucien sur 25 avril 2007

La BnF et l’Agence internationale des musées de France

La Tribune de l’Art, 22/4/07 – Politique culturelle Paris, Bibliothèque nationale de France – Dans sa volonté de passer en force avant les élections présidentielles, le Ministre de la Culture a été victime d’un « grain de sable », pour reprendre le terme employé par les syndicats de la Bibliothèque nationale de France. Cet établissement, comme d’autres, a en effet été sommé d’entrer, pour 20.000 €, dans le capital de la société France-Museums, le nom de l’Agence internationale des musées de France, chargée de la mise en œuvre du Louvre-Abu Dhabi et de tous les projets comparables qui pourraient être menés à l’avenir. Jean-Noël Jeanneney, qui n’était peut-être pas très chaud pour cette opération, a comme on le sait été débarqué il y a quelques jours au profit de Bruno Racine. Celui-ci avait donc convoqué le 20 avril, de toute urgence, un Conseil d’Administration afin d’entériner cette décision. Il répondait à un courrier de Francine Mariani-Ducray, datant de début avril, imposant de manière impérative à douze présidents d’établissement1 de « convoquer un conseil d’administration exceptionnel […] d’ici le 19 avril prochain aux fins d’approuver leur participation au capital de la société ».

Pas de chance : la belle mécanique s’est enrayée car l’administration a négligé de faire venir ses partisans en nombre suffisant. Les représentants des syndicats (CFDT-CGT-FSU), après avoir fait une brève déclaration hostile à ce projet, sont immédiatement sortis, empêchant d’atteindre le quorum et repoussant d’autant la tenue de cette assemblée, ce qui peut contribuer à retarder le projet.
Dans un communiqué de presse publié aujourd’hui, les syndicats dénoncent : « la participation de la BnF à un projet contraignant un établissement public à payer un droit d’entrée dans une société commerciale dont la fonction première sera d’entrer dans une logique de marchandisation massive de la culture au bénéfice des plus riches au risque – sérieux – de fragilisation de pièces patrimoniales et de leur absence prolongée des collections nationales. »

Note:

1. Les établissements concernés sont, outre le Louvre : le Musée du Quai Branly, le Centre Pompidou, le Musée d’Orsay, Versailles, le Musée Guimet, le Musée Rodin, le domaine de Chambord, la RMN, l’Etablissement public de maîtrise d’ouvrage de travaux culturels et l’Ecole du Louvre

Maquette du Louvre du désert

Voir aussi:

Posted in Revue de presse | Leave a Comment »

Publications sur la consultation CSI

Posted by lucien sur 24 avril 2007

Consultation interne des syndiqués FSU en mai: Votons NON à l’adhésion à la CSI

Le POUR-info spécial est paru:

PDF - 158.6 ko

POUR INFO N°378

Ce n° spécial comporte notamment les contributions:

- : Action contre lobbying, la FSU ne doit pas adhérer (G. Réquigny, UA)
- : Démocratie ? (J.F. Besançon & S. Julien, E/PSL)
- : Le Programme de la CSI : aménager la régression sociale (Q. Dauphiné, Emancipation)
- : Un joli conte de fées : changer la CSI de l’intérieur… (N. Desautels, Emancipation)
- : La stratégie de la CSI : l’intégration institutionnelle comme substitut aux luttes (P. Stambul, Emancipation)
- : La CSI, un fonctionnement bureaucratique et centraliste (H. Amadéi, Emancipation)
- : Non, la CSI n’est pas le syndicalisme que nous voulons ! (K. Van Wynendaele & H. Sauvage, UA)

Voir aussi:

Posted in Vie syndicale | Leave a Comment »