Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Grève du 20 mars: revue de presse

Posted by lucien sur 19 mars 2007

Journée de grève dans l’éducation et les transports

Europe1, lundi 19 mars 2007 13h53

Les professeurs des collèges et lycéens devraient descendre dans la rue demain tandis qu’à la RATP, la CGT a appelé à la grève. Les professeurs demandent l’abrogation du décret supprimant certaines de leurs décharges horaires. Dans le métro, le syndicat réclame la réouverture des négociations salariales. Les enseignants en ont ras-le-bol ! Et ils comptent bien rappeler aux candidats à l’élection présidentielle leur poids électoral grâce à cette semaine d’action. Mardi, la plupart des syndicats de professeurs, y compris dans quelques académies ceux classés à droite, ont lancé un appel à la grève. Après les journées du 18 décembre et du 8 février, c’est la troisième fois que les professeurs expriment leur grogne depuis la rentrée. En dehors de ce mardi de grève, la semaine devraient être marquée également par des occupations d’établissements, la suppression des bacs blancs ou encore des «opérations tam-tam» dans les rues. Les professeurs des collèges et lycées protestent contre le décret pris par Gilles de Robien, le ministre de l’Education nationale, qui supprime certaines décharges horaires. Ce texte supprime ainsi 5.000 postes et augmente le temps de travail des enseignants sans contrepartie salariale. Ségolène Royal a d’ores et déjà promis de revenir sur ces suppressions de postes. Quant à Nicolas Sarkozy, son équipe évoque une remise à plat du système d’évolution de carrières pour les enseignants.

Par ailleurs, la CGT a également appelé à la grève dans les transports parisiens. Le trafic RATP devrait toutefois être assuré à 80%. Le syndicat réclame la réouverture de négociations salariales et dénonce l’individualisation de la rémunération des agents. La CGT demande une revalorisation de 3% de la valeur du point quand la direction propose 1,5% d’augmentation.

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Dépêche Reuters 19-03-07 (18h11)

Journée nationale de mobilisation des enseignants mardi

PARIS (Reuters) – Professeurs de collèges et de lycées observent mardi en France une journée nationale de mobilisation comportant grèves et rassemblements.

Cette journée d’action, à l’appel du syndicat Snes-FSU, premier syndicat du secteur, est soutenue par plusieurs autres organisations syndicales du second degré dont le Snep, le Sgen-CFDT, la CGT-Education, mais elle n’est pas unitaire.

La FSU, soutenue par d’autres fédérations du secteur, appelle en outre à une semaine d’actions locales dont les modalités sont laissées à l’initiative des organisations sur place. Celles-ci ont commencé lundi et se termineront vendredi.

Les syndicats protestent notamment contre un décret dit « de Robien », allongeant le temps de travail de certains enseignants et la suppression de 5.000 postes la rentrée prochaine. Ils réclament l’ouverture de négociations.

Les enseignants profiteront de cette journée d’action pour interpeller les candidats à la présidentielle, a souligné Agnès Verduran du Snes.

Vincent Peillon, un des porte-parole de la candidate socialiste a affirmé lundi que Ségolène Royal a pris « l’engagement de revenir » sur « la remise en cause des heures de première chaire et d’un certain nombre d’allègements de service ».

Plusieurs organisations syndicales du second degré ont déjà appelé à boycotter les bacs blancs qui se déroulent actuellement en France. Le ministre de l’Education nationale Gilles de Robien a dénoncé la semaine dernière cette action et a accusé les enseignants d’avoir « pris en otage » les lycéens.

A Paris, une première manifestation est prévue à 11h00 (10hGMT) place Denfert-Rochereau. Le cortège se rendra rue du Bac, aux abords du ministère de l’Education nationale.

En début d’après-midi, deux autres actions d’enseignants sont programmées l’une à la gare Saint-Lazare et l’autre Place de la Sorbonne où les enseignants « feront résonner leur colère » à l’aide de casseroles et de tam tam, a indiqué la responsable du Snes.

Dans la nuit de lundi à mardi, des enseignants devaient occuper trois lycées dans les Hauts-de-Seine.

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Journée de mobilisation des enseignants

NOUVELOBS.COM | 20.03.2007 | 12:11

Les enseignants du secondaire sont appelés à manifester contre le décret modifiant l’organisation du travail et la suppression de 5.000 postes. Ils seraient 38% à faire grève selon le Snes, quelque 17% selon l’Education nationale.

Une précédente manifestation d'enseignants

Une précédente manifestation d’enseignants (Sipa)

Le ministère de l’Education nationale annonce qu’environ 17% des enseignants de collège et de lycée sont en grève à l’appel de plusieurs syndicats, mardi 20 mars. Le Snes-FSU (Syndicat national des enseignements de second degré) relève pour sa part 38% en moyenne de grévistes. Le syndicat se base sur des informations concernant 250 établissements.

Le Snes-FSU, principal syndicat du secondaire, indique que 36% des enseignants de collège et 42% des enseignants au lycée ont débrayé.

Décret contesté

Les enseignants ne décolèrent pas contre la politique éducative du gouvernement et veulent faire entendre leur voix auprès des candidats à la présidentielle. Les syndicats ont appelé les personnels des collèges et des lycées à cesser le travail et à manifester mardi dans toute la France, alors que des opérations de boycott du bac blanc menées localement inquiètent lycéens et parents d’élèves.
Le décret permettant d’affecter des enseignants sur plusieurs établissements et plusieurs matières et allongeant leur temps de travail via la remise en cause de certaines heures de décharge, est la principale mesure dans la ligne de mire des syndicats du second degré.
Les syndicats dénoncent également les plus de 5.000 suppressions de postes prévues dans l’Education à la rentrée 2007.

Exaspération des personnels


Le Snes parle d’exaspération des personnels et craint une radicalisation sur le terrain, avec la tentation pour certains de perturber l’organisation du baccalauréat en juin.
Outre le Snes et plusieurs autres organisations de la FSU, la CGT-Education et le Syndicat national autonome des lycées et collèges (Snalc, classé à droite) ont relayé le mot d’ordre de grève et de manifestations pour la journée de mardi.
Des défilés et des rassemblements sont attendus à Lille, Brest, Quimper, Saint-Etienne, Amiens, Toulouse, Marseille, Lyon ou encore Paris. Dans la capitale, le cortège partira à 11h de la place Denfert-Rochereau en direction du ministère de l’Education.
« Nous exigeons l’abrogation du décret, l’ouverture de discussions sur la charge des enseignants et le rétablissement des postes. Et sur ces trois points, nous attendons des prises de position claires des différents candidats à la présidentielle qui, pour l’heure, ne nous apportent que des réponses partielles« , a déclaré, lundi à l’Associated Press, Bernard Boisseau, secrétaire général du Snes.
Présenté en octobre dernier et paru depuis, le décret, rejeté par l’ensemble des syndicats de l’Education, fait l’objet d’une mobilisation locale constante depuis cinq mois et une grève nationale à l’appel des principales organisations syndicales du second degré contre ce texte a été fortement suivie le 18 décembre dernier.
Parmi les actions menées par certains enseignants, le boycott de l’organisation du bac blanc fait grincer les dents de lycéens et parents d’élèves.

Pas de « mot d’ordre spécifique »


« Il n’y a pas un mot d’ordre spécifique d’ajournement ou de boycott du bac blanc. On a préconisé des actions de tous ordres entre les journées d’action nationales, dès le mois de novembre. A chaque établissement son action contre le décret De Robien« , assure M. Boisseau qui ajoute: « il se trouve que l’annulation, ou le report, des bacs et des BTS blancs a été retenue dans un certain nombre de cas« . Selon lui, un établissement sur cinq serait actuellement touché par ce type d’action.
« La consigne qu’on donne aux enseignants qui veulent s’engager là-dedans, c’est de le faire après avoir eu des discussions avec les parents et les lycéens. On est absolument convaincus qu’on ne peut mener des actions efficaces que si elles sont suivies par une majorité des personnels et appuyées par l’opinion, les élèves, les parents« , explique le secrétaire général du Snes.
Mais il estime que « si les choses ne se débloquent pas, on risque d’avoir des problèmes à l’approche du bac« , laissant entendre que des enseignants pourraient vouloir perturber l’organisation des examens.
« Comme en 2003 lors du mouvement contre la réforme des retraites, on risque d’avoir une frange de la profession qui va dire ‘puisqu’on a épuisé toutes les formes d’action sans être entendus, passons à des choses plus radicales« . Bernard Boisseau estime que « c’est un terrain très dangereux. On le dit aux enseignants, mais on dit aussi aux politiques de ne pas jeter d’huile sur le feu« .
Et il prévient: « en 2003, on s’est prononcé contre le boycott du bac et on a été suivis par une grande majorité des enseignants. On reprendra position de la même manière le cas échéant« . (Avec AP)

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Le Second degré toujours aussi déterminé

Communiqué de Presse de la direction nationale de la FSU, mardi 20 mars 2007.

Sur la base de remontées concernant 250 établissements, la participation à la grève est en moyenne de 38% (36% en collège et 42% en lycée)

En dépit de l’absence, cette fois-ci, d’une large unité syndicale et des interrogations que suscite la proximité des échéances électorales présidentielles et législatives, la participation à la grève reste très importante, même si elle est moins forte que lors des grèves du 18 décembre et du 8 février (plus de 50%).

La détermination des personnels, qui participaient aujourd’hui à leur 4ème journée de grève depuis le début de l’année scolaire et qui s’engagent, de plus en plus nombreux avec leurs établissements, dans des actions locales, reste donc entière. Elle atteste de la colère de toute une profession face à un ministre qui a refusé depuis 6 mois toute discussion et n’a tenu compte ni des mobilisations massives, ni des demandes convergentes qui lui ont été adressées par l’intersyndicale des 15, représentant 99% des personnels concernés, et par les instances consultatives, notamment le Comité technique paritaire ministériel.

G. de Robien porte l’entière responsabilité du blocage actuel de la situation. L’appel adressé au gouvernement actuel comme au gouvernement qui sortira des urnes est clair. Il faut :

    • abroger le décret sur les obligations de service qui pénalisera injustement près de 100 000 enseignants et qui remet en cause la qualité de l’enseignement en généralisant les affectations sur plusieurs disciplines et sur plusieurs établissements
    • ouvrir, sur cette base, des négociations sur la prise en compte de la charge de travail des enseignants
    • rétablir les postes supprimés à la rentrée 2007, ce qui suppose un collectif budgétaire.

Le SNES appelle les personnels du second degré à poursuivre et amplifier leur mobilisation.

Il poursuivra en même temps sa démarche d’interpellation des candidats à la Présidence de la République afin que ceux-ci s’engagent très précisément sur les 3 revendications qui étaient au cœur de cette journée.

Paris, le 20/03/2007

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