Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Une « semaine d’action » à géométrie variable du 19 au 24 mars

Posted by lucien sur 9 mars 2007

Appel de cinq fédérations de l’Education à une semaine d’actions du 19 au 24 mars


[Dépêche AFP, 9-03-07]

Cinq fédérations de l’Education (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et FAEN) ont appelé vendredi à « une semaine d’actions du 19 au 24 mars, prenant des formes diversifiées« , pour protester contre la suppression de milliers de postes d’enseignants.

Dans une déclaration commune, elles ont appelé à amplifier les actions menées récemment « pour la défense du service public d’Education, pour les salaires et l’emploi, le refus des suppressions de postes, de la baisse des dotations horaires, et des mesures de carte scolaire« .

Elle ont également réclamé le « retrait des mesures autoritaires imposées par le ministre, notamment l’abrogation du décret » allongeant le temps de travail de certains enseignants et instaurant leur possible bivalence.

Il s’agit, ont expliqué les fédérations, « de peser dans le débat et de faire en sorte que la rentrée se fasse sur des bases profondément différentes de celles prévues aujourd’hui : le gouvernement actuel et le futur gouvernement doivent l’entendre« .

Pendant cette semaine d’actions, une journée de grève est prévue mardi 20 mars à l’appel de plusieurs syndicats des collèges et lycées, dont le principal, le Snes-FSU, sur ces mêmes mots d’ordre.

Les organisations qui avaient réussi ensemble, et dans une unité jamais observée depuis la fronde contre l’ancien ministre de l’Education Claude Allègre, les deux précédentes journées de mobilisation – le 18 décembre 2006 et le 8 février 2007 – n’ont pas réussi à poursuivre dans cette voie, en raison essentiellement de difficultés de calendrier.

Elles ne disposent en effet que de trois semaines entre la fin des vacances d’hiver de la zone B et le départ en vacances de printemps de la zone A, dont une occupée par les congrès de deux syndicats enseignants (le Snes-FSU et le SE-Unsa). Les organisations ont également buté sur la proximité de la présidentielle, prochaine étape pour certains dans la contestation de la politique du gouvernement.

Ainsi le Sgen-CFDT n’a pas appelé à la grève mais a assuré, dans un communiqué, son intention de « poursuivre l’action en apportant son soutien aux nombreuses initiatives locales« , comme les boycotts de bacs blancs, qui se multiplient dans les établissements depuis quelques semaines.

Il a souhaité « mettre en avant les conséquences désastreuses sur l’emploi des nombreuses mesures prises par le gouvernement« .

Le communiqué:

Education : poursuivre l’action

En dépit des mobilisations importantes de ces derniers mois le gouvernement et le ministre de l’EN persistent dans leur refus de tout dialogue social et confirment leur politique de régression : la publication du décret sur les obligations de service des enseignants du second degré en est un des exemples les plus provocants ; il n’est pas le seul.

Les fédérations de l’éducation FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education constatent que depuis le 12 février les actions locales se sont poursuivies sous des formes diverses dans les établissements et dans les départements et académies (grèves, manifestations, assemblées générales, refus d’organiser le bac blanc…) et montrent que les personnels continuent de contester les politiques menées en matière d’éducation.

A un moment où les questions d’éducation sont particulièrement présentes dans le débat public, elles appellent à poursuivre et amplifier ces actions pour la défense du service public d’éducation, pour les salaires et l’emploi, le refus des suppressions de postes, de la baisse des DHG et des mesures de carte scolaire, le retrait des mesures autoritaires imposées par le ministre (notamment l’abrogation du décret sur les obligations de service et le retrait du projet de décret sur les EPEP… )

Elles condamnent les mesures visant à restreindre l’exercice du droit syndical, et parmi elles la répression vis-à-vis des directeurs d’école. Il s’agit de peser dans le débat et de faire en sorte que la rentrée se fasse sur des bases profondément différentes de celles prévues aujourd’hui : le gouvernement actuel et le futur gouvernement doivent l’entendre.

Elles appellent leurs organisations à coordonner leurs initiatives à l’occasion d’une semaine d’action du 19 au 24 mars prenant des formes diversifiées.

***

Mise à jour : revue de presse

 

Bahuts en grève le 20 mars

Éducation . Une semaine d’action se profile dans les établissements scolaires du 19 au 24 mars.

 

Elle était attendue. Plusieurs syndicats de l’enseignement secondaire appellent à une journée de grève, le 20 mars prochain, dans les collèges et lycées. En ligne de mire, toujours, la suppression drastique de moyens à la rentrée prochaine.

Le 18 décembre, puis le 8 février, déjà, cette question, couplée à celles du pouvoir d’achat, avaient mis en grève entre 30 % (selon le ministère) et 50 % (selon les syndicats) de profs. À la veille des vacances d’hiver, plusieurs organisations avaient dit que l’action reprendrait à la rentrée.

C’est donc confirmé, mais sans le SE-UNSA, ni le SGEN-CFDT, ni FO. Le SNES-FSU et l’UNSEN-CGT ont opté pour la grève. « Alors que les vacances ne sont pas terminées partout, il est difficile de mesurer ce qui se fait dans les établissements », le syndicat a fait le pari que les forces sont suffisantes.

L’UNSEN-CGT se disait tout aussi décidée, insistant sur « la dimension salariale, et particulièrement celle du pouvoir d’achat qui a baissé de 6 % depuis 2000 ». Le Snalc-CSEN et le Snetaa-EIL, syndicats plus minoritaires, appelaient eux aussi à cette journée d’action. Tous les syndicats ont adressé une lettre ouverte aux parents d’élèves afin de leur expliquer les motifs de leur colère, laquelle est unanimement partagée.

Par ailleurs, les cinq grandes fédérations de l’éducation – FSU, FERC-CGT, UNSA éducation, SGEN-CFDT et FAEN – appellent à une semaine de mobilisation, du 19 au 24 mars, dans tous les établissements sous « des formes diversifiées ». Ce que beaucoup ont déjà entrepris. Les grèves du bac blanc ont touché environ 300 établissements, selon le SNES. Plusieurs grèves tournantes ont également repris. Les écoles commencent elles aussi à faire du remous, par exemple à Paris ou en Seine-Saint-Denis.

Marie-Noëlle Bertrand

L’Humanité du 12 mars 2007

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