Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

RESF: Laissez-les grandir ici!

Posted by lucien sur 6 mars 2007

La Vidéo:

 

Laissezles grandir ici

Coll. cinéastes pour les « sans-papiers » – 3 mn – 5 mars 2007

http://video.google.fr/videoplay?docid=-7495040791450766662

 

La Revue de presse:

Enfants sans-papiers :
nouvelle campagne de RESF

NOUVELOBS.COM | 06.03.2007 | 12:33

Plus de 300 professionnels du cinéma et de l’audiovisuel parrainent une pétition nationale de l’association à travers un court-métrage.

A six semaines de la présidentielle, le Réseau éducation sans frontières (RESF) a lancé lundi 5 mars une campagne et une pétition nationale contre l’expulsion des enfants scolarisés sans-papiers, baptisée « Laissez-les grandir ici! ».
Un court-métrage a été réalisé à l’occasion par le Collectif des cinéastes pour les sans-papiers, qui regruope plus de 300 professionnels, visible dans 400 salles à partir de mercredi et dès lundi soir sur Internet.
« La place des enfants n’est pas dans les centres de rétention mais dans les écoles« , a souligné Richard Moyon, porte-parole de RESF, lors d’une conférence de presse lundi soir à la Cinémathèque française, devant de nombreuses personnalités du cinéma dont Josiane Balasko, Costa-Gavras, Thomas Gilou ou Dominik Moll.
« Le métissage de la société française est une réalité en dépit de la démagogie véhiculée par la droite et l’extrême-droite« , a souligné Richard Moyon. « Tous les gens présents dans ce pays ont le droit d’y vivre sans avoir à justifier de leur utilité dans la société ou de leurs ancêtres« , a-il ajouté.
Le but de cette campagne est de créer un « vrai débat participatif » sur la place de l’immigré dans la société, selon RESF, qui souhaite que le film crée une « brèche définitive dans l’opinion publique« .

Refusé par les salles multiplexes

Pour réaliser ce court-métrage, seize véritables enfants sans-papiers scolarisés, après l’accord de leurs parents, ont travaillé lors d’ateliers d’écriture au cours desquels ils ont raconté leur histoire et partagé leur expérience.
Un texte commun est né, mis en scène grâce à des gros plans sobres et poignants dont la question-clé est « Est-ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école?« . Le court-métrage est réalisé par un collectif de cinéastes, tous membres du Collectif des cinéastes pour les sans-papiers, et premiers signataires de la pétition.
Principalement visible dans les réseaux arts et essai, le court-métrage a pour l’instant été refusé par les salles multiplexes, précise RESF. Il est en revanche disponible sur tous les sites Internet de partage (Google vidéo, MySpace…)
Juliette Binoche, Jane Birkin, Romane Bohringer, Yves Boisset, Rachid Bouchareb, Juan Luis Buñuel, Karin Viard, Régis Wargnier, Claude Miller ou Jacques Weber font partie des 352 premiers signataires de la pétition du Collectif des cinéastes pour les sans-papiers également disponible sur le site de RESF. (AP)

***

Entretien avec Richard Moyon (RESF) extrait du journal du Congrès de Marseille

PERSÉCUTION DES SANS PAPIERS

 

Comment expliquer l’engagement des enseignants dans RESF ?
Il me semble inconcevable que des enseignants ne s’engagent pas devant des enfants menacés d’expulsion, de disparition légale, comme nous le vivons aujourd’hui en France.
Quelle pourrait être la valeur de leur enseignement moral s’ils étaient capables de fermer les yeux devant des événements pareils ? Au contraire leur engagement a une valeur indéfectible extrêmement forte.
Quels liens avec l’engagement syndical ?
Ils sont du même ordre, mis à part que l’engagement au côté des enfants a une densité humaine beaucoup plus immédiate que l’engagement syndical qui demande une réfl exion sur
l’état de la société. L’engagement dans Resf est différent, même si ensuite une réflexion est conduite qui aboutit à une
prise de conscience du problème social soulevé.
Quelles actions mène actuellement Resf ?
Des dizaines de familles sont toujours menacées d’expulsion. RESF se mobilise, notamment en prenant d’assaut les commissariats et les préfectures, par mels et par fax, pas physiquement… D’autre part, dans la campagne électorale, nous sommes bien décidés à pourrir la campagne des candidats qui utilisent l’immigration comme argument démagogique. Il faut que les candidats disent clairement ce qu’ils envisagent quant aux enfants de sans papiers. Ce sont des engagements à l’égard de ces populations mais ce sont aussi des choix de société. Il ne nous semble pas acceptable que des lois de plus en plus répressives menacent les libertés
et nos élèves.
Actuellement, des militants de RESF sont réprimés…
Ce qui était prévisible est en train de se produire, comme le montrent le cas de Florimond à Marseille et celui de Khadidja qui est intervenue dans un avion. La chasse aux enfants, la chasse aux étudiants, la chasse aux nourrissons, la chasse aux amoureux débouchent inévitablement sur la chasse aux défenseurs des droits de l’homme. Il y a une continuité entre la persécution des sanspapiers et la persécution de ceux qui les défendent.

 

Voir aussi:

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