Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Archive for mars 2007

Nouveau site de la Révolution prolétarienne

Posted by lucien sur 31 mars 2007

La revue La Révolution prolétarienne fondée par Pierre Monatte en 1925 change d’adresse internet. Son nouveau site est http://revolutionproletarienne.wordpress.com

Adresse : Jean Moreau, 26 rue des Rosiers, 75004 PARIS, abonnement par chèque bancaire ou postal de 23 euros.

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Il y a 60 ans, insurrection et massacre de Madagascar

Posted by syndicaliste sur 30 mars 2007

cLIcanoo, Journal de l’île de la Réunion, 29-03-07:


Madagascar, 60 ans après l’insurrection

Madagascar commémore aujourd’hui le soixantième anniversaire de l’insurrection du 29 mars 1947 menée par les nationalistes malgaches contre le pouvoir colonial français. Le soulèvement qui a duré pas loin de deux ans a fait plusieurs dizaines de milliers de victimes, essentiellement dans les rangs des insurgés mais aussi dans la population civile malgache et française. Une des pages les plus sombres de l’histoire de la Grande Ile sur laquelle bien des questions restent en suspens.

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Lutte ouvrière, 30-03-07:

 

1947 à Madagascar : L’insurrection contre l’ordre colonial

Il y a soixante ans, dans la nuit du 29 mars 1947, éclatait l’insurrection de Madagascar contre l’oppression coloniale française. Après la guerre, la bourgeoisie française tentait de maintenir envers et contre tout, malgré l’aspiration générale des peuples à l’indépendance, sa domination sur son empire colonial sous l’étiquette « Union française », opposant la politique de la canonnière à ceux qui exigeaient leurs droits.

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Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, les paysans malgaches sont toujours soumis aux corvées, du travail gratuit pour le compte de l’administration ou des colons européens (photos d’archives du CAOM).

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, les paysans malgaches sont toujours soumis aux corvées, du travail gratuit pour le compte de l’administration ou des colons européens (photos d’archives du CAOM).

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Convoi militaire français, à Madagascar, le 25 septembre 1947 (AFP)

Voir aussi:

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Mobilisation réussie en Guadeloupe

Posted by lucien sur 29 mars 2007

Education : les syndicats satisfaits de leur mobilisation – Publié par http://www.newmedia-fr.info le 29/03/2007

L’intersyndicale de l’éducation se félicite de ses deux journées d’action. UNSA-éducation, CGTG, SPEG, FAEN, FSU et SNETAA/EIL ont mobilisé leurs militants les 27 et 28 mars contre la politique menée par le gouvernement en matière d’éducation. Selon les centrales, près de 8 établissements sur 10 n’ont pu fonctionner.

Selon le décompte de l’intersyndicale de l’éducation, 80 % des établissements étaient bloqués mercredi 28 et les 20 % restant sans personnels et sans élèves. De même, les sites du rectorat étaient fermés. Les syndicats estiment que le recteur de l’académie de Guadeloupe, Alain Miossec, “porte l’entière responsabilité de cette situation de blocage qui ne pourra que s’amplifier”, si elles n’ont “pas de réponses à (leurs) revendications”. En recevant les syndicats, le recteur s’est dit ouvert au dialogue, mais a indiqué qu’il ne faisait qu’appliquer des directives du ministère de l’éducation nationale et qu’aucune négociation n’était possible.

Mercredi 28, le comité technique paritaire académique n’a pu se réunir, faute de quorum. L’instance devait émettre un avis sur la préparation de la rentrée 2007, notamment en ce qui concerne les créations et suppressions de postes. Le recteur avait annoncé une nouvelle rencontre dans un lycée du département, mais l’intersyndicale a empêché sa tenue. Alors que la grève, prévue pour deux jours, a pris fin, les syndicats ont appelé les personnels à la tenue d’assemblées générales dans les établissements afin d’informer les personnels de la situation et d’envisager dès la rentrée du 16 avril prochain des actions et des mobilisations.
Rétablissement des postes supprimés, maintien des associations sportives (UNSS) au sein des établissements ou encore demande de l’arrêt de la fermeture des classes d’adaptation sont au centre des revendications de l’intersyndicale de l’éducation.

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Grève majoritaire à l’ANPE

Posted by lucien sur 29 mars 2007

La Tribune.fr – 29/03/07 à 17:10 –

social

Les syndicats de l’ANPE réussissent leur grève nationale

Plus d’un agent sur deux (51%) a fait grève jeudi, selon le SNU-ANPE-FSU, tandis que la direction recensait un taux de grévistes supérieur à 43%. Les syndicats, qui contestent la surcharge de travail et un décret autorisant l’ANPE a créer des filiales commerciales, se réunissent lundi pour décider des suites de ce mouvement.

De mémoire de syndicaliste, la grève nationale jeudi à l’ANPE compte parmi les trois grèves les plus importantes à l’agence depuis 17 ans. C’est d’ailleurs la première grève unitaire depuis 1990. Selon les chiffres collectés en fin de matinée par le SNU-ANPE-FSU, plus d’un agent sur deux (51%) a répondu à l’appel à la grève des huit syndicats (SNU, CGT, FO, CFDT, CFTC, CGC, Sud et Unsa) de l’ANPE pour la défense du service public et de l’emploi. La direction fait état d’un taux de gréviste inférieur (43,45%).

Mais selon le SNU-ANPE, premier syndicat de l’agence, la direction fonde ses calculs sur un effectif « gonflé » de 30.000 agents, incluant les personnes en contrat précaire et ou en période d’essai, alors que l’ANPE compte 27.631 agents, selon son rapport d’activité 2006.

Quoi qu’il en soit, la grève est un succès pour les syndicats. Certaines régions (Pays de Loire, Bourgogne, Normandie) enregistrent d’ailleurs des « pointes » de taux de grévistes proches de 60%, voire supérieures, selon le SNU, qui dénombre 269 agences locales de l’ANPE sur 824 fermées jeudi. Ce syndicat s’est félicité de constater que la publication du décret permettant à l’ANPE de créer des filiales commerciales de droit privé deux jours avant la grève « n’a eu aucun effet sur la mobilisation ». Plus d’un millier d’agents de l’ANPE en grève ont manifesté à Paris dans l’après-midi.

L’ensemble des syndicats demandent l’abrogation de ce décret d’application de la loi de Cohésion sociale du 18 janvier 2005, estimant qu’il met en péril le statut des agents de l’ANPE. A moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, « aucun(e) (candidat) ne pourra ignorer l’attachement du personnel à la sauvegarde et au développement de l’ANPE en tant que service public », souligne le SNU-ANPE.

Mardi, le directeur général de l’ANPE a indiqué à la presse qu’il n’avait aucun projet de création de filiales commerciales pour le placement des chômeurs. Mais selon le SNU-ANPE, la direction étudie la possibilité de filialiser certains services, comme la formation.

Outre le « démantèlement du service public » redouté par les syndicats, ceux-ci mettent en cause la surcharge de travail qui pèse sur les agents, qui doivent désormais recevoir tous les demandeurs d’emploi chaque mois à partir du quatrième mois de chômage. Selon la direction, la moyenne de 119 demandeurs d’emploi par conseiller est largement dépassée dans certaines agences, où le ratio de 150 chômeurs par conseiller est parfois atteint.

Cette grève s’inscrit également dans un contexte de craintes concernant le devenir de l’ANPE, puisque le président de la République a indiqué qu’il souhaitait sa fusion avec l’Unedic, souhait que partage le candidat UMP à l’élection présidentielle. L’intersyndicale se réunit lundi pour arrêter les suites à donner à cette journée. Elle devrait solliciter une rencontre avec la direction générale de l’ANPE mais aussi le ministère de l’Emploi.

Catherine Delgado

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Grève bien suivie à l’ANPE

La Provence, jeudi 29 mars 2007 à 14H23

A l’appel de l’intersyndicale de l’ANPE, 33 agences étaient fermées dans la région Paca sur un total de 64. Le mouvement a été suivi par 51% des personnels avec un pic de 70% à Marseille. Les agents ont dans le collimateur un décret institutionnel tout frais dont ils demandent l’abrogation « car il prévoit la mise en œuvre de filiales commerciales de droit privé, ce qui videra à terme l’établissement de ses missions« , selon l’un des grévistes.
Une nouvelle réunion de l’intersyndicale national décidera de la suite à donner au mouvement.

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Recentrage au Congrès du SNES

Posted by lucien sur 29 mars 2007

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les déléguéEs de la tendance Émancipation présentEs au congrès national du SNES de Clermont-Ferrand dénoncent le recentrage de la direction du syndicat qui se révèle dans ce congrès, au moment où la politique du gouvernement, et particulièrement du ministre de l’Education Nationale de Robien, compromet l’avenir du service public, des statuts de ses personnels et incidemment du SNES.

 

Ce recentrage de la direction nationale, perceptible dès la publication des textes préparatoires, se confirme dans les débats du congrès, sur l’ensemble des thèmes : caractérisation du contexte économique et social, service public d’éducation, précarité, définition du syndicalisme…

En espérant, sans trop y croire, que les textes adoptés par le congrès ne répercutent pas ce recentrage, citons quelques exemples marquants de cette involution de la direction nationale :

– sur la laïcité, le rapporteur du thème a affirmé que les revendications « nationalisation laïque de l’enseignement privé » et même « fonds publics à l’Ecole publique, fonds privés à l’école privée » doivent laisser la place à la revendication « unification du public et du privé » qu’il imagine réalisable par des glissements. Par ailleurs le texte d’introduction du congrès ne cite même pas le mot laïcité ;

– sur l’organisation de l’austérité budgétaire, il a considéré que ce n’est qu’un outil, alors que cette loi renvoie aux recteurs la responsabilité de supprimer des postes pour pouvoir assurer la gestion dans le cadre d’enveloppes insuffisantes et alors que l’audit de modernisation sur le pilotage du système éducatif dans les académies à l’épreuve de la LOLF déplore que « les objectifs et indicateurs du ministère restent trop nombreux et ne sont pas suffisamment orientés vers l’évaluation de la performance, et traduisent davantage les attentes de la société que les priorités assignées aux responsables » ;

– sur la conception du syndicalisme que le SNES doit défendre, la direction nationale cherche à imposer un mandat d’adhésion à la CSI, officine visant à l’accompagnement du libéralisme mondial et à la cogestion. Alors qu’une consultation individuelle de touTEs les syndiquéEs de la FSU est en cours sur cette question, une telle prise de position du congrès court-circuiterait ce processus démocratique.

 

Emancipation veut, dans ce congrès, comme dans celui de la FSU, rassembler les militantEs qui condamnent ce recentrage et optent pour un syndicalisme de lutte de classe, à l’ordre du jour pour faire échec à l’offensive capitaliste.

Les déléguéEs au congrès national du SNES de la tendance Émancipation

Le 28 mars 2007

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Répression d’une documentaliste en Seine-et-Marne

Posted by lucien sur 28 mars 2007

Répression d’une documentaliste en Seine et Marne

Pétition des syndicats de l’académie de Créteil SNES, SUD, SNFOLC, SGEN, CGT Educ’Action, SUNDEP, FSU…

Mme Marie-Dominique FRONTINI, une collègue documentaliste au lycée Lino Ventura d’Ozoir la Ferrière (77) a été frappée d’une mesure disciplinaire du premier groupe, un avertissement. Quelle « faute » notre collègue a-t-elle commise ?

Membre active du Réseau Education Sans Frontière dans le 77, elle et d’autres collègues du lycée Lino Ventura avaient souhaité organiser une réunion de soutien à une élève menacée d’expulsion au CDI. La proviseure ayant refusé que cette réunion ait lieu au CDI, les collègues l’avaient finalement tenue à l’extérieur de l’établissement, sur le parking. Après rapport du Chef d’établissement, Marie-Dominique Frontini a finalement reçu cette sanction avec pour motif : « a organisé le 10 octobre une réunion au CDI (souligné par nous), alors qu’elle n’y était pas autorisée. »

Cette mesure nous paraît doublement injuste :
- Le motif ne correspond pas à la réalité des faits et ne vise qu’un seul des collègues organisateurs de cette réunion.
- La sanction, et c’est ce qui nous semble le plus grave, nous paraît dirigée en fait contre une activité syndicale essentielle en cette période, la défense de nos élèves menacés d’expulsion par les lois Sarkozy.

Nous condamnons donc cette sanction qui, au-delà de notre collègue, vise l’activité de RESF dans son ensemble et nous demandons qu’elle soit levée.

 

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Pétition intersyndicale

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Grève dans les écoles parisiennes le 30 mars

Posted by lucien sur 27 mars 2007

Grève unitaire le vendredi 30 mars

à l’appel de toutes les sections parisiennes

Après les interpellations de parents d’élèves à Belleville les 19 et 20 mars, après la mise en garde à vue d’une collègue, plus de 2000 personnes, porteuses de l’expression de centaines de témoignages de solidarité, se sont rassemblées le 26 mars devant le Rectorat de Paris pour exprimer leur indignation.
Alors que dans le même temps le Recteur déclarait à la presse que la situation de notre collègue relevait d’une affaire privée, il a affirmé à la délégation «qu’on ne savait pas sous quel statut elle était interrogée»!

Il a opposé une fin de non-recevoir concernant la demande de protection juridique du fonctionnaire.
Concernant les arrestations aux abords des écoles, il a renvoyé vers la préfecture de police.

C’est une volonté sans précédent de mise au pas de tous les enseignants quand dans le même temps, d’autres collègues parisiens sont confrontés à l’autoritarisme et à l’arbitraire, et que, dans de nombreux départements, des collègues directeurs sont toujours sanctionnés pour avoir répondu à une consigne syndicale.

Les syndicats SNUipp, Snudi-FO, SUD-Education, SGEN-CFDT, CNT, CGT éducation exigent :
– qu’il n’y ait aucune poursuite judiciaire, aucune sanction administrative, contre notre collègue directrice de l’école Rampal;
– que l’Académie applique le droit à la protection des fonctionnaires comme la loi l’y oblige (art.11- loi du 13 juillet 1983);
-que l’Académie respecte l’ensemble des droits des personnels (droit syndical, liberté d’opinion…).

Les syndicats appellent tous les collègues à la grève
Vendredi 30 mars 07
Manifestation au Ministère.
Rendez-vous : M° Sèvres-Babylone à 14h

Le matin, une délégation des syndicats se rendra à la Préfecture de Police pour que cessent les interventions policières aux abords des écoles.

Sources: sites Ensemble et SNUipp 75, 27-03-07

Voir aussi:

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Le tribunal de Bobigny condamne PSA pour atteinte au droit de grève

Posted by Administrateur sur 27 mars 2007

(LEMONDE.FR avec AFP | 26.03.07 | 19h29)

Le tribunal de Bobigny condamne PSA pour atteinte au droit de grève

Le tribunal de Bobigny a condamné, lundi 26 mars, la société PSA Peugeot-Citroën pour l’embauche illégale de cinquante intérimaires depuis le début de la grève à l’usine d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Le constructeur automobile devra s’acquitter d’une amende de 5 000 euros par infraction constatée.

Saisi en référé par quatre syndicats de l’usine (CGT, SUD, UNSA, CFDT) et le syndicat CGT de la société d’intérim Manpower, le tribunal ordonne à PSA de retirer ces salariés en contrat précaire des postes actuellement occupés. Dans sa décision, la magistrate Nina Touati écrit que PSA a contrevenu dans cinquante cas à l’article L 124-2-3 du code du travail et porté « atteinte à l’effectivité du droit de grève » dans l’usine.

La juge reproche à l’entreprise d’avoir « volontairement poursuivi sa politique de recrutement de personnels intérimaires » alors qu’une grève paralysait en partie l’entreprise « et que ces travailleurs précaires devaient en réalité être affectés au remplacement des salariés grévistes ». La justice interdit à l’usine automobile de procéder à de nouvelles embauches de personnels intérimaires (ou en contrat à durée déterminée) pour « tout motif autre que le remplacement de salariés non grévistes absents », jusqu’à l’issue du conflit démarré le 28 février.

« ET UN, ET DEUX, ET 300 EUROS ! »
Dans l’après-midi, 300 grévistes de l’usine d’Aulnay-sous-Bois ont défilé à proximité du ministère du travail pour demander l’intervention des pouvoirs publics dans le conflit. Ils se sont réjouis de la décision du tribunal de Bobigny. « C’est un des succès de la grève : mettre au grand jour les pratiques de la direction. Maintenant, on va faire en sorte que ça soit appliqué, et pour cela on va saisir l’inspection du travail », a déclaré Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.

En moyenne 400 à 500 salariés font grève depuis près d’un mois. Ils réclament une hausse de salaire mensuelle de 300 euros. Samedi, plus d’un millier de personnes (grévistes ou non grévistes) ont défilé à Paris, entre Barbès et la place de la République, aux cris de : « et un, et deux, et 300 euros ! »

Lire aussi :

L’article publié dans Rouge n°2198 [http://www.lcr-rouge.org/article.php3?id_article=5562]

L’article publié dans Lutte ouvrière n°2016 [http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2016&id=22]

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Union Juive Française pour la Paix: Lettre aux candidats à l’élection présidentielle

Posted by Vendemiaire sur 25 mars 2007

PARIS, le 22 février 2007

Candidat(e) destinataire
OBJET: Elections présidentielles

Madame ou Monsieur,

Nous avons l’honneur de vous adresser le présent courrier en notre qualité d’association nationale. Juifs laïques, nous travaillons contre toute forme de discrimination et de racisme en France, ainsi qu’en faveur d’une paix juste au Proche-Orient.

Dans cette région du monde, pour nous, comme pour vous sans doute, il ne peut y avoir de paix sans justice. Ainsi, une paix durable entre Israéliens et Palestiniens passe nécessairement par le respect des droits nationaux légitimes du peuple palestinien, spolié et brimé par l’État d’Israël, puissance occupante engagée dans une politique de destruction de la société palestinienne.

En France, pour les hommes et les femmes politiques, il est devenu d’usage de chercher à s’attirer les bonnes grâces de «l’électorat juif». Seulement, ce concept relève plus d’un fantasme que d’une réalité politique et sociologique tangible. Il n’empêche, sur la foi de ce fantasme, il est également devenu d’usage de considérer que les Juifs soutiennent forcément la politique de l’État d’Israël.
Bien qu’un nombre significatif de nos concitoyens de religion ou de culture juive expriment un certain attachement à Israël, attachement plutôt affectif, ceci ne se traduit pas forcément pour ces mêmes citoyens en un appui inconditionnel aux politiques répressives menées par le gouvernement de cet État. Sachez qu’environ 80% des Juifs de France ne sont membres ni du Consistoire israélite, ni du mal nommé CRIF (Conseil «représentatif» des institutions juives de France).
Néanmoins, c’est également à ces 80% de Juifs qu’il faut s’adresser, comme à l’ensemble de nos concitoyens, toutes origines confondues. Précisons d’abord que les quelque 700000 citoyens de culture ou d’origine juive ne constituent même pas 1% de la population de ce pays, alors restons modestes. Qu’à cela ne tienne, le CRIF se comporte toujours en courroie de transmission de la politique israélienne. C’est plutôt le rôle de l’ambassade d’Israël. La population juive de France,
quant à elle, a d’autres préoccupations. Et pourtant, le CRIF est toujours traité dans certains milieux politiques et médiatiques comme s’il représentait très largement les Juifs français.

Il convient de retenir que la population juive française est traversée par un large éventail d’opinions, tout comme l’est l’ensemble de la société française. Sachez surtout qu’un nombre significatif de Juifs français condamne la politique d’occupation israélienne et, conformément au jugement de la Cour Internationale de Justice, est favorable au démantèlement du Mur de séparation construit à l’intérieur du territoire palestinien. Nous insistons: l’image d’une population juive française unanime pour soutenir la politique d’occupation israélienne ne correspond pas à la réalité. De plus, une telle image erronée ne va pas seulement à l’encontre de la recherche d’une paix juste au Proche-Orient. Elle va également à l’encontre de la recherche d’une paix sociale en France, entre citoyens d’origine différentes, unis dans le respect universel des droits de chacun.

Enfin, nous vous rappelons que deux entreprises françaises, Veolia et Alstom, participent, avec le soutien actif du Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, à la construction du controversé tramway de Jérusalem. Ce dernier est un facteur de pérennisation de l’occupation israélienne de Jérusalem-Est et de consolidation des colonies israéliennes illégales au-delà de la Ligne Verte, qui doit servir de frontière entre Israël et le futur État palestinien. Nous vous exprimons donc notre consternation et notre désaccord sur le rôle des entreprises et du gouvernement français dans ce dossier.

En votre qualité de candidat, nous aimerions croire que vous ne courrez pas après un prétendu «vote juif» inexistant, en multipliant des déclarations tous azimuts favorables à la politique israélienne, quelle qu’elle soit, et peu importe qui est au pouvoir à Tel-Aviv.

Nous convenons que le CRIF représente certes un courant d’opinion dans la communauté juive. Mais nous en représentons un autre. Il est parfaitement compréhensible que vous receviez éventuellement des porte-parole du CRIF, mais nous vous invitons également à recevoir des porte-parole de notre association et ceux des organismes qui représentent d’autres sensibilités dans la communauté juive. Car cette communauté est aussi plurielle que la République elle-même.

Nous considérons que la politique menée par le gouvernement israélien est criminelle vis-à-vis des Palestiniens et suicidaire vis-à-vis des Israéliens.

Veuillez croire, Madame ou Monsieur,en l’assurance de notre plus haute considération.

Pierre STAMBUL , Président, UJFP
et
Richard WAGMAN, Président d’honneur, UJFP

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Quatrième aniversaire de la guerre d’Irak

Posted by Vendemiaire sur 25 mars 2007

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