Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Privatisation du reclassement de 3.500 chômeurs en Provence

Posted by lucien sur 26 février 2007

Reclassement des chômeurs

L’Assedic Alpes-Provence confie 7.000 demandeurs d’emploi au privé

publié par http://www.localtis.info le 23 février 2007

L’Assedic Alpes-Provence a entrepris de reclasser 3.500 chômeurs par an pendant deux ans par l’intermédiaire d’un prestataire privé, le cabinet BPI. L’objectif est de mettre en place des dispositifs personnalisés pour les demandeurs d’emploi indemnisés afin qu’ils retrouvent le plus rapidement possible un emploi. Le principe est simple : quand le demandeur s’inscrit, l’Assedic décide de l’intégrer ou non dans le dispositif. Si l’ANPE donne un avis positif, la personne, qui doit être volontaire, rentre dans le cadre d’un suivi personnalisé organisé par BPI. Le cabinet reçoit 3.600 euros par demandeur d’emploi reclassé, 35% lors de l’entrée dans le dispositif, 30% quand le chômeur décroche un emploi et 35% une fois qu’il est resté plus de six mois sur le même poste.
Cette décision d’externaliser le reclassement d’une partie des chômeurs intervient après une expérimentation menée par l’Unedic. L’organisme, qui gère les comptes de l’assurance-chômage, avait décidé en février 2005 de confier le suivi de 4.000 chômeurs à des organismes privés, comme le permet désormais la loi de Cohésion sociale de décembre 2004.
Après un bilan positif réalisé en mai 2006, l’Unedic a décidé d’étendre le dispositif en désignant, via un appel d’offres européen, 17 cabinets privés de reclassement pour accompagner 46.000 demandeurs d’emploi par an sur deux ans. Ces opérateurs offrent un accompagnement renforcé : un conseiller pour 40 demandeurs d’emploi, contre un agent de l’ANPE pour 130 chômeurs. Ils sont payés au résultat par chômeur reclassé. En Paca, le cabinet BPI avait été choisi pour s’occuper de 553 demandeurs d’emploi volontaires de Marseille et Avignon, à titre expérimental. Sur ces 553 chômeurs, 271 ont retrouvé un emploi en CDI ou en CDD, 146 sont toujours dans le dispositif d’accompagnement renforcé, 26 en sont sortis sans résultat et 110 l’ont quitté avant la fin. Plus significatif encore, 37% d’entre eux ont retrouvé un emploi au bout de trois mois et 47% au bout de six mois. Pour remplir son contrat dans la région, le cabinet BPI a ouvert des agences à Marseille, Salon-de-Provence, Avignon, Vitrolles, Arles et Aix-en-Provence. Il a embauché 35 consultants depuis le début de l’expérimentation.

Emilie Zapalski

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