Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Grève au Louvre

Posted by lucien sur 13 février 2007

Grève au Louvre: le spleen des gardiens de Monna Lisa

PARIS – Garder la plus belle fille du monde n’est pas un job de tout repos: une partie des gardiens du musée du Louvre à Paris sont en grève. Ils exigent une augmentation de 150 euros (240 francs), censée compenser le stress croissant de leur métier.

« Le stress est clairement lié au nombre de visiteurs« , explique un gardien, sous couvert de l’anonymat puisque ce fonctionnaire n’a en principe pas le droit de s’exprimer. Le nombre de visiteurs est en effet passé de 7,5 millions en 2005 à 8,3 en 2006.

« Ce qui est pénible, c’est le brouhaha de la foule, surtout dans les salles les plus visitées, celles de la Joconde, la Vénus de Milo, ou Michel Ange. Et le pire, ce sont les dimanches gratuits: 65’000 visiteurs en un jour, c’est insupportable et peut-être même dangereux« , souligne-t-il dans la Grande galerie qui mène à la salle de la Joconde.

Dans le sanctuaire, la foule se presse autour des barrières de bois entourant le plus célèbre portrait du monde. « Dans ce pavillon du musée, les flash sont interdits mais permis dans les autres. Alors on passe la journée à expliquer que c’est interdit, et à la fin de la journée, on pète les plombs, parfois« , explique une gardienne postée près de la barrière.

D’autant que les visiteurs, frustrés de ne pouvoir mitrailler au flash l’implacable sourire, peuvent devenir agressifs, selon elle. Et sans compter les incidents parfois violents – même s’ils sont rares: « Un type a essayé de fracasser la vitre qui protège la Joconde avec un poteau et a agressé la gardienne qui essayait de l’en empêcher« , raconte un autre gardien de la Grande galerie.

Selon les syndicats, un tiers des quelque 180 agents postés du Louvre sont mobilisés par la grève. Certaines catégories ont en effet eu droit à une augmentation de prime, mais pas les agents postés dans les salles, faisant naître un sentiment d’injustice.

« Quand le nombre de visiteurs devient si important, sans augmentation du nombre de gardiens, avec de plus en plus de salles ouvertes, l’accueil et la surveillance deviennent seulement une gestion de flux« , déplore Christelle Guyader, du syndicat Sud Solidarités.

(20 minutes & Dépêche ATS, 13 février 2007, 09:21)

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