Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Une mobilisation réussie

Posted by lucien sur 8 février 2007

Communiqué de Presse FSU

UNE MOBILISATION REUSSIE QUI APPELLE DES REPONSES

La journée de grève et de manifestations du 8 février s’est traduite par une mobilisation significative des fonctionnaires, comme l’ont montré notamment des manifestations particulièrement réussies (plus de 40000 manifestants à Paris et plus de 20000 à Marseille, 4000 à Lyon, 3000 à Limoges et Nantes, 2500 à St Etienne….). Cette mobilisation a été particulièrement forte dans le secteur de l’éducation avec une grève majoritaire parmi les enseignants et des cortèges éducation qui représentaient souvent la moitié des manifestants. La FSU qui a joué tout son rôle dans cette mobilisation s’en félicite.

Le gouvernement doit entendre et faire sans attendre les gestes que réclament les personnels. Il doit retirer les projets de décret que les personnels refusent et revenir sur les suppressions de postes ; il doit ouvrir des négociations immédiates sur les salaires et la grille de la fonction publique.

La FSU souhaite également un véritable débat sur le rôle et la place des services publics ainsi que sur les besoins de notre société en ce domaine.

Si le gouvernement persistait dans son refus d’entendre voire jouait la provocation, la FSU poursuivrait l’action, comme son congrès l’a mandatée. Elle rencontrera dès lundi les fédérations de l’Education Nationale et mardi celles de la fonction publique pour faire le point et débattre des suites.

Paris le 8 février 2007

LA GREVE DES FONCTIONNAIRES

par Jean-Marc Canon,
secrétaire général de l’UGFF
(Union générale des fédérations
de fonctionnaires, CGT)

« Le mouvement est un succès »

NOUVELOBS.COM | 08.02.2007 | 19:06

Quel est le bilan de cette journée de mobilisation? Quelles étaient les revendications et les objectifs ?
– Il est très positif. Nous arrivons à Paris à 50.000 manifestants, et on verra lorsque les recensements seront finis que sur le plan national on arrive à plusieurs centaines de milliers de manifestants. La proportion de grévistes est en hausse et très significative : plus de 30% sur l’ensemble de la fonction publique, et plus de 50% dans le secteur de l’éducation. Le mouvement est un succès.
Nos revendications sont toujours les mêmes : l’augmentation des salaires pour revenir sur la baisse du pouvoir d’achat, et l’arrêt des suppressions de postes. L’objectif de la mobilisation d’aujourd’hui est de faire bouger le gouvernement. Nous demandons l’ouverture immédiate de négociations. Le gouvernement était d’ailleurs légalement tenu de les ouvrir pendant la période de préavis, il ne l’a pas fait, la balle est maintenant dans son camp.
Gilles de Robien, ministre de l’Education nationale, s’est exprimé pour une revalorisation des salaires des enseignants, c’est bien, mais ça n’est pas suffisant. Il s’agit d’un mouvement global, toute la fonction publique est concernée, et c’est pour son ensemble que nous attendons des mesures.

Il reste un mois et demi avant l’élection présidentielle, le gouvernement est-il disposé à agir maintenant, selon vous?

– Le Premier ministre a déclaré à plusieurs reprises que son gouvernement travaillerait jusqu’au dernier jour, c’est ce que nous attendons qu’il fasse. Nous jouons notre rôle d’organisation syndicale, et tant que ce gouvernement est en place, nous attendons qu’il joue le sien. Il se trouve qu’il y a aujourd’hui des échéances citoyennes, mais nos revendications ne sont pas basées sur elles. Elles persistent depuis plusieurs années, et se poursuivent après l’élection. Il y a un gouvernement en place et c’est à lui d’agir, avant la présidentielle. Si les candidats prennent acte du mouvement, c’est très bien, mais, encore une fois, c’est l’ouverture dès maintenant de négociations que nous demandons.

Qu’est-ce qui est prévu pour la suite? Les syndicats resteront-ils unis?

– L’agenda pour la suite de la mobilisation n’est pas encore prévu, mais nous sommes prêts à continuer le mouvement si les négociations ne commencent pas ou n’aboutissent pas. Nous souhaitons évidemment que les syndicats restent unis, c’est un facteur de mobilisation très important.

Propos recueillis par Paul-Aimé Drouhin
(le jeudi 8 février 2007)

Voir aussi:

La manifestation des fonctionnaires à Marseille

La manifestation des fonctionnaires à Marseille (c) Reuters

 

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