Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Gaspard Glanz au Tribunal de Strasbourg

Posted by lucien sur 8 février 2007

Un mois de prison avec sursis requis contre un leader anti-CPE à Strasbourg

[AFP, 8-02-07]
Un mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende ont été requis jeudi devant le tribunal correctionnel de Strasbourg contre un leader anti-CPE accusé d' »outrages », après la plainte de membres de la direction et du personnel d’un lycée strasbourgeois.

Gaspard Glanz, 19 ans et aujourd’hui étudiant en histoire à Rennes, était il y a un an le fer de lance du mouvement anti-CPE strasbourgeois, avec des responsabilités locales et nationales dans l’UNL (Union nationale lycéenne).

C’est à ce titre qu’il avait été appelé à la rescousse le 4 avril 2006 par des élèves du Lycée international des Pontonniers confrontés à un groupe de jeunes d’extrême droite qui voulaient démolir des barricades érigées devant l’établissement.

Le proviseur du lycée, Anne-Marie Meyer, le proviseur-adjoint, un professeur et le concierge, présent à l’audience, accusent le jeune homme de leur avoir lancé des insultes telles que « fasciste, sale pute, tu vas crever, ta carrière est foutue », ont indiqué leurs avocats François Ruhlmann et Audrey Insantes. Ils ont décrit François Glanz comme « une bête sauvage, la bave aux lèvres, suant la haine ».

Toutes ces accusations ont été rejetées en bloc par le jeune prévenu qui a assuré qu’il n’avait à aucun moment perdu son calme ni proféré d’insultes. « Au contraire, en tant que responsable du mouvement, j’ai constamment tenté de calmer le jeu », a-t-il affirmé, rappelant le contexte de confrontation tendue entre les lycéens anti-CPE, la direction du lycée et le groupuscule d’extrême droite.

Il a en outre produit devant le tribunal une vidéo de 11 secondes montrant le proviseur-adjoint tirant un lycéen par les cheveux avant de lui porter un petit coup, pour dégager la grille à l’entrée du lycée. Trop court pour se faire une idée, a estimé le président Pierre Wagner.

L’avocat de Gaspard Glanz, Me Jean-Pierre Guichard, a demandé la relaxe de son client en soulignant quelques incohérences, et notamment le fait que Mme Meyer avait dans un premier temps déclaré à la police qu’elle n’avait identifié aucun des auteurs de troubles avant de revenir une heure après pour accuser nommément le leader anti-CPE.

Le jugement sera rendu le 8 mars.

Gaspard

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :