Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Grève Fonction Publique et manif cheminots le 8 février

Posted by lucien sur 6 février 2007

Après les manifs: Voir Une mobilisation réussie

Revue de presse (Mise à jour du précédent billet du 4-02-07)

Les enseignants aux avant-postes de la mobilisation

08/02/2007 – 14h33

PARIS (Reuters) – Les enseignants apparaissaient particulièrement mobilisés jeudi pour la journée d’action sur le pouvoir d’achat et les conditions de travail à un peu plus de dix semaines du premier tour de l’élection présidentielle.

Le taux de grévistes dans l’ensemble de la fonction publique s’élevait à près de 23%, contre 18% lors de la journée du 2 février 2006, mais d’un peu plus de 28% dans l’Education nationale, selon les chiffres publiés par le ministère de la Fonction publique à la mi-journée.

Les deux fédérations d’enseignants, la FSU, majoritaire et l’UNSA-Education, donnent un taux de grévistes beaucoup plus fort. Selon elles, un enseignant sur deux a cessé le travail.

Selon le Syndicat national des enseignements de second degré (Snes-FSU), majoritaire, le mouvement est suivi à plus de 50% en moyenne : 51% dans les lycées, 54% dans les collèges et 63% dans les Centres d’information et d’orientation (CIO).

Dans les écoles primaires et maternelles, un enseignant sur deux est en grève, indique le SNUipp, majoritaire.

La Poste comptait un peu moins de 8% de grévistes à la mi-journée, selon le ministère de la Fonction publique. Ils étaient 20% selon la fédération Sud PTT.

Aux arrêts de travail, s’ajoutent des manifestations dans plusieurs villes de France dont Paris. Une manifestation a commencé cet après-midi dans la capitale à laquelle se joindront les cheminots qui organisent une manifestation nationale mais n’appellent pas à la grève.

Les syndicats réclament l’ouverture de négociations sur les rémunérations et l’emploi, alors que les augmentations de salaires annoncées ces derniers mois (1,6%) permettrent de rattraper l’inflation de 2006, mais ne prévoient rien pour 2007.

A Marseille, 10.000 personnes, en majorité des enseignants, sont descendues dans la rue, selon les organisateurs, 5.000 selon la police.

PAUPERISATION

Dans le cortège, où certaines banderoles affirmaient « mammouth en voie d’extinction », en référence au qualificatif donné à l’Education nationale par un ancien ministre, José Bové n’est pas passé inaperçu.

Le candidat altermondialiste à la présidentielle, qui s’était glissé en queue de cortège, a plaidé pour la défense du service public.

« C’est une cause nationale car, aujourd’hui, les institutions internationales veulent détruire la notion même des services publics pour mieux les commercialiser. C’est inacceptable« , a affirmé l’ancien syndicaliste.

Les enseignants du primaire se sont particulièrement mobilisés en Seine-Saint-Denis, avec un taux de grévistes de 65% à 70% des instituteurs et quelque 180 écoles fermées sur un peu plus de 800 que compte le département, indique François Cochain, secrétaire départemental du SNUipp de Seine-Saint-Denis.

« Le mouvement est très fortement suivi. On ne peut pas continuer à se paupériser et gérer l’ingérable« , poursuit cet enseignant. Il signale qu’à Drancy, 500 élèves sont chaque jour sans instituteurs, faute de remplaçants en nombre suffisant.

Dans un communiqué, le ministre de l’Education nationale Gilles de Robien se dit « sensible aux revendications des enseignants concernant les salaires » et reconnaît que « les professeurs gagnent plutôt moins en France que dans la moyenne des pays européens« .

Il propose de mettre sur la table dans une négociation globale, le temps d’enseignement, le temps du soutien scolaire, le temps de présence, les conditions de travail et les rémunérations. »

De son côté, Ségolène Royal estime qu’il y a « urgence » à relancer le dialogue social dans la Fonction publique et promet, si elle accède à l’Elysée au printemps prochain, de rendre aux fonctionnaires « le respect qu’ils méritent« .

La grève suivie à plus de 50% chez les enseignants

08.02.07 | 12h12

PARIS (Reuters) – Le mouvement de grève dans la fonction publique est suivi à plus de 50% dans les collèges et lycées ainsi que dans le premier degré, apprend-on auprès des syndicats.

Selon le Syndicat national des enseignements de second degré (SNES), majoritaire, le mouvement, qui porte sur le pouvoir d’achat et les conditions de travail, est suivi en moyenne à 51% dans les lycées, 54% dans les collèges et 63% dans les centres d’information et d’orientation (CIO).

Dans les écoles primaires et maternelles, plus d’un enseignant sur deux est en grève, dit-on au SNUipp, majoritaire. En Seine-Saint-Denis, le mouvement est particulièrement bien suivi avec 65% à 70% de professeurs des écoles en grève et quelque 180 écoles fermées sur plus de 800 que compte le département, indique-t-on à la section départementale de ce syndicat.

Le ministère de l’Education déclare ne disposer pour l’instant d’aucun chiffre.

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Interview de Gilles de Robien ce matin sur LCI

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23% des fonctionnaires en grève

lefigaro.fr (avec AFP).

Publié le 08 février 2007

Actualisé le 08 février 2007 : 13h04

A la mi-journée, les agents de l’Etat étaient plus nombreux à faire grève pour l’emploi et les salaires que lors de leur précédente journée d’action. Les enseignants sont les plus mobilisés.

 

Selon les premières estimations du ministère de la Fonction publique, environ 23% des fonctionnaires étaient en grève à la mi-journée, contre 18,4% lors de la dernière journée d’action comparable, le 2 février 2006.

 

Comme prévu, les enseignants sont les plus mobilisés. Entre 28,6% (lycées professionnels) et 34,8% (collèges) des enseignants étaient en grève en fin de matinée, selon les chiffres du ministère de l’Education pour «la totalité des académies».

 

Le Snes-FSU, syndicat majoritaire, avance, lui, le chiffre de 53% de grévistes. Selon son comptage, qui porte sur «un échantillon représentatif de 320 établissements», 51% des enseignants de lycées – traditionnellement moins mobilisés – étaient en grève jeudi matin, 54% des professeurs de collège et 63% des conseillers d’orientation-psychologues.

 

Un résultat qui «interpelle directement le ministre de l’Education, Gilles de Robien, qui perdrait encore un peu plus de sa crédibilité s’il se contentait comme à son habitude de nier la réalité de la mobilisation» a fait valoir le Snes-FSU.

 

Défilé national

 

Du côté des impôts d’Ile-de-France, environ 350 agents étaient rassemblés jeudi matin aux abords du ministère des Finances, à Paris. Les manifestants doivent rejoindre en début d’après-midi la manifestation des fonctionnaires au départ de la Gare d’Austerlitz (XIIIe).

 

Le cortège des fonctionnaires parisiens rejoindra celui des agents de la SNCF, partis de la place d’Italie. Les syndicats de l’entreprise publique organisent un défilé national pour l’emploi et le régime spécial des retraites. Ils espèrent 30 000 manifestants. Mais ils n’appellent pas à la grève : le trafic devrait être normal.

 

D’autres manifestations auront lieu à Marseille, Strasbourg, Rodez, Metz ou encore Tulle.

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8-02-07

Le malaise des fonctionnaires fait irruption dans la campagne

« Il vaut mieux des fonctionnaires moins nombreux, mais mieux payés et mieux considérés« , a expliqué M. Sarkozy. Mme Royal a refusé cette logique proclamant « sa compréhension » de leur grogne.

Pratique Les perturbations attendues

Education. La grève devrait être bien suivie, de la maternelle aux lycées. Les quatre fédérations (FSU, UNSA-éducation, SGEN-CFDT, FERC-CGT et FAEN), appellent à la mobilisation, tout comme le Snalc-CSEN, organisation classée à droite. Selon le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, « un enseignant sur deux » sera en grève ce jeudi. Les lycéens de l’UNL et SUD-étudiants appellent aussi à la grève.

Eclairage Le pouvoir d’achat des enseignants au premier plan

Zoom

Les Bandes sons de France-info

 

Le secrétaire général de l’UNSA-Education, Patrick Gonthier, explique les motifs de cette grève des enseignants…

 

Pas de service minimum dans les écoles en ce jour de grève. Explications de Sonia Bourhan…

 

En revanche, les cheminots se sont engagés à ne pas débrayer. Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT cheminots…

 

Les fonctionnaires des impôts protestent également contre les économies budgétaires du gouvernement. Serge Colin, du syndicat unifié des impôts, le SNUI…

 

Les postiers sont aussi en grève aujourd’hui. Exemple dans le Nord, à Fruges, Claire Mesureur…

 

Les fonctionnaires constatent que leurs salaires n’augmentent pas. Josiane manifeste donc pour le pouvoir d’achat…

Les fonctionnaires font grève et manifestent demain

La Tribune, 7-02-07

Les six fédérations syndicales appellent les fonctionnaires à la grève demain jeudi pour « les salaires et l’emploi ». Alors que la grève devrait être très suivie par les enseignants, il ne devrait pas y avoir de perturbation dans les transports.

Prévu depuis le 17 janvier, le mouvement social des fonctionnaires demain a été appelé pour « les salaires et l’emploi » par les six fédérations syndicales (CFDT, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa). Alors que les enseignants promettent d’être très mobilisés, les cheminots manifesteront à Paris en faveur du service public, mais sans appeler à la grève.

[la suite]

Grève des fonctionnaires
prévue jeudi

NOUVELOBS.COM | 07.02.2007 | 10:01

Les fonctionnaires défileront pour dénoncer les restrictions budgétaires, le manque de moyens, les suppressions de postes et réclamer des négociations salariales. Les cheminots organisent également une manifestation nationale. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont attendues jeudi 8 février dans les rues de Paris, avec une manifestation nationale des cheminots à l’appel de l’ensemble de leurs syndicats et un autre défilé organisé par cinq fédérations de la Fonction publique dans le cadre d’une journée nationale de grève des fonctionnaires.
Les fédérations syndicales de cheminots appellent à une manifestation nationale -sans mot d’ordre de grève- dans la capitale à partir de 13h30 entre la place d’Italie et les abords du métro Sèvres-Babylone pour défendre le service public ferroviaire, les statuts et les retraites, dénoncer les restructurations en cours à la SNCF, les 2.490 suppressions de postes prévues en 2007, et réclamer des revalorisations salariales.
Les syndicats -qui devaient être reçus à leur demande par la direction de la SNCF mardi, et par le ministère des Transports mercredi, attendent au moins 30.000 participants pour ce cortège.

Réunion des cortèges

A la même heure, les fonctionnaires, qui répondent à l’appel de cinq de leurs fédérations, défileront depuis la gare d’Austerlitz pour dénoncer les restrictions budgétaires, le manque de moyens, les 15.000 suppressions de postes prévues en 2007 dans la Fonction publique et réclamer des négociations salariales.
Ce deuxième cortège rejoindra celui des cheminots par le boulevard Raspail pour une fin de parcours également aux abords du métro Sèvres-Babylone.
Pour les fonctionnaires, plus de 50 défilés similaires sont prévus dans toute la France. Les fédérations ont par ailleurs appelé les personnes des trois Fonctions publiques (Etat, Territoriale et Hospitalière) à cesser le travail ce jour-là. (Avec AP)

 

Tageblatt (journal du Luxembourg, 7-02-07):

Grève majoritaire attendue dans l’Education jeudi, mots d’ordre plus larges

lire ici

mardi 6 février 2007, 19h31

PARIS (Reuters) – Les syndicats de fonctionnaires et de cheminots appellent jeudi à une journée d’action pour la défense du pouvoir d’achat et de l’emploi à un peu plus de dix semaines du premier tour de la présidentielle. Les fédérations de fonction publique d’état, territoriale et hospitalière, à l’exception de la CGC et de la CFTC, convient leurs adhérents à cesser le travail et à manifester dans toute la France.

Les personnels de La Poste et France Télécom sont également appelés à participer au mouvement social.

Les huit fédérations syndicales de cheminots n’appellent pas à la grève mais à une manifestation unique, nationale à Paris.

A la RATP, le trafic devrait fonctionner normalement, seuls le syndicat CGT-Bus ayant déposé un préavis pour des arrêts de travail.

La manifestation parisienne des fonctionnaires partira de la gare d’Austerlitz, boulevard de l’hôpital vers 13h30. Elle sera rejointe par la manifestation des enseignants, partie de l’avenue des Gobelins et par celle des cheminots venue de la place d’Italie, 300 mètres avant l’arrivée. La dispersion est prévue dans le quartier de Sèvres-Babylone où se trouve le ministère de la Fonction publique. (…)

 

mardi 6 février 2007, 16h03

Fonctionnaires, enseignants et cheminots manifestent côte à côte jeudi

PARIS (AFP) – Les fonctionnaires, des enseignants aux postiers en passant par les agents des impôts, sont appelés à faire grève jeudi pour les salaires et l’emploi et à manifester en province comme à Paris, où leur cortège rejoindra une manifestation nationale des cheminots.

Six fédérations représentant plus de 80% des fonctionnaires (CFDT, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa) sont à l’origine de cette journée d’action décidée le 17 janvier malgré l’annonce par le gouvernement, quelques heures avant, d’un coup de pouce aux salaires. Les syndicats, qui évaluent la perte du pouvoir d’achat des fonctionnaires à 5,2% depuis 2000, n’ont pas jugé « suffisant » l’alignement de la hausse du point d’indice (base de calcul aux salaires) sur l’inflation (1,5%) au titre de l’année 2006. Plusieurs manifestations sont organisées à Paris et en province comme à Strasbourg, Marseille, Chambéry, Tulle, Metz, Rodez ou Avignon pour réclamer l’ouverture de négociations. Et pour la première fois depuis plus d’un an, les enseignants se retrouveront aux côtés des fonctionnaires, quatre fédérations de l’éducation (Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et FAEN) – outre la FSU – appelant à faire grève et à manifester, de même que les lycéens de l’UNL, Sud-Etudiants et, plus surprenant, le Snalc-CSEN, organisation classée à droite. « La grève devrait être majoritaire dans les écoles« , a dit Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, majoritaire dans l’Education, se déclarant « optimiste » quant à la mobilisation des enseignants. « Il devrait y avoir beaucoup d’initiatives locales, comme des refus d’organiser le bac blanc« , a-t-il ajouté. Et la question des salaires devrait être au moins aussi mobilisatrice que celle de la « casse du service public de l’Education« , selon les syndicats: plus de 5.000 postes d’enseignants des collèges et lycées vont encore être supprimés cette rentrée. Une inquiétude commune à l’ensemble des fonctionnaires: les fédérations CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa de la fonction publique dénoncent les 15.000 suppressions d’emplois inscrites dans la loi de finances 2007. « Au total, depuis 5 ans, ce sont entre 80.000 et 100.000 emplois qui auront disparu dans la fonction publique d’Etat », affirment-elles, ajoutant la défense des services publics à la liste de leurs revendications. Une revendication partagée par les cheminots qui manifesteront le même jour à Paris « pour la défense du service public » à l’appel de l’intersyndicale. En l’absence de mot d’ordre de grève, la SNCF ne prévoit « pas de perturbation ». Le cortège, où « plus de 30.000 cheminots » sont attendus selon la CGT, rejoindra la manifestation régionale des fonctionnaires. « La mobilisation va nous permettre de peser sur le budget de la SNCF, les négociations salariales qui doivent débuter fin février, sur la situation du fret et de notre régime de retraite », a estimé Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots. L’ensemble des syndicats des impôts (SNUI, SNADGI-CGT, SGI-FO, CFDT Impôts) organise enfin un rassemblement à Bercy, devant le ministère des Finances, avant de rejoindre le défilé des fonctionnaires pour dénoncer « le déficit de dialogue social » à la Direction générale des impôts (DGI) et réclamer l’ouverture de négociations. « Il y a une revendication de fond commune, à savoir le pouvoir d’achat », mais « un patchwork de situations et de mécontentements », a indiqué à l’AFP Eric Fritsch (CFDT).

 

Un enseignant sur deux en grève jeudi?

6-02-07 (19h32)

Suppressions de postes, conditions de travail, sentiment d’un manque de considération, les enseignants devraient se mobiliser en nombre jeudi dans le cadre de la journée d’actions de la Fonction publique.

Sur les 884.000 enseignants, « je n’en connais pas un qui se réjouisse d’avoir perdu 6% de pouvoir d’achat depuis 2000 mais, majoritairement, ce qui révolte le plus ce sont les mesures de carte scolaire« , c’est-à-dire la traduction sur le terrain des 5.000 suppressions de postes prévues à la rentrée, a expliqué mardi Luc Bérille, secrétaire général du SE-Unsa. Selon lui, de la maternelle à la terminale, « plus de 50% des personnels devraient se mobiliser » jeudi.

Principal syndicat du secondaire, le Snes-FSU table également sur « plus de 50%« . Son secrétaire général, Bernard Boisseau, ne cache pas non plus qu’au-delà de la revendication concernant un pouvoir d’achat affecté « depuis 25 ans », « l’essentiel pour les enseignants sera de contester le projet de décret » allongeant le temps de travail de certains enseignants et instaurant leur bivalence. L’entourage du ministre de l’Education, Gilles de Robien, a précisé mardi que ce décret « devrait être publié vendredi« .

Cinq fédérations de l’Education ont officiellement appelé à la mobilisation du 8 février: FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT, Faen. Elles ont été rejointes par le Snalc-CSEN, syndicat du secondaire classé à droite et très opposé au fameux décret. Les enseignants partiront d’abord de leur côté et rejoindront le reste de la manifestation ensuite.

 

Les enseignants se mobilisent

 

Éducation . Les candidats multiplient les promesses d’une réforme du système scolaire. Méfiants, les enseignants préfèrent se faire entendre en faisant grève le 8 février.

 

Les enseignants doutent et le microcosme politique s’affole. Après la fuite organisée du staff de Ségolène Royal expliquant que Monique Vuaillat, ancienne secrétaire général du SNES, rejoignait l’équipe de campagne de la candidate socialiste, information par la suite démentie, Nicolas Sarkozy a tenté vendredi soir d’attirer à lui les suffrages du monde éducatif, traditionnellement ancré à gauche. Lors d’une réunion publique à Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne, le candidat de l’UMP s’est adressé « à l’électeur de gauche », avant d’ériger la morale en valeur suprême d’une réforme du système éducatif. Fustigeant « l’idéologie de 1968 qui a imposé partout le relativisme intellectuel et moral », il a prôné une « révolution de l’école » fondée sur sept grands principes : « la liberté pédagogique, l’autonomie, l’évaluation, la modulation des moyens en fonction des handicaps des élèves, l’orientation, la deuxième chance et la formation tout au long de la vie ». Le tout, en « travaillant plus pour gagner plus ». Mais, a rétorqué Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, « la première demande, c’est de gagner plus en ne travaillant pas plus et surtout de plus travailler en équipe ».

Quoi qu’il en soit, les 750 délégués du 5e Congrès de la FSU, qui s’est achevé vendredi à Marseille, ont confirmé une forte implication des professeurs et instituteurs dans le mouvement de grève du 8 février prochain pour défendre le service public, l’emploi et les salaires s’annonce. Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUIPP (1er degré), annonce déjà de « nombreuses écoles fermées ». Les milliers de suppressions de postes prévues pour la rentrée 2007, le projet de décret allongeant le temps de travail et instaurant la bivalence des enseignements (deux disciplines), ainsi que les « prescriptions impératives du ministre sur les enseignements » au primaire (lecture, grammaire, calcul) attisent la colère d’enseignants, particulièrement remontés contre leur ministre, Gilles de Robien. Un texte « action » adopté vendredi à 90 % à l’issue du congrès appelle à « donner des suites » rapides à cette journée de mobilisation.

P. M. (L’Humanité, 5-02-07)

 

 

dimanche 4 février 2007, 8h15

Une semaine sociale marquée par la grève des fonctionnaires

Photo
 
 

PARIS (AFP) – Une grève des fonctionnaires pour les salaires et l’emploi jeudi, couplée le même jour à une manifestation des cheminots en faveur du service public, seront au coeur de cette semaine sociale marquée aussi par la signature probable d’un accord dans les cafés-hôtels-restaurants.

Six fédérations de fonctionnaires (CFDT, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa), et cinq fédérations de l’Education (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et FAEN), ont appelé à une journée nationale de grève et de manifestations jeudi « pour les salaires et l’emploi ». Enseignants des collèges et lycées sont appelés à suivre le mouvement. Les syndicats jugent notamment « insuffisantes » les mesures annoncées par le ministre de la Fonction Publique Christian Jacob, portant sur une revalorisation du point d’indice (qui sert de base de calcul pour le salaire des fonctionnaires) de 0,8% au 1er février, pour rattraper l’inflation. Les enseignants dénoncent aussi « l’ampleur des suppressions de postes qui se cumulent à celles des années précédentes ». Des manifestations seront organisées en province. A Paris, les syndicats des impôts (SNUI, SNADGI-CGT, SGI-FO, CFDT Impôts) organisent un rassemblement devant le ministère des Finances à 10H00, puis les manifestants se joindront au cortège régional des fonctionnaires, gare d’Austerlitz à Paris, vers 13H00. Tous retrouveront ensuite le défilé des cheminots, qui sont appelés le même jour par l’ensemble de leurs fédérations syndicales à « une grande manifestation nationale » en faveur du service public. Parmi leurs inquiétudes figurent l’avenir de leur régime spécial de retraite et le fret. La veille, les syndicats seront reçus au ministère des Transports. La circulation des trains ne devrait pas être perturbée. Lundi, patronat et syndicats des cafés-hôtels-restaurants devraient enfin signer un accord sur les salaires et le temps de travail à l’issue d’une ultime réunion paritaire, cent jours après l’annulation du précédent accord de juillet 2004 par le Conseil d’Etat. La CFDT, principale organisation syndicale d’une branche de 800.000 salariés, a fait connaître vendredi son positionnement « favorable » au projet d’accord des trois fédérations patronales majoritaires (Umih, Synhorcat et GNC). L’octroi de « trois jours fériés supplémentaires » et une majoration de « 10 à 20% » des heures supplémentaires au delà de la 36è (et jusqu’à la 43è) sont les points jugés « les plus positifs » de ce projet qui consacre les 39 heures et abandonne le système « d’heures d’équivalences » sanctionné par le Conseil d’Etat. La CGT s’est déclarée hostile au projet et FO, la CFTC et la CFE-CGC doivent « arrêter leur décision en commun lundi matin ». Mercredi, l’assurance maladie (Uncam) et les syndicats de médecins libéraux (CSMF, SML, Alliance) ont rendez-vous pour une troisième séance de négociation sur les honoraires médicaux. Les syndicats revendiquent une hausse de la consultation des généralistes de 21 à 23 euros, mais le Conseil de l’assurance maladie a récemment alerté sur les risques de dérapage des dépenses au cas où cette revalorisation serait accordée dès le printemps. Par ailleurs, le ministre délégué à l’Emploi Gérard Larcher poursuivra ses rencontres bilatérales avec les partenaires sociaux sur la réforme de la représentativité syndicale. L’UPA (artisans) et FO sont reçus lundi, la CGT mardi, la CGPME et la CFE-CGC mercredi.

Voir aussi:

Communiqué de presse du SNUipp

JEUDI 08 FEVRIER : FORTE MOBILISATION DANS LES ECOLES

Après la manifestation du 20 janvier, un enseignant sur deux s’apprête à faire grève jeudi 08 février. Cette mobilisation des personnels des écoles maternels et élémentaires est le signe d’un besoin très fort d’une autre politique éducative. Les enseignants des écoles sont exaspérés par les remises en cause régulières de leur identité professionnelle. Assurer la réussite des élèves nécessite d’autres mesures : baisse des effectifs par classe, meilleure scolarisation des élèves en maternelle, développement de la formation continue et de l’accompagnement des équipes, remplacement,…

Avec l’ensemble des fonctionnaires, les enseignants des écoles se mobilisent aussi pour leurs salaires et leurs conditions de travail.

Le SNUipp appelle jeudi 8 février les professeurs des écoles à participer massivement aux manifestations comme aux réunions et AG locales pour débattre des suites de l’action.

Paris, le 6 février 2007

Communiqué de presse du SNETAA-EIL
(enseignement professionnel)

 

EIL APPELLE A LA GREVE LE 8 FEVRIER 2007

Les suppressions de postes d’enseignants (5060 suppressions dans le second degré) et de non enseignants, les réductions massives des décharges horaires (3058 suppressions d’ETP ou équivalents temps pleins), ajoutées à celles des années précédentes, accentuent les dégradations des conditions de travail de tous les personnels de l’Education nationale. L’efficacité du service public d’éducation est remise en cause.
Les attaques contre le service public se développent, la modification du décret de 50, la suppression de la notation au sein de la Fonction Publique sont les premiers pas vers la destruction des statuts des fonctionnaires. La précarité s’aggrave. Cette politique s’accompagne d’une absence de dialogue social pour l’ensemble de la Fonction Publique : pas de négociations salariales, mais le Ministre de la Fonction Publique octroie récemment une augmentation de 0,3% au 1er février 2007, au titre de 2006. La hausse des prix sera à peine compensée.
C’est une nouvelle dégradation du pouvoir d’achat des fonctionnaires qui les conduit vers la paupérisation. Une étude confirme que le pouvoir d’achat des enseignants du secondaire a baissé de 20% au cours de ces 25 dernières années. Depuis 2000 les salaires des fonctionnaires ont perdu plus de 6 % par rapport à la hausse du coût de la vie, et la part des richesses produites dans le pays, mesurée par le PIB, consacrée aux rémunérations ne cesse de reculer.
La Fédération EIL appelle les personnels à participer à la grève le 8 février 2007 pour exiger :
– le retrait du décret modifiant les obligations de service des enseignants du second degré, et l’ouverture de véritables discussions sur la prise en compte des réalités de leur métier,
– une augmentation des salaires de la fonction publique permettant d’assurer :
– le rattrapage des retards sur les pertes intervenues depuis 2000 (6 %),
– la progression du pouvoir d’achat,
– l’augmentation des salaires pour 2007 compensant à minima l’inflation prévue,
– la revalorisation des bas salaires de la catégorie C et le relèvement significatif du minimum Fonction Publique,
– Une véritable revalorisation de la grille des salaires avecs une réforme du contenu de l’indice INSEE (comment peut-on tolérer, par exemple, que le pole logement ne représente qu’une faible part de cet indice et ce depuis 40 ans, alors que le gouvernement affirme lui-même que les Français consacrent 20,4 % de leurs revenus à leur logement?).
Contact : Y-H SAULNIER : 01 53 58 00 39


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Une Réponse to “Grève Fonction Publique et manif cheminots le 8 février”

  1. mon chien said

    virginie a dit que cété pas bien

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