Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Appel d’Emancipation à la grève reconductible

Posted by lucien sur 22 janvier 2007

En finir avec les atermoiements !

Grève reconductible !

Tract d’Émancipation distribué lors de la manif du 20 janvier

Les suppressions massives de postes dans l’Education Nationale viennent d’être annoncées – en nombre encore supérieur à ce que était prévu, provoquant de l’émotion y compris dans certaines organes de la presse bien-pensante. Elles constituent une conséquence très concrète des choix de ce gouvernement en matière éducative : chômage, précarité, flexibilité et casse des statuts pour les personnels, tri social accentué et minimum éducatif pour la jeunesse scolarisée. C’est bien la loi Fillon que les directions syndicales « représentatives » ont refusé de combattre, avec les lycéenNEs en 2005.

 

Le pouvoir redouble de coups contre les travailleurEs. Pour les classes dominantes, l’heure n’est pas au compromis social, aux accommodements avec les directions syndicales. Les directions syndicales continuent pourtant à agir, comme s’il y avait du « grain à moudre ». Le récent rapport de la Commission d’orientation des retraites doit nous persuader que le pouvoir ne s’arrêtera que là où nous le stopperons. La CFDT accepte ces ruptures et collabore avec les tenants des contre-réformes depuis plus de dix ans. Les autres directions confédérales ne veulent pas voir cette nouvelle donne et en tirer les conséquences en terme d’orientation, de lutte et d’unité dans l’action. La direction de la FSU ne fait pas exception. A la veille de son congrès, elle se borne à une manif un samedi, avec la perspective d’une grève de 24 h, essentiellement sur les salaires, au moment où les personnels sont mobiliséEs contre l’attaque des statuts – attaque préparée et facilitée par la généralisation de la précarité – et que les suppressions de postes s’annoncent.

Malgré le succès de la grève du 18 décembre, appelée par toutes les organisations syndicales du 2nd degré qui condamnent de façon unanime les projets de révision des statuts du Ministère, celui-ci veut passer en force ! Les textes d’application doivent paraître fin janvier. Le Ministère annonce 5000 suppressions de postes pour la rentrée prochaine dont 3000 du fait de la suppression des heures de décharge, ce qui signifie l’augmentation du temps de travail, les postes à cheval sur plusieurs établissements, le développement de la bivalence… alors que dans le même temps il exploite et accroît la précarité, avec son cortège de licenciements, de situations de plus en plus fragiles (emplois Borloo…), de démantèlement du droit du travail avec notamment l’attaque frontale du CDI public, concurrent direct du statut de fonctionnaire.

Il y a donc URGENCE à TOUT FAIRE pour empêcher que saute le verrou des statuts et que se mettent en place dans la foulée tous les projets du Ministère : réforme de l’IUFM, audits sur les horaires des collèges et des lycées et sur l’enseignement professionnel, statuts des directeurEs d’école et mise en place d’EPE dans le premier degré… qui tous visent à réduire le coût de l’Education Nationale en supprimant des postes, en aggravant les conditions de travail et en organisant une école plus inégalitaire.

Les jours qui viennent, jusqu’au départ en vacances de la 1ère zone le 10 février, seront donc décisifs pour développer un rapport de forces en mesure d’imposer le retrait de ces projets. La grève reconductible, dès le 25 janvier, doit être proposée dans toutes les AG et les instances syndicales, à l’image de ce qui s’est déjà fait dans plusieurs départements (93, 94…), sur des revendications favorisant l’unité :

- Arrêt des atteintes aux statuts et titularisation immédiate de touTEs les précaires sans conditions de concours ni de nationalité ;
- Création de tous les postes nécessaires pour une école pour touTEs, polyvalente et polytechnique ;
- Augmentations uniformes de salaires et augmentation substantielle des bas salaires, dans une perspective d’unification des corps ;
- Refus de la répression des militantEs dont les cas d’Erwan Redon et de Florimond Guimard à Marseille et de Roland Veuillet – en grève de la faim depuis le 24 décembre – sont emblématiques.

Les outils démocratiques de développement et de contrôle du mouvement doivent se mettre en place rapidement, en liaison avec les intersyndicales. EMANCIPATION Tendance Intersyndicale, 20 janvier 2007, er.emancipation@free.fr

Sur ce sujet:

Voir aussi l’appel à la grève de la fédé CNT éducation: Contre la casse de l’Education : toutes et tous en grève dès le 25
janvier 07 <http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=688>

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