Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Archive for janvier 2007

Adresse aux délégué-e-s du 5° Congrès de la FSU

Posted by Vendemiaire sur 30 janvier 2007

EMANCIPATION (Tendance fédérale) – ENSEMBLE (Tendance du SNUipp-FSU) – POUR UN SYNDICALISME DE LUTTE (Tendance du SNASUB-FSU)

 

 

ADRESSE AUX DELEGUÉ-E-S DU 5ème CONGRES NATIONAL DE LA FSU

(Marseille, 29 janvier – 2 février 2007)

 

 

LA FSU A LA CROISEE DES CHEMINS ?

 

 

Le 5ème Congrès national de la FSU se déroule dans des conditions particulièrement dramatiques pour l’ensemble des salarié-e-s, sans-emploi, retraité-e-s, immigré-e-s et de la jeunesse. Malgré le rejet massif du Traité Constitutionnel Européen (TCE) le 29 mai 2005 et le puissant mouvement social du Printemps 2006 qui a fait reculer le gouvernement sur le Contrat Première Embauche (CPE), ce dernier multiplie les attaques à l’endroit des couches les plus fragiles de la population : poursuite de la réforme sur les régimes de retraites et allongement de la durée du travail, la traque des immigré-e-s y compris dans les écoles, diminution de l’allocation chômage faisant des sans-emplois les responsables de leur situation, criminalisation du mouvement social et syndical. Les personnels de la Fonction Publique ne sont en rien épargnés par ces mesures. Dans tous les secteurs c’est la baisse ininterrompue du pouvoir d’achat (20 % en 20 ans), la destruction programmée des statuts, l’asphyxie budgétaire, la généralisation de l’emploi précaire avec l’instauration du CDI public et avec les lois dites « de cohésion sociale », « d’égalité des chances » de «modernisation». Les services publics ont été bradés par tous les gouvernements qui se sont succédés et les favoris à la présidentielle ne manquent pas de surenchérir : « Contrat unique » pour tous sur le modèle du CNE-CPE, largesses fiscales en faveur de l’actionnariat et du patronat, remise en cause du droit de grève, aggravation de la décentralisation… La détermination d’en finir avec tous les acquis des luttes est clairement affichée. Face à cette offensive, que fait la direction de la FSU ???

 

 

LA FSU N’EST PAS A LA HAUTEUR DES ENJEUX !

 

 

Alors que les personnels commencent à riposter en organisant des Assemblées générales et la grève reconductible (Ile de France, Marseille…), la direction de la FSU nous occupe avec la création d’une ènième confédération, à travers l’extention du champ de syndicalisation, le « dialogue social concerté », l’adhésion à la Confédération Syndicale Internationale (CSI) et à la Confédération Européenne des Syndicats (CES) qui a défendu le OUI au TCE ! La FSU devrait plutôt profiter du Congrès national de Marseille pour porter les luttes, apporter un soutien sans faille à nos collègues et camarades Roland Veuillet, en grève de la faim depuis plus d’un mois à Lyon, Florimond Guimard et Erwan Redon à Marseille injustement tous trois réprimés pour leur activité syndicale ! La FSU devrait plutôt lancer une vaste campagne pour la titularisation des précaires ! La FSU devrait plutôt tenir le Congrès sur la base de décisions d’actions qui soient en mesure de stopper l’agression libérale et sur le respect de l’indépendance syndicale vis-à-vis de la pression électorale.

 

 

LA FSU PEUT ET DOIT SE RESSAISIR !

 

 

Contre la stratégie de l’exécutif national qui semble paralysé par les échéances électorales, reprenons la main !

Nous, tendances Emancipation, Ensemble et Pour un Syndicalisme de Lutte, sommes à Marseille pour mettre en oeuvre l’union que nous avons réalisée au niveau des FSU-75 et 93 et l’élargir à tous les opposants à la passivité de la direction nationale. Nous exigeons que la FSU se donne enfin les moyens de :

 

  • stopper les attaques contre les statuts des fonctionnaires, et organiser une campagne pour la titularisation sans condition de tous les précaires déjà embauchés

  • imposer la création de tous les postes indispensables pour des services publics égalitaires

  • stopper la répression syndicale, en premier lieu contre R. Veuillet, F. Guimard et E. Redon

  • construire la grève, seule forme d’action susceptible de l’emporter, dans l’unité sans exclusive des syndicats, avec les structures démocratiques mises en place par les AG des personnels en lutte

  • faire le choix de l’unification syndicale regroupant toutes les sensibilités grâce au droit de tendance plutôt qu’ajouter à la division, avec une énième confédération.

  • Refus de l’adhésion à la CES et à la CSI.

 

C’est dans ce contexte de mobilisation et d’unification que la grève interprofessionnelle fonction publique du 8 février prendra tout son sens dans le service public d’éducation!

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Quelques réflexions à propos de l’adhésion à la CES

Posted by Administrateur sur 29 janvier 2007

QUELQUES REFLEXIONS A PROPOS DE L’ADHESION A
LA CONFEDERATION EUROPEENNE DES SYNDICATS (CES)
Cédric Dameron, Bibliothécaire, PSL-SNASUB

La question de l’adhésion à la CES sera un des enjeux du prochain congrès fédéral. Le premier constat que nous pouvons tirer des débats qui ont eu lieu à l’occasion des congrès départementaux est que la discussion s’est organisée dans une relative ignorance de la nature et des objectifs de la CES. Aucune documentation substantielle n’a été portée à la connaissance des adhérents et peu de textes ont été publiés à ce sujet. De fait, le débat s’est résumé à une opposition d’arguments d’autorité, les uns soulignant les évolutions positives de la CES et la parant de vertus retrouvées tandis que les autres en dénonçaient les orientations générales sans plus de détails…

POUR LIRE LA SUITE

En complément, et pour ceux qui auraient encore des doutes L’argumentaire de la CES en faveur du TCE

 

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Le droit de grève menacé par Sarkozy

Posted by lucien sur 28 janvier 2007

Revue de presse: Dans le texte

1. Extrait d’une dépêche Reuters d’aujourd’hui 28-01-07:

Dans La Tribune, Xavier Bertrand confirme aussi que Nicolas Sarkozy va réformer le droit de grève dans les services publics, les universités et les administrations s’il est élu à l’Elysée.

Une révision constitutionnelle ne sera pas nécessaire pour ce faire, dit-il. « Il est clairement spécifié que le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent. Il est donc possible de poser de nouvelles règles« , explique-t-il.

Xavier Bertrand reprend ensuite la proposition officielle du candidat Sarkozy, qui prévoit l’organisation d’un vote après huit jours de grève.

« ‘Les nouvelles règles’ s’appliqueront dans les entreprises en charge d’un service public, dans les universités et les administrations. La grève se poursuivra si une majorité y est favorable« , dit le porte-parole.

*

2. Extrait de l’interview de N. Sarkozy au Monde, 22-01-07:

Croire en la démocratie sociale et annoncer le vote en juin d’une loi sur le service minimum en cas de grève dans les transports, n’est-ce pas incompatible ?

Je ne vois pas pourquoi ce serait incompatible. En quoi un service minimum, qui est la contrepartie d’un monopole, serait-il contraire à la démocratie? Il existe déjà dans les hôpitaux, à la télévision. Je crois au droit de grève individuel, pas à la prise d’otages.

 

Relire sur ce sujet:

Dessin: Charlie Hebdo du 31-01-07

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Affaire Veuillet: Le refus de Robien

Posted by lucien sur 28 janvier 2007

De Robien répond à Gérard Aschieri

Éducation nationale

PDF - 46.9 ko

Lettre de Robien au sg

de :
Monsieur Gilles de ROBIEN
Ministre de l’éducation nationale
110, rue de Grenelle
75357 Paris SP 07

à :
Monsieur Gérard ASCHIERI
Secrétaire Général
de la Fédération Syndicale Unitaire
3-5 rue de Metz
75010 Paris

Monsieur le Secrétaire Général,

Vous avez appelé mon attention sur la situation de Monsieur Roland VEUILLET, qui a décidé d’entamer une nouvelle grève de la faim, et vous me demandez de lever la sanction prise à son égard.

Compte tenu du jugement récent de la Cour Administrative d’Appel de Lyon qui a rejeté son pourvoi, il ne m’est pas possible de revenir sur une décision disciplinaire (mutation d’office) qui a été prise à bon droit.

En revanche, je vous confirme expressément que M. VEUILLET bénéficie de toutes les garanties de tous les droits (notamment de mutation) qui s’attachent à son statut de fonctionnaire. Afin d’apaiser la situation et d’envisager l’avenir de la carrière de M. VEUILLET, je demande au Recteur de l’Académie de Lyon de le faire recevoir par le Directeur des Ressources Humaines.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le secrétaire Général, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Voir aussi:


 

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AG de la Région parisienne

Posted by lucien sur 26 janvier 2007

Appel de l’Assemblée générale Région parisienne

du 25 janvier 2007

Aux personnels, aux organisations syndicales, et aux départements au-delà de la Région parisienne

L’Assemblée Générale Région parisienne du 25 janvier 2007 (70 établissements, écoles, collèges, lycées, lycées professionnels et CIO, en majorité du 93 mais aussi 94, 75, 78, 91, 92, 95) s’est félicitée du succès de la grève (avec une moyenne de 40 % de grévistes en Seine-Saint-Denis) et de la manifestation de ce jeudi.

L’AG constate :

- L’insistance du ministère à vouloir publier les décrets sur les statuts des enseignants du second degré pour fin janvier et sur les Etablissements Publics d’Enseignements Primaire (EPEP) ;

- Le développement de la précarité ;

- Les 5000 suppressions de postes et leurs conséquences sur les dotations horaires des établissements.

L’AG estime qu’il est urgent de construire la grève qui semble être la seule forme d’action susceptible de l’emporter.

L’AG propose, à partir des mandats d’établissements et de propositions des syndicats présents (CNT, SNES, SUD) :

- 1. Grève et manifestation le 30 janvier 2007

- 2. Développement et extension de la mobilisation par tous les moyens possibles dans les établissements : reconduction de la grève, passage dans les établissements, utilisation de tous les médias (Internet, presse), mobilisation des parents, organisation d’une journée contre la bivalence, occupations.

C’est dans ce contexte de mobilisation que la grève interprofessionnelle fonction publique du 8 février prendra tout son sens dans le service public d’éducation.

Suites:

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Motion FSU 974: sans tendances?

Posted by lucien sur 26 janvier 2007

Section FSU de la Réunion

Motion : délégation au congrès national

Dans le cadre de la composition de sa délégation au congrès national de la FSU, le congrès départemental réuni
les 11 et 12 décembre 2006 se retrouve confronté à une situation pour le moins paradoxal puisque la règle de
répartition entre tendances nationales exclut de fait le secrétaire départemental qui n’appartient à aucune
tendance nationale.
Le congrès s’étonne qu’une telle situation soit rendue possible par les statuts de la FSU puisque celle-ci repose
en principe sur un trépied dans lequel les sections départementales ont toute leur place aux côtés des syndicats et des tendances.
C’est pourquoi le congrès souhaite qu’une solution, y compris dans le cadre des statuts de la FSU évite qu’à l’avenir pareille situation ne se représente.
R.V. 1 Abs 4 (12.5%) Contre : 0 Pour : 24 (87.5%) Motion adoptée

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Le programme du MEDEF

Posted by lucien sur 26 janvier 2007

[Communiqué de la CGT du 25 Janvier 2007 ]

Le Medef va-t-en guerre ou alternativement le cahier de doléances du Medef

Le Medef vient de faire connaître son programme pour les dix prochaines années sous la forme d’un livre blanc intitulé « Besoin d’air ».

Le Medef organise un coup médiatique en rassemblant quelque 5 000 chefs d’entreprise à Bercy. L’objectif : peser dans la campagne électorale et imposer ses points de vue aux candidats à la présidence de la République, comme si jusqu’à présent ses revendications n’étaient pas suffisamment satisfaites. Ces revendications, résumées dans un livre signé par sa présidente et intitulé « besoin d’aire », expriment en fait la soif insatiable du Medef pour éliminer les acquis sociaux et les droits des travailleurs afin de créer les conditions encore plus propices aux détenteurs de capitaux et particulièrement aux actionnaires. La liste présentée est une copie conforme des recommandations libérales de l’Institut de l’entreprise et du rapport Camdessus, livre de chevet d’un Nicolas Sarkozy : suppressions des 35 heures voire de la durée légale du travail, suppression des cotisations sociales, réduction du périmètre de l’intervention publique… Le tout est justifié, de façon démagogique, au nom de « liberté, prospérité et durabilité », la mondialisation et la concurrence, surtout celle des pays à bas salaires, servant de prétexte.

Le Medef prétend vouloir donner au travail la valeur qu’elle mérite. Et pourtant, il considère que ce n’est pas le travail qui crée de la richesse, mais l’entreprise. Et le propriétaire, quelle que soit sa personnalité juridique (personne physique, actionnaire) est présenté comme le représentant de l’entreprise et donc comme le garant de l’intérêt général.

La réalité est autre. Sans le travail des salariés, point de richesse créée. Au nom du travail, le Medef veut en fait augmenter la part des profits dans les richesses créées. Celle-ci a augmenté de 8 points au cours des années 1980 et cette injustice n’a jamais été supprimée. En 2005, pour chaque euro investi pour renouveler ou développer l’appareil productif, les entreprises ont versé 96 centimes d’euros aux propriétaires dont 75 centimes aux seuls actionnaires. En 1991, les dividendes versés aux actionnaires étaient de 48 milliards d’euros, l’investissement productif de 107 milliards. En 2005, les entreprises ont distribué pour 153 milliards d’euros de dividendes ; l’investissement était de 163 milliards d’euros. On est donc passé en l’espace de quinze ans d’un rapport de 2,2 à 1 à une situation de quasi parité entre l’investissement et les dividendes versés aux actionnaires.

La présidente du Medef ne cesse de comparer la France avec les autres pays. Des comparaisons internationales, parlons-en.Le Medef prétend que les salariés français ne travaillent pas assez. D’où son hostilité aux 35 h et à la durée légale du travail. Or, la durée annuelle du travail est de 1 520 heures en France contre 1 443 heures en Allemagne. De plus, un salarié français produit en une heure de travail plus de richesses qu’un salarié allemand.

Le Medef prétend que la suppression des cotisations sociales permettrait d’accroître le pouvoir d’achat des salariés et de réduire les contraintes qui pèsent, selon lui, sur les entreprises. En réalité, ce qu’il vise est de mettre fin au système de protection sociale et de tout privatiser. Cela ne permettra en aucune manière d’améliorer le pouvoir d’achat des salariés, car ils devraient cotiser aux structures privées pour assurer leur retraite et la santé et l’éducation de leur famille. En revanche, un tel système augmentera les injustices sociales ; les populations vivant dans les quartiers défavorisés, les salariés faiblement rémunérés, les chômeurs et les retraités à faible pension verront leur niveau de vie et de protection sociale diminué.

L’argument du Medef est aussi infondé s’agissant des contraintes qui pèseraient sur les entreprises. Au nom de l’apaisement de ces « contraintes », au des cours des 15 dernières années, les exonérations de cotisations sociales ont été multipliées par 25. Elles sont passées de moins d’un milliard d’euros en 1993 à plus de 25 milliards. Et pourtant, le chômage n’a pas diminué et l’emploi n’a pas augmenté. En revanche, ces exonérations ont créé une « trappe à bas salaires » et un déclassement des qualifications.

Le Medef prétend que les entreprises, en fait les revenus du capital, sont surtaxés en France. C’est faux. Le montant de l’impôt sur les sociétés est de 44 milliards, alors que l’ensemble des exonérations sociales et fiscales et des aides attribuées par la puissance publique sous diverses formes aux entreprises s’élève à 65 milliards d’euros. En plus, le Medef fait le silence total sur le fait que les cotisations sociales et les impôts permettent de financer les dépenses d’assurer la qualité de la force de travail et des infrastructures sans lesquelles aucune entreprise ne peut vivre. C’est la qualité de la force de travail et des infrastructures qui met la France en peloton de tête en ce qui concerne l’attraction de l’investissement étranger, réalité que met en sourdine le Medef.

Le Medef se veut le chantre du dialogue social. Et pourtant il faut tout pour réduire les droits des salariés et de leurs représentants. C’est ce qu’il fait lorsqu’il demande que les conditions de recrutement et de licenciement soient définies dans le contrat de travail au gré de l’employeur.

En clair, le mot d’ordre du Medef est le suivant : liberté pour les employeurs d’exploiter plus facilement les travailleurs ; prospérité pour les détenteurs de capitaux ; durabilité pour les profits et la hausse de leur part dans les richesses créées.

*

[Communiqué Sud-ptt]

Le Medef revendique la destruction sociale

Jeudi 25 janvier devant 6000 chefs d’entreprise, Laurence Parisot a présenté les revendications patronales pour la campagne électorale, rassemblées dans un livre blanc intitulé “Besoin d’Air”. Le sens du programme du Medef est clair : “Moins de droits et protections pour les salariés, plus de liberté pour les employeurs”. Même si de nombreuses exigences patronales sont connues, le discours de Laurence Parisot marque une volonté croissante de détruire les acquis des salarié-es : “suppression de la durée légale du travail”, “mise en place d’un contrat de travail, dit de mission, plus flexible que le CDI”, augmentation “les seuils pour la mise en place des CE et des délégués du personnel”, “abandon de la retraite à 60 ans”- fameux concept du travailler plus longtemps- “pression accrue sur les salaires et notamment sur le SMIC”, augmentation des exonérations de cotisations sociales, une rupture facilitée du contrat de travail…

Le Medef rève d’une société toujours plus libérale et inégalitaire où il n’y a pas de place pour les acquis collectifs des salarié-es , où le code du travail n’existe plus.

La fédération Sud ptt s’oppose frontalement à cette conception de la société. Face à l’offensive patronale, les organisations syndicales doivent débattre d’une d’une véritable plate-forme revendicative interprofessionnelle et d’un plan commun de mobilisation pour combattre la précarité et obtenir de nouveaux droits pour les salarié-es. Seules les luttes interprofessionnelles d’ensemble feront reculer le patronat et le gouvernement.

Fédération syndicale des activités postales et de télécommunications. 25/27 rue des Envierges 75020 Paris.
Tel : 01 44 62 12 00 | Fax : 01 44 62 12 34 | sudptt@sudptt.fr

Communiqué de Presse. Paris le 26 janvier 2007

*

 

Voir aussi:

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Les FSU 28, 58 et 81 contre l’adhésion à la CES

Posted by lucien sur 25 janvier 2007

Motion du congrès FSU 28

La CES est une institution associée aux organes de l’Union européenne, qui participe à la rédaction des législations européennes et qui sert de caution sociale aux politiques de l’UE ; elle a fait campagne pour le Oui au TCE et soutient la stratégie de Lisbonne, source d’inspiration des réformes de l’éducation que nous subissons depuis des années.
La CES comme la CSI reprennent le vocabulaire des institutions officielles du libéralisme (banque mondiale,
F MI, OMC…) et s’inscrivent dans le « r éalisme du dialogue social et de l’acceptation des contraintes économiques » . Elles incarnent un syndicalisme d’accompagnement qui les situe aux antipodes du syndicalisme de lutte, fondement de la FSU. Elles ne protègent en rien de l’isolement et de la division des luttes. La FSU ne serait absolument pas en mesure d’infléchir leurs orientations mais leur apporterait une caution supplémentaire. Ne pas appartenir à ces organisations ne nous empêchera aucunement de mener des luttes communes avec des syndicats français ou d’autres pays sur des bases revendicatives claires et combatives. La FSU refuse d’adhérer à la CES et à la CSI.

Amendement (Thème 4, 4 c) du congrès FSU 58

« Le congrès de la FSU refuse l’adhésion de la FSU à la Ces. La décision d’adhésion à la Csi doit être repoussée au prochain congrès afin de permettre l’information des syndiqués. »

 

Amendement du congrès FSU 81

suppression du $ 4 c remplacé par:

« on ne saurait adhérer à le CES et à la CSI. La CES est une institution associée aux organes de l’Union européenne (…) des bases revendicatives claires et combatives. La FSU refuse d’adhérer à la CES et à la CSI. »

Echo du congrès FSU 91 

Dans le 91, suite aux débats du congrès, l’adhésion n’a pas été votée (le « thème 4 » a été soumis au vote et adopté sans cette partie).

 

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Déclaration unitaire pour refuser de siéger au CSE

Posted by lucien sur 25 janvier 2007

Conseil Supérieur de l’Education du 25 janvier

déclaration unitaire

 

La quasi-totalité des organisations représentant les parents d’élèves et les enseignants ont demandé lors de la commission spécialisée « écoles » au Ministère de l’Education Nationale de retirer de l’ordre du jour du CSE du 25 janvier l’examen du projet de décret autorisant la création d’Etablissement Publics d’Enseignement Primaire (EPEP).

En effet, ce projet implique un bouleversement de l’organisation de l’Ecole et de ses rapports avec les collectivités territoriales et l’Education Nationale.

Si nos organisations sont favorables à une large réflexion sur l’organisation, le fonctionnement des écoles et la direction d’école, elles estiment que toute modification profonde ne peut intervenir qu’après avoir pris le temps d’un large débat et en tenant compte des avis des élus, des parents, des enseignants et plus généralement de l’ensemble des citoyens : l’Ecole est le bien de tous.

Le projet actuel ne clarifie pas le fonctionnement administratif et financier de l’école primaire, il ne s’appuie sur aucune proposition d’évolution qui favorise la réussite de tous les élèves. Il remet en cause l’indépendance pédagogique dont doivent disposer les équipes. Il ne prend aucunement en compte la réalité du développement des projets éducatifs territoriaux et leurs conséquences. Il soulève de multiples questions : que deviendront le conseil d’école, le conseil des maîtres ?

L’empilement, le manque de lisibilité et la complexité des structures nouvelles risquent d’aboutir à un accroissement de la charge de travail des enseignants, tandis que la composition du conseil d’administration réduit la représentation des parents d’élèves et des enseignants au minimum.

Les organisations signataires considèrent que plusieurs dispositions contenues dans ce projet sont une source de conflits. Elles tiennent à rappeler la nécessité d’un véritable dialogue social sur ce dossier.

Le Ministère fait le choix d’agir dans la précipitation en maintenant l’examen de ce point à l’ordre du jour de ce CSE.

Pour toutes ces raisons, les organisations signataires ne siègeront pas au CSE et elles renouvellent solennellement leur demande de voir organiser une véritable concertation impliquant tous les acteurs concernés.

 

Paris, le 25 janvier 2007

FCPE, PEEP, SNUipp-FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT,UNSA-EDUCATION, FSU, SNPDEN, A&I, SIEN, FEP-CFDT, CFDT, UNSEN-CGT, UNAF, FO, LIGUE de l’ENSEIGNEMENT, JPA, UNEF, SUD, UNL.

Résultat:
Le CSE est reconvoqué le 5 février.

 

Séance inaugurale du CSE, 19-12-02

Voir aussi sur ce sujet: Echos des EPEP

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Fatalitas

Posted by lucien sur 25 janvier 2007

La vie, et notamment ses hasards de calendrier, nous offre toujours des surprises. Alors que L’Huma d’hier sortait un article « Les délocalisations ne sont pas une fatalité » pour faire la promotion d’un amendement communiste à l’Assemblée, le cher Monsieur Ryder, dirigeant de la Confédération Syndicale Internationale (à laquelle la direction de la FSU veut nous faire adhérer), persistait quant à lui ce matin sur France-Inter: « Les délocalisations sont une fatalité« .

Il y a deux ans, alors que j’intervenais au Conseil syndical de mon syndicat pour demander que la presse syndicale sorte un numéro spécial sur la dangerosité du projet de Traité constitutionnel européen, un militant UA, habitué à m’interrompre, me rétorquait (sans réaction de la salle): « Y a l’Huma pour ça« .

Que les délocalisations soient ou pas une fatalité, le double discours de nos dirigeants syndicaux en est une à coup sûr.

S.J.

Voir sur ce sujet:

G. Ryder au congrès de la CFDT, 28-05-06

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