Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

Obscène: Marin Karmitz prend la BnF pour une vache à lait et le dit

Posted by Vendemiaire sur 21 août 2013

En témoigne cette très grande affiche aux allures de trophée suspendue dans le hall du multiplexe « MK2 Bibliothèque » annonçant l’ouverture prochaine de 4 nouvelles salles dans l’enceinte de la BnF  voisine. Mais nous en parlions il y a peu.

obscène

Posted in Vie syndicale | Leave a Comment »

Motion « Action » au SNASUB

Posted by syndicaliste sur 19 novembre 2008

Motion certes minoritaire mais qui a été proposée par l’Ecole émancipée, Front unique et Pour un Syndicalisme de Lutte lors de la CAN du SNASUB de ce jour.

Motion « Action » présentée à la CAN du 19 novembre 2008
par
Jean-François BESANCON, Henri FOURTINE, Antoine MEYLAN, Éric PANTHOU, Danièle PATINET, Étienne VALYI, Christian VIERON.

L’accentuation de la crise commence à entraîner des millions de travailleurs dans la misère. En France comme à l’étranger, les fermetures d’usines, les mesures de chômage technique se multiplient, des dizaines de milliers de postes sont supprimées dans les services publics.
Tandis que le gouvernement déploie tous ses efforts pour sauver banquiers et patrons, Sarkozy a déclaré : « la crise appelle à accélérer le rythme des réformes, en aucun cas à l’arrêter ou le ralentir ». Cela signifie concrètement redoubler les coups contre la jeunesse et les travailleurs.
On ne peut douter de la volonté des salariés comme de nos collègues de refuser de payer pour la crise. Cela impose de combattre la politique du gouvernement.
Cela passe d’abord par le refus de cautionner tout simulacre de dialogue social qui n’aboutit qu’à faire passer les contre-réformes.
On ne peut pas non plus combattre sa politique avec des journées d’action disloquées, sur des mots d’ordre limités. Ce qu’il faut au contraire, c’est l’unité de toutes les organisations syndicales décidées à combattre une politique régressive plutôt que de l’accompagner pour mobiliser l’ensemble des salariés sur des mots d’ordre clairs conformes à nos mandats et notamment :
− contre le renflouement des banques sur les deniers publics,pour le retrait du plan des 360 milliards,
− rétablissement des postes supprimés,
− rétablissement du pouvoir d’achat,
− arrêt de toute mesure d’individualisation et de modulation des rémunérations,
− retrait de toutes les mesures et projets portant atteinte aux statuts des fonctionnaires et au Service public
La responsabilité du SNASUB est de défendre ces positions auprès des personnels dans le cadre d’assemblées générales, des organisations syndicales et en premier lieu la FSU pour ouvrir la voie au rassemblement de tous les salariés contre la politique du gouvernement.

Pour: 9. Contre: 15. Abstention: 6. NPPV: 0.

Posted in Vie syndicale | Leave a Comment »

Pétition Sauvons les RASED

Posted by ensemblelutte sur 16 octobre 2008

Signez ici:

http://www.sauvonslesrased.org/index.php?p=4

3000 professionnels de RASED supprimés
des milliers d’élèves en difficulté sur le carreau !

Non à la suppression pure et simple de 3000 professionnels (postes E et G) des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté !
Cette mesure va priver des dizaines de milliers d’élèves des aides spécialisées, qui ne couvriraient plus tout le territoire, et conduira à terme à la suppression des RASED.

La brutalité de cette décision vient souligner la contradiction d’une politique ministérielle qui prétend faire de la lutte contre l’échec scolaire une « priorité. » La mise en place des deux heures d’ « aide personnalisée » ne peut se substituer au travail effectué dans le cadre des Réseaux d’Aides, qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté.

Nous exigeons le maintien des aides spécialisées proposées par le dispositif des RASED et ses trois catégories de professionnels titulaires de diplômes spécifiques (maître E, rééducateur et psychologue de l’éducation nationale)
Nous exigeons l’abandon de la suppression des 3000 postes.
Nous demandons l’ouverture immédiate de discussions sur le devenir et le développement des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté.

Pétition à l’initiative de :
SNUipp FSU SGEN-CFDT SE-UNSA SUD éducation SNUDI FO SMedEN FO FNAME FNAREN AFPEN FERC-CGT

Posted in Vie syndicale | 6 Comments »

Rodolphe Juge relaxé

Posted by syndicaliste sur 24 septembre 2008

La 24ème chambre correctionnelle de Paris a relaxé Rodolphe Juge, enseignant stagiaire de l’académie de Créteil accusé de violence à agent lors d’une manifestation lycéenne du 3 avril 2008.
C’est le procureur de la République lui-même qui a demandé la relaxe.
Lors de sa plaidoirie, il a démonté point par point les accusations portées par deux policiers, qualifiant l’enquête de “succincte” et les affirmations des policiers “d’originales”. Une fois de plus les deux policiers concernés et leurs représentants étaient absents du procès.
Au bout du compte, il n’y a que le Recteur de l’académie de Créteil qui, en évinçant Rodolphe Juge de ses fonctions dans l’attente du jugement, n’a pas cru à l’innocence de notre collègue ! Nous regrettons une fois de plus la présomption de culpabilité qui a conduit le Recteur à suspendre notre collègue.
Nous interpellons directement le Recteur de l’académie de Créteil pour qu’il intervienne rapidement en faveur de Rodolphe Juge pour le rétablir dans tous ses droits et réparer les préjudices causés.

Académie de Créteil : CGT-Educ’action, SNES-SNUEP-SNESup-FSU, SUD-Education, SN-FO-LC, CNT-Education

Saint-Denis, mercredi 24 septembre 2008 à 16h20

Dépêche AFP:

Un professeur stagiaire interpellé lors d’une manifestation de lycéens à Paris le 3 avril, Rodolphe Juge, a été relaxé mercredi par la 24ème chambre du tribunal correctionnel de Paris des “violences volontaires” pour lesquelles il était poursuivi.

Le président du tribunal a prononcé la relaxe à l’issue d’un très court délibéré, alors que le procureur Jean-Pierre Bernard avait lui aussi requis la relaxe en mettant en avant l’absence d’éléments caractérisant l’infraction.
“Il n’y a absolument rien dans le dossier qui puisse démontrer la matérialité des faits, comme l’a relevé monsieur le procureur”, a plaidé l’avocate de M. Juge, Me Agnès Cittadini.

L’enseignant-stagiaire était accusé d’avoir jeté des pierres sur des membres des forces de l’ordre, lors d’une manifestation de lycéens contre les suppressions de postes et les réformes du gouvernement dans l’éducation.
“Cette imputation ne me semble pas très claire dans cette procédure” et l’interpellation est “un point encore moins clair”, a déclaré le procureur.
“Les deux policiers qui se présentent comme victimes ne sont pas venus à notre audience”, a-t-il ensuite relevé, avant de requérir la relaxe.

Rodolphe Juge a fait part de son “soulagement” à l’issue du jugement, applaudi au sein du Palais de justice par quelques dizaines de personnes. A l’extérieur du Palais, une centaine de syndicalistes venus le soutenir ont eux aussi manifesté leur satisfaction.
L’enseignant est syndicaliste à la CGT Educ’action. Selon le syndicat, il faisait partie du service d’ordre CGT lors de la manifestation, avait protesté contre l’action de la police lors d’interpellations de lycéens et s’était notamment “interposé pacifiquement entre ses élèves et la police”.

Professeur stagiaire de mathématiques et sciences au lycée professionnel Denis Papin de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) l’an dernier, M. Juge n’a pas été titularisé à la rentrée, ce qui a représenté selon le syndicat une atteinte à la présomption d’innocence, mais il a désormais bon espoir de l’être.
“Normalement, ma titularisation se passera lors d’une commission en décembre, il n’y a pas de raison que ce ne soit pas accepté”, a-t-il déclaré à l’issue du jugement.
Le proviseur du lycée Denis Papin a témoigné à l’audience des bons états de service de M. Juge et son avocate a mis en évidence les nombreux soutiens qu’il a reçus lors de cette procédure, y compris de la Ligue des droits de l’homme.
Dans un premier temps, M. Juge devait être jugé en comparution immédiate mais le 17 avril son procès avait été reporté à septembre en audience collégiale.

“Le fait de pouvoir charger quelqu’un et de menacer sa carrière professionnelle, en toute impunité, me paraît choquant”, a-t-il dit à l’issue du jugement, en référence aux procès-verbaux policiers le mettant en cause.
“Il est extrêmement choquant de porter des accusations infondées sans être inquiété”, a aussi réagi à l’issue de l’audience Pablo Krasnopolsky, enseignant et syndicaliste CGT qui a témoigné au procès en faveur de M. Juge.

Lettre au recteur suite à la relaxe de Rodolphe Juge:

Monsieur le Recteur,

Nous souhaitons faire avec vous un point ce mercredi 24 septembre 2008 sur la situation de Monsieur Rodolphe Juge et faire une demande d’audience sur cette situation.

La 24ème chambre correctionnelle de Paris a relaxé Monsieur Rodolphe Juge, enseignant stagiaire de l’académie de Créteil accusé de violence à agent lors d’une manifestation lycéenne du 3 avril 2008. C’est le procureur de la République lui-même qui a demandé la relaxe. Lors de sa plaidoirie, il a démonté point par point les accusations portées par deux policiers, qualifiant l’enquête de “succincte” et les affirmations des policiers “d’originales”. Une fois de plus les deux policiers concernés et leurs représentants étaient absents du procès.

Ce jeune collègue connaît une entrée dans le métier particulièrement difficile. Nous vous avions demandé après plusieurs entrevues avec le chef de cabinet, puis par courrier à votre niveau, le soutien du rectorat et de vous-même à notre collègue.
Vous avez malheureusement pris la décision de suspendre notre collègue le 16 juin 2008, à titre conservatoire. Vous avez de même bloqué l’examen du dossier en vue de la titularisation que pouvait prononcer le jury.

Nous n’avons eu aucune réponse aux différents recours et sollicitations intersyndicales pour tenter de trouver une solution viable pour la rentrée scolaire 2008.
S’il est vrai que le DRH, lors de la CAPA des PLP du 26 juin 2008 puis lors de l’audience du 10 septembre 2008, a clairement indiqué l’effet rétroactif de la titularisation au 1er septembre 2008 après l’avis positif du jury (en termes d’avancement de carrière et de traitement et primes), de nombreux problèmes restent en suspens.
Ainsi, notre collègue est dans l’impossibilité d’être inscrit sur les listes électorales pour les élections professionnelles de décembre 2008. Par ailleurs, nous ne pouvons que redire les préjudices créés pour l’entrée en fonction de notre collègue restent, compte tenu de votre décision de le suspendre.

Nous souhaitons que vivement votre intervention personnelle pour rétablir au plus vite notre collègue dans tous ses droits qu’ils soient administratifs ou financiers.
Nous souhaitons enfin être reçu en audience, avec Monsieur Juge, afin de faire très rapidement un point sur cette situation.

Veuillez agréer, Monsieur le Recteur, l’expression de nos salutations distinguées

Matthieu BRABANT _ Secrétaire Académique

Posted in répression | Leave a Comment »

La rentrée de la FSU

Posted by syndicaliste sur 14 septembre 2008

Source: Ensemble, 13/09/2008

Ce n’est pas souvent que POUR, le bulletin mensuel de la FSU, nous donne l’occasion de ricaner. C’est pourtant la seule chose à faire en voyant le titre de l’éditorial de Gérard Aschiéri: “Rentrée combative”. A part en Guadeloupe, on n’avait pas trop remarqué… Qu’y a t-il donc dans ce très très court édito sous un titre pareil? Que “la rentrée a toutes les raisons d’être combative“. Ah, on ne le contredira sûrement pas sur ce point. Mais raisons d’être ne fait pas être.

Le secrétaire général ose enchaîner: “Nous avons aujourd’hui la responsabilité de faire en sorte que ces raisons de se battre se traduisent en des mobilisations…” Allons donc, c’est que nous étions trop impatients mais que ça va venir. Ce ne sera plus la rentrée mais un peu plus tard. Que nous propose t-il? Un appel inter-pro (donc n’étant pas à l’initiative de la FSU) à la mobilisation le 7 octobre. Mais un appel à quoi et pour quoi?

Alors que nos camarades espagnols (CCOO & CGT) ont su faire du 7 octobre prochain une journée de grève contre la directive 65 heures, nous resterons en France aux mots-d’ordre de la CES ( réclamant un “protocole de progrès social” pour le “travail décent”) et nous n’aurons pas de grève mais des manifs. Page 5 de POUR, on en verra citée une: un concert à Paris de 17 heures à 20 heures. Whah! Si la rentrée avait les raisons d’être combative, l’après-rentrée le sera… musicalement.

S.J.

Voir aussi:

Posted in FSU | Leave a Comment »

Sauver Farzad Kamangar

Posted by syndicaliste sur 18 août 2008

Empêcher l’exécution du syndicaliste enseignant Farzad Kamangar

www.ei-ie.org/sauvezfarzad

Chers collègues,

Farzad Kamangar, un enseignant de 33 ans et ancien syndicaliste de la province du Kurdistan iranien, risque d’être exécuté suite à un procès inique.

Ces dernières semaines, l’Internationale de l’Education (IE) a écrit au gouvernement iranien afin de lui demander de garantir l’équité judiciaire pour Farzad Kamangar et les autres syndicalistes emprisonnés. En dépit des efforts conjoints de diverses campagnes nationales et internationales, la peine de mort prononcée à l’encontre de Farzad Kamangar a été confirmée par la Cour suprême le 11 juillet 2008. En outre, des collègues syndicalistes et des défenseurs des droits humains iraniens, qui ont manifesté leur solidarité avec Farzad, ont fait l’objet de mesures d’intimidation de la part des autorités iraniennes.

L’arrestation, la détention et la condamnation de syndicalistes en raison de leurs activités légitimes de défense des droits humains et syndicaux constituent non seulement des violations graves des droits fondamentaux, mais créent en outre un climat de peur préjudiciable au développement d’activités syndicales en Iran.

Contexte

Farzad Kamangar, qui a travaillé comme enseignant dans des zones rurales et est un militant des droits humains, est accusé de terrorisme en raison de sa prétendue affiliation au Parti des travailleurs kurdes, le PKK. Selon son avocat, Khalil Bahramian, il n’existe aucune preuve permettant de justifier l’allégation selon laquelle M. Kamangar aurait «mis en danger la sécurité nationale». Son avocat, qui n’a pas été autorisé à le défendre, a déclaré que le procès de Farzad était contraire à l’article 168 de la Constitution iranienne: «Les délits politiques et de presse doivent être jugés publiquement et en présence d’un jury, devant une cour de justice». En l’espèce, un seul juge a examiné l’affaire en cinq minutes et l’accusé n’a pas été autorisé à s’exprimer.

Un comité de soutien composé de membres de l’Association professionnelle des enseignants, d’anciens collègues de Farzad Kamangar et de défenseurs des droits humains, dont la Prix Nobel de la Paix Shirin Ebadi, a été créé le 21 juillet 2008 afin de défendre les droits civiques de Farzad Kamangar et d’entreprendre des actions légales pour commuer sa sentence. À l’issue de la première réunion du comité de soutien, trois enseignants ont été arrêtés et emmenés au Centre de détention et de renseignement à Sanadaj, dans le Kurdistan iranien. Deux d’entre eux, Hassan Ghorbani et Kaveh Rostami, sont toujours en détention, tandis que le troisième, Ahmad Ghorbani, a été libéré sous caution après deux semaines. Les partisans de Farzad et leur famille sont quotidiennement harcelés par des appels en provenance du ministère du renseignement et de la sécurité nationale.

En plus de s’opposer à la peine de mort, l’IE condamne les tortures infligées à M. Kamangar pendant sa détention et le refus de soins médicaux. Lorsque sa famille a finalement été autorisée à lui rendre visite en prison, ses blessures étaient telles qu’il était incapable de marcher. L’IE a pressé les autorités iraniennes d’enquêter sur les déclarations de torture et de veiller à ce qu’à l’avenir, aucun détenu ne subisse ni torture ni mauvais traitement.

À ce jour, l’IE n’a pas d’affilié en Iran. Cependant, l’IE a reçu une demande d’adhésion provenant de l’Association professionnelle des enseignants iraniens et un représentant de cette organisation a été invité à assister au dernier Congrès de l’IE à Berlin en 2007. À son retour du Congrès de l’IE, Mohammad Khaksari a été harcelé par les forces de sécurité. M. Khaksari est aussi un membre actif du «Comité pour sauver Farzad» et fait partie des personnes harcelées par le ministère du renseignement.

Que pouvez-vous faire?

En tant que syndicat d’enseignants, vous pouvez:

  1. Faites connaître la situation de Farzad Kamangar et des enseignants en Iran dans votre magazine, sur votre site Internet, lors des réunions et par tout autre moyen approprié.
  2. Écrire aux autorités iraniennes. Votre organisation est invitée à lancer un appel au président iranien afin qu’il fasse:
    • réexaminer le cas de Farzad Kamangar et expliquer plus clairement les charges retenues contre lui et d’autres syndicalistes enseignants actuellement détenus;
    • commuer la condamnation à mort de Farzad;
    • renoncer au recours à la torture;
    • autoriser Farzad Kamangar à avoir des contacts réguliers avec sa famille et son avocat;
    • cesser le harcèlement à l’encontre des proches de Farzad Kamangar et des membres du Comité pour empêcher son exécution;
    • accepter un dialogue pacifique sur les préoccupations professionnelles des enseignants et enseignantes en Iran.

Veuillez envoyer vos appels à:

Président de la République islamique d’Iran
Son Excellence Mahmoud Ahmadinejad
Palestine Avenue, Azerbaijan Intersection
Téhéran 13168-43311
République islamique d’Iran
Courriel: dr-ahmadinejad@president.ir

Chef de l’État
Son Excellence l’Ayatollah Sayed Ali Khamenei,
Bureau du Guide Suprême
Islamic Republic Street – Shahid Keshvar Doust Street,
Téhéran
République islamique d’Iran
Courriel: info@leader.ir / Fax: +98-21 649 5880 (sujet à caution)

Ministre de la justice
Ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi
Cabinet du ministre de la justice
Pasteur St., Vali Asr Ave., South of Serah-e Jomhouri
Téhéran 13168-14737
République islamique d’Iran
Courriel: info@dadgostary-tehran.ir / Fax: +98-21 879 6671/640 4018 (sujet à caution)

Veuillez également faire parvenir une copie de votre lettre à l’ambassade d’Iran dans votre pays (dans certains pays, comme les États-Unis, l’ambassade du Pakistan veille aux intérêts de la République islamique d’Iran), ainsi qu’à l’IE (headoffice@ei-ie.org ou par fax: +32 2 224 0606).

L’IE vous tiendra bien évidemment informés de tout développement. Pour toute information supplémentaire ou pour discuter d’actions éventuelles, veuillez contacter la coordinatrice des droits humains et syndicaux de l’IE (dominique.marlet@ei-ie.org) ou tél +32 2 224 0680).

Je vous remercie d’avance pour le soutien que vous apporterez à nos collègues iraniens.

Solidairement,

Fred van Leeuwen
Secrétaire général de l’Internationale de l’Education

Posted in International, répression | 5 Comments »

Syndicalisme enseignant : Coup de force du ventre mou de la FSU

Posted by syndicaliste sur 20 juillet 2008

Revue de presse

Article paru dans Alternative libertaire n°174 (juin 2008.) à lire ici, évoquant le communiqué commun Emancipation/Ensemble/PSL.

Posted in FSU | 1 Comment »

Sans-papiers: Après deux mois de grève, 41 entreprises toujours occupées

Posted by syndicaliste sur 15 juin 2008

Deux mois après le début d’un mouvement sans précédent de grève de salariés sans papiers franciliens, qui a abouti à 400 régularisations, les occupations continuent dans 41 entreprises, loin des cas médiatiques des restaurants des Champs-Elysées et de Neuilly.

Depuis le 15 avril, environ 400 grévistes ont reçu un récépissé de régularisation, préalable à la fabrication d’un titre de séjour, sur 1.500 dossiers déposés dans cinq préfectures d’Ile-de-France, a déclaré vendredi à l’AFP Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT, à l’origine du mouvement avec l’association Droits Devant!!.

Le mouvement, qui a connu deux vagues successives le 15 avril puis le 20 mai, a été porté par des actions médiatisées, souvent couronnées de succès, au restaurant de l’Ile-de-la-Jatte à Neuilly-sur-Seine, au Bistro Romain des Champs-Elysées ou au restaurant de l’Ile à Issy-les-Moulineaux.

Au total, 41 entreprises de la région parisienne sont actuellement occupées, dans la restauration, mais aussi le nettoyage, le bâtiment, les services à la personne ou le jardinage.

Si à la Préfecture, j’avais dit Ile de la Jatte, ce serait réglé depuis longtemps“, ironise Aziz Hassoun, responsable d’exploitation et gestionnaire au quotidien de l’entreprise de nettoyage DMMS, installée au troisième étage d’un immeuble anonyme du XXe arrondissement de Paris.

Aucun signe visible d’occupation depuis la rue, si ce n’est quelques autocollants CGT sur la façade. Pourtant, depuis 25 jours, une cinquantaine de salariés sans papiers se relaient jour et nuit pour occuper, avec l’accord de leur employeur, une salle de l’entreprise.

51 dossiers de régularisation de salariés -qui reconnaissent avoir été recrutés avec des papiers légaux de parents ou d’amis “puisque ni les entreprises, ni les préfectures ne peuvent contrôler les photos“- ont été déposés.

Sept ont été convoqués: un a obtenu un récépissé de régularisation, un a essuyé un refus, les autres se sont vus délivrés des autorisations provisoires de séjour, sans autorisation de travailler.

C’est sûr, on est moins visible que les restaurants. Et on perd moins d’argent parce que ça n’empêche pas directement de travailler“, souligne M. Hassoun.

Il a tout de même dû recruter 51 personnes en CDD dans l’attente de l’étude des dossiers et devra payer les jours de grève aux salariés, à la demande de la CGT. “Ils nous ont dit: Sinon, on vous met le bordel “, précise M. Hassoun.

Côté administratif, “c’est un casse-tête“, déplore-t-il, confirmant des critiques émises par la CGT. “La préfecture et la DDTE (direction départementale du travail et de l’emploi, ndlr), qui donne les autorisations de travailler, n’arrêtent pas de se renvoyer la balle“.

Les grévistes, s’ils savent que la loi de novembre 2007 ne prévoit que des régularisations “au cas par cas” et donc en nombre limité, “gardent le moral” en voyant les récépissés accordés autour d’eux, comme à Elie Djacouba, 45 ans, le seul régularisé de l’entreprise pour l’instant.

C’est un grand ouf“, confie ce dernier, en France depuis sept ans. “Maintenant, j’ai la tête libre. Quand je marche dans la rue, je regarde plus à gauche et à droite“, raconte-t-il, sous le regard envieux des collègues. Il n’a pas repris le travail, “par solidarité” avec ses camarades dans l’attente.

Tant qu’il y a une solution, on ne part pas“, affirme son collègue Gaoussou Koné, 24 ans, en France depuis trois ans. “De toute façon, si on part, on nous oublie“.

AFP, 15 juin 2008

Posted in grève | Leave a Comment »

DVD sur René Lefeuvre

Posted by syndicaliste sur 13 juin 2008

couv_1330.jpg

Ce documentaire retrace la vie de l’éditeur et militant socialiste révolutionnaire René Lefeuvre (1902–1988).
Fondateur en 1936 des éditions Spartacus, qu’il a animées jusqu’à sa mort et qui continuent son œuvre, René Lefeuvre a notamment contribué à faire connaître des textes de Rosa Luxemburg, Victor Serge, Maurice Dommanget, Max Stirner, Rudolf Rocker, Karl Korsch ou Anton Pannekoek.
Le DVD peut être commandé en ligne

Posted in Livres & Evénements, René Lefeuvre, Spartacus | Leave a Comment »

Le service d’ordre de la CGT agresse les sans-papiers de la Bourse du Travail

Posted by yanovitch sur 28 mai 2008

http://ouvalacgt.over-blog.com/article-19840096.html


Lors de la manifestation du 22 mai à Paris, le cortège est passé devant la Bourse du Travail, où comme les dernières fois (le 15 mai), les sans-papiers qui occupent la Bourse du Travail organisaient un rassemblement pour appeler au soutien. Soutien d’ailleurs largement partagé dans le cortège, puisque de nombreux syndicats et structures reprenaient en passant les mots d’ordre de soutien, en particulier « Le cas par cas, on n’en veut pas », ou « Régularisez tous les sans-papiers ».

En tête de manifestation, le Service d’Ordre de la CGT a violemment agressé ce rassemblement qui n’avait rien de provocateur, charge musclée et petite rixe à l’appui. Sans grosse conséquence heureusement, mais c’est le principe qui compte. D’autant, que comble de l’ironie, quelques mètres plus loin une banderole CGT appelait à soutenir la lutte des sans-papiers en grève, et diffusait son communiqué à propos de la deuxième vague.

Nous ne sommes pas de ces libertaires ou autonomes, dont l’anti-cégétisme est imprégné jusqu’au fond de la moëlle, ce site a pour objectif au contraire de reconstruire la CGT sur une base de masse et de classe. Mais les faits sont là. Les photos qui tournent en boucle sur le net sont claires et sans ambiguités.

Ce n’est pas acceptable. Nous le disons clairement, ces prétendus « militants » de la CGT qui font le coup de poing contre les sans-papiers n’ont rien à faire dans notre syndicat. Ces miliciens (oui, le mot est fort) qui n’ont rien dans la tronche et pas beaucoup plus dans les biceps doivent être exclus, rejetés, car le syndicalisme de classe est avant tout un syndicalisme d’unité. Il fut une époque où le SO de la CGT a été largement discrédité pour sa chasse aux gauchistes (sidérurgistes), il semble que cela revienne de temps en temps (manif lycéennes) et ici. Il n’est pas question que cela revienne le style de débat qui existait il y a quelques décennies, y compris au sein même de notre Confédération contre les militants les plus radicaux.

Il y a un problème avec la Bourse du Travail et l’occupation organisée par la Coordination 75 des sans-papiers, c’est sûr.

Au lieu de criser sur les anars et la CNT, on ferait mieux de s’intéresser à la classe ouvrière. Au lieu de faire le coup de poing, la direction de la CGT ferait mieux de s’interroger sur les raisons de ce problème, et de se donner les moyens de le résoudre. On ne comprend d’ailleurs pas pourquoi ce n’est pas déjà le cas, dans la mesure où la position de la CSP 75 n’est nullement anti-cégétiste et plutôt modérée, voire réformiste (ce que notait un commentaire). Rappelons que le début du problème, c’est la mise à l’écart délibérée de ces camarades dans la préparation de la grève, et la conception même de la CGT qui est celle d’une grève d’avertissement de quelques uns en laissant la majorité sur le côté pour tenter de pousser le gouvernement à négocier. Conception qui a fait la preuve de son échec.

C’est à dire que la responsabilité première et totale de la situation est du côté de la Confédération, sa conception de la lutte, et la manière dont elle l’a mise en oeuvre. Après, que les anars viennent mettre de l’huile sur le feu n’a rien d’étonnant. Mais c’est une question marginale.
Le fond de l’affaire, c’est la régularisation des sans-papiers et la stratégie de la Confédération. D’ailleurs, il y a des interrogations à ce propos jusqu’au sein du Bureau Confédéral…

Une nouvelle fois, camarades syndicalistes de classe, l’urgence est à développer le soutien, à organiser la lutte des sans-papiers, une nouvelle fois c’est l’affrontement entre syndicalisme de classe et syndicalisme de collaboration qui s’illustre !


Ne laissons pas la Confédération et les gros bras parler en notre nom !

Ne laissons pas salir la CGT !
Dénonçons ces agressions, organisons l’élargissement de la lutte et le soutien à nos camarades !

Posted in Vie syndicale | Leave a Comment »