- Communiqué E/E/PSL 13-07-07
13 juillet
CommuniquÉ DES TENDANCES
« Ensemble, Émancipation, Pour un Syndicalisme de Lutte »
Les acquis sociaux ne sont pas « nÉgociables » !
Organisons la rÉsistance et la riposte !
Le gouvernement Sarkozy vient d’annoncer son intention de supprimer 35000 postes de fonctionnaires, dont au moins 17000 à l’éducation nationale. Ces suppressions, venant s’ajouter à la contre-réforme sur l’autonomie des universités, constituent une atteinte sans précédent au système éducatif français.
Face à ces coups très durs portés aux couches sociales les plus défavorisées, à savoir à celles et ceux pour qui l’accès à l’éducation est de plus en plus compromis par le renforcement d’une société inégalitaire et de privilèges, le Bureau Délibératif Fédéral et National de la FSU réuni le 2 juillet écrit vouloir “proposer à l’intersyndicale de l’éducation de s’exprimer unitairement en exigeant d’autres choix pour que les conditions de véritables négociations soient réunies”.
En l’absence de tout rapport de forces favorable aux organisations ouvrières et quand il apparaît clairement, au bout d’un mois de « concertation », que le gouvernement, après avoir sacrifié à un simulacre de « dialogue social », passe en force et fait voter par une assemblée à sa botte la loi sur l’université, il n’est que temps de refuser clairement la voie de la négociation !
Il n’y a rien à négocier dans le programme de destruction sociale du nouveau gouvernement. Nous considérons comme relevant de l’urgence la création d’un vaste front regroupant l’ensemble des organisations syndicales ouvrières et des associations (parents d’élèves, droits et libertés…) afin de combattre un programme dangereux et réactionnaire qui, s’il devait être mis en oeuvre, constituerait une forme de défaite et de régression sociale généralisée pour des millions de travailleurs/ses, de jeunes, de chômeurs/ses.
Nous appelons la FSU à ne pas substituer à l’action et à la mobilisation une fausse et illusoire « concertation » qui ne sert en réalité que les intérêts du gouvernement en lui apportant une caution. Il ne saurait en effet y avoir de négociation sans l’établissement d’un véritable rapport de force.
Nous demandons à la FSU de prendre contact avec les autres fédérations et confédérations de salarié-e-s et d’étudiant-e-s afin d’organiser la lutte pour empêcher la mise en oeuvre des mesures antisociales annoncées.
L’objectif étant d’appeler dès à présent tous ceux et toutes celles qui veulent combattre la politique de ce gouvernement à tenir le plus rapidement possible des assemblées générales unitaires pour décider des revendications et des formes collectives et démocratiques de résistance sociale à mettre en œuvre.
Mouvement de mai-juin 2003 sur les retraites
Limoges 13 mai 2003
Brest 19 mai 2003
Paris 25 mai 2003
Paris (BNF en grève) juin 2003
Nice 5 juin 2003
Caen 12 juin 2003
Congrès de Seignosse du SNUipp, juin 2004
Pentecôte 2005
Non au traité en 2005
Caen 4 octobre 2005
Toulouse 23 février 2006
Paris 3 mars 2006
11 mars 2006
Evacuation de la Sorbonne 11 mars 2006
Lille 16 mars 2006
Besançon 16 mars 2006
Paris 18 mars 2006
Caen 18 mars 2006
Bordeaux 21 mars 2006
Grenoble 23 mars 2006
Caen 27 mars 2006
3 millions de manifestants le 28 mars 2006
Caen 28 mars 2006 (1)
Caen 28 mars 2006 (2)
Le Havre 28 mars 2006
Rennes 28 mars 2006
Nice 28 mars 2006
Caen 30 mars 2006 (1)
Caen 30 mars 2006 (2)
Paris 4 avril 2006
Caen 6 avril 2006
Caen 7 avril 2006
Ploermel 18 novembre 2006
Congrès de Marseille de la FSU (29 janvier - 2 février 2007)
Manif du 18 octobre 2007
"l'émancipation de la classe ouvrière doit être l'œuvre des travailleurs eux-mêmes"
(Statuts de l'A.I.T., 1864)
"Notre laïcité est d'essence prolétarienne, fidèle à la valeur étymologique du mot [Laïkos = peuple], elle s'oppose à l'aristocratisme des clercs dont le rôle consiste à faire admettre, par la persuasion, les pires servitudes". Marceau Pivert (1930)
Paris (Gare de Lyon) 30 mars 2006
"Vous avez besoin d'une boussole. Je n'en connais qu'une : l'intérêt ouvrier, celui de la classe ouvrière française, celui aussi des ouvriers de tous les pays. L'intérêt général, l'intérêt national, fichaises et tromperies." Pierre Monatte (1947)


"Il est temps de retrouver la bonne route. Il faut en revenir aux méthodes éprouvées de la lutte de classe et de l'internationalisme ouvrier.
Cela suppose un immense effort de redressement du mouvement syndical par les syndiqués eux-mêmes en vue de faire de la C.G.T. à tous les degrés une organisation démocratique et indépendante.". Marcel Valière (1947)
Congrès de Grenoble de la fédération unitaire de l'enseignement CGTU (1926)