Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

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Stop à la répression ! (communiqué commun, Val-de-Marne)

Publié par lucien sur 10 avril 2008

CGT-EDUC’ACTION 94 SNES-FSU 94 SUD EDUCATION 94 FCPE 94
Communiqué

Stop à la répression !
Il faut répondre aux revendications !


Alors que la mobilisation des lycéens, des parents et des enseignants prend de l’ampleur et entre dans une nouvelle phase avec l’implication du premier degré, le gouvernement persiste à ne pas vouloir entendre les revendications et multiplie les provocations policières. Les lycéens sont régulièrement chargés par la police qui n’hésite pas à faire usage de flash-balls.
Ainsi, ce mercredi 9 avril au lycée Darius Milhaud, une élève mineure a été
hospitalisée après avoir reçu un tir de flash-ball dans le ventre. Depuis lundi, le lycée est le théâtre d’interventions policières répétées. Chaque jour, des élèves mineurs sont placés en garde à vue et mis en examen (pour « coups et blessures », « outrage et rébellion », …) sur la base des seules accusations policières, démenties par des témoignages. Certains des lycéens arrêtés tentaient même au contraire de calmer la situation. L’un d’entre eux a reçu des coups par les policiers sur le dos et sur la tête alors qu’il était au sol. Ses parents vont d’ailleurs porter plainte. Un autre lycéen a été placé en garde à vue sans que ses parents n’aient été informés. D’autres encore ont été arrêtés à plusieurs centaines de mètres du lycée, devant une école primaire. Tous ces mineurs ont été soumis à un prélèvement d’empreintes génétiques…
Cet acharnement répressif et ces provocations n’ont qu’un but : étouffer l’élan citoyen d’une jeunesse qui s’indigne des conditions d’étude que le gouvernement lui réserve et détourner l’attention des revendications légitimes des parents, lycéens et enseignants :
- restitution des postes supprimés
- abandon des suppressions des BEP au profit de la généralisation des bacs pro 3 ans
- un collectif budgétaire garantissant un service public de qualité
Ces tentatives d’intimidation nous confortent dans notre volonté d’amplifier la mobilisation.

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Renault l’a dans l’O.S !

Publié par vendemiaire sur 6 avril 2008

Renault l’a dans l’O.S !

Discrimination | dimanche, 6 avril 2008 | par Sabrina Kassa

La Cour de Versailles vient de condamner Renault pour discrimination raciale à l’égard de deux ex-ouvriers noirs. L’entreprise, pilote sur la « Charte pour la diversité », assure n’avoir « jamais pratiqué le racisme » ! Vraiment ? Une étude du CNRS de 1986 sur la gestion Ya bon Banania de la Régie Renault à l’époque des « Trente Glorieuses » cite les notes de services qui y circulaient sur les O.S. de l’époque. Florilège.

La com’ de Renault a du souci à se faire. Mercredi 2 avril la Cour d’appel de Versailles a reconnu l’entreprise coupable de discrimination raciale envers deux ex-salariés noirs qui estiment avoir eu des carrières moins intéressantes que leurs collègues blancs. Lucien Breleur, électricien auto de 1971 à 1983, et Daniel Kotor, ouvrier spécialisé (OS) puis agent administratif de 1983 à 2004 vont recevoir 80 000 euros (60 000 pour Kotor) de dommages et intérêts et 8000 euros au titre du préjudice moral. Une petite somme à débourser, mais qui fait mal à l’entreprise.

Et pour cause : si tous les OS immigrés se réveillent, ça risque de ruiner son plan com’ : entreprise pilote pour la promotion des minorités, signataire de la charte pour la diversité, etc… « Renault, dont l’ancien président Louis Schweitzer dirige actuellement la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), a réagi en expliquant que l’entreprise “avait toujours condamné le racisme sous toutes ses formes”, et ne pratiquait “en aucun cas la discrimination raciale” », nous apprenait l’Afp mercredi dernier. Sûrement un cas d’amnésie foudroyante…
Quelques perles issues des archives de Renault

Mais preuve que la recherche publique sert quand même à quelque chose, une étude du CNRS, au titre joli et pudique, « Les OS dans l’industrie automobile », datée de 1986, fait état de « Notes pouvant servir à l’information de personnes appelées à utiliser des travailleurs africains de race noire » rédigées par des responsables de la gestion de la main d’œuvre immigrée de la Régie Renault dans les années 1960 et 1970. Des notes à la fois philosophiques et pragmatiques pour gérer les Ya bon Banania venus travailler en France.

Quelques perles ? Celles d’un certain M. Dinand, datant du 25/6/62 : « L’Africain musulman ne sera pas tellement différent de l’Africain animiste. Si l’animisme le rassure pour le présent, l’Islamisme, religion facile, le rassure pour l’au-delà. » ou encore, « … son intuition lui tient lieu de raisonnement. ». Délicieux, non ? On aime beaucoup aussi : « Il pourra passer du concret à l’abstrait, mais la démarche inverse lui sera pratiquement impossible. » Le texte comprend aussi « le comportement à adopter » : « efforcez-vous d’être clair » ; « parlez lentement sans élever la voix (ce qui l’affolerait) », « ayez de l’autorité (surtout ne pas se contredire : l’Africain a une mémoire étonnante) » ; « conservez votre calme et armez-vous de patience ».

Dans cette fameuse étude du CNRS, on trouve aussi la note n°5127, du 31 mars 1972, comportant des recommandations très claires pour les recruteurs de la Régie. Des détails ? « Retenir préférentiellement les ouvriers portugais, yougoslaves ou espagnols qui se présentent à l’embauche plutôt que les ouvriers originaires des DOM, d’Afrique du Nord ou d’Afrique Noire ». Et ça bien sûr, c’est pas du racisme… Renault refoule sec son Ya bon passé mais compte quand même jouer à fond aujourd’hui sa com’ « Zy va la Diversité ». C’est comme dirait l’autre… pas tout à fait crédible. Dites, Docteur Schweitzer, ça peut se soigner comme ça le racisme dans l’entreprise ?

http://www.bakchich.info/article3260.html

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Répression syndicale à Narbonne

Publié par lucien sur 18 février 2008

Communiqué de presse de la FSU 66:

Le tribunal correctionnel de Narbonne vient de rendre un verdict lourd de conséquences dans l’affaire qui oppose la CGT aux ASF. Il condamne des camarades syndicalistes à de lourdes peines de prison avec sursis assorties d’amendes conséquentes.

Les motifs invoqués pour les peines prononcées reposent sur des griefs, qui au sens de la FSU 66, témoignent de la volonté d’assimiler l’action syndicale à une action criminelle. Ces condamnations laissent craindre que la justice se prononce dans des termes aussi orientés dans le cadre d’une autre affaire (l’action du 23 mai 2003 au péage Perpignan Nord).
Action pour laquelle les secrétaires départementaux des unions départementales FO, CGT, UNSA et FSU ont été récemment mis en examen.

Ne soyons pas dupes de ces politiques de démantèlement des droits sociaux les plus fondamentaux qui veulent faire taire les voix dissonantes. Alors que des personnalités d’horizons politiques divers s’élèvent dans notre pays pour dénoncer des dérives anti républicaines, la FSU 66 souhaite exprimer toute sa solidarité envers ses camarades syndicalistes de la CGT. Elle appelle par ailleurs à la vigilance et à la mobilisation de tous les citoyens attachés au respect des droits et des libertés.

Françoise Chatard et Gérard Gironell
Co secrétaires départementaux de la FSU 66
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Sanction pour une prise de parole : liberté syndicale en danger à la Poste

Publié par lucien sur 17 février 2008

Un permanent du syndicat SUD PTT Postaux Paris va passer en conseil le 28 février prochain parce qu’il a fait une prise de parole sur un centre postal.

Les faits : sébastien, permanent à SUD PTT Postaux Paris a fait une prise de parole le 28 septembre dernier, conjointement avec des militant-e-s locaux-ales CGT sur le centre de distribution du 11ème arrondissement de Paris. Le but de cette prise de parole était d’informer les factrices et facteurs de Paris 11 qu’un de leur collègues (après un conseil de discipline la veille) était injustement licencié alors qu’il était en accident de travail.

Le résultat a été une cinquantaine d’avertissements pour les factrices et facteurs du centre, trois blâmes pour les militants locaux et un conseil de discipline pour le permanent SUD. Il risque 1 mois et demi d’exclusion.

Il avait déjà été suspendu 2 mois l’année dernière, pour sanctionner son activisme syndical.

C’est la première fois qu’une direction de La Poste, en l’occurence la DOTC Paris Sud, sanctionne un permanent syndical pour une prise de parole. Nous ne pouvons l’accepter.

A chaque militant-e syndicale sanctionné-e, c’est la liberté syndicale et les droits des travailleur-euse-s qui reculent. Ne les laissons pas faire !

Signez et faites signer massivement la pétition contre la répression anti-syndicale initiée par les syndicats postaux parisiens CGT, SUD et FO en cliquant sur ce lien.

(Source: collectif rto )

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Relaxe de Florimond Guimard

Publié par lucien sur 21 décembre 2007

Le tribunal correctionnel d’Aix en Provence vient de relaxer Florimond GUIMARD, militant du SNUipp-FSU et du Réseau Education Sans Frontières, poursuivi pour s’être opposé à l’expulsion d’un père de famille de deux enfants scolarisés dans son groupe scolaire.
La FSU se félicite de cette décision de justice.
Le large soutien syndical et associatif dont Florimond GUIMARD a bénéficié n’aura pas été vain.
C’est une victoire pour toutes celles et tous ceux qui combattent l’injustice en se heurtant régulièrement à l’intimidation et à la criminalisation du militantisme, et qui réaffirment chaque jour que décidément non, la solidarité n’est pas un délit.

Communiqué de presse FSU
Les Lilas, le 21 décembre 2007

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Soutiens à Armand Nwatsock

Publié par lucien sur 19 décembre 2007

Dernière minute sur RESF: Armand a été libéré après 35 heures de garde-à-vue.

Communiqué FSU 59:

Ce lundi matin 17 décembre 2007 à 6h, la police a débarqué chez Armand Nwatsock membre de la commission juridique du Comité des Sans Papiers 59 et l’a embarqué dans le cadre d’une « commission rogatoire pour trafic d’influence ». Il a été placé ce soir en garde à vue. Dans la journée, le porte parole du CSP, Roland Diagne a été lui aussi convoqué par téléphone . Il s’est rendu à la convocation téléphonique et est ressorti libre.

Dans le même temps, une perquisition a été effectuée au local qu’utilise le CSP, rue Bernos sans même en avertir le Président d’Immigration et Droits des Migrants(IDM) association locataire du local où la police est intervenue.

Il est clair que depuis quelques temps, des enquètes sont menées auprés de sans- papiers ou d’ex sans-papiers et qui vont toutes dans le même sens : salir les responsables du CSP en insinuant qu’ils reçoivent de l’argent des sans-papiers pour favoriser leurs interêts ce qui est la définition du trafic d’influence !

On ne peut pas ne pas rapprocher cet acharnement policier de l’acharnement estival du prefet Canepa à l’encontre des grévistes de la faim. A n’en pas douter, il s’agit de porter un nouveau coup à la lutte des Sans-Papiers à travers leur organisation représentative.

La FSU appelle à participer massivement au rassemblement de ce mercredi 19 décembre à 18 heures devant la Préfecture pour manifester son soutien aux sans papiers et à leurs représentants harcelés et son refus catégorique de la politique gouvernementale en matière d’immigration.

Communiqué de presse du SDEN CGT 59:

Notre organisation syndicale - le SDEN CGT Nord, syndicat CGT des personnels enseignants - proteste contre le harcèlement judiciaire du Comité des Sans-papiers 59 et de ses principaux militants.

L’arrestation d’Armand Nwatsock, membre de la Commission Juridique du CSP 59, à 6h du matin ce lundi 17 décembre dans le cadre d’une « commission rogatoire pour trafic d’influence », suivie d’une garde à vue prolongée de 35 heures, s’inscrit pour nous dans une volonté délibérée des pouvoirs publics de déplacer sur le terrain judiciaire une bataille politique qu’elles ont du mal à gagner face à la détermination des sans-papiers et de leurs soutiens toujours plus nombreux. Visiblement pour certains, tous les coups sont permis pour essayer de discréditer le CSP 59 et le combat républicain qu’il mène pour la défense des droits de l’homme et contre l’esclavage du travail non-déclaré dont ne profitent que les patrons.

Armand Nwatsock est un militant bénévole de longue date du CSP 59, un militant que notre organisation syndicale connaît bien. Nous savons également - comme tout à chacun devrait le reconnaître - que le CSP 59, depuis sa fondation maintenant il y a 11 ans en 1996, ne mise que sur le combat politique et citoyen au grand jour, par ses propres mobilisations de rue et en convergence avec l’ensemble du mouvement social. Nous sommes ainsi loin du scandaleux sous-entendu préfectoral qui est que les responsables du CSP 59 toucheraient de l’argent pour favoriser les intérêts de tel ou tel sans-papier !

Le SDEN CGT Nord dénonce l’acharnement dont est victime le Comité des Sans-papiers 59 et appelle à participer massivement au rassemblement hebdomadaire organisé par le CSP ce mercredi 19 décembre à 18h devant la Préfecture. Face à ces manœuvres de basse police visant à discréditer la lutte des sans-papiers et leur organisation légitime, nous serons là pour dire STOP.

Lille le 18-12-2007

Syndicat Départemental de l’Éducation Nationale CGT Nord Fédération de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture (FERC-CGT) Rue Geoffroy Saint-Hilaire - 59042 LILLE Cedex Tél : 03.20.52.56.55 - Fax : 03.20.52.76.92 sdencgt Dt8 nordnet.fr - http://www.sdencgt59.org

Communiqué de presse SUD Education 59/62 du mardi 18 décembre:

refusons la criminalisation du mouvement des sans-papiers !

Lundi 17 décembre 2007 à 6h du matin, la police a débarqué chez Armand Nwatsock membre de la commission juridique du Comité des Sans Papiers 59 et l’a embarqué dans le cadre d’une « commission rogatoire pour trafic d’influence ». Il a ensuite été placé en garde à vue. Un des portes-parole du CSP, Roland Diagne, a été lui aussi convoqué par téléphone au cours de la journée. Il s’est rendu à la convocation et est ressorti libre. Dans le même temps, une perquisition a été effectuée au local qu’utilise le CSP, rue Bernos, sans même en avertir le Président d’Immigration et Droits des Migrants (IDM), association locataire du local où la police est intervenue.

Ces enquêtes visent clairement à salir les responsables du CSP en insinuant qu’ils reçoivent de l’argent des sans-papiers pour favoriser leurs intérêts. Cet acharnement fait suite à l’acharnement estival du préfet Canepa à l’encontre des grévistes de la faim. L’enjeu est évident : il s’agit de briser la lutte des Sans-Papiers en démantelant leur organisation représentative.

En conséquence, Sud éducation 59/62 dénonce cet acharnement et appelle à participer massivement au rassemblement de ce mercredi 19 décembre à 18 heures devant la Préfecture pour manifester son soutien aux sans papiers ainsi qu’aux organisations qui les représentent.

Sud éducation 59/62

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Un syndicaliste placé en garde à vue parce qu’il voulait manifester

Publié par lucien sur 15 décembre 2007

Article paru dans L’Union de Reims le 24-11-07, repris sur Contre-info, 15-12-07

Le 24 novembre dernier, Jean-Pierre Odant, responsable de l’Union Locale CGT de Château-Thierry, a été brutalement interpellé et jeté en cellule. Son crime ? Avoir voulu « simplement interpeller le représentant de l’Etat sur la suppression annoncée du conseil des prud’hommes, » en « lisant un texte de protestation. »

Le syndicaliste Jean-Pierre Odant voulait profiter de la venue du préfet à Château-Thierry pour manifester son mécontentement suite à la menace de suppression qui pèse sur le conseil de prud’hommes. Mal lui en a pris, il a été emmené manu militari au poste.

L’ENNEMI public numéro 1, hier à Château-Thierry c’était Jean-Pierre Odant, le responsable de l’union locale CGT. Sachant que le préfet de l’Aisne, Stéphane Fratacci, venait poser la première pierre du futur commissariat aux Vaucrises, il voulait être de la fête avec quelques colistiers. « Nous voulions simplement interpeller le représentant de l’Etat sur la suppression annoncée du conseil des prud’hommes. Je voulais lire un texte de protestation, c’est tout », explique le cégétiste à sa sortie du commissariat à 17 h 45, vendredi. Un texte court et respectueux (ndlr : nous l’avons lu) ne remettant nullement en cause la construction du nouveau commissariat. Alors que s’est-il passé sur les coups de 11 h 30 derrière le centre commercial des Vaucrises ?

« Comme un truand ! »

« On m’a déjà suivi en voiture jusqu’aux Vaucrises », raconte l’homme. Sur place, il rejoint une dizaine de cégétistes. En face, autant de policiers, en guise de comité d’accueil. « On était sur la pelouse, ils nous ont demandé de dégager de manière très discourtoise. Ils ont sans doute eu l’ordre de nous faire décamper, alors ils nous ont poussés. Pour moi, ils l’ont fait violemment. Je leur ai rétorqué que c’était des méthodes de facho ! ». Et là, Jean-Pierre Odant n’a pas compris ce qui se passait. Les policiers l’ont saisi, plaqué au sol, l’ont traîné sur quelques mètres. « Je me suis relevé et ils m’ont embarqué dans un véhicule de police », raconte -t-il. Direction le poste. Le cégétiste, par ailleurs conseiller principal d’éducation au lycée Jean-de-La-Fontaine, a alors été placé en garde à vue « comme si j’étais un truand de droit commun ! » s’offusque t-il.

« Ils m’ont mis dans une cellule de 2 m2 avec deux autres jeunes. Ça sentait la pisse, la cigarette, c’était sale ! ». À midi, pas de repas : « C’est ma femme qui m’a apporté un casse-croûte ! ». Le cégétiste (diabétique par ailleurs) a été conduit à l’hôpital (ndlr : procédure normale dans le cadre d’une GAV) et entendu. Il a été relâché en fin d’après-midi tout en étant poursuivi pour « outrage et rébellion ». « Il paraît que j’aurais traité les policiers de SS, mais je ne prononce jamais ce mot, vraiment je suis choqué par la tournure qu’ont prises les choses ».

« Pas au-dessus des lois ! »

Les colistiers de Jean-Pierre Odant et Didier Violet, secrétaire départemental de la CGT venu soutenir le secrétaire de l’UL, aussi : « Nous condamnons cette garde à vue, Jean-Pierre n’est pas un criminel. Nous n’avons jamais vu ça. Mais nous allons demander des explications sur ce dossier, on a encore le droit de s’exprimer, on est dans un pays démocratique ! ». Du côté de la police, le commandant Fay ne mâche pas ses mots : « Nous avions prévenu M. Odant le matin même. Son intervention me gênait beaucoup, dans la mesure où nous nous positionnons dans le quartier. Il peut bafouer les lois de la République mais pas à Château-Thierry tant que je serai là ». Le sous-préfet, Jean-François Colombet acquiesce : « On ne peut pas mettre en examen un ancien président de la République et laisser M. Odant au-dessus des lois ! ».

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Communiqué de la FSE contre la répression

Publié par lucien sur 8 décembre 2007

Communiqué de la FSE : Contre la répression des mouvements sociaux : solidarité !

Les fermetures administratives décrétées par les présidents d’Universités n’ont pas cessées depuis un mois, elles n’ont pour but que de mettre fin à la mobilisation. En effet, ces fermetures empêchent la tenue des assemblées générales qui sont le seul moyen pour les étudiants de se réunir, de prendre des décisions collectives et de s’organiser. La FSE dénonce ces pratiques visiblement concertées au niveau national qui ont pour seul but de casser la grève.

Aux fermetures administratives s’ajoutent les recours aux interventions policières comme à Montpellier III, Lyon II, Nantes, Nanterre, Rennes II, Strasbourg, Pau, Paris 1 et 4… Sous prétexte de maintenir la sécurité ou de défendre la liberté d’étudier, les présidents d’Université n’hésitent pas à recourir à des entreprises de sécurité privées, aux CRS et aux gardes mobile pour attaquer les piquets de grève. Ces méthodes sont inacceptables : elles sont faites pour instaurer un climat de peur chez les étudiants et empêcher la mobilisation.

Les arrestations ciblées se sont multipliées à Paris, Lyon ou encore Limoges lors de manifestations ou d’interventions policières sur les campus.
Les syndicalistes sont particulièrement visés par ces arrestations, à Lyon ce sont un militant de Sud et un militant de la FSE qui viennent d’être arrètés.
La FSE dénonce ces pratiques et exige l’arrêt des poursuites à l’encontre des étudiants et des militants interpellés. Le gouvernement veut briser la grève étudiante et la mobilisation lycéenne naissante contre la LRU par la répression.

Nous ne nous laisserons pas faire !

  • A bas la répression et la criminalisation des mouvements sociaux !
  • Libération immédiate de tous les grèvistes et les manifestants emprisonnés !
  • Pas un syndicaliste ne doit être poursuivi !
  • Non aux fermetures administratives et aux interventions policières sur nos campus !

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Appel à soutenir David Prévot

Publié par lucien sur 2 décembre 2007

Appel à soutenir David Prévot, enseignant poursuivi pour sa présence aux côtés des lycéens en grève contre la loi Fillon au printemps 2005 : Procès le 10 décembre 2007 au TGI de Paris.

 

Début 2005, les lycéens et les enseignants se mobilisent contre la loi Fillon (bourse au mérite, socle commun, apprentissage à 14 ans…) et pour une école égalitaire. Le mouvement culmine début mars, avec des manifestations considérables partout en France, annonciatrices du mouvement anti-CPE de 2006. L’urgence pour le gouvernement est non d’ouvrir des négociations mais d’enrayer la montée en puissance de ce mouvement. Violences et confusion marquent dès lors les manifestations suivantes, coups de matraques et arrestations s’abattant à l’aveugle sur les manifestants.

Face au danger encouru par les lycéens, à la suite à leur engagement contre la loi Fillon mais aussi dans le cadre de leur mission de protection des élèves, de nombreux enseignants ont alors décidé d’être présents en première ligne des manifestations, dans le but d’y assurer une présence adulte. David, comme d’autres enseignants, s’est interposé chaque fois qu’il l’a pu. La répression policière violente et l’autisme de Fillon ont amené le mouvement à prendre d’autres formes. A Paris, le 20 avril, une annexe quasi désaffectée du ministère est occupée. Les forces de l’ordre s’introduisent sans ménagements dans l’immeuble pour déloger les deux cents manifestants, qui se réfugient sur le toit du bâtiment. David, seul enseignant ayant réussi à être informé à temps de cette action, les suit pour tenter d’éviter l’accident. À aucun moment il n’a ébauché le moindre geste violent contre un quelconque représentant des forces de l’ordre. Au contraire, sa présence aux côtés des lycéens répondait au souci de leur sécurité. Il a été arrêté avec plus de deux cent soixante des occupants. Treize personnes sont poursuivies en justice sous des chefs d’accusation très graves et mensongers [1].

A l’heure où, pour imposer la déconstruction des acquis sociaux, le gouvernement poursuit sa campagne de déconsidération du mouvement social et accentue la répression, David risque d’être condamné pour l’exemple. Nous ne supporterons pas que notre collègue soit sanctionné par des décisions de justice qui pourraient entraîner sa révocation. Nous exigeons sa relaxe, et l’assurance que le Ministère de l’Éducation nationale n’engagera pas poursuites disciplinaires à son encontre.

Organisations signataires : CNT FTE, fédération SUD éducation, FSU.

 

Signer la pétition en ligne de solidarité avec David Prévot.

 

[1] Violences sur des personnes dépositaires de l’autorité publiques, dont certaines non identifiées (oui : des CRS non identifiés !), dans l’exercice de leurs fonctions. Peine encourue : 3 ans de prison et 45000 euros d’amende.

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Violences policières à Nantes

Publié par lucien sur 28 novembre 2007

La manifestation d’hier à Nantes s’est terminée par des violences des CRS et de la BAC. Il y a eu 3 blessés dont le fils d’une camarade militante d’Emancipation, grièvement blessé à l’œil par un tir de flashball, hospitalisé. Un préavis de grève a été déposé pour permettre aux collègues de participer à la manif de demain. Nous publions ci-dessous le communiqué de presse de la FSU:

Communiqué FSU

Paris le 28 novembre 2007

Brutalités policières inadmissibles à Nantes

La manifestation du 27 novembre à Nantes, qui a rassemblé prés de quatre mille jeunes témoignant de leur légitime inquiétude quant à leur avenir, s’est pacifiquement déroulée jusqu’au Rectorat. Pourtant, elle a donné lieu à une intervention brutale et disproportionnée des forces de l’ordre .

Un élève de 17 ans, grièvement blessé au niveau de l’oeil par un tir de flashball à courte portée, a été admis au CHU.

La FSU condamne fermement cette inadmissible violence. Elle demande l’ouverture d’une enquête sur les événements de ce mardi. Elle s’interroge sur l’attitude du Recteur et la volonté de répression qu’il a affichée en ces circonstances.

Elle appelle les ministres de l’Education, de l’enseignement supérieur et de l’Intérieur à donner des consignes pour que le droit des jeunes à manifester pacifiquement et en sécurité soit respecté.

Voir aussi:

Des photos sont disponibles ici:

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