Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

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Obligations de service 2° degré: Abrogation

Publié par lucien sur 1 septembre 2007

Le Journal Officiel d’aujourd’hui mentionne l’abrogation du décret du 12 février 2007 qui modifiait les décrets de 1950.

Voir ici

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Grève du 20 mars: revue de presse

Publié par lucien sur 19 mars 2007

Journée de grève dans l’éducation et les transports

Europe1, lundi 19 mars 2007 13h53

Les professeurs des collèges et lycéens devraient descendre dans la rue demain tandis qu’à la RATP, la CGT a appelé à la grève. Les professeurs demandent l’abrogation du décret supprimant certaines de leurs décharges horaires. Dans le métro, le syndicat réclame la réouverture des négociations salariales. Les enseignants en ont ras-le-bol ! Et ils comptent bien rappeler aux candidats à l’élection présidentielle leur poids électoral grâce à cette semaine d’action. Mardi, la plupart des syndicats de professeurs, y compris dans quelques académies ceux classés à droite, ont lancé un appel à la grève. Après les journées du 18 décembre et du 8 février, c’est la troisième fois que les professeurs expriment leur grogne depuis la rentrée. En dehors de ce mardi de grève, la semaine devraient être marquée également par des occupations d’établissements, la suppression des bacs blancs ou encore des «opérations tam-tam» dans les rues. Les professeurs des collèges et lycées protestent contre le décret pris par Gilles de Robien, le ministre de l’Education nationale, qui supprime certaines décharges horaires. Ce texte supprime ainsi 5.000 postes et augmente le temps de travail des enseignants sans contrepartie salariale. Ségolène Royal a d’ores et déjà promis de revenir sur ces suppressions de postes. Quant à Nicolas Sarkozy, son équipe évoque une remise à plat du système d’évolution de carrières pour les enseignants.

Par ailleurs, la CGT a également appelé à la grève dans les transports parisiens. Le trafic RATP devrait toutefois être assuré à 80%. Le syndicat réclame la réouverture de négociations salariales et dénonce l’individualisation de la rémunération des agents. La CGT demande une revalorisation de 3% de la valeur du point quand la direction propose 1,5% d’augmentation.

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Dépêche Reuters 19-03-07 (18h11)

Journée nationale de mobilisation des enseignants mardi

PARIS (Reuters) - Professeurs de collèges et de lycées observent mardi en France une journée nationale de mobilisation comportant grèves et rassemblements.

Cette journée d’action, à l’appel du syndicat Snes-FSU, premier syndicat du secteur, est soutenue par plusieurs autres organisations syndicales du second degré dont le Snep, le Sgen-CFDT, la CGT-Education, mais elle n’est pas unitaire.

La FSU, soutenue par d’autres fédérations du secteur, appelle en outre à une semaine d’actions locales dont les modalités sont laissées à l’initiative des organisations sur place. Celles-ci ont commencé lundi et se termineront vendredi.

Les syndicats protestent notamment contre un décret dit “de Robien”, allongeant le temps de travail de certains enseignants et la suppression de 5.000 postes la rentrée prochaine. Ils réclament l’ouverture de négociations.

Les enseignants profiteront de cette journée d’action pour interpeller les candidats à la présidentielle, a souligné Agnès Verduran du Snes.

Vincent Peillon, un des porte-parole de la candidate socialiste a affirmé lundi que Ségolène Royal a pris “l’engagement de revenir” sur “la remise en cause des heures de première chaire et d’un certain nombre d’allègements de service”.

Plusieurs organisations syndicales du second degré ont déjà appelé à boycotter les bacs blancs qui se déroulent actuellement en France. Le ministre de l’Education nationale Gilles de Robien a dénoncé la semaine dernière cette action et a accusé les enseignants d’avoir “pris en otage” les lycéens.

A Paris, une première manifestation est prévue à 11h00 (10hGMT) place Denfert-Rochereau. Le cortège se rendra rue du Bac, aux abords du ministère de l’Education nationale.

En début d’après-midi, deux autres actions d’enseignants sont programmées l’une à la gare Saint-Lazare et l’autre Place de la Sorbonne où les enseignants “feront résonner leur colère” à l’aide de casseroles et de tam tam, a indiqué la responsable du Snes.

Dans la nuit de lundi à mardi, des enseignants devaient occuper trois lycées dans les Hauts-de-Seine.

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Journée de mobilisation des enseignants

NOUVELOBS.COM | 20.03.2007 | 12:11

Les enseignants du secondaire sont appelés à manifester contre le décret modifiant l’organisation du travail et la suppression de 5.000 postes. Ils seraient 38% à faire grève selon le Snes, quelque 17% selon l’Education nationale.

Une précédente manifestation d'enseignants

Une précédente manifestation d’enseignants (Sipa)

Le ministère de l’Education nationale annonce qu’environ 17% des enseignants de collège et de lycée sont en grève à l’appel de plusieurs syndicats, mardi 20 mars. Le Snes-FSU (Syndicat national des enseignements de second degré) relève pour sa part 38% en moyenne de grévistes. Le syndicat se base sur des informations concernant 250 établissements.

Le Snes-FSU, principal syndicat du secondaire, indique que 36% des enseignants de collège et 42% des enseignants au lycée ont débrayé.

Décret contesté

Les enseignants ne décolèrent pas contre la politique éducative du gouvernement et veulent faire entendre leur voix auprès des candidats à la présidentielle. Les syndicats ont appelé les personnels des collèges et des lycées à cesser le travail et à manifester mardi dans toute la France, alors que des opérations de boycott du bac blanc menées localement inquiètent lycéens et parents d’élèves.
Le décret permettant d’affecter des enseignants sur plusieurs établissements et plusieurs matières et allongeant leur temps de travail via la remise en cause de certaines heures de décharge, est la principale mesure dans la ligne de mire des syndicats du second degré.
Les syndicats dénoncent également les plus de 5.000 suppressions de postes prévues dans l’Education à la rentrée 2007.

Exaspération des personnels


Le Snes parle d’exaspération des personnels et craint une radicalisation sur le terrain, avec la tentation pour certains de perturber l’organisation du baccalauréat en juin.
Outre le Snes et plusieurs autres organisations de la FSU, la CGT-Education et le Syndicat national autonome des lycées et collèges (Snalc, classé à droite) ont relayé le mot d’ordre de grève et de manifestations pour la journée de mardi.
Des défilés et des rassemblements sont attendus à Lille, Brest, Quimper, Saint-Etienne, Amiens, Toulouse, Marseille, Lyon ou encore Paris. Dans la capitale, le cortège partira à 11h de la place Denfert-Rochereau en direction du ministère de l’Education.
Nous exigeons l’abrogation du décret, l’ouverture de discussions sur la charge des enseignants et le rétablissement des postes. Et sur ces trois points, nous attendons des prises de position claires des différents candidats à la présidentielle qui, pour l’heure, ne nous apportent que des réponses partielles“, a déclaré, lundi à l’Associated Press, Bernard Boisseau, secrétaire général du Snes.
Présenté en octobre dernier et paru depuis, le décret, rejeté par l’ensemble des syndicats de l’Education, fait l’objet d’une mobilisation locale constante depuis cinq mois et une grève nationale à l’appel des principales organisations syndicales du second degré contre ce texte a été fortement suivie le 18 décembre dernier.
Parmi les actions menées par certains enseignants, le boycott de l’organisation du bac blanc fait grincer les dents de lycéens et parents d’élèves.

Pas de “mot d’ordre spécifique”


Il n’y a pas un mot d’ordre spécifique d’ajournement ou de boycott du bac blanc. On a préconisé des actions de tous ordres entre les journées d’action nationales, dès le mois de novembre. A chaque établissement son action contre le décret De Robien“, assure M. Boisseau qui ajoute: “il se trouve que l’annulation, ou le report, des bacs et des BTS blancs a été retenue dans un certain nombre de cas“. Selon lui, un établissement sur cinq serait actuellement touché par ce type d’action.
La consigne qu’on donne aux enseignants qui veulent s’engager là-dedans, c’est de le faire après avoir eu des discussions avec les parents et les lycéens. On est absolument convaincus qu’on ne peut mener des actions efficaces que si elles sont suivies par une majorité des personnels et appuyées par l’opinion, les élèves, les parents“, explique le secrétaire général du Snes.
Mais il estime que “si les choses ne se débloquent pas, on risque d’avoir des problèmes à l’approche du bac“, laissant entendre que des enseignants pourraient vouloir perturber l’organisation des examens.
Comme en 2003 lors du mouvement contre la réforme des retraites, on risque d’avoir une frange de la profession qui va dire ‘puisqu’on a épuisé toutes les formes d’action sans être entendus, passons à des choses plus radicales“. Bernard Boisseau estime que “c’est un terrain très dangereux. On le dit aux enseignants, mais on dit aussi aux politiques de ne pas jeter d’huile sur le feu“.
Et il prévient: “en 2003, on s’est prononcé contre le boycott du bac et on a été suivis par une grande majorité des enseignants. On reprendra position de la même manière le cas échéant“. (Avec AP)

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Le Second degré toujours aussi déterminé

Communiqué de Presse de la direction nationale de la FSU, mardi 20 mars 2007.

Sur la base de remontées concernant 250 établissements, la participation à la grève est en moyenne de 38% (36% en collège et 42% en lycée)

En dépit de l’absence, cette fois-ci, d’une large unité syndicale et des interrogations que suscite la proximité des échéances électorales présidentielles et législatives, la participation à la grève reste très importante, même si elle est moins forte que lors des grèves du 18 décembre et du 8 février (plus de 50%).

La détermination des personnels, qui participaient aujourd’hui à leur 4ème journée de grève depuis le début de l’année scolaire et qui s’engagent, de plus en plus nombreux avec leurs établissements, dans des actions locales, reste donc entière. Elle atteste de la colère de toute une profession face à un ministre qui a refusé depuis 6 mois toute discussion et n’a tenu compte ni des mobilisations massives, ni des demandes convergentes qui lui ont été adressées par l’intersyndicale des 15, représentant 99% des personnels concernés, et par les instances consultatives, notamment le Comité technique paritaire ministériel.

G. de Robien porte l’entière responsabilité du blocage actuel de la situation. L’appel adressé au gouvernement actuel comme au gouvernement qui sortira des urnes est clair. Il faut :

    • abroger le décret sur les obligations de service qui pénalisera injustement près de 100 000 enseignants et qui remet en cause la qualité de l’enseignement en généralisant les affectations sur plusieurs disciplines et sur plusieurs établissements
    • ouvrir, sur cette base, des négociations sur la prise en compte de la charge de travail des enseignants
    • rétablir les postes supprimés à la rentrée 2007, ce qui suppose un collectif budgétaire.

Le SNES appelle les personnels du second degré à poursuivre et amplifier leur mobilisation.

Il poursuivra en même temps sa démarche d’interpellation des candidats à la Présidence de la République afin que ceux-ci s’engagent très précisément sur les 3 revendications qui étaient au cœur de cette journée.

Paris, le 20/03/2007

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Voir aussi:

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Lettre ouverte aux parents d’élèves de l’intersyndicale du 2° degré

Publié par lucien sur 14 mars 2007

Lettre ouverte aux parents d’élèves de l’intersyndicale du Second degré

CNGA, FEP-CFDT, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-CSEN, SNLC-FAEN,

SNEP-FSU, SNES-FSU, SNETAA EIL, SNFOLC, SNPEFP-CGT, SNUEP-FSU, SUD EDUCATION, SUNDEP, UNSEN-CGT

 

Madame, Monsieur

L’intersyndicale du second degré, qui regroupe la quasi totalité des organisations syndicales du secteur et qui représente plus de 99% des personnels, a pris la décision de s’adresser à l’ensemble des parents d’élèves des lycées et collèges.

Les enseignants sont en effet engagés dans un conflit majeur avec le Ministre de l’Education depuis maintenant plus de 6 mois.

Ce conflit s’est notamment traduit par deux grèves massivement suivies les 18 décembre et 8 février, par de très nombreuses manifestations à Paris et partout en France qui ont rassemblé au total des dizaines de milliers d’enseignants et par de multiples actions locales dans les établissements.

A l’origine de ce conflit se trouve un décret imposant de nouvelles obligations de service aux enseignants. Ce décret se traduira par une dégradation totalement injustifiée de la situation de près de 100 000 d’entre eux (augmentation de leur temps de service ou baisse de leur rémunération). Il se traduira aussi par une remise en cause de la qualité de l’enseignement et une détérioration des conditions d’exercice du métier avec la généralisation des affectations d’enseignants sur plusieurs disciplines (y compris des disciplines pour lesquelles ils n’auront pas eu une véritable formation) et sur plusieurs établissements.

Depuis 6 mois, le ministre G. de Robien n’a jamais voulu tenir le moindre compte de l’avis de l’intersyndicale et de la profession, manifesté de façon si unanime. Il n’a cessé au contraire d’afficher son mépris et son refus de tout vrai dialogue.

De plus le ministre a préparé une rentrée catastrophique pour le second degré puisque 5 000 postes vont être supprimés à la rentrée 2007 s’ajoutant aux 20 000 postes déjà supprimés depuis 2003. De nombreux établissements sont d’ailleurs actuellement mobilisés, souvent dans l’unité avec les parents d’élèves, contre les baisses de la dotation horaire globale et contre les suppressions de postes

Le Ministre de l’Education et le Gouvernement portent l’entière responsabilité de la détérioration de la situation dans les établissements.

L’intersyndicale demande aux parents d’élèves de comprendre et de soutenir l’action des enseignants pour que soit entendues par le gouvernement actuel et le gouvernement futur les revendications qu’ils portent depuis des mois

  • abrogation du décret sur les obligations de service
  • ouverture de discussions sur la prise en compte de la charge de travail des enseignants
  • rétablissement des postes supprimés à la rentrée 2007

Paris, le 13 mars 2007

Voir aussi:

 

 

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Le SNES appelle à la grève le 20-03

Publié par lucien sur 9 mars 2007

Voir aussi notre dernier billet: Grève du 20 mars: revue de presse

Jeudi 8 Mars 2007, 21h37
Education: grève dans le second degré le 20 Mars

PARIS (AP) - Le SNES, principal syndicat des collèges et lycées, a appelé mercredi à une journée de grève le 20 Mars pour dénoncer la politique éducative du gouvernement, et notamment les suppressions de postes prévues à la rentrée 2007, a-t-on appris jeudi soir auprès du syndicat.

Nous appelons à la grève le 20 Mars pour exiger l’arrêt des suppressions de postes mais également le retrait du décret De Robien“, a déclaré à l’Associated Press Bernard Boisseau, secrétaire général du Syndicat national des enseignements du second degré (SNES).

Le décret De Robien, que les enseignants des collèges et lycées dénoncent depuis octobre dernier, modifie leur temps de travail et doit permettre d’affecter un professeur sur plusieurs matières et sur plusieurs établissements.

La grève du 20 Mars sera également l’occasion d’”interpeller l’ensemble des candidats à la présidentielle sur ce qu’ils comptent faire concernant ces deux dossiers s’ils sont élus“, a souligné M. Boisseau, qui a annoncé la décision de son syndicat à l’issue d’une rencontre de l’ensemble des syndicats du second degré jeudi en début de soirée a Paris. Le SNES compte sur le ralliement d’autres organisations pour cette journée d’action. AP

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Remarque: Les élections internes du SNES ont lieu fin mars/début avril, de quoi expliquer un regain si inattendu de combativité alors que l’intersyndicale patine et les mots d’ordre 2° degré au plan national se font attendre depuis la grève du 18 décembre… [Cf. nos précédents billets 2° degré relayant les nombreuses initiatives académiques et d'établissements en janvier-février contre le décret de Robien sur le temps de service et la bivalence]

Voir :

 

 

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LA CFDT porte plainte contre des précaires d’AC !

Publié par lucien sur 3 mars 2007

Communiqué d’Agir contre le chômage [2-03-07]

 

La CFDT attaque les précaires sur tous les fronts : après l’UNEDIC, la justice

La CFDT, un syndicat de combat … contre les précaires : non contente de détruire leurs droits à l’assurance chômage, la confédération porte plainte contre des chômeurs !

Pour la CFDT, la casse sociale est un sport qui se pratique en toute discrétion.

Plusieurs précaires d’AC ! sont convoqués à la DRPJ (direction régionale de la police judiciaire ) chargée de la répression des infractions à la personne, certains plusieurs fois de suite. A l’origine de ces convocations, une commission rogatoire déclenchée par une plainte de la CFDT et de François Chérèque.

Le motif ? Sur la commission rogatoire figurent les injures, la diffamation publique, les dégradations, les provocations à commettre des infractions dangereuses pour les personnes.

La réalité ? A l’automne 2005, une nouvelle négociation s’engage à l’Unedic, entre les syndicats dits représentatifs et le MEDEF. Dans un contexte où moins d’un chômeur sur deux est indemnisé par les ASSEDIC, où les travailleurs précaires qui ont besoin d’un complément ASSEDIC pour survivre voient leurs droits sans cesse revus à la baisse, où l’UNEDIC utilise les cotisations sociales pour engraisser les multinationales du placement, plusieurs collectifs de chômeurs et précaires décident de réagir et lancent pendant toute la durée de la négociation un rendez vous hebdomadaire devant le siège de la CFDT.

Après chacun de ces rassemblements, des actions collectives sont organisées, par exemple l’interpellation de Gérard Larcher, ministre du Travail dans un colloque, l’occupation d’organismes de placement privé des chômeurs comme Altedia, mais aussi la diffusion de l’information sur les réformes en cours dans les ANPE et ASSEDIC parisiennes.

Pourquoi la CFDT ? Parce que ce syndicat, depuis des années, a systématiquement signé avec le MEDEF toutes les conventions UNEDIC qui détruisent petit à petit le système d’assurance chômage. La CFDT a ainsi inventé le PARE, défendu le placement privé des chômeurs, la réforme des annexes 8 et 10 qui a jeté des dizaines de milliers d’intermittents dans l’enfer du RMI. La CFDT défend publiquement les contrats précaires comme le RMA.

La convention UNEDIC finalement entrée en vigueur en janvier 2006 ira dans le même sens : au moins cent mille chômeurs sortis du régime par le relèvement des durées d’affiliation, une indemnisation réduite pour les saisonniers mais aussi pour l’ensemble de ceux qui sont contraints à cumuler maigres allocations et miettes d’emploi précaires.

Détruire les droits des salariés ne suffit manifestement pas à un syndicat qui devrait au contraire les défendre et les améliorer. La CFDT veut aussi faire taire définitivement les collectifs de précaires qui appellent un chat un chat et résistent à la précarisation et à la misère.

Au moment même où nous prenions connaissance de ces plaintes, qui visent principalement des délits d’opinion, la CFDT entamait avec le MEDEF de nouvelles discussions destinées à « refonder » l’assurance chômage. Nous savons tous ce que signifie le terme refondation dans la bouche du MEDEF : ni plus ni moins que l’achèvement de la destruction de ce qui reste du droit à une indemnisation et au libre choix de son activité.

Ces plaintes ne nous réduiront pas au silence.Se taire serait se résigner à ce que des millions d’entre nous soient contraints à accepter n’importe quel emploi à n’importe quel prix, à travailler toujours plus pour gagner toujours moins.

Nous demandons à tous les salariés CFDT pour qui le syndicalisme ne se résume pas à la cogestion de la misère, d’exiger le retrait de ces plaintes ridicules à leur direction.

Ni plein emploi précaire, ni chômage de masse nous voulons vivre !

Soyez solidaires, exigez avec nous l’abandon des poursuites en envoyant un mail à ac@ac-reseau.org

Source : http://www.ac.eu.org/spip.php?article1566

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Grève au collège Courbet de Pierrefitte (93)

Publié par lucien sur 21 février 2007

Grève le 5 mars au collège Gustave Courbet de Pierrefitte (93)

Communiqué de presse

Le nouveau décret modifiant le statut des enseignants du second degré a été publié au journal officiel le mardi 13 février. A compter de la rentrée prochaine, les enseignants pourront se voir imposer :

- d’enseigner dans une autre matière sans aucune formation ni condition de diplôme ;

- d’enseigner dans deux voire trois établissements sans limitation de distance.

Le décret prévoit aussi la diminution des heures de sport scolaire le mercredi après-midi, alors qu’elles sont quasiment gratuites et qu’elles permettent aux enfants des milieux défavorisés de pratiquer une activité sportive.

Par ailleurs, depuis 2003, 30 000 postes de surveillants et 22 000 postes de professeurs ont été supprimés dans les collèges et les lycées. Pour la rentrée prochaine, 5500 nouvelles suppressions de postes de professeurs sont prévues dont 218 dans le 93 ! En moyenne dans le secondaire 1 poste est supprimé pour 8 élèves en moins et dans le primaire 1 poste est créé pour 45 élèves en plus !

Les conséquences de toutes ces mesures sont simples :

- Des classes plus chargées.
- Moins de dédoublements et d’aide aux élèves en difficulté.
- Moins d’options et de sections.
- Moins d’adultes pour assurer l’encadrement et la sécurité des élèves.
- Moins de temps pour suivre sérieusement nos élèves, rencontrer les parents et nous concerter entre enseignants.
- Des cours au rabais dans le cadre de la bivalence.

Une seule obsession justifie tous ces changements : réduire les dépenses de l’Education Nationale. Qui en paie les conséquences ? Nos élèves !

Au collège Gustave Courbet, nous serons en grève à compter du lundi 5 mars pour exiger le retrait du nouveau décret et pour dénoncer la suppression massive des postes dans l’éducation nationale.

Voir aussi:

 

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Vidéo de l’occupation du lycée Jaurès à Argenteuil

Publié par lucien sur 16 février 2007

Occupation du lycée par les enseignants

Occupation du lycée par les enseignants
06:40

Lycée Jean Jaurès d’ARGENTEUIL :
L’Inspection Académique prévoyant la suppression de 13 postes d’enseignants pour la prochaine rentrée scolaire, les enseignants de l’établissement ont décidé de réagir. Profitant de l’organisation des portes ouvertes le mardi 13 février 2007, ils ont décidé d’occuper les locaux. Lors de la première nuit, 38 enseignants étaient présents…

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Collèges occupés en Seine-St-Denis

Publié par lucien sur 15 février 2007

Occupations nocturnes annoncées dans quatre collèges de Seine-Saint-Denis

[AFP, 15-02-07] Le Snes, principal syndicat du secondaire, a annoncé jeudi l’occupation dans la nuit de jeudi à vendredi par des enseignants, des locaux de quatre collèges de Seine-Saint-Denis pour protester contre la réforme des statuts et les moyens alloués à la prochaine rentrée.

Les moyens ou DHG (NDLR: dotation horaire globale) prévus à la rentrée 2007-2008 sont qualifiés “d’austérité” par le Snes qui estime que les DHG prévues “remettent en cause les moyens gagnés en 1998″.

Sur le département, une soixantaine de postes doivent être supprimés, selon l’Inspection d’Académie qui affirme que le département conservera en 2007 “les moyens alloués par le plan d’urgence de 1998″, tant au niveau élémentaire qu’au collège.

En dehors des occupations nocturnes prévues, l’appel départemental à la mobilisation lancé lundi a été peu suivi jeudi matin et aucun établissement n’a été bloqué, selon Goulven Kerien, secrétaire départemental du Snes-93.

Dans les collèges Jean-Jaurès à Montfermeil et Travail à Bagnolet, où une partie des professeurs étaient en grève depuis plusieurs jours, les cours ont repris jeudi normalement, selon la même source.

Au niveau élémentaire, des parents mécontents du projet de carte scolaire pour la future rentrée occupaient jeudi deux écoles à Noisy-le-Grand, comme d’autres parents à Pantin qui luttent contre la fermeture de deux classes.

Voir aussi:

Collège Travail à Bagnolet

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Le décret sur le temps de service et la bivalence est paru

Publié par lucien sur 14 février 2007

Décret sur les décharges des enseignants: “mépris” et “provocation”

[AFP] Les secrétaires généraux de la FSU et du Sgen-CFDT ont respectivement qualifié mardi de “mépris” et de “provocation” la parution au Journal officiel du décret supprimant les décharges de certains enseignants, entrainant un allongement du temps de travail sans contrepartie.

C’est de la provocation et cela implique une poursuite de l’action. Je ne pense pas que la parution au JO soit décourageante (pour poursuivre la lutte, ndlr), je pense que cela va exaspérer nos collègues. En termes de dialogue social, ce n’est pas très positif“, a déclaré à l’AFP Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU, majoritaire dans l’éducation.

Pour le Sgen-CFDT, “l’obstination du ministre de l’Education Gilles de Robien est révélatrice du mépris qu’il manifeste envers les enseignants“, a déclaré à l’AFP Jean-Luc Villeneuve, secrétaire général du Sgen-CFDT.

Sans la moindre concertation, ignorant le refus unanime -fait suffisamment rare pour être mentionné- de toutes les organisations syndicales, dédaignant les fortes mobilisations, il passe, une fois de plus, en force et aggrave les conditions de travail des personnels du second degré” a ajouté ce syndicat dans un communiqué.

Les cinq fédérations de l’Education (FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education) réunies lundi soir ont appelé dans un communiqué commun à “amplifier les actions” pour dénoncer les suppressions de postes et un décret sur leur temps de travail.

Le décret supprimant des décharges horaires pour les enseignants du secondaire et créant la “mention complémentaire” pour encourager l’enseignement d’une seconde matière (bivalence) est paru mardi au Journal officiel.

Voir aussi:

et l’actualité des luttes dans le 2° degré:

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Grève en Seine-St-Denis le 15-02

Publié par lucien sur 14 février 2007

APPEL DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU 93 SOUTENU PAR LES SYNDICATS SNES, SUD, CGT, CNT

GREVE JEUDI 15 FEVRIER DANS LE 93

L’AG intersyndicale de Seine-Saint-Denis, réunie le lundi 12 février à Bobigny, en présence des syndicats CGT, CNT, SNES, SUD Education et de représentants des établissement en grève,

Considère qu’il est urgent de développer la mobilisation :
- contre les DHG d’austérité qui remettent en cause les moyens gagnés en 98, que nous appelons à rejeter dans les prochains C.A . ( 68 postes supprimés dans les collèges et 150 dans les lycées à la rentrée !)
- contre les décrets qui démantèlent nos statuts .

Soutient les établissements qui sont actuellement en grève reconductible et qui se heurtent au refus et au mépris de l’IA, mais aussi tous ceux qui engagent d’autres formes de lutte.

ELLE APPELLE A FAIRE DU JEUDI 15 FEVRIER UNE JOURNEE DE MOBILISATION

Car ce jour-là se réunit, à la Préfecture de Bobigny, le Conseil Départemental de l’Education Nationale qui doit décider des moyens attribués aux établissements l’an prochain.

ELLE APPELLE DONC A :
- réunir des AG dans tous les établissements
- être en grève le jeudi 15 février
- manifester à 14 h30 devant la Préfecture de Bobigny
- organiser ce soir-là des occupations nocturnes des établissements pour rencontrer parents, élus, médias

Afin d’ :
- Agir tous ensemble, seul moyen de faire gagner chaque établissement sur ses revendications (DHG, postes de surveillants…)
- Contribuer, y compris pendant les vacances décalées, à la mobilisation qui se développe partout, comme en témoignent les appels à la grève des intersyndicales d’Aix Marseille le vendredi 16 février, du Nord Pas de Calais et de Rouen, mardi 20 février.
- Reprendre la mobilisation à la rentrée des vacances en construisant le mouvement unitaire, fort et durable avec grève reconductible, pour obtenir le retrait du décret démantelant nos statuts. Une AG de la région parisienne est convoquée à cet effet le mardi 6 mars à 18 H à la Bourse du Travail de Paris.

Bobigny, le 12 février 2007

Télécharger: 

http://www.sudeduccreteil.org/IMG/pdf_Appel_93_pourle_15_fevrier.pdf

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