Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

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Le syndicalisme enseignant et la suppression du samedi matin

Publié par lucien sur 6 février 2008

SE et SGEN signent un accord avec le ministère tandis que le SNUipp lance une “consultation”: que se passe t-il dans le 1° degré avec la réattribution des heures de travail du samedi matin supprimé?

Le site Ensemble, qui suit ce dossier depuis plusieurs mois, propose trois nouveaux articles aujourd’hui:

Voir aussi:

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Rapport Attali: nouvelles attaques contre l’école

Publié par lucien sur 24 janvier 2008

Article publié hier sur le site Ensemble 

Vous pensiez peut-être qu’on allait rester indéfiniment à l’abri des attaques ? Qu’après les décentralisations, les externalisations, les privatisations de ces dernières années, les libéraux s’arrêteraient devant l’école comme les armées d’Hannibal devant les murailles de Rome ? Le projet libéral est un projet de long terme. Sa méthode est la méthode salami : une tranche après l’autre, pour éviter les ripostes collectives. Après le rapport Camdessus, après le rapport Thélot, voici le rapport Attali, nouveau coup de boutoir contre la “citadelle” de l’éducation nationale.

La commision Attali vient de rendre son rapport. Comme prévu, c’est un catalogue de mesures plus libérales les unes que les autres. L’argumentation est toujours la même : un tableau catastrophiste de l’état du pays, un plaidoyer larmoyant sur les inégalités, les exclusions, pour déboucher sur la nécessité de casser systématiquement tout ce qui peut rester de social, de public, de protecteur et de régulateur dans la société française. “Libérant” ainsi la croissance, nous disposerions de nouvelles richesses et tout le monde serait gagnant.

Evidemment, ce discours ne convaincra que ceux qui ont intérêt à y croire. Les autres se souviennent que depuis le premier plan de rigueur au début des années 80, jusqu’au paquet fiscal de 2007, en passant par l’adoption de l’euro en 1999, on nous a toujours servi ces mêmes arguments pour justifier plus de flexibilité, moins de dépense et de service public, sans autre résultat que l’accroissement des inégalités, des exclusions, de la fragilisation et de la culpabilisation des plus pauvres.

Poussés par la concurrence internationale, rien ne satisfait les tenants de la logique libérale dont Attali se fait le porte-parole. Tous les services publics les uns après les autres ont subi leurs attaques dans les dernières années. Il ne reste pratiquement plus que l’école à échapper à la logique du marché, à celle de la concurrence. Aussi est-ce sur elle qu’Attali concentre ses attaques, dès les premières pages de son rapport. Là aussi, rien de neuf dans l’argumentaire : juste l’habituel fatras d’accusations et de calomnies que l’on croirait sorties du site des ultra-réacs de SOS-éducation.

Parmi les arguments d’une particulière mauvaise foi, on notera le rapprochement des dépenses d’éducation et du nombre de chômeurs parmi les jeunes (p 24)… Comme si le maintien d’un haut niveau de chômage n’avait pas été un moyen délibérément utilisé par les politiques des trois dernières décennies pour contenir les revendications salariales et développer la précarité, en particulier parmi les jeunes travailleurs ! Comme si le chômage n’était pas un mal récurrent qui ronge le capitalisme depuis sa naissance ! En accuser l’école, c’est faire coup double pour les tenants du libéralisme : ils détournent l’attention de leur propre incapacité à assurer le plein emploi, et ils tentent de fragiliser un peu plus l’école publique, laïque et républicaine dans l’opinion.

Pour comprendre cet acharnement, il suffit de réfléchir à notre fonctionnement : nous subissons depuis des années le poids du blocage de nos salaires malgré l’inflation ; nos missions sont dévalorisées, nous sommes calomniés dans les médias, et ce matraquage rend les relations avec les parents de nos élèves toujours plus difficiles ; nos tâches et nos responsabilités ne cessent d’être alourdies ; nous travaillons pour ainsi dire sans chefs et si nous voulions tirer au flanc, il n’y aurait rien de plus facile ; et pourtant, malgré cela nous continuons à faire notre travail avec un engagement, un professionnalisme que de nombreux autres secteurs privés pourraient nous envier. Peut-être parce qu’il s’agit d’enfants… Quoi qu’il en soit, notre fonctionnement et nos résultats sont la démonstration même que la logique de la concurrence, celle de la victoire du fric et de l’écrasement des pauvres, n’est pas une nécessité et que la notion d’intérêt commun peut être une motivation suffisante pour nous faire atteindre l’essentiel de nos objectifs. Car ne nous laissons pas abuser par les mensonges d’Attali et consorts : il est évident que l’école ne peut gommer les inégalités sociales d’une société économiquement et socialement toujours plus violente et inégalitaire. Néanmoins l’école telle qu’elle est, avec ses dysfonctionnements et ses imperfections, reste un très puissant facteur d’égalité sociale. Elle est même sans doute le principal facteur d’égalité dans la France d’aujourd’hui, et c’est aussi pour cela qu’elle est tant attaquée.

L’école publique, républicaine, laïque, gratuite et obligatoire est désignée à la vindicte comme principal obstacle à la croissance : il faut la détruire. Et pour cela :

- Soumettre les enseignants : La liberté dont nous disposons dans l’organisation de notre travail et dans le choix de nos méthodes est pour nous non seulement un élément essentiel de notre plaisir à enseigner mais aussi une nécessité pour pouvoir nous adapter aux besoins de nos élèves. C’est pourquoi Attali entend nous placer sous contrôle, non plus des inspecteurs (sans doute trop favorables à l’esprit du service public) mais d’ “une autorité administrative indépendante du ministère” (et qui donc, sinon une collectivité locale ?), s’appuyant sur l’avis des usagers (en clair les parents) et surtout des élèves… (p 28). Chers enseignants, mettez des bonbons dans les poches, et préparez-vous à vous soumettre aux exigences idéologiques des maires, aux lubies pédagogiques des parents, aux caprices de vos élèves, vous allez être à leur service, et non plus au service de l’Etat. La notion même d’éducation nationale, mission d’intérêt public et collectif, est bafouée, réduite à un service privé aux familles sur le modèle Acadomia. Bien sûr, nous connaissant, Attali se doute qu’une telle soumission ne sera pas facile à obtenir : il faut donc aussi casser notre statut, supprimer le concours d’entrée, nous précariser et soumettre notre carrière à l’autorité des petits chefs (p 27).

- Développer la concurrence : Le maître mot de tout libéral, la concurrence (c’est à dire la réussite des uns par l’écrasement des autres) doit s’imposer à tous les secteurs de la société. Le totalitarisme libéral ne peut supporter que l’école échappe à cette logique. De plus, et surtout, la concurrence va permettre de dresser les écoles les unes contre les autres, de briser l’esprit qui nous unit encore et qui fait du corps enseignant, malgré les coups portés, le principal bastion de la résistance au libéralisme. Alors, pour développer la concurrence, tout est bon : renforcer l’autonomie des établissements, dénoncer les écoles dont les élèves rencontrent le plus de difficultés en publiant leurs résultats, faciliter et renforcer les ségrégations en supprimant la carte scolaire, abandonner la gratuité et développer les écoles privées (pp 27 et 2 8) : bref tout faire pour que puisse se développer un véritable marché de l’éducation sur les ruines du service public. Attali reprend ici à son compte, presque mot pour mot, le programme du Front National en matière scolaire.

- Soumettre précocement la jeunesse au monde de l’entreprise : Imposer l’entreprise comme un passage obligé à la fac, au lycée, au collège c’est très clair dans le rapport (pp 29 et suivantes). Mais le plus consternant, c’est de voir comment le rapport Attali désire inscrire précocement les “valeurs” du libéralisme dans l’esprit des très jeunes enfants. L’objectif de permettre l’épanouissement de l’enfant, de préparer le développement d’un adulte libre, cultivé et citoyen est piétiné. Non seulement les programmes scolaires sont conçus dans le but de former des salariés efficaces (accent mis sur le calcul, l’anglais et l’informatique dès l’école primaire), mais ils préparent la soumission précoce à l’idéologie totalitaire du marché : “L’enseignement de l’économie doit être aussi, dès le primaire, concret, positif, et exigeant sur les dimensions éthiques, sociales et écologiques de la croissance. Il devra expliquer le rôle du travail, de l’entreprise et de l’entrepreneur, montrer que le scandale est dans la pauvreté plus que dans la richesse, dans les injustices plus que dans les inégalités. Il devra expliciter le rôle relatif de la concurrence et des collectivités publiques dans la création et la répartition des richesses.” Quelle ironie de lire ces lignes au moment où les marchés financiers vacillent tout autour de la planète, au moment où la concurrence entre vieilles et nouvelles nations industrielles s’exaspère, accélérant la destruction des ressources et creusant les inégalités !

Je n’irai pas plus loin ce soir dans l’analyse à chaud de ce rapport. D’autres sauront, je l’espère, compléter et enrichir cette analyse critique du rapport, car si l’école vient en tête des préoccupations venimeuses d’Attali et de sa clique, elle n’est pas, loin s’en faut, la seule visée par cette charge anti-sociale. Ce serait, bien sûr, la tâche des militants syndicaux “professionnels” que de mener cette critique, et d’alerter l’ensemble des salariés sur ce qui constitue, Sarkozy l’a lui-même reconnu, le projet politique du gouvernement. Malheureusement, les directions syndicales restent sidérées face à la détermination du gouvernement. La mobilisation des grévistes du 24 janvier saura-t-elle les tirer de leur effarement ? Ou permettra-t-elle seulement de masquer leur incurie ?

P. Seppecher

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La direction du SNUipp étale sa nullité revendicative devant la commission Pochard

Publié par syndicaliste sur 28 novembre 2007

Dans la lettre de mission qu’il a adressée au président de la commission, le Ministre Darcos écrit que les enseignants “ont souvent le sentiment de ne pas pouvoir maîtriser leur évolution de carrière et de revenu“. Darcos, à la demande du Président de la République et du Premier Ministre veut “mener le chantier de la redéfinition de la condition enseignante“. Pour cela atteindre cet objectif, Darcos demande à la commission d’entreprendre “une large concertation” avec “notamment, des représentants du monde enseignant“.

 

Un syndicaliste averti se doute bien qu’une telle commission, comme l’avait été avant elle la commission Thélot, n’a d’autre objet que de préparer l’opinion à des mesures législatives dont les lignes essentielles sont déjà tracées dans le secret des cabinets ministériels. Quand on voit les décisions en matière de suppression de postes, de réduction de la durée de la scolarité pour les élèves, de poursuite des sanctions contre les directeurs en lutte, on n’a pas de mal à deviner dans quel sens iront ces mesures.

Quel sens peut prendre alors la participation d’une délégation syndicale à une telle commission ? Elle ne devrait y aller que pour dénoncer les mesures déjà prises par ce gouvernement, et affirmer avec force ses propres revendications. C’est ce qu’on attendait de la délégation du SNUipp, entendue à sa demande par la commission le 15 octobre dernier. Malheureusement, comme on pouvait le craindre, la délégation composée des trois secrétaires généraux du SNUipp (G. Moindrot UA, M. Baby UA et R. Bousquet EE) n’a fait qu’exprimer publiquement sa nullité revendicative.

Transformation de l’école : pour G. Moindrot, on ne peut concevoir une revalorisation du métier d’enseignant sans donner “un nouvel élan” à l’école : plus de maîtres que de classes, 24+3, polyvalence d’équipe… C’est à l’exposé de ces revendications rituelles que G. Moindrot va consacrer l’essentiel de son intervention. La délégation trace laborieusement le tableau confus de l’école transformée où les échanges de services seraient généralisés, où l’on n’enseignerait plus certaines matières, où l’on alternerait petits groupes puis grands groupes, et où l’on passerait beaucoup temps en réunions et en discussions. Pas un mot sur le fait que le gouvernement supprime des milliers de postes, que cela se traduit par des hausses d’effectifs dans les classes. G. Moindrot veut bien reconnaître que “là où il y a 25 ou 30 élèves, au cours préparatoire, surtout là où les élèves ont des difficultés il faut pouvoir baisser” mais c’est pour affirmer immédiatement que ce n’est pas l’essentiel, que le plus important c’est la mise en place d’un “dispositif plus collectif, plus discuté, plus divers“. “Plus de souplesse” comprennent les membres de la Commission. “C’est pas moi qui le dit” répond G. Moindrot, avec un rire gêné. Lorsque le Président de la Commission demande si la suppression du samedi matin correspond à la revendication du 24+3, la réponse de G. Moindrot est très embarrassée. En effet, alors que tous ses mandats s’y opposent, le SNUipp a accepté le protocole proposé par Fillon pour discuter de la mise en œuvre du “moins d’école” voulu par Fillon et Sarkozy.

Le SNUipp répond aux questions de la commission Pochard (1)
vidéo sur dailymotion

Moyens : La délégation du SNUipp n’aborde pas la question des moyens nécessaires à la réalisation de ses revendications en matière de transformation de l’école. Pendant que la direction du SNUipp rêve de temps pour la concertation et de plus de maîtres que de classes, le gouvernement supprime les postes par dizaine de milliers : c’est ça la réalité des écoles.

Evaluations : G. Moindrot intervient très longuement et à plusieurs reprises sur la question des évaluations de CE1 et CM2. Ce n’est pas inintéressant, mais est-ce vraiment le sujet ? N’y a-t-il pas d’autres revendications à défendre devant une commission chargée de l’évolution du métier d’enseignant ?

Salaires : Pour G. Moindrot la revalorisation du métier passe “un petit peu” par la question de la rémunération. En fait, vraiment très peu : il annonce timidement qu’on a perdu 20% de pouvoir d’achat depuis le début des années 80, mais revendique seulement une amélioration en début de carrière au moyen d’une prime d’installation, et un passage plus facile à la hors classe en fin de carrière. G. Moindrot ne réclame pas de rattrapage général du pouvoir d’achat par une augmentation des salaires, et il se contente de proposer une prime pour l’achat d’un ordinateur portable tous les 4 ou 5 ans… soit environ 10 euros par mois !

 

Le SNUipp répond aux questions de la commission Pochard (2)
2° partie de la vidéo sur dailymotion

Direction d’école : G. Moindrot constate que la profession est “hermétique” à une évolution vers un fonctionnement hiérarchique dans l’école. Il ne dit rien sur des questions de responsabilité, de charge de travail, rien sur les sanctions, ni sur les décharges, ni sur la rémunération des directeurs : il se contente d’exprimer un besoin de formation, de visites plus fréquentes de l’inspecteur ou du conseiller pédagogique, d’un bureau pour les moins bien lotis…

Temps de travail : alors que R. Bousquet affirme que le temps de travail hebdomadaire des enseignants du primaire atteint voire dépasse 40 heures par semaines, alors que G. Moindrot souligne que notre niveau de qualification est le même que celui d’un enseignant du secondaire, ni l’un ni l’autre ne revendique l’abaissement de notre temps de service pour le rapprocher de celui des enseignants des collèges et lycées. Cette revendication est pourtant un mandat du SNUipp.

EPEP : la perspective de regroupement d’écoles dans un établissement public est très vaguement évoqué par le président de la commission. G. Moindrot se déclare “pas très chaud” pour de grosses structures qui font “usine à gaz“. Pas un mot sur les projets du gouvernement d’expérimenter les EPEP, projets qui bouleverseraient notre métier s’ils étaient mis en œuvre.

Retraites : pas un mot de la part du SNUipp sur nos revendications, ni sur les difficultés d’enseigner liées au recul de l’âge de départ à la retraite. In extremis, alors que la délégation du SNUipp est sur le point de partir, le président de la Commission évoque “le poids” et la difficulté d’exercer le métier d’enseignant en fin de carrière. G. Moindrot écarte alors avec un mépris à peine dissimulé les attentes des milliers de collègues “enseignants fatigués” qui “veulent faire autre chose“, et évoque l’idée de seconde carrière plutôt pour les collègues prêts à faire “un effort d’adaptation“, toujours avec le flou et l’approximation qui ont caractérisé son intervention depuis le début.

Ce n’est pas la défense de nos intérêts qui aura fatigué les secrétaires généraux du SNUipp ce jour-là. On comprend mieux l’indignation de tous les militants et adhérents du SNUipp qui ont vu cette vidéo lamentable diffusée sur le site du ministère [*].

Ensemble, 23-11-07

[*] La vidéo intégrale de l’intervention (1h26) peut être vue et téléchargée sur le site du ministère http://www.education.gouv.fr/cid5702/les-videos-des-auditions.html.

Voir aussi:

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Elections internes du SNUipp: motion Ensemble/Emancipation

Publié par lucien sur 21 septembre 2007

 

Du 4 au 24 octobre prochain, les syndiqué(e)s du SNUipp-FSU voteront. Ces élections internes leur permettent, tous les trois ans, de faire des choix d’orientation syndicale. Nous soutenons la motion commune présentée par Ensemble et Emancipation, qui s’associent pour proposer une orientation syndicale de lutte, motion (limitée à 4000 signes) dont nous donnons dès maintenant le texte complet:

 

Ensemble et Émancipation syndicale et pédagogique

Changer d’orientationLutter pour une école réellement laïque et démocratique !Les premiers actes du Gouvernement (dont des suppressions de postes en masse !) et le rapport du HCÉ annoncent cyniquement une nouvelle offensive contre l’École Publique et ses personnels.Face à cela, un mois après la rentrée, la direction UA/ÉÉ, qui a soutenu l’affiliation de la FSU à la CSI d’inspiration libérale, se contente de réactions ponctuelles, et se prête au jeu piégé du “dialogue social” qui prépare de nouvelles régressions.L’urgence est à la construction d’actions, l’élaboration de manière unitaire d’un calendrier de mobilisations !Dénoncer la logique des attaques en coursLe gouvernement veut transformer les écoles publiques en EPEP, la loi est votée, les décrets sont prêts : l’enseignement primaire sera sous tutelle municipale. Avec les projets d’établissement, les choix pédagogiques seront sous le contrôle des élus locaux et des représentants des parents d’élèves. Avec l’évaluation des “performances”, la concurrence entre établissements, facilitée par la désectorisation scolaire, se développera. Le système des promotions au “mérite” sera instauré. Le recours à la précarité sera généralisé. Le “statut” des EVS en est un avant goût (personnels dont la défense au quotidien doit être liée à la lutte pour leur titularisation sans conditions). Enfin, l’autoritarisme et le dogmatisme pédagogique sont renforcés.Le caractère national de nos statuts et missions est menacé. La logique libérale de casse de l’École Publique est bien à l’œuvre. La riposte syndicale doit être à la hauteur de l’attaque en soutenant les personnels sanctionnés par l’administration pour action syndicale (grève administrative, RESF…), et en imposant l’abrogation des EPEP !Partir de la base, pour un SNUipp de lutte et rassembleurIl nous faut plus de démocratie interne :· consultation directe plus fréquente des syndiqué-e-s, en particulier lors des luttes (AG intercatégorielles de secteurs, départementales… définissant les revendications et coordonnant les actions). La base doit donner à sa direction des mandats clairs, la direction doit les respecter et rendre compte !· un Fenêtre sur cours enfin en prise avec les revendications et les luttes.· circulation des informations entre syndiqué-e-sFaire de la Laïcité un axe fondamentalLe dualisme scolaire se renforce. L’enseignement privé, loin d’assurer une mission de service public, aggrave la logique libérale dans l’école, la concurrence entre les établissements et menace d’éclatement le service public d’Éducation. Face à cela, soyons à l’initiative d’une campagne unitaire pour l’abrogation de l’article 89 de la loi de décentralisation de 2004 qui accentue le financement de l’enseignement confessionnel, d’une campagne pour la nationalisation laïque de l’enseignement privé.La marchandisation poursuit son entrée massive à l’École, de plus en plus vouée à une mission utilitariste et de tri social (sélection précoce et liquidation de toute idée d’école unique)… voire de fichage des familles facilitant la traque des immigré-e-s ! Le SNUIPP doit renforcer son engagement contre les lois liberticides et appeler au boycott de Base-Élèves.Passer à l’actionLa direction du SNUipp ne répond aux attaques du gouvernement qu’au coup par coup, sans les analyser comme un plan d’ensemble visant à casser l’Ecole Publique. Ce n’est pas ainsi qu’on prépare la mobilisation et la riposte. Les projets du gouvernement forment un tout cohérent et antisocial. Il faut arrêter de négocier des aménagements à la marge, en s’opposant clairement et fermement, dans les mots et dans les actes.Les revendications concrètes des collègues (retraites, salaires, baisse des effectifs…) ne doivent plus être oubliées.Nous proposons une autre stratégie liant les revendications et le projet d’une École démocratique, pour construire avec les personnels une lutte déterminée et enfin efficace contre la politique gouvernementale !

Ensemble

Émancipation

Pour Ensemble et Émancipation : S Julien (14), J-D Peypelut (47), P Seppecher (06), E Lefèvre (44), F Vanhée (76).

Les syndiqué(e)s sympathisant(e)s qui souhaitent participer aux commissions départementales de dépouillement se signalent auprès de stephane.julien@snuipp.fr

 

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Rapport du HCE sur l’école élémentaire

Publié par lucien sur 1 septembre 2007

Rapport HCE | Bilan annuel des résultats de l’École
Document PDF - 162.8 ko

Un rapport que présentera le Haut Conseil de l’Education au Président de la République vient d’être communiqué aux syndicats. L’objectif, une fois encore, pour la quatrième ou la cinquième fois depuis Jack Lang (Rapports Camdessus, Thélot, Expérimentation EPEP…) est d’aller vers les EPEP avec un super-directeur doté d’un statut. Nos experts en manque d’imagination savent cependant que cela reste problématique d’un point de vue clientéliste:

L’émiettement en petites structures - liées à l’attachement de la population et des élus au symbole que constitue le maintien de l’école de proximité -”

On notera à la marge que les communiqués de presse de notre direction syndicale sont tellement bien faits que la dépêche AFP ne cite notre syndicat que pour dire:

Pour redresser la situation, le HCE insiste sur “le rôle déterminant de l’école maternelle”, s’est félicité le principal syndicat du primaire, le SNUipp-FSU.

S.J.

Site Ensemble

 

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Grève dans les écoles parisiennes le 30 mars

Publié par lucien sur 27 mars 2007

Grève unitaire le vendredi 30 mars

à l’appel de toutes les sections parisiennes

Après les interpellations de parents d’élèves à Belleville les 19 et 20 mars, après la mise en garde à vue d’une collègue, plus de 2000 personnes, porteuses de l’expression de centaines de témoignages de solidarité, se sont rassemblées le 26 mars devant le Rectorat de Paris pour exprimer leur indignation.
Alors que dans le même temps le Recteur déclarait à la presse que la situation de notre collègue relevait d’une affaire privée, il a affirmé à la délégation «qu’on ne savait pas sous quel statut elle était interrogée»!

Il a opposé une fin de non-recevoir concernant la demande de protection juridique du fonctionnaire.
Concernant les arrestations aux abords des écoles, il a renvoyé vers la préfecture de police.

C’est une volonté sans précédent de mise au pas de tous les enseignants quand dans le même temps, d’autres collègues parisiens sont confrontés à l’autoritarisme et à l’arbitraire, et que, dans de nombreux départements, des collègues directeurs sont toujours sanctionnés pour avoir répondu à une consigne syndicale.

Les syndicats SNUipp, Snudi-FO, SUD-Education, SGEN-CFDT, CNT, CGT éducation exigent :
- qu’il n’y ait aucune poursuite judiciaire, aucune sanction administrative, contre notre collègue directrice de l’école Rampal;
- que l’Académie applique le droit à la protection des fonctionnaires comme la loi l’y oblige (art.11- loi du 13 juillet 1983);
-que l’Académie respecte l’ensemble des droits des personnels (droit syndical, liberté d’opinion…).

Les syndicats appellent tous les collègues à la grève
Vendredi 30 mars 07
Manifestation au Ministère.
Rendez-vous : M° Sèvres-Babylone à 14h

Le matin, une délégation des syndicats se rendra à la Préfecture de Police pour que cessent les interventions policières aux abords des écoles.

Sources: sites Ensemble et SNUipp 75, 27-03-07

Voir aussi:

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Communiqué de l’intersyndicale 1° degré région parisienne

Publié par syndicaliste sur 16 mars 2007

Un millier de manifestants était réuni mercredi devant le ministère. [cf. le billet précédent avec l'appel à manifester]

 

Communiqué des organisations du Val de Marne :

SNUipp, SNUDI-FO, SUD éducation et CGT

Les organisations syndicales de la région parisienne se sont réunies mercredi 14 mars à l’issue de la manifestation. Elles n’acceptent pas l’absence de réponse du Ministre qui maintient le projet de décret sur les EPEP et les sanctions contre les directeurs d’école (comme dans les Yvelines en Région parisienne).

Dans ces conditions, l’intersyndicale Région parisienne a estimé nécessaire de poursuivre la mobilisation engagée dans un cadre unitaire pour :

  • Le retrait du décret sur les EPEP

  • La levée des sanctions contre les directeurs d’école

L’intersyndicale région parisienne se réunira à nouveau d’ici lundi pour décider d’une nouvelle initiative unitaire.

Paris le 14 mars

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Rassemblement unitaire 1° degré le 14-03

Publié par lucien sur 4 mars 2007

14 mars : mobilisation unitaire en Région Parisienne !
Pour le retrait des EPEP,Pour la levée des sanctions contre les directeurs d’écoles: Tous au ministère le mercredi 14 mars 14h30

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Lettre commune à Villepin sur les EPEP

Publié par lucien sur 20 février 2007

Paris, le 20 février 2007

 

 

Monsieur Dominique de VILLEPIN

Premier Ministre

Cabinet du Premier Ministre

57 rue de Varenne

75007 Paris

 

 

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Le projet de décret autorisant la création d’Etablissement Public d’Enseignement Primaire que Monsieur le Ministre de l’Education Nationale a soumis lors de la séance du CSE du 5 février a reçu un avis défavorable : 41 votes se sont portés contre et 1 vote pour.

 

L’ensemble des intervenants a souligné le manque de concertation, l’absence d’un large débat et la nécessité de tenir compte des avis des élus, des parents, des enseignants et de l’ensemble des citoyens.

 

Les questions, les inquiétudes et les oppositions que soulève ce projet de décret amènent les organisations FCPE, PEEP, SNUipp-FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT, UNSA-EDUCATION, FSU, SNPDEN, A&I, SIEN, FEP-CFDT, CFDT, UNSEN-CGT, LIGUE de l’ENSEIGNEMENT, JPA, UNEF, UNL, à renouveler leur demande de ne pas publier ce texte. Elles vous proposent d’engager avec les représentants des parents, des élus, des enseignants, des personnels éducatifs et des associations, une large réflexion sur l’organisation et le fonctionnement des écoles.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux.

 

SGEN-CFDT

Jean-Luc VILLENEUVE

Secrétaire général

 

SNUipp-FSU

Gilles MOINDROT

Co-secrétaire général

 

SE-UNSA

Luc BERILLE

Secrétaire général

 

FCPE

Faride HAMANA

Secrétaire général

 

La Ligue de l’Enseignement

Eric FAVEY

Secrétaire national

 

PEEP

Anne KERKHOVE

Présidente

 

UNSEN-CGT

Denis BAUDEQUIN

Secrétaire général

 

 

FEP-CFDT

Xavier NAU

Secrétaire général

 

SNPDEN

Philippe GUITTET

Secrétaire général

 

SIEN

Patrick ROUMAGNAC

Secrétaire général

 

JPA

Jacques HENRARD

Secrétaire général

 

Avec les organisations : FSU, UNSA-Education, UNEF, UNL, A&I, UNAF, CFDT, CGT, CFTC.

 

Voir aussi:

 

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AG EPEP Val-de-Marne le 5-03

Publié par lucien sur 17 février 2007

projet de décret sur les Etablissements Publics d’Enseignement Primaire


Venez vous informer, débattre, échanger sur cette menace qui pèse l’école publique !

Toutes les fédérations de l’Education Nationale du Val de Marne (sauf la CFDT) exigent le retrait de ce projet.

Assemblée Générale

 

le lundi 5 mars à 17 h 30

à l’école maternelle Savignat

2 allée de la Côte d’Or

CRETEIL

Voir aussi:

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