Syndicalisme de lutte

“La classe ouvrière sait qu’elle n’a à compter que sur elle-même“ (Monatte)

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Le Plan “Réussir en Licence” : une nouvelle attaque contre les droits étudiants

Publié par lucien sur 19 février 2008

(article publié dans la revue “L’Emancipation syndicale et pédagogique“, n°6 de février 200 8)

Le Plan “Réussir en Licence” :

une nouvelle attaque contre les droits étudiants

Le 13 décembre 2007, en pleine mobilisation étudiante, Valérie Pecresse a annoncé un nouveau plan pour la “réussite en Licence” . Derrière ces mots se cache une nouvelle attaque contre le service public d’éducation et contre les droits étudiants fondamentaux.

Le Plan Licence , tout comme la LRU, reprend dans les grandes lignes les recommandations du rapport Hetzel que la FSE combattait déjà en 2006.

Un nouveau plan de bataille pour le gouvernement et le patronat
L’automne 2007 a vu une lutte massive se construire contre la loi sur les “libertés et responsabilités des universités” dite LRU. En exigeant notamment le retrait de cette loi, les étudiant-e-s et lycéen-e-s combattaient la capitalisation de l’enseignement supérieur, c’est-à-dire la soumission de ce dernier aux intérêts du patronat. Disant répondre aux revendications étudiantes, le gouvernement Sarkozy/Fillon tente de museler la contestation en mettant en place de nouvelles mesures de régression sociale. De la même manière qu’il répondait au mouvement de contestation des quartiers populaires en novembre 2005 par une loi sur “l’égalite des chances” combattue par les travailleur-euse-s, il répond aujourd’hui à la lutte contre la capitalisation de l’Université par des attaques supplémentaires contre les droits étudiants. Notons que Pécresse s’est appuyé sur les syndicats institutionnels (UNEF, Cé) pour légitimer ses attaques. Ces derniers, après avoir négocié la LRU, osent annoncer que le Plan Licence est un acquis de la lutte alors que celui-ci était prévu depuis le rapport Hetzel.

Faire de la licence un diplôme professionnalisé, dévalorisé, et terminal pour la masse des étudiant-e-s
La logique du Plan Licence est simple : les entreprises ne veulent plus d’étudiant-e-s formé-e-s sur des connaissances fondamentales mais sur des compétences précises profitables immédiatement aux entreprises. Le but est d’accentuer la casse du cadre national des diplômes, d’individualiser ces derniers et de mettre en concurrence les étudiant-e-s. Ce mécanisme renforce la concurrence entre travailleur-euse-s puisque ce cadre national était adossé à des droits collectifs dans le monde du travail. C’est ainsi que, au cours de la 2ème et 3ème année, l’étudiant-e sera amené-e à découvrir le monde de l’entreprise et à faire obligatoirement un stage. De plus, l’apprentissage des compétences (TIC, rédaction de CV) sera favorisé dès la 1ère année au détriment des connaissances fondamentales liées à une discipline (lettres, droit, sciences physiques,…). Enfin, l’étudiant-e devra orienter ses choix de cursus en lien avec une ouverture sur les métiers, c’est à dire en fonction des besoins du patronat local. Quand les entreprises participent à la gestion de l’Université, elles développent les formations qui leur sont profitables économiquement et délaissent celles ne leur rapportant rien. Elles le font d’autant plus facilement que, depuis plus de 30 ans, l’État se désengage financièrement de l’enseignement supérieur.

L’application concrète de la sélection à l’entrée des universités
Tout d’abord, chaque université devra afficher “les places disponibles pour chaque filière, les taux de réussite aux examens et les taux d’insertion professionnelles”. L’université fait donc comprendre aux futurs étudiant-e-s que leurs orientations ne doit pas dépendre de critères scolaires mais économiques. Ensuite, les lycéen-e-s recevront un “avis” d’un conseil de classe d’orientation. Le but est de dissuader l’élève de choisir une filière par goût mais en fonction de son “projet d’insertion professionnelle”. Cette pré-inscription/sélection va permettre aux universités de choisir les meilleurs étudiant-e-s au moment des procédures d’orientation, ceux/celles qui pourront payer le plus, laissant sur le carreau les plus pauvres.

Justifier une politique à l’encontre des classes populaires
Pécresse annonce que le Plan Licence , en renforçant l’insertion professionnelle des étudiant-e-s, permettra de “diviser le taux d’échec par 2 en première année”. Nous refusons ce constat : la réelle explication de l’échec scolaire réside dans l’insuffisance des bourses sur critères sociaux et l’obligation de se salarier pour subvenir à ses besoins. Alors que les enfants d’ouvrier-e-s ont sept fois moins de chances d’accéder à l’Université que les enfants de cadres, le gouvernement souhaite justifier sa politique à l’encontre des classes populaires. Sa seule réponse et d’offrir aux facs la possibilité d’embaucher des étudiant-e-s sur contrat précaire afin que ceux/celles ci soient “plus près de leurs lieux d’études”.

Non à la mise en concurrence des universités ! Non à la mise en concurrence des travailleur-euse-s !
Ce Plan Licence est la suite logique du processus européen de Bologne. Dans la continuité des réformes LMD-ECTS et de la LRU, les gouvernements successifs accentuent la casse du cadre national des diplômes et l’autonomie pédagogique des universités. Les diplômes deviennent locaux, n’ont plus aucune valeur et leur qualité baisse (multiplication des stages, manipulation de logiciels informatiques,…). Il s’agit d’une part d’offrir au patronat une main d’œuvre peu formée, donc plus corvéable, et d’autre part de mettre en concurrence les travailleur-euse-s via l’individualisation de leurs statuts. Le Plan Licence utilise la peur du chômage de masse pour professionnaliser les diplômes et dégrader nos conditions d’études. Soyons clairs, la professionnalisation ne créera aucun emploi : ce n’est pas l’Université qui est responsable du chômage mais le système capitaliste qui a besoin de faire pression à la baisse sur les salaires pour augmenter les profits d’une minorité.

Il faut préparer les prochaines luttes !
Alors que le gouvernement et les syndicats institutionnels présentent ce Plan Licence comme la réponse aux revendications étudiantes, nous devons, à la lumière de la lutte anti-LRU, acquérir la conscience que seule l’organisation collective des étudiant-e-s et le rapport de force permettent de défendre efficacement nos droits. L’AGET-FSE continuera de mener le combat contre la capitalisation de l’enseignement supérieur. Nous appelons donc les étudiant-e-s à préparer les luttes futures à nos côtés et à se syndiquer car, de son côté, le gouvernement ne perdra pas de temps pour casser nos acquis (LRU, chasse aux sans papiers, destruction de l’aide sociale étudiante, contrat unique,…). Nous devons nous tenir prêt-e-s pour riposter avec une énergie redoublée !

Non au Plan Licence de Pécresse !

Retrait sans condition de la LRU !

Le savoir est une arme, le syndicat est une force !

Seule la lutte paie !

AGET – Fédération Syndicale Etudiante

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Mobilisons-nous pour empêcher l’application de la LRU à Paris 1

Publié par syndicaliste sur 25 janvier 2008

Communiqué de la FSE Paris 1 du 24 janvier 2008

 

Lundi 21 janvier, sous la protection de la police, en dehors des murs de l’université, la présidence de Paris 1 a procédé aux premiers votes d’application de la LRU.

Conformément au vote de l’Assemblée générale du Tolbiac et aux appels des coordinations nationales étudiantes et des personnels des 12 et 13 janvier 2008, relayé dans les comités de mobilisation de la Sorbonne et de Tolbiac, des dizaines d’étudiants syndiqués et non syndiqués étaient aux portes du CA pour empêcher sa tenue. La FSE Paris 1 a évidemment mis ses forces pour empêcher le CA d’appliquer une loi massivement rejetée par les étudiants et personnels.Lundi 21 janvier, les élus du SNESUP-FSU (officiellement pour « l’abrogation de la LRU ») et du SGEN-CFDT ont apporté leurs voix à l’application de la LRU : par 34 voix sur 60, la nouvelle composition du CA a été adoptée.

Nous sommes écœurés par l’attitude de ces élus syndicaux qui prétendent s’opposer à la loi et qui ensuite votent son application dans les conseils !
C’est une trahison pure et simple. Sans leur trahison, la présidence de Paris I n’a pas de majorité pour appliquer cette loi scélérate !Rien n’est encore définitivement joué : lundi 4 février, le CA doit procéder un vote global sur les nouveaux statuts. Nous lançons un appel solennel à l’ensemble des étudiants et des personnels :

NE LAISSONS PAS FAIRE ! Ces élus qui votent l’application de la LRU ne nous représentent pas !

La FSE lance un appel le plus large à l’ensemble des personnels et des étudiants pour une grande réunion unitaire avant le vote crucial prévu le 4 février. Nous proposons la date du jeudi 31 janvier à Tolbiac.

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Communiqué SUD Etudiants

Publié par lucien sur 29 novembre 2007

Communiqué de presse de la Fédération SUD-Etudiant.

Le 28 novembre 2007

V.Pécresse doit prendre ses responsabilités en abrogeant la LRU !

V. Pécresse a reçu hier les organisations étudiantes dites représentatives afin de tenter de négocier la fin de la mobilisation dans les universités. Parmi les mesures qui ont été présentées comme des avancées à l’issue de la journée d’hier, aucune nouveauté : le budget était déjà connu, aucune garantie n’est apportée quant à l’égalité des diplômes en fonction des universités d’obtention, et il n’a en aucun cas été question d’abroger la LRU.

Sur le budget tout d’abord, le milliard supplémentaire annoncé pour l’enseignement supérieur ne revient ni aux étudiant-e-s, ni aux chercheurs/chercheuses, ni aux personnels de l’université. Ce milliard profite en effet, pour la moitié, aux entreprises, par le biais de crédits impôts/recherche. Concernant les aides sociales, l’augmentation annoncée ne correspond pas à une réforme plus juste du système d’aides sociales.

Sur le cadrage national des diplômes, la ministre annonce donc une mesure sans en définir son application concrète. Bien au contraire, la logique même de la LRU va à l’encontre du cadrage national des diplômes, et donc à l’encontre d’une valeur égale des diplômes en fonction des universités d’obtention. En effet, la LRU consacre le fait que des représentant-e-s du monde économique local peuvent participer aux instances de gestion de l’université, et peuvent donc par ce biais influer sur le contenu des formations. De par ce fait, le contenu même des formations peut différer en fonction des universités. Par conséquent, ces différences dans le contenu des diplômes pourront par la suite se répercuter dans le cadre du droit du travail, où les conventions collectives reconnaissent les mêmes droits pour le même diplôme. La seule manière de garantir une égalité des diplômes en fonction de leur université d’obtention, c’est de s’opposer à la logique même de la LRU.

Ces mesures ne remettent en cause ni l’existence, ni l’esprit de la LRU : mise en concurrence des universités, des étudiant-e-s et des personnels, soumission de l’université aux intérêts économiques, et nouvelle attaque contre la démocratie universitaire. Nous rappelons qu’aucun-e représentant-e des étudiant-e-s mobilisés n’a été invité hier par la ministre : les organisations invitées ne s’étant jamais prononcées pour l’abrogation de cette loi. Nous restons donc déterminés à obtenir l’abrogation de la LRU, tout comme les différentes assemblées générales et la coordination nationale. Seule l’abrogation permettra d’engager de réelles négociations pour une université critique et populaire.

Nous appelons donc à poursuivre et amplifier la mobilisation, d’autant plus que les personnels commencent à se mobiliser. Nous poursuivrons donc notre mobilisation jusqu’à ce que V. Pécresse adopte enfin une posture responsable, en prenant en compte les revendications des étudiant-e-s.

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Violences policières à Nantes

Publié par lucien sur 28 novembre 2007

La manifestation d’hier à Nantes s’est terminée par des violences des CRS et de la BAC. Il y a eu 3 blessés dont le fils d’une camarade militante d’Emancipation, grièvement blessé à l’œil par un tir de flashball, hospitalisé. Un préavis de grève a été déposé pour permettre aux collègues de participer à la manif de demain. Nous publions ci-dessous le communiqué de presse de la FSU:

Communiqué FSU

Paris le 28 novembre 2007

Brutalités policières inadmissibles à Nantes

La manifestation du 27 novembre à Nantes, qui a rassemblé prés de quatre mille jeunes témoignant de leur légitime inquiétude quant à leur avenir, s’est pacifiquement déroulée jusqu’au Rectorat. Pourtant, elle a donné lieu à une intervention brutale et disproportionnée des forces de l’ordre .

Un élève de 17 ans, grièvement blessé au niveau de l’oeil par un tir de flashball à courte portée, a été admis au CHU.

La FSU condamne fermement cette inadmissible violence. Elle demande l’ouverture d’une enquête sur les événements de ce mardi. Elle s’interroge sur l’attitude du Recteur et la volonté de répression qu’il a affichée en ces circonstances.

Elle appelle les ministres de l’Education, de l’enseignement supérieur et de l’Intérieur à donner des consignes pour que le droit des jeunes à manifester pacifiquement et en sécurité soit respecté.

Voir aussi:

Des photos sont disponibles ici:

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Etat de la mobilisation dans les universités au 27-11

Publié par syndicaliste sur 27 novembre 2007

Etat de la mobilisation dans les universités mardi 27 novembre
Point effectué par la FSE Paris

 

44 universités totalement ou partiellement en grève avec piquets de grève bloquants (ou fermés administrativement) : Paris I (site de Tolbiac), Paris III, La Sorbonne, Clignancourt Paris IV, Paris VII, Paris VIII Saint Denis, Paris X Nanterre, Paris XIII Villetaneuse, Rouen, Tours, Caen, Nantes, Rennes II, Toulouse II le Mirail, Toulouse III Rangueil, Pau, Perpignan, Aix–Marseille I (sites d’Aix et Marseille), Lyon II, Montpellier III, Lille I, Lille II, Lille III, Limoges, Brest, Le Havre, Bordeaux I, Bordeaux II, Bordeaux III, Bordeaux IV, Amiens, Angers, Nancy II, La Rochelle, Grenoble I, Grenoble II, Grenoble III, Orléans, Reims, Saint Etienne, Valenciennes, Poitiers, Arras, Nice
6 universités sont en grève avec piquets de grève les « journées de mobilisation » :Clermont, Le Mans, Toulouse I, Rennes I, Chambéry, Besançon
Universités où le personnel a voté la grève reconductible : Toulouse le Mirail, Lille I, Paris III, Paris VIII, Saint Charles Marseille, Reims, …
Lundi 26 et mardi 27 novembre, la grève avec blocage a été reconduite à la Sorbonne, Rennes II, Lille II, Lille III, Poitiers, Amiens, Clignancourt Paris IV, Paris VII, Caen, Pau, Aix, Paris VIII, Rouen, Nantes, Paris X Nanterre. Elle a été votée à Lille I qui était en blocage seulement les jours de manif. Une seule université a voté le déblocage : Montpellier II.
La répression est de plus en plus dure. Des présidents d’université appellent les non grévistes à attaquer physiquement des grévistes. Les flics interviennent en pleine journée pour casser les piquets de grève (Clignancourt Paris IV, Tolbiac Paris I, …).
Le mouvement se développe chez les lycéens : plus de 50 lycées étaient bloqués jeudi 22 novembre. Environ une centaine vendredi 23 novembre et lundi 26 novembre. Beaucoup plus encore mardi 27 novembre.

Région parisienne

Tolbiac Paris I [GREVE AVEC BLOCAGE] : le centre est en grève (avec piquets) depuis mardi 30 octobre. Depuis cette date, la présidence de Paris I multiplie les actes de répression (avec l’appui unanime des directeurs d’UFR qui affichent leur “solidarité totale” avec la présidence) : fermetures administratives (du vendredi 2 novembre au mardi 6 novembre, jeudi 8 novembre, samedi 10 novembre), intervention policière (mercredi 7 novembre à 22h), communiqués mensongers. Malgré la fermeture administrative, les grévistes ont pu rentrer dans le centre lundi 5 novembre. Mercredi 7 novembre, une AG de 1300 étudiants a revoté les piquets de grève à une large majorité, ainsi que l’occupation. Vendredi 9 novembre, une nouvelle AG a élu 5 mandatés à la coordination nationale (FSE, SUD, non syndiqués).
La présidence a décidé d’organiser un référendum électronique (!!) du mardi 13 novembre au jeudi 15 novembre. Mardi 13 novembre, l’AG de 1300 étudiants a reconduit la grève avec blocage à une écrasante majorité, jusqu’à mardi 20 novembre. L’AG a également voté le boycott du référendum électronique et la démission du président de Paris I. Mercredi 14 et jeudi 15 novembre, fermeture administrative. Fac réouverte vendredi avec la remise en place des piquets de grève. Fermeture administrative mardi 20 novembre alors qu’une AG devait avoir lieu. Les locaux syndicaux ont été visités par la présidence de l’université qui a fouillé et vidé les locaux des tables et chaises qui servaient aux piquets de grève.
Lundi 26 novembre, la présidence a laissé rentrer des nervis fascistes pour casser du gréviste, participant eux-mêmes aux violences. Les piquets de grève ont malgré tout tenu. La présidence a alors fait intervenir les flics. Fac fermée administrativement jusqu’à nouvel ordre. Mardi 29 novembre, les personnels appellent à des débrayages jeudi 29 novembre, et à un vaste mouvement de grève mardi 4 décembre.
La Sorbonne [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, une AG d’au moins 300 étudiants votent la grève avec piquets de grève à une nette majorité. Le vote sur l’occupation atteint tout juste 50%. Plus d’une centaine d’étudiants occupent la Sorbonne, avant une intervention policière vers 22h. La grève n’est pas effective pour le moment. Prochaine AG mardi 13 novembre. Pas de délégué à la coordination nationale car pas de nouvelle AG depuis mardi 6 novembre. Jeudi 8 novembre, manifestation sauvage (environ 1000 étudiants) qui atteint la Sorbonne. 50 personnes parviennent à rentrer malgré le barrage de flics, avant d’être évacués. Ensuite, blocage des voies à gare du nord pendant 1h30. Mardi 13 novembre, AG de plus de 400 étudiants a voté la grève avec blocage et occupation. Jeudi 15 novembre, AG de 600 étudiants a voté à une écrasante majorité le blocage et l’occupation. Jeudi soir, la police est intervenue pour virer les 150 étudiants qui occupaient le site. Vendredi matin, la police est intervenue très violemment, a cassé les piquets de grève et a arrêté un étudiant. Lundi 19 novembre, l’AG de 400 personnes a voté la grève avec blocage et une motion condamnant l’attitude de l’UNEF lors de la coordination nationale. Mardi 20 novembre, la police est encore une fois intervenue pour casser les piquets de grève. Mercredi 21 novembre, la police empêche les étudiants d’entrer. Jeudi 22 novembre, l’AG a voté la reconduite du blocage. Fermeture administrative jusqu’à lundi 26 octobre
Lundi 26 novembre, une AG de plus de 400 étudiants a reconduit la grève avec blocage. Prochaine AG mercredi 28 novembre.
Censier Paris III [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 13 novembre, AG d’environ 700 personnes a voté la grève avec blocage. Prochaine AG jeudi 15 novembre. Jeudi 15 novembre, AG de 600 personnes votent la reconduite du blocage à une majorité plus large que mardi. Lundi 19 novembre, l’AG des étudiants a voté la poursuite du blocage. L’AG des personnels a également voté la grève.
Clignancourt Paris IV [GREVE AVEC BLOCAGE]: Mardi 6 novembre, une AG d’environ 120 étudiants vote la grève avec blocage à l’unanimité moins 4 voix. Mercredi 7 novembre, une AG de 400 étudiants reconduit le blocage à une courte majorité (187 contre 165). Lundi 12 novembre, une AG de plus de 600 étudiants a voté la levée du blocage (par 10 voix d’écart). Vendredi 16 novembre, une AG d’une centaine de personnes a voté la grève avec blocage. Jeudi 22 novembre, la police a cassé le piquet de grève. Lundi 26 novembre, une AG de 400 étudiants a voté très largement la grève avec blocage. Les flics sont intervenus violemment pour déloger les grévistes.
Malesherbes Paris IV : Mercredi 7 novembre, AG à 70. Election d’un délégué (FSE) observateur pour la coordination nationale de Rennes. Mardi 13 novembre, AG d’environ 500 étudiants ; la grève avec blocage a été rejeté à une courte majorité (une cinquantaine de voix).
Paris VI Jussieu : Jeudi 8 novembre, une AG d’environ 300 étudiants (plus une vingtaine de personnels) a décidé de la mise en place de barrages filtrants lundi 12 novembre. Lundi 26 novembre, AG de 700 personnes, avec mise en place de barrages filtrants.
Paris VII (Paris Rive Gauche) [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 novembre, AG d’environ 300 étudiants. Mardi 13 novembre, AG de plus de 500 étudiants vote la grève avec blocage à partir de lundi 19 novembre. Lundi 19 novembre, AG de 500 étudiants a reconduit le blocage. Mercredi 21 novembre, l’AG a reconduit le blocage (210 contre 80). Lundi 26 novembre, la grève avec blocage et occupation a été votée.
Paris VIII Saint Denis [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, AG d’environ 500 personnes. Mercredi 7 novembre, AG de 400 personnes. Lundi 12 novembre, AG de 800 à 1000 personnes vote la grève avec blocage et occupation. Mardi 13 novembre, une nouvelle AG de 500 personnes a reconduit le blocage. Lundi 19 novembre, l’AG des personnels a voté la grève. Mercredi 21 novembre, l’AG a reconduit le blocage jusqu’à lundi 26 novembre. Lundi 26 novembre, AG de 600 personnes a reconduit la grève avec blocage
Nanterre Paris X [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 novembre, une AG de 800-1000 étudiants a voté la grève avec piquets de grève (615 POUR, 199 CONTRE), ainsi que l’occupation. Vendredi 9 novembre, les bâtiments A, B, C, D, E, L ont été bloqués. Dans les bâtiments F (droit) et G (économie), des piquets de grève filtrants ont été installés. Lundi 12 novembre, les forces de l’ordre ont pénétré dans le campus, cassé (temporairement) les piquets de grève et gazé des étudiants ; AG de 1500 étudiants qui a reconduit le blocage.
Mardi 13 novembre, blocage de l’ensemble du campus ; à 10h, les CRS ont matraqué et délogé les étudiants qui bloquaient le bâtiment de droit. Les étudiants de l’UFR de STAPS ont voté la grève. Lundi 26 novembre, une AG de 1000 étudiants a voté la reconduite du blocage, a condamné la direction de l’UNEF, et a voté une motion de solidarité avec les émeutiers des quartiers populaires.
Créteil - Paris XII : Jeudi 8 novembre, une AG de 200 personnes s’est prononcé pour l’abrogation de la loi Pécresse (la motion a été portée au CA qui l’a adopté … ainsi que deux autres motions : une motion “fixe les principes qui présideront à la mise en oeuvre de la loi”, et l’autre motion valide les nouveaux statuts et réglement intérieur de l’université !!). Mardi 13 novembre, AG a mis en place des barrages filtrants.
Villetaneuse – Paris XIII [GREVE AVEC BLOCAGE] : AG mercredi 7 novembre (élection de deux délégués à la coordination nationale). Mardi 13 novembre, une AG de plus de 300 personnes a voté la grève avec blocage et occupation (la direction de l’UNEF s’est prononcé contre) par 205 voix contre 83.
Evry : Lundi 12 novembre, AG de 300 étudiants a voté la grève.
Cergy Pontoise : Mardi 13 novembre, AG de 200 étudiants a voté la grève
Marne la Vallée : Jeudi 8 novembre, AG de 200 personnes.
Saint Quentin : AG de 250 étudiants cette semaine.
IEP Paris : Jeudi 15 novembre, AG de 120 étudiants
EHESS : Mardi 13 novembre, AG d’une soixantaine de personnes a voté l’abrogation de la LRU

Ouest–Nord ouest

Rouen [GREVE AVEC BLOCAGE] : En grève avec blocage depuis le 25 octobre (fac de lettres et psycho), AG à 1000 lundi 29 et mardi 30 octobre. Lundi 5 novembre, AG d’environ 2000 personnes qui reconduit le blocage et vote à la quasi-unanimité la motion suivante : « nous appelons les directions syndicales de l’enseignement supérieur à rejoindre la mobilisation et à appeler à la grève immédiatement ». Mercredi 7 novembre, le blocage a été étendu à la fac de sciences. Jeudi 8 novembre, 700 étudiants (500 selon la police) ont manifesté. Lundi 12 novembre, les étudiants de STAPS ont rejoint le mouvement et ont voté le blocage. AG de 1200 personnes en lettres, sciences humaines, psycho, socio, a reconduit la grève avec le blocage. Mercredi 21 novembre, AG de 1000 étudiants qui a voté la poursuite du blocage. Lundi 26 novembre, une AG de 1000 étudiants a reconduit la grève avec blocage.
Tours [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, AG de 800 étudiants vote la grève avec blocage. Jeudi 8 novembre, AG a reconduit le blocage et a mandaté des délégués pour la coordination nationale. Lundi 12 novembre, une AG de 1500 étudiants a reconduit la grève avec blocage jusqu’au mercredi 21 novembre. Mardi 13 novembre, deux étudiants ont été arrêté par la BAC.
La section locale du Snesup appelle à la grève vendredi 16 novembre.
Mercredi 21 novembre, l’Ag a reconduit très largement le blocage par 750 contre 300. Prochaine AG mercredi 28 novembre.
Caen [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, une AG d’environ 400 étudiants a voté la grève avec blocage (bâtiment lettres). Jeudi 8 novembre, une AG d’environ 600-700 personnes a voté le blocage des bâtiments lettres et sciences. Manifestation d’environ 500 personnes jeudi 8 novembre. Mardi 13 novembre, AG d’environ 1500 étudiants a reconduit la grève avec blocage. Plus de 1000 étudiants sont partis manifester dans la ville. Mercredi 14 novembre: blocage des campus 2 (sciences et STAPS) et 3 (IUT informatique). Jeudi 15 novembre: manif de 800 personnes avec occupation des services fiscaux du Calvados. Mercredi 21 novembre, l’ensemble des AG des différents campus ont voté la poursuite du blocage. Mardi 27 novembre, la grève avec blocage a été reconduite sur le campus 1 (1427 contre 1276)
Nantes [GREVE AVEC BLOCAGE] : mercredi 7 novembre, AG de 700 personnes. Vote de la grève avec blocage. Blocage en lettres et sciences humaines des différents bâtiments. Intervention policière mercredi soir à 21h qui déloge 200 étudiants. Jeudi 8 novembre, AG de 1800 étudiants a reconduit le blocage (environ 1200 POUR) et l’occupation. Manifestation d’environ 700 étudiants. Occupation de l’université jeudi 8 novembre.
Suite à l’AG de mardi 13 novembre, le blocage a été reconduit en lettres et sciences humaines (1256 POUR, 469 CONTRE). Suite à l’AG du mercredi 14 novembre, le blocage s’est étendu au secteur droit (550 POUR, 350 CONTRE). Suite à l’AG du jeudi 15 novembre, le blocage s’est étendu au secteur sciences (647 POUR, 472 CONTRE)
Jeudi soir, la police est intervenue pour chasser les étudiants et permettre la fermeture administrative. Fermeture administrative jusqu’à mardi 20 novembre.
Mercredi 21 novembre, les AG de science et de droit ont reconduit le blocage (700 contre 650, 591 contre 587). Le site de la Roche sur Yon a également voté le blocage mercredi. Les AG ont condamné le vote électronique voulu par la présidence.
Lundi 26 novembre, le blocage a été reconduit en sciences (714 contre 645)
http://mouvement.etudiant.nantais.over-blog.fr/
Rennes II [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, une AG de 800 étudiants a voté la grève avec blocage. Mercredi 7 novembre, une AG d’au moins 2000 étudiants a reconduit le blocage. Jeudi 8 novembre, manifestation de 3000 étudiants (1500 selon la police) dans les rues de Rennes. Blocage des voies SNCF pendant 2 heures. Lundi 12 novembre, AG de 2000 étudiants a reconduit le blocage jusqu’au retrait de la loi Pécresse. Mardi 13 et mercredi 14 novembre, fermeture administrative suite au référendum (illégitime) organisé par la présidence et cautionné par l’UNEF. Mercredi 14 novembre, de façon honteuse, une AG de personnels a donné son appui au président de Rennes II (qui compare les grévistes à des « terroristes »), ouvrant ainsi la voie à l’intervention de la police jeudi 15 novembre à 2h du matin. Des étudiants ont été arrêtés. Lundi 19 novembre, l’AG étudiante (800 personnes) a voté à une écrasante majorité le blocage pour la semaine. La présidence organise un vote électronique jeudi 22 et vendredi 23 novembre. Vendredi 23 novembre, la présidence a fait intervenir les flics pour casser les piquets de grève ; le président de l’université a affirmé qu’il s’opposerait physiquement aux grévistes si le blocage était revoté lundi 26 novembre. Lundi 26 novembre, une AG de 2000 étudiants a reconduit la grève avec blocage. Le président de la fac a appelé à charger physiquement les grévistes. Mardi 27 novembre, le blocage était réinstallé suite à la manif.
Brest [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 novembre, AG de 300 personnes a voté la grève sans blocage. Lundi 12 novembre, AG de plus de 500 étudiants vote la grève avec blocage. Jeudi 15 novembre, fermeture administrative
Le Havre [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 novembre, AG de 1000 personnes. Grève votée à une courte majorité (510 contre 476). Blocage rejeté (361 Pour, 476 Contre). Lundi 12 novembre, l’AG de plus de 1000 étudiants a voté la grève avec blocage (586 POUR, 475 CONTRE). Lundi 19 novembre, l’AG a reconduit le blocage. Mercredi 21 novembre, un référendum illégitime organisé par la présidence a approuvé le blocage à 52,6% (participation de la moitié des étudiants de l’université).
Rennes I : Jeudi 8 novembre, AG de 300 personnes a voté la grève sans blocage. Mardi 13 novembre, une AG de 500 étudiants a voté la grève avec blocage. Lundi 19 novembre, l’AG de 500 étudiants a voté la grève avec blocage pour la semaine.
Lorient : Mercredi 7 novembre, AG de 150 personnes. Barrages filtrants jeudi 8 novembre.
Poitiers [GREVE AVEC BLOCAGE] : Lundi 19 novembre, AG de 1600 étudiants a voté la grève avec blocage de 2 UFR (par 973 voix contre 621). L’amphi J a été renommé Amphi « Louise Michel ». Mercredi 21 novembre, blocage reconduit en SHA/lettres/langues par 898 voix contre 456. Lundi 26 novembre, le blocage a été reconduit en SHA/lettres/langues par 751 voix contre 409
Angers [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 13 novembre, une AG de 900 étudiants en lettres a voté la grève avec blocage (470 POUR, 261 CONTRE). Jeudi 15 novembre, AG de 500 étudiants en science organisé par un BDE réactionnaire, qui a décidé de faire un référendum. Mercredi 21 novembre, l’AG de 1000 étudiants en lettres a voté la reconduction du blocage. L’AG de science de jeudi 22 novembre a voté contre le blocage mais l’écart se réduit (215 POUR, 317 CONTRE)
Le Mans : Jeudi 15 novembre, AG de 650 personnes a voté l’abrogation de la LRU. Le blocage a été rejeté à 30 voix près. Mercredi 21 novembre, une AG de 1200 étudiants a voté la grève avec blocage les jours de mobilisation nationale (714 contre 303)
La Rochelle [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 13 novembre, 400 étudiants de la faculté de lettres ont voté la grève avec blocage. Mardi 20 novembre, AG de 500 a reconduit le blocage.
Orléans [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 octobre, AG à 250. Mercredi 14 novembre, une AG de 400 étudiants a voté la grève avec blocage de la faculté de lettres.

Sud-Ouest

Toulouse le Mirail [GREVE AVEC BLOCAGE]: Mardi 6 novembre, 1500 étudiants ont décidé de maintenir le blocage (à noter la lancement d’une pétition anti-blocage par email par les organisations réactionnaires) mise en place le matin (conformément à l’AG du mardi 30 octobre). Jeudi 8 novembre, AG de 2000 étudiants reconduit le blocage. Au moins 2000 étudiants des 3 universités de Toulouse ont manifesté. Mardi 13 novembre, AG de 1300 étudiants a voté la poursuite du blocage jusqu’à mardi 20 novembre. Par ailleurs une AG de personnels (200) a voté la grève ! Vendredi 16 novembre, opération péage gratuit mené par 300 personnes. Lundi 19 novembre, l’AG des personnels a reconduit la grève. Lundi 26 novembre, le référendum bidon de la présidence a été empêché par les grévistes. La fac est fermée administrativement jusqu’à jeudi 29 novembre
Toulouse I (Arsenal) : Jeudi 8 novembre, l’AG a réuni environ 250-300 étudiants. Envoi de deux mandatés à la coordination nationale (FSE et UNEF-TUUD). Mardi 13 novembre, l’AG étudiante a voté la grève sans blocage.
Toulouse Rangueil [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mercredi 7 novembre, AG d’environ 80 étudiants. Mardi 13 novembre, une AG de 600 étudiants a voté la grève avec blocage. Mardi 20 novembre, l’AG étudiante a reconduit le blocage. Mardi 27 novembre, l’AG a voté la reconduite du blocage.
Pau [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mercredi 7 novembre, une AG de 400 personnes votent la grève. Jeudi 8 novembre, une énorme AG de plus de 1600 personnes a voté la grève (1129 POUR, 295 CONTRE, 33 ABSTENTIONS) et le blocage (1009 POUR, 591 CONTRE, 20 ABSTENTIONS). Blocage effectif. Vendredi 9 novembre, manifestation d’environ 200 étudiants. Opération péage gratuit. Lundi 12 novembre, le blocage a été reconduit par 1242 voix contre 1023 jusqu’à vendredi 16 novembre. Mercredi 21 novembre, le blocage a été reconduit par 1234 voix contre 843. Lundi 26 novembre, le blocage a été reconduit par 1090 voix contre 806
Perpignan [GREVE AVEC BLOCAGE] : AG mercredi 31 octobre de 200 étudiants. La grève a été votée, ainsi que le « vidage des salles » et l’occupation du campus jusqu’à mercredi 6 octobre. Mercredi 7 novembre, une nouvelle AG a réuni 1000 étudiants. La grève, le blocage, l’occupation ont été reconduits par 618 POUR (361 CONTRE).
L’IUT s’est lui aussi mis en grève avec blocage jusqu’à la prochaine AG mercredi 14 novembre.
Mercredi 14 novembre, une AG de 1500 étudiants a voté la reconduction du blocage par 896 voix contre 626.
Mercredi 21 novembre, une AG de 1700 étudiants a voté la reconduction du blocage par 911 voix contre 758
http://greve-perpignan.blogspot.com/
Limoges [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, AG d’environ 150 personnes. Jeudi 8 novembre, AG de 300 personnes. Lundi 12 novembre, AG de 400 personnes (lettres) qui a voté la grève avec blocage. Mardi 13 novembre, AG des étudiants en science (300) a voté la grève avec blocage. Jeudi 15 novembre, le blocage a été reconduit en lettres et levé en science. Mardi 20 novembre, l’AG de science a voté la grève avec
blocage, et mercredi 21 novembre, les étudiants en lettre ont voté très largement la poursuite du blocage (300 pour, 100 contre). Jeudi 22 novembre, le blocage a été reconduit en science (270 pour, 226 contre)
Bordeaux III [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 13 novembre, AG de 1500-2000 étudiants (selon AFP) vote la grève avec blocage (légère majorité) jusqu’à vendredi. Mercredi 21 novembre, l’AG reconduit le blocage.
Bordeaux II [GREVE AVEC BLOCAGE] : Lundi 19 novembre, poursuite du blocage voté lors d’un vote à bulletins secrets (581 contre 463)
Bordeaux I [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mercredi 7 novembre, AG de 140 étudiants. Mardi 13 novembre, AG de 600 personnes a voté le principe de grève. Lundi 19 novembre, AG d’au moins 800 étudiants a voté la grève avec blocage par 425 contre 259 (abstention et NPPV : 67). Jeudi 22 novembre, l’AG de 1500 étudiants a reconduit le blocage.
Bordeaux IV [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 15 novembre, AG de 1200 étudiants a voté l’annulation des cours mardi 20 novembre. Mercredi 21 novembre, une AG de 1000 étudiants a voté la grève avec blocage. Immédiatement, la présidence de l’université a décidé de fermer administrativement jusqu’à vendredi matin. Les flics sont intervenus mercredi soir pour virer les étudiants. La présidence veut organiser un référendum illégitime vendredi 23 novembre.

Sud-Est

Aix en Provence (site Schuman) [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mercredi 7 novembre, une AG de 1300 étudiants a voté la grève avec blocage et occupation. Vendredi 9 novembre, une AG de 800 personnes a reconduit le blocage. Vendredi 9 novembre à 21h30, les CRS ont délogé les étudiants qui occupaient l’université (situation totalement inédite dans cette université). L’université est fermée administrativement depuis samedi 10 novembre. Mardi 13 novembre, une AG de personnels a exigé la réouverture du site. Jeudi 15 novembre, une AG d’environ 300 étudiants s’est tenue sur le parking de la fac, et a voté de réinvestir les bâtiments fermés. Les étudiants sont ensuite parvenus à rentrer dans l’université, puis ont décidé de quitter les lieux. Lundi 19 novembre, l’AG a voté une motion condamnant les agissements scandaleux de la direction de l’UNEF lors de la coordination nationale. L’université est toujours fermée administrativement.
Lundi 26 novembre, réouverture du site fermée depuis 15 jours : AG de 300 personnes a voté la grève avec blocage et occupation
Aix en Provence (site Saint Charles à Marseille) [GREVE AVEC BLOCAGE] : Lundi 19 novembre, AG de 500 étudiants a voté la grève avec blocage. L’AG des personnels a également voté la grève.
Lyon II [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 novembre, une AG d’environ 500 personnes vote la grève avec blocage, à partir de lundi 12 novembre. Lundi 12 novembre, AG d’au moins 1000 étudiants vote le blocage pour toute la semaine. Jeudi 15 novembre, la présidence a fermé administrativement la fac jusqu’à lundi. La police est intervenue jeudi soir pour évacuer les étudiants qui occupaient l’université. Lundi 19 novembre, AG de 1500 personnes (Campus de Bron) a reconduit le blocage à 90%. Mercredi 21 novembre, la présidence a organisé un référendum illégitime pour casser la grève. Jeudi 22 novembre, le blocage continuait, confirmée par une nouvelle AG.
Montpellier II : Jeudi 8 novembre, l’AG de 500 étudiants a voté la grève avec blocage. Toutefois, la grève n’était pas réellement effective jusqu’à mercredi 14 novembre. Mercredi 14 novembre, AG de plus de 1000 étudiants a voté la grève avec blocage. Vendredi 16 novembre, la présidence de la fac a organisé un référendum illégitime. Lundi 19 novembre, l’AG de 1500 étudiants a voté la poursuite du blocage (800 contre 600). Lundi 26 novembre, l’AG a voté la grève, mais a levé le blocage (514 contre 420). Prochaine Ag vendredi 30 novembre
Montpellier III (Paul Valéry) [GREVE AVEC BLOCAGE] : Vendredi 9 novembre, AG de 150-200 étudiants. Lundi 12 novembre, barrages filtrants, et l’AG a réuni environ 1000 étudiants qui ont voté la grève avec blocage. Vendredi 16 novembre au matin, la police est intervenue pour virer les étudiants et permettre à la direction de l’université de fermer administrativement la fac. Fermée administrativement depuis vendredi 16 novembre
Grenoble III [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 13 novembre, AG de plus de 1000 étudiants a voté la grève, le blocage et l’occupation des locaux jusqu’au 21 novembre. ; la police est intervenue mardi soir pour évacuer pour l’université. 3 étudiants ont été arrêté. Mercredi 21 novembre, AG de 4000 étudiants, a reconduit la grève (1925 contre 1800)
Grenoble II [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 13 novembre, les vigiles privés ont délogés, à l’aide de leurs chiens, les étudiants réunis dans un amphi de la fac. Grève avec blocage depuis mardi 13 novembre
Grenoble I [GREVE AVEC BLOCAGE] : En grève avec blocage depuis mardi 13 novembre
Saint Etienne [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 novembre, AG de 80 étudiants. Réunion interpro prévue mardi 13 novembre. Jeudi 15 novembre, l’AG a voté la grève avec blocage (396 contre 252). Vendredi matin, la présidence avait décidé de fermer administrativement l’université. Fermeture administrative jusqu’au mardi 20 novembre, puis à nouveau jeudi 22 novembre pour empêcher l’Ag de se tenir.
Chambéry : Sur le campus de lettres, AG de 350 étudiants lundi 19 novembre a voté le blocage partiel, confirmé mercredi 21 novembre.
Avignon : Lundi 12 novembre, réunion de 300 personnes. Jeudi 15 novembre, AG d’environ 150 étudiants. Lundi 19 novembre, AG de 500 étudiants a voté pour l’abrogation de la LRU (en opposition à une proposition de l’UNEF plus floue sur la LRU). L’UNEF a levé l’AG pour empêché tout vote sur les modalités d’action
Clermont-Ferrand : Mardi 13 novembre, 450 étudiants ont assisté à une réunion d’information. Mercredi 14 novembre, blocage du CA par une centaine d’étudiants. Jeudi 15 novembre, une AG de 800 étudiants a voté la grève et le blocage mardi 20 novembre par 518 voix contre 194. Mardi 20 novembre, une AG a reconduit la grève avec blocage. Jeudi 22 novembre, l’AG a décidé du blocage les jours de mobilisation nationale
Nice [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 22 novembre, la fac de Carlone a voté la grève avec blocage lors d’une AG de plus de 500 étudiants (339 contre 14 8)
Toulon : Lundi 19 novembre, AG de 500 étudiants.

Nord

Lille III [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, AG de 1200 étudiants vote la grève avec blocage. Prochaine AG lundi 12 novembre ; l’AG a décidé de laisser la présidence de l’université organiser un référendum à bulletins secrets sur le blocage lundi 12 novembre. Jeudi 8 novembre, manifestation d’environ 2000 personnes. Lundi 12 novembre, à bulletins secrets, les étudiants ont reconduit le blocage par 1631 voix contre 1037. AG à 700 lundi 19 novembre. Lundi 26 novembre, AG a reconduit la grève avec blocage (1596 contre 1517)
Lille I [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mercredi 7 novembre, AG de 300 personnes. Vote de la grève (quasi-unanimité) et du blocage à une courte majorité (150 POUR, 130 CONTRE). Jeudi 8 novembre, manifestation d’environ 1500 personnes. Vendredi 9 novembre, AG de plus de 1600 étudiants qui reconduit à une très faible majorité le blocage (810 POUR, 800 CONTRE). Lundi 12 novembre, AG de 2100 étudiants a reconduit le blocage jusqu’à mercredi par 1082 voix contre 1006, et jusqu’à vendredi par 750 voix contre 696.
Mercredi 14 novembre, une AG des personnels de l’UFR de maths a voté la grève.
Lundi 19 novembre, l’AG a levé le blocage avec 1072 pour le blocage, 1211 contre. L’AG a voté la grève et le blocage pour mardi 20 et jeudi 22 novembre. Par ailleurs, l’AG des personnels a voté la grève jusqu’à jeudi 22 novembre.
Lundi 26 novembre, l’AG a voté la grève avec blocage continu et total par 1062 voix contre 594
http://www.ag-lille1.info/
Lille II [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 13 novembre, AG de plus de 2000 personnes. La grève a été voté (1483 pour, 774 contre), mais le blocage a été rejeté (952 pour, 1316 contre). Lundi 19 novembre, le blocage a été voté (bulletins secrets) par 839 voix contre 635. Lundi 26 novembre, la grève avec blocage a été reconduite par 895 voix contre 847
Arras [GREVE AVEC BLOCAGE] : Jeudi 8 novembre, AG de 400 personnes qui a voté le principe de grève. Lundi 19 novembre, AG de 800 étudiants a voté la grève avec blocage (430 contre 260)
Amiens [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, AG d’environ 400 personnes. Mardi 13 novembre, AG de 1000 étudiants du pôle des sciences humaines (5000 étudiants inscrits) a voté la grève avec blocage. Sur les autres pôles, la grève sans blocage a été voté. Jeudi 15 novembre, le blocage a été reconduit en sciences humaines. Lundi 19 novembre, extension de la grève avec blocage : blocage voté en sciences humaines à 80% (AG de 1200 étudiants), en staps à 70% (AG de 250 étudiants), en droit économie à 51% (AG de 800 étudiants). Enorme manifestation de 10 000 personnes (selon RG) mardi 20 novembre. Mercredi 21 novembre, l’AG des étudiants en science a rejoint la grève avec blocage (65% pour). Jeudi 22 novembre, la grève avec blocage a été reconduite sur tous les campus.
Lundi 26 et mardi 27 novembre, le blocage a été reconduit partout : en droit économie à 56% (AG de 800), en sciences humaines à 75% (AG de 1000 étudiants), et en science à 52,5% (AG de 500 étudiants)
Valenciennes [GREVE AVEC BLOCAGE] : source AFP (en lettres)
IUT Tourcoing [GREVE AVEC BLOCAGE] : bloqué depuis lundi 19 novembre

Est

Nancy II [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, une AG a réuni environ 150 étudiants et a voté la mise en place de barrages filtrants jeudi 8 novembre. Jeudi 8 novembre, AG de 700 étudiants, suivie d’une manifestation de plusieurs centaines d’étudiants. Elections de 2 mandatés (UNEF) à la coordination nationale. Mercredi 14 novembre, une AG de plus de 1000 étudiants a voté la grève avec blocage à une écrasante majorité (90%). Mardi 20 novembre, AG de 2000 étudiants a reconduit très largement le blocage (80% pour). Jeudi 22 novembre, l’AG a reconduit le blocage.
Metz : Jeudi 8 novembre, AG de 650 étudiants a voté la grève. Mardi 13 novembre, AG de 800 étudiants qui votent la grève avec blocage et occupation. Jeudi 15 novembre, AG de 600 étudiants a reconduit le blocage. Lundi 19 novembre, la présidence a organisé un référendum illégitime pour casser la grève. Les piquets ont été maintenus même si une pause a été actée jeudi 22 novembre suite aux violences des vigiles. Lundi 26 novembre, AG de 500 étudiants. Vote de l’occupation d’un amphi.
Reims [GREVE AVEC BLOCAGE] : Mardi 6 novembre, AG d’environ 200 personnes. Jeudi 15 novembre, AG de 900-1000 étudiants a voté le blocage du pôle Droit et lettres. Mercredi 21 novembre, AG de 2000 étudiants qui a reconduit massivement le blocage ; un vote à bulletins secrets a ensuite été organisé confirmant le vote d’AG : 850 pour le blocage contre 410. La présidence a fermé l’université jeudi 22 novembre.
Strasbourg : Jeudi 8 novembre, AG de 150-180 personnes. Mardi 13 novembre, AG de 600 personnes vote la grève (sans blocage). Jeudi 15 novembre au soir, la police est intervenue pour virer des étudiants qui étaient réuni dans un amphithéâtre.
Dijon : Mardi 13 novembre, AG de plus de 1000 étudiants a voté la grève avec blocage. Mercredi 21 novembre, l’AG a voté le déblocage.
Besançon : Mardi 13 novembre, AG de la fac de lettres de 450 personnes vote la grève avec blocage. Les facs de science et droit se prononceront mercredi 14 novembre. Jeudi 15 novembre, une AG de 1000 étudiants a voté le déblocage à 5 voix près, et a voté le blocage pour mardi 20 novembre. Blocage les jours de manif.

Caen, 22-11-07

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Communiqué de la Coordination étudiante

Publié par lucien sur 25 novembre 2007

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA COORDINATION NATIONALE DE LILLE
24-25 NOVEMBRE 2007

La coordination nationale regrette le choix de la direction de l’UNEF de quitter la coordination, en raison de l’invalidation d’une dizaine de délégués, membres de sa majorité, qui faisaient partie de délégations litigieuses. Nous avons appelé les mandatés dûment élus à réintégrer la coordination.

Les 222 mandatés présents, notament plus de 30 militants de l’UNEF, et de nombreux étudiants syndiqués et non syndiqués, ont continué leurs travaux. La coordination nationale et les étudiants continuent la lutte pour l’abrogation de la LRU.

Pour la prochaine coordination nationale, nous invitons tous les étudiants qui seront dûment mandatés par leur Assemblée Générale à être présents et à remplir leur mandat , qu’ils soient membres de la direction de l’UNEF, de toute autre organisation, ou qu’ils soientnon syndiqués. La coordination nationale, par le biais de ses représentants, est disponible pour toute discussion permettant d’aller dans ce sens.

Nous appelons à travailler dans l’unité au retrait de la loi
Pécresse, la coordination nationale étant la seule instance
représentative des étudiants mobilisés, tant auprès du gouvernement que des médias.

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Précresse et l’UNEF “soucieux que ça s’arrête”

Publié par lucien sur 24 novembre 2007

Dépêche AFP, 24-11-07:

Universités: tractations en coulisse pour dénouer la crise

Journée de transition sur le front de la contestation de la loi Pécresse: étudiants et lycéens sont restés mobilisés vendredi tandis que des travaux d’approche se poursuivaient en coulisse entre étudiants, acteurs universitaires et gouvernement.

A la veille de la quatrième coordination nationale étudiante qui se tiendra à Lille, une petite cinquantaine de sites universitaires étaient toujours perturbés à des degrés divers, ainsi que plus de 80 lycées.

On a senti la ministre très soucieuse de trouver une issue, comme on a senti l’Unef très soucieux, et comme nous sommes très soucieux nous-mêmes que ça s’arrête“, a expliqué vendredi à l’AFP Michel Lussault, porte-parole de la conférence des présidents d’universités (CPU), qui a été reçue jeudi par Valérie Pécresse.

Entamés jeudi par médias interposés, les travaux d’approche pour trouver une issue concertée à la crise actuelle se sont poursuivis vendredi, a confirmé une source universitaire.

L’Unef, syndicat étudiant leader de la contestation du CPE, est aussi la seule force étudiante impliquée dans le mouvement qui ne réclame pas l’abrogation de la loi sur l’autonomie des universités, une donnée indispensable à l’ouverture de discussions éventuelles.

Il a lancé jeudi un signe d’apaisement, jugeant “un retour à la normale envisageable” dans les universités, à condition que le gouvernement ouvre des discussions et offre des “réponses satisfaisantes“.

Le même jour, la ministre de l’Enseignement supérieur s’est dite “prête à avancer” avec les étudiants mais sur les seuls chantiers de la lutte contre l’échec en Licence et du logement, chantiers ouverts cet été et qui “n’ont jamais été interrompus” selon l’entourage de Mme Pécresse.

Après cette réponse laconique et sans engagement concret pour l’instant, les étudiants et lycéens mobilisés contre la loi estimaient vendredi que le gouvernement jouait “le pourrissement“, alors que la mobilisation étudiante ne progresse plus au seuil de sa quatrième semaine.

Quoi qu’il en soit, l’Unef est resté muette vendredi, accréditant l’idée de contacts en cours. La ministre s’est également gardée de revenir sur la crise vendredi tant dans les médias qu’au salon de l’Education où elle a fait une visite surprise.

Elle “attend la semaine prochaine, c’est très difficile de parler avant une coordination étudiante“, a commenté M Lussault.

Peut-être même attendra-t-elle mercredi pour s’exprimer, dans la mesure où une nouvelle journée de mobilisation est prévue mardi.

Entre-temps la posture conciliante de l’Unef risque de provoquer des tensions ce week-end à Lille. La semaine dernière, sur 16 porte-parole de la coordination, 11 étaient issus de l’Unef, contre aucun la fois précédente, confirmant son nouveau rôle central et le poids qu’aurait son éventuel retrait de la mobilisation, alors que déjà les salariés des transports ont cessé leur mouvement.

Quant aux présidents d’universités, ils ont estimé vendredi par la voix de Michel Lussault, que “pour sortir de cette crise, il faut que tout le monde prenne ses responsabilités“.

Pour rassurer étudiants et personnels, les présidents d’universités sont prêts, selon lui, à débloquer des fonds propres pour lutter contre l’échec en Licence, à organiser des “débats de fond” sur la mise en place de la loi dans les établissements.

En échange, il souhaiterait que “le ministère garantisse un engagement financier pluriannuel pour accompagner la loi“, et que l’Unef “s’engage à accepter l’application de la loi dont on fera le bilan“.

***

Sur la réforme, à lire dans Rue89: Réforme des universités et de la recherche: la grande manip, par Michel Saint-Jean, physicien, directeur de recherches au CNRS

Voir aussi:

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La présidence de l’université Lyon II a vidé les locaux des associations étudiantes

Publié par syndicaliste sur 18 novembre 2007

Revue de presse

Le président de Lyon 2 “nettoie” les locaux étudiants

Source: Lyoncapitale, 16/11/2007

Des cloisons cassées, du matériel dérobé, voilà ce qu’ont constaté des étudiants “bloqueurs” de Lyon 2, ce vendredi matin. A 10h, Eva de l’association Art’Issa est allée chercher de la nourriture pour ses camarades bloqueurs. C’est elle qui a surpris des employés de l’université qui finissaient de vider les locaux de 5 associations. Aucun membre de ces associations n’a été prévenu de ce “débarrassage” Le président de l’université, Claude Journès et son vice-président Alexis Chetvzoff arrivées sur les lieux ont assumé leur geste devant les étudiants présents (voir vidéo), estimant vouloir “ranger l’université”. Dans un communiqué, la présidence souligne sa volonté “d’assurer la reprise des cours sur le campus” suite à des dégradations qu’auraient commis ces étudiants. Le campus de Bron doit être réouvert lundi suite à la fermeture administrative décidé par le président Journès, en réaction au blocage voté lundi 12 par les étudiants. “Ces actes, dignes de barbouzes ont été commis pour discréditer le mouvement anti-loi Pécresse”, estime Samy Dichy, l’un des responsables du syndicat FSE, dont les locaux ont été vidés. Réunis en assemblée générale, les étudiants bloqueurs ont estimé “que l’équipe présidentielle de l’université, par ces provocations, a engagé toutes ses responsabilités, aux niveaux juridiques et politiques, et devra en assumer toutes les conséquences”. En d’autres termes les responsables des différentes associations vont prochainement porter plainte.

Voir la vidéo

 

dessin Charlie hebdo

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La police évacue la Sorbonne

Publié par lucien sur 16 novembre 2007

Communiqué du SNASUB-FSU et du SNESUP-FSU, vendredi 16 novembre, 11h

Nous condamnons fermement le recours aux forces de l’ordre contre des étudiants et la regrettons au nom des principes démocratiques et progressistes qui sont à l’origine même de la création de notre université.

L’équipe présidentielle de Lyon 2 a donc décidé hier de faire intervenir des gendarmes mobiles pour faire évacuer, de façon “musclée”, une petite centaine d’étudiants qui occupaient l’amphi Laprade sur le campus des Quais.

A la demande des syndicats de la FSU, une délégation de représentants du personnel a été reçue par M. Eric Froment, Président par intérim, jeudi 15 à 16h, ainsi que M. Rabier et Mme Grangette, tous deux Vice-présidents.
L’objectif de cette démarche était d’éviter toute intervention policière.

Voici, en quelques lignes, le résumé de cette rencontre :

* Nous avons demandé clairement aux représentants de la direction l’état des dégradations sur le campus de Bron. M. Froment nous a expliqué que la fermeture administrative n’était pas liée aux dégradations, réelles mais relatives (serrures, 3 tableaux), mais à l’analyse de l’équipe
présidentielle sur les formes prises par le mouvement étudiant à Bron (blocage sans réelle participation étudiante en dehors des AG). Nous avons insisté pour qu’un communiqué de la présidence mette fin aux rumeurs les plus alarmantes sur les dégradations à Bron (pillages, etc.) afin de rassurer les personnels.

* Nous avons demandé aux représentants de la direction de trouver une solution analogue à celle négociée le matin même sur le site de Bron : soit la mise à disposition d’un amphi pour les étudiants mobilisés. Cette option a été refusée. Nous avons également insisté pour qu’un dialogue s’établisse avec les étudiants grévistes et qu’une délégation de ceux-ci soit reçus.

* Nous avons demandé que lundi 19 après-midi soit banalisé afin de permettre l’organisation de débats de fond sur le contenu de la loi LRU, débats ouverts à tous, personnels et étudiants.

* Nous avons demandé que les personnels vacataires soient assurés dès maintenant du paiement de leurs cours et TD durant la période de fermeture administrative. Seul point sur lequel l’équipe présidentielle nous a assuré que cette disposition était d’ores et déjà acquise. Nous attendons donc que cette disposition soit transmise au plus vite au sein des UFR.

Suite à cette délégation,

Nous sommes intervenus dans l’AG des étudiants et avons obtenu qu’une délégation étudiante se forme pour aller rencontrer la présidence. Dans la mesure où la Présidence ne proposait pas une solution analogue à celle de Bron, et que les étudiants portaient le mandat voté par l’AG sur le blocage le dialogue n’a absolument pas eu lieu. Les deux parties se sont fermées sur la seule confrontation. L’intervention qui a été la nôtre, soit de personnels ouverts à la discussion avec les étudiants et partageant le fond de leur revendications, a sans doute permis que l’évacuation se fasse ensuite sans trop de heurts, sans dégradation et sans arrestation, les étudiants ayant réfléchi à la situation et l’ayant anticipée. Les conditions d’un dialogue sont possibles.

La FSU appelle

1) les personnels à se rassembler lundi 19 novembre à 12h, au moment de la réouverture des locaux, devant le 18, Quai Claude Bernard afin d’en joindre la présidence à restaurer le dialogue sans choisir a priori ses interlocuteurs et à ne pas se plier à la gestion sécuritaire de la crise visiblement imposée par le gouvernement.

2) à organiser des débats dès l’après-midi du 19 novembre, dans les campus pour discuter entre personnels et étudiants sur le fond de la loi en rappelant les motions des AG des personnels demandant l’abrogation de la loi LRU (nous rappelons que les enseignants sont couverts par un mot d’ordre de grève du Snesup du 16 au 23 novembre)

Personnels administratifs, personnels enseignants, nous sommes directement concernés par les conséquences de cette loi qui expose Lyon 2 à une forte réduction de ces moyens financiers et à une explosion de la précarité.
- pour l’abrogation de la loi
- pour un service public d’enseignement supérieur de qualité au service des usagers
- contre le désengagement de l’Etat dans l’Enseignement supérieur et la Recherche
- contre la mise à mal de la démocratie universitaire
- contre la casse des statuts des personnels

3) La FSU appelle les personnels à suivre massivement le mouvement de grève le mardi 20 novembre, à participer à l’AG le 20 novembre à 9h30 dans l’Amphi Laprade (site des Quais) avec un départ en cortège pour la manifestation.
- pour la défense du Service Public,
- pour l’augmentation du pouvoir d’achat, la requalification des grilles indiciaires et un salaire de 1500 euros net
- pour la défense des emplois publics
- pour la défense des statuts de fonctionnaire des personnels

4) La FSU s’adresse aux étudiants en lutte pour leur demander de résister aux provocations et aux débordements afin d’élargir l’unité avec les personnels.

Ne tombons pas dans le piège de la division tant voulu par le ministère et le gouvernement c’est TOUS ensemble, dans l’unité la plus large : étudiants, personnels du public et du privé que nous gagnerons sur nos revendications.
TOUS Ensemble dans la lutte contre les régressions sociales !

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Communiqué de la FSE Paris du vendredi 16 novembre

La police intervient ce matin à la Sorbonne pour casser les piquets de grève et arrêté un gréviste

Le mouvement étudiant prend chaque jour plus d’ampleur. Près de 40 universités sont en grève avec blocage (partiel ou total). La FSE tient à rappeler solennellement que seule la coordination nationale des universités est légitime pour parler au nom des étudiants mobilisés. Les organisations syndicales doivent se mettre au service de la mobilisation et reconnaître la légitimité de la coordination nationale.

Nous devons aujourd’hui faire face à une répression sans précédent orchestrée par le gouvernement et ses valets (présidents d’université) : communiqués mensongers, fermetures administratives, vigiles privés souvent armés (chiens d’attaque comme à Grenoble, gaz lacrymogène comme à Nanterre, etc.), interventions policières violentes pour casser les piquets de grève et mettre fin aux occupations des locaux par les grévistes, arrestations (à Rennes, Grenoble, Nantes, Rouen, Tours, Lyon .).

La classe dominante est aujourd’hui déterminée à utiliser tous les moyens pour écraser la grève étudiante. Ils sont prêts à tout car ils ont peur que les grèves étudiantes et cheminotes débouchent sur une grève interprofessionnelle puissante susceptible de mettre en échec Sarkozy et ses réformes.

Face à la détermination du patronat et de ses représentants, nous lançons un appel solennel à l’ensemble des directions syndicales de l’enseignement supérieur : appelez immédiatement et clairement à la grève ! Nous nous réjouissons de la décision du Snesup d’appeler les personnels à se réunir en AG et à voter la grève. C’est un premier pas.

Par ailleurs, face à la répression et aux basses manouvres orchestrées par les présidences d’université, nous devons tous ensemble réaffirmer haut et fort :

- Seules les AG sont légitimes pour décider de la grève avec piquets de grève.
Nous n’avons rien à co-organiser avec les présidences d’université, et nous devons clairement dénoncer et saboter les référendums bidon organisés par les présidences pour casser la grève.

- La grève, c’est l’appropriation des locaux des universités par les grévistes.
Toutes les initiatives prises par les présidences d’université (contrôle des cartes, recours à des milices privées, etc.) sont illégitimes dès lors que la grève est votée.

- Seule la grève nationale avec piquets de grève peut nous permettre de gagner sur nos revendications, à condition que la grève s’étende au niveau interprofessionnel, vers la grève générale.

Ce matin à la Sorbonne, la police (flics en civil avec brassard police) est intervenue très violemment, avec les vigiles, contre les grévistes rassemblés pacifiquement devant la porte du Conseil d’administration de Paris IV. Une arrestation a été effectuée. Les étudiants sont choqués par un tel déferlement de violence. Nous appelons l’ensemble des directions syndicales à condamner avec force la répression et à appeler immédiatement à la grève. Cette situation est intolérable et nous devons aujourd’hui prendre conscience de la gravité des évènements. Plus que jamais, la grève des personnels est aujourd’hui indispensable. Les étudiants ne doivent pas être isolés, sous peine d’être vaincus, réprimés et écrasés par le gouvernement et les présidences d’université.

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