Communiqué des tendances Emancipation / Ensemble (SNUipp-FSU) / Pour un Syndicalisme de Lutte (SNASUB-FSU)
Publié par Vendemiaire le 24 mai 2008
FSU : Quand la fin justifie les moyens!
Lors du Conseil Délibératif Fédéral National (CDFN) de la FSU des 20 et 21 mai, se sont produits des faits très graves mettant en jeu la nature de la fédération et la démocratie en son sein. Après un premier débat où la direction de la fédération a mis tout son poids pour qu’il n’y ait pas d’appel national à la grève le 22 mai (journée interprofessionnelle pour la défense des retraites), la discussion est venue sur le « dialogue social ». De quoi s’est-il agi ? Qu’au moment même où Sarkozy-Fillon poursuivent à un rythme soutenu leur travail de démolition de tous les acquis sociaux, où le syndicalisme devrait concentrer toutes ses forces dans les luttes, la résistance et l’unité, la direction de la FSU a choisi de signer avec le pouvoir un texte fondamental qui change la nature de la fédération. Une signature qui devrait intervenir dès le 23 mai sans consultation des syndiqués. Signer avec Sarkozy, c’est mettre plus qu’un pied dans un syndicalisme d’appareil, d’accompagnement, pour ne pas dire de collaboration.
Malgré ce forcing éhonté, le vote pour la signature n’a pas donné la majorité qualifiée (d’après les statuts de la FSU) pour qu’un texte soit adopté. Dans le passé, des motions « pour la nationalisation sans indemnité ni rachat de toutes les écoles privées » ou pour « un appel à voter non à l’occasion du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen » avaient largement dépassé les 50% sans atteindre la majorité « qualifiée ». Elles n’avaient donc pas été adoptées.
À la suite de ce vote, ce CDFN a donné lieu à des pratiques d’un autre âge, dignes d’un type de syndicalisme que l’on espérait révolu. Le secrétaire général Gérard Aschieri a fait le chantage à la crise et à sa démission. Les deux tendances majoritaires (Unité et Action et Ecole Emancipée) se sont ouvertement entendues pour que le vote soit refait et infirme le résultat précédent. Les élus de Front Unique et d’Emancipation ont quitté la salle pour refuser de s’associer à cette mascarade que la tendance PRSI a également dénoncée.
À la suite de cet épisode, les tendances Emancipation Syndicale et Pédagogique, avec les tendances Ensemble (tendance du SNUipp) et PSL (tendance du SNASUB), considèrent que rien ne peut justifier que la direction de la FSU viole ouvertement nos statuts et décide de passer en force, surtout s’il s’agit de pactiser avec le pouvoir. Que signifie signer un texte sur le « dialogue social » quand Sarkozy remet en cause le droit de grève et intensifie la répression et l’arbitraire ?
- Elle considère de ce fait comme illégitime, l’accord que la FSU s’empresse de signer avec le gouvernement sur le “dialogue social”
- Elle décide d’informer le plus largement possible les syndiqués, les personnels et les médias de la gravité de ce qui vient de se dérouler.
- Elle demande à la direction de la FSU une réponse publique : qu’est-ce qui peut justifier qu’une direction viole ses propres règles de fonctionnement? Une « crise au sein de la FSU » est-elle solvable dans le déni de démocratie ?
- Elle engage publiquement le débat sur les conséquences à tirer de cette mascarade.
Émancipation syndicale et pédagogique stambul.pierre@wanadoo.fr Pour un Syndicalisme de Lutte jf.besancon@gmail.com Ensemble stephane.j@tele2.frcf. communiqué au format pdf cf. dépêche AFP du 24-05-08
Mouvement de mai-juin 2003 sur les retraites
Limoges 13 mai 2003
Brest 19 mai 2003
Paris 25 mai 2003
Paris (BNF en grève) juin 2003
Nice 5 juin 2003
Caen 12 juin 2003
Congrès de Seignosse du SNUipp, juin 2004
Pentecôte 2005
Non au traité en 2005
Caen 4 octobre 2005
Toulouse 23 février 2006
Paris 3 mars 2006
11 mars 2006
Evacuation de la Sorbonne 11 mars 2006
Lille 16 mars 2006
Besançon 16 mars 2006
Paris 18 mars 2006
Caen 18 mars 2006
Bordeaux 21 mars 2006
Grenoble 23 mars 2006
Caen 27 mars 2006
3 millions de manifestants le 28 mars 2006
Caen 28 mars 2006 (1)
Caen 28 mars 2006 (2)
Le Havre 28 mars 2006
Rennes 28 mars 2006
Nice 28 mars 2006
Caen 30 mars 2006 (1)
Caen 30 mars 2006 (2)
Paris 4 avril 2006
Caen 6 avril 2006
Caen 7 avril 2006
Ploermel 18 novembre 2006
Congrès de Marseille de la FSU (29 janvier - 2 février 2007)
Manif du 18 octobre 2007
"l'émancipation de la classe ouvrière doit être l'œuvre des travailleurs eux-mêmes"
(Statuts de l'A.I.T., 1864)
Paris (Gare de Lyon) 30 mars 2006
"Vous avez besoin d'une boussole. Je n'en connais qu'une : l'intérêt ouvrier, celui de la classe ouvrière française, celui aussi des ouvriers de tous les pays. L'intérêt général, l'intérêt national, fichaises et tromperies." Pierre Monatte (1947)


"Il est temps de retrouver la bonne route. Il faut en revenir aux méthodes éprouvées de la lutte de classe et de l'internationalisme ouvrier.
Cela suppose un immense effort de redressement du mouvement syndical par les syndiqués eux-mêmes en vue de faire de la C.G.T. à tous les degrés une organisation démocratique et indépendante.". Marcel Valière (1947)
Congrès de Grenoble de la fédération unitaire de l'enseignement CGTU (1926)
lucien a dit
communiqué du premier ministre du 23 mai:
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/communiques_4/prochaine_signature_protocole_accord_60070.html
Prochaine signature du protocole d’accord sur la rénovation du dialogue social dans la fonction publique par plusieurs syndicats
Le Premier ministre, François Fillon, se félicite de l’annonce d’une prochaine signature par plusieurs syndicats du protocole d’accord sur la rénovation du dialogue social dans la fonction publique.
Ce dialogue social renouvelé, que le Premier ministre appelait de ses vœux lors de sa déclaration de politique générale du 3 juillet 2007, s’est déjà manifesté avec la signature, le 9 avril 2008, de la position commune sur la représentativité, le développement du dialogue social et le financement du syndicalisme qui va modifier les règles de notre démocratie sociale.
Le protocole d’accord s’inscrit également dans la démarche de réforme de l’Etat et de rénovation de la fonction publique initiée par le gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République.
lucien a dit
Le Conseil Délibératif Fédéral National (CDFN) de la FSU a été saisi du vote du texte gouvernemental intitulé : « Document relatif à la rénovation du dialogue social dans la Fonction Publique »
Ce vote intervenu mercredi matin a donné les résultats suivants : pour 89 Contre 41 Abstention 4 nppv 3
Selon les règles statutaires du fonctionnement de la FSU, une prise de position ne peut être adoptée que lorsqu’elle recueille 70 % des voix au sein du Conseil. Ce qui signifie que le CDFN n’a pas donné mandat au secrétariat pour signer.
Le secrétaire général de la FSU a indiqué que si la FSU ne signait pas, il envisageait de démissionner de son poste de secrétaire général.
C’est dans ces conditions que la direction de la FSU est revenue à la charge l’après midi, a imposé que le point dialogue social soit remis à l’ordre du jour (à l’encontre de l’ordre du jour prévu) et qu’un nouveau vote soit organisé annulant le précédent.
Ainsi la direction de la FSU a elle-même, pour pouvoir signer avec le gouvernement, violé les règles de la fédération.
Les élus au CDFN de la FSU soussignés s’indignent de ce coup de force contre le fonctionnement démocratique de la FSU.
Ils exigent que le secrétariat de la FSU respecte les règles de la fédération et donc ne signe pas le protocole « dialogue social ».
Ils continueront à mener le combat dans ce sens dans la fédération
Les membres du CDFN :
Yvon BREDA (Front Unique)
Daniel KOECHLIN (Emancipation)
Olivier LESTANG (Front Unique)
Philippe LEVET (Emancipation)
Edouard MARTIN (Emancipation)
Roland MICHEL (Front Unique)
Dani MOLINES (Emancipation)
Olivier ROUGERIE (Front Unique)
Pierre STAMBUL (Emancipation)
Olivier VINAY (Emancipation)
Adopté par les dix élus du CDFN le mercredi 21 Mai à 16 heures
lucien a dit
Dépêches AFP du Samedi 24 mai 2008
Contestations à la FSU après la signature d’un accord avec le ministère
Des responsables de la FSU ont accusé samedi leur direction d’avoir “violé ses statuts” et d’être “passé en force” en signant un accord sur le dialogue social avec le ministère, dénonçant le “chantage à la démission” de leur secrtéaire général Gérard Aschieri, qui s’en est défendu.
“Rien ne peut justifier que la direction de la FSU viole ouvertement ses statuts et décide de passer en force, surtout pour pactiser avec le pouvoir”, ont écrit dans un communiqué commun les responsables de trois tendances de la FSU (Émancipation syndicale et pédagogique, Ensemble et Pour un syndicalisme de lutte, PSL).
Ils ont dénoncé le “chantage à la crise et à la démission” de M. Aschieri pour obtenir un vote favorable à la signature de l’accord.
A la FSU, première fédération d’enseignants, pour qu’une décision soit adoptée par le Conseil délibératif fédéral national (CDFN) – équivalent d’un parlement – elle doit recueillir 70% des voix des représentants syndicaux.
Lors du dernier CDFN, mardi et mercredi, “le vote pour la signature n’a pas donné la majorité qualifiée pour qu’un texte soit adopté”, expliquent ces responsables.
A la suite de ce vote, le CDFN “a donné lieu à des pratiques d’un autre âge, dignes d’un type de syndicalisme que l’on espérait révolu” et “les deux tendances majoritaires (Unité et action et Ecole émancipée) se sont ouvertement entendues pour que le vote soit refait et infirme le résultat précédent”, ajoutent-ils.
Interrogé par l’AFP, Gérard Aschieri a précisé que ces tendances contestataires sont “minoritaires”. “Le débat a été difficile et je me suis investi personnellement pour trouver une solution”, a-t-il reconnu.
“On a une règle qui nous oblige au consensus et les règles de composition des instances font que les minorités sont sur-représentées” a-t-il ajouté, précisant qu’”une position peut être parfois très majoritaire sans atteindre les 70%”.
“On rediscute alors pour trouver une solution et nous avons proposé un autre texte un peu différent qui a largement dépassé les 70%”, a indiqué M. Aschieri.
La FSU a accepté de signer vendredi cet accord sur le dialogue social dans la Fonction publique, aux côtés de la CGT, la CFDT, Solidaires et l’Unsa, ce dont s’est félicité le ministère, qualifiant l’accord d’”historique”.