Appel aux militants CGT
Publié par lucien sur 12 mai 2008
Appel de syndicalistes CGT pour convoquer un CCN extraordinaire
afin de rejeter l’accord sur la « représentativité syndicale »
Le 16 avril, la CE confédérale de la CGT. a décidé de soutenir à l’unanimité le « projet de position commune » relatif à la « représentatitvité syndicale ». Le 24 avril, à la suite d’un débat dont la rapidité ne peut qu’étonner, ce vote a été confirmé par le CCN avec une majorité plus restreinte.
Tout syndicaliste un tant soit peu expérimenté ne peut que s’étonner. Comment imaginer qu’un MEDEF aussi arrogant, soutenu par un gouvernement aussi réactionnaire puisse élaborer quoi que ce soit de « signable » par la CGT ?
Ce n’est évidemment pas le cas, et la lecture du projet le confirme.A juste titre, Sarkozy y voit une avancée vers « des syndicats forts et responsables », rompant avec « l’affrontement stérile, caricatural, idéologique » - on connait la chanson. Car le projet d’accord prévoit notamment :
● Un puissant encouragement à la constitution de syndicats maison (§I-4): le projet prévoit en effet de mesurer l’audience des syndicats sur la base d’élections locales (CE, DP) par opposition à un scrutin national (Prudhommes ou autres). La possibilité laissée à des élus non syndiqués de signer des accords collectifs va dans le même sens (§4-2).
● Le contrôle des ressources syndicales (§16) et le financement des syndicats (éventuellement maison) par les entreprises est aussi évoqué (§12-1). C’est évidemment une remise en cause significative de l’indépendance des syndicats vis-à-vis de l’État et des patrons, permettant d’avancer dans la voie de la stabilisation d’appareils coupés des syndiqués et du monde du Travail.
● La remise en cause de la souveraineté des organisations syndicales. Quel militant se risquera à être nommé délégué syndical sachant que des résultats électoraux faibles (ce qui est le cas en phase de création d’un syndicat) peuvent aboutir à la remise en cause de ses attributions (§10-1) ?
La direction confédérale justifie sa signature par le fait que le projet permettrait d’interdire la mise en œuvre d’accords signés par des syndicats ultra-minoritaires. En fait, le projet ne fait qu’évoquer cette possibilité :
« Lorsqu’il aura pu être fait application, dans des conditions incontestables, des nouvelles règles d’appréciation de la représentativité des organisations syndicales de salariés c’est-à-dire en prenant en compte un cycle électoral complet (4 ans) suivant la conception, la mise en place et le test à échelle réelle d’un système de collecte et de consolidation des résultats électoraux, le mode de conclusion des accords de branche et nationaux interprofessionnels sera, dans une première étape préparant au passage à un mode de conclusion majoritaire des accords, fixé” dans des conditions spécifiques.
« (…) Les partenaires sociaux décideront du passage à l’étape suivante au vu des résultats des négociations conduites dans les entreprises suivant ces nouvelles modalités” et “un premier bilan interviendra, à cet effet, à l’issue d’une période de 2 ans » (§5)
En d’autres termes, cette possibilité est subordonnée à l’acceptation par le CGT, les autres syndicats de s’associer étroitement aux mesures revendiquées par le gouvernement et le patronat.
Pour toutes ces raisons, nous considérons que le projet ne fait que préconiser un recul social, et nous opposons à ce que la CGT endosse un tel texte.
Signer ce texte signifierait que la CGT est prête à collaborer avec le patronat, avec ce gouvernement de démolition sociale. La défense des travailleurs nécessite une CGT qui refuse toute collaboration avec eux, qui les combatte frontalement.
Non au projet d’accord sur la représentativité syndicale !
Les syndiqués CGT signataires partagent l’orientation générale du texte ci-dessus et apellent à le reprendre en charge. Ils demandent :
✔ l’annulation du vote de la CEC du 16//4 et du CCN du 24/4, non préparés par un réelle discussion interne à la CGT.
✔ l’organisation d’un authentique débat interne, la convocation d’un nouveau CCN à la suite de celui-ci.
Dans le cadre d’un tel débat, les signataires expliqueront les raisons qui militent pour la non-signature du projet d’accord sur la représentativié syndicale de Parisot et Sarkozy.
Envoyer votre signature (nom, prénom et syndicat) à efabrol@orange.fr
Mouvement de mai-juin 2003 sur les retraites
Limoges 13 mai 2003
Brest 19 mai 2003
Paris 25 mai 2003
Paris (BNF en grève) juin 2003
Nice 5 juin 2003
Caen 12 juin 2003
Congrès de Seignosse du SNUipp, juin 2004
Pentecôte 2005
Non au traité en 2005
Caen 4 octobre 2005
Toulouse 23 février 2006
Paris 3 mars 2006
11 mars 2006
Evacuation de la Sorbonne 11 mars 2006
Lille 16 mars 2006
Besançon 16 mars 2006
Paris 18 mars 2006
Caen 18 mars 2006
Bordeaux 21 mars 2006
Grenoble 23 mars 2006
Caen 27 mars 2006
3 millions de manifestants le 28 mars 2006
Caen 28 mars 2006 (1)
Caen 28 mars 2006 (2)
Le Havre 28 mars 2006
Rennes 28 mars 2006
Nice 28 mars 2006
Caen 30 mars 2006 (1)
Caen 30 mars 2006 (2)
Paris 4 avril 2006
Caen 6 avril 2006
Caen 7 avril 2006
Ploermel 18 novembre 2006
Congrès de Marseille de la FSU (29 janvier - 2 février 2007)
Manif du 18 octobre 2007
"l'émancipation de la classe ouvrière doit être l'œuvre des travailleurs eux-mêmes"
(Statuts de l'A.I.T., 1864)
"Notre laïcité est d'essence prolétarienne, fidèle à la valeur étymologique du mot [Laïkos = peuple], elle s'oppose à l'aristocratisme des clercs dont le rôle consiste à faire admettre, par la persuasion, les pires servitudes". Marceau Pivert (1930)
Paris (Gare de Lyon) 30 mars 2006
"Vous avez besoin d'une boussole. Je n'en connais qu'une : l'intérêt ouvrier, celui de la classe ouvrière française, celui aussi des ouvriers de tous les pays. L'intérêt général, l'intérêt national, fichaises et tromperies." Pierre Monatte (1947)


"Il est temps de retrouver la bonne route. Il faut en revenir aux méthodes éprouvées de la lutte de classe et de l'internationalisme ouvrier.
Cela suppose un immense effort de redressement du mouvement syndical par les syndiqués eux-mêmes en vue de faire de la C.G.T. à tous les degrés une organisation démocratique et indépendante.". Marcel Valière (1947)
Congrès de Grenoble de la fédération unitaire de l'enseignement CGTU (1926)