SUD Education soutient les luttes des sans papiers, quelles qu’en soient les formes.
Publié par yanovitch sur 11 mai 2008
(Source : Fédération SUD Education)
La Fédération SUD Éducation apporte son soutien plein et entier aux diverses luttes actuelles des sans papiers, quelles qu’en soient les formes.
C’est un combat citoyen. C’est aussi un combat syndical.
Parce que les sans-papiers sont des travailleurs, qu’ils aient ou non un contrat de travail. Ils participent à l’économie de ce pays. Ils ne prennent le travail de personne, au contraire ils accroissent la richesse produite. Beaucoup cotisent à la sécurité sociale mais n’ont pas le droit de tomber malades car sans-papiers, cotisent à l’UNEDIC mais n’ont pas droit aux indemnités chômage car sans-papiers, cotisent aux caisses de retraite mais ne pourront en bénéficier et payent des impôts, mais ne peuvent accéder à la citoyenneté car sans- papiers. Exploités, ils vivent dans la peur permanente des honteuses rafles au faciès, de l’arrestation et de l’expulsion. Et certains en meurent : Chulan Zang Liu (51 ans), John Maïna (19 ans), Baba Traoré (29 ans,)…
Xénophobie d’État, interpellations dans les préfectures, camps (les centres de rétention), quotas d’expulsions, projet de directive européenne d’allonger le délai de rétention à 18 mois (la « circulaire de la honte »)… C’est une politique indigne, décidée par ce gouvernement, qui est menée par le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale.
Les sans-papiers mènent légitimement, en toute autonomie, leur propre lutte. Et nous sommes à leurs côtés, solidaires.
Parce que c’est le rôle du syndicat de défendre les droits de tous, d’agir avec ceux qui en sont privés, de refuser de réduire les étrangers à leur fonction économique, mais au contraire d’exiger pour eux, avec eux, le respect des droits conquis par le mouvement syndical. Aussi, parce qu’en défendant les droits des sans-papiers, nous défendons nos propres droits.
Travailleurs, familles et célibataires, demandeurs d’asile, jeunes majeurs scolarisés… Tous doivent être régularisés. C’est là une revendication fondamentale : vivre dignement.
SUD Éducation appelle les sans-papiers à rejoindre les syndicats, les associations et les collectifs de sans-papiers, pour défendre leurs droits et construire un mouvement unitaire de grande ampleur, au-delà des frontières, d’aller vers une convergence au niveau européen, pour s’opposer à l’ État-nation et à l’Europe-forteresse.
Pour imposer par la force de l’union la liberté de circulation et d’installation, pour imposer une autre politique migratoire et la régularisation de tous les sans-papiers, démontrant ainsi qu’ils ne sont pas isolés, qu’ils ne sont pas « à part » dans la société, mais au coeur du mouvement social.
Mouvement de mai-juin 2003 sur les retraites
Limoges 13 mai 2003
Brest 19 mai 2003
Paris 25 mai 2003
Paris (BNF en grève) juin 2003
Nice 5 juin 2003
Caen 12 juin 2003
Congrès de Seignosse du SNUipp, juin 2004
Pentecôte 2005
Non au traité en 2005
Caen 4 octobre 2005
Toulouse 23 février 2006
Paris 3 mars 2006
11 mars 2006
Evacuation de la Sorbonne 11 mars 2006
Lille 16 mars 2006
Besançon 16 mars 2006
Paris 18 mars 2006
Caen 18 mars 2006
Bordeaux 21 mars 2006
Grenoble 23 mars 2006
Caen 27 mars 2006
3 millions de manifestants le 28 mars 2006
Caen 28 mars 2006 (1)
Caen 28 mars 2006 (2)
Le Havre 28 mars 2006
Rennes 28 mars 2006
Nice 28 mars 2006
Caen 30 mars 2006 (1)
Caen 30 mars 2006 (2)
Paris 4 avril 2006
Caen 6 avril 2006
Caen 7 avril 2006
Ploermel 18 novembre 2006
Congrès de Marseille de la FSU (29 janvier - 2 février 2007)
Manif du 18 octobre 2007
"l'émancipation de la classe ouvrière doit être l'œuvre des travailleurs eux-mêmes"
(Statuts de l'A.I.T., 1864)
"Notre laïcité est d'essence prolétarienne, fidèle à la valeur étymologique du mot [Laïkos = peuple], elle s'oppose à l'aristocratisme des clercs dont le rôle consiste à faire admettre, par la persuasion, les pires servitudes". Marceau Pivert (1930)
Paris (Gare de Lyon) 30 mars 2006
"Vous avez besoin d'une boussole. Je n'en connais qu'une : l'intérêt ouvrier, celui de la classe ouvrière française, celui aussi des ouvriers de tous les pays. L'intérêt général, l'intérêt national, fichaises et tromperies." Pierre Monatte (1947)


"Il est temps de retrouver la bonne route. Il faut en revenir aux méthodes éprouvées de la lutte de classe et de l'internationalisme ouvrier.
Cela suppose un immense effort de redressement du mouvement syndical par les syndiqués eux-mêmes en vue de faire de la C.G.T. à tous les degrés une organisation démocratique et indépendante.". Marcel Valière (1947)
Congrès de Grenoble de la fédération unitaire de l'enseignement CGTU (1926)