Darcos confirme le service minimum dans les écoles à la rentrée 2008
Publié par lucien sur 11 décembre 2007

Dépêche AFP du mardi 11 décembre 2007
Rentrée 2008: service minimum dans les écoles et suppression de la carte scolaire
Xavier Darcos a confirmé mardi qu’il souhaitait instaurer un service minimum dans les écoles primaires dès la rentrée 2008, faisant craindre aux syndicats une remise en cause du droit de grève, et a annoncé que la carte scolaire serait de facto supprimée à cette même date.
“Je souhaite rendre, dès la rentrée prochaine, possible un service minimum d’accueil dans les écoles” primaires, a déclaré le ministre de l’Education nationale lors d’une conférence de presse.
Pour le mettre en place, il sollicite la participation des communes qui, si elles sont volontaires pour l’organiser, seront dédommagées par le reversement “de tout ou partie des retenues” opérées sur le salaire des grévistes.
Selon son entourage, l’accueil des communes volontaires se fera “au sein des écoles“, par du personnel municipal ou du personnel extérieur, comme par exemple des associations. Ce sera aux communes de choisir qui elles recrutent.
Selon le ministre, “un certain nombre de contacts” ont été pris avec les maires de moyennes et grandes villes, lesquels, a-t-il dit, se montrent disponibles pour un “partenariat“.
Par ailleurs, des discussions avec les partenaires sociaux dans les prochaines semaines vont porter également sur “la manière de prévenir les conflits” et “l’information des familles et des collectivités“.
Les syndicats d’enseignants, - Snuipp-FSU, SE-Unsa et Sgen-CFDT - ont immédiatement exprimé leurs craintes d’une remise en cause du droit de grève, un soupçon récusé par le ministre, qui a déclaré: “il ne s’agit pas d’être briseur de grève“.
Le SE-Unsa a dénoncé “une vision perverse” du dispositif de financement des communes, dans lequel “l’Etat employeur, contre lequel la grève s’exerce, se verrait confier le beau rôle (et) s’émanciperait à bon compte de ses responsabilités dans le déclenchement du conflit“.
Contrairement aux collèges et lycées, où un accueil est assuré les jours de grève, les écoles primaires ferment s’il y a trop d’adultes grévistes pour accueillir l’ensemble des enfants dans des conditions normales de sécurité.
Le ministre a par ailleurs annoncé que la carte scolaire, dont l’assouplissement a été entamé cette année, serait de facto supprimée à la prochaine rentrée.
“En 2008, elle sera rendue totalement inutile puisque nous accepterons toutes les demandes de dérogations, sans exception, ce dès lors qu’il y aura de la place dans l’établissement souhaité“, a-t-il dit.
Quand il n’y aura plus de place disponible, alors les critères sociaux (élèves boursiers en particulier) primeront pour accéder à la demande de dérogation.
Dans les 30 collèges en France qui auront perdu le plus d’élève avec la suppression de la carte scolaire (plus de 10% des effectifs prévus pour l’entrée en 6e), les classes seront “dédoublées”. Mais si ce dispositif “ne permet pas de réussir”, ces collèges fermeront au terme d’une “réflexion de trois ans maximum“.
M. Darcos a par ailleurs annoncé que le soutien, activités culturelles et sportives proposées cette année après l’Ecole dans les collèges de l’éducation prioritaire seraient étendues à “toutes les écoles relevant de l’éducation prioritaire” et à celles volontaires.
Le ministre a aussi confirmé sa réforme du bac professionnel en trois ans: “nous ne reculerons pas sur ce projet“, a-t-il assuré.
De nouveaux programmes scolaires du primaire, donnant la priorité à l’apprentissage de la langue française seront mis en oeuvre à la rentrée 2009 et deux évaluations nationales témoins, en CE1 et CM2, seront en place pour l’année scolaire prochaine.
Voir aussi:
- Service minimum dans les écoles annoncé pour 2008 (6-11-07)
- Service minimum: saisie du Conseil Constitutionnel (9-08-07)
- Service minimum : l’étau se resserre (Ensemble n°26 et La Lettre du SNUipp n°306, 12 mars 2004, comme quoi on l’avait vu venir)
Rappel:
C’est avec ce ministre là que le SNUipp et le Sgen négocient en même temps sur la base d’un protocole le transfert des heures du samedi matin pour les enseignants!
Mouvement de mai-juin 2003 sur les retraites
Limoges 13 mai 2003
Brest 19 mai 2003
Paris 25 mai 2003
Paris (BNF en grève) juin 2003
Nice 5 juin 2003
Caen 12 juin 2003
Congrès de Seignosse du SNUipp, juin 2004
Pentecôte 2005
Non au traité en 2005
Caen 4 octobre 2005
Toulouse 23 février 2006
Paris 3 mars 2006
11 mars 2006
Evacuation de la Sorbonne 11 mars 2006
Lille 16 mars 2006
Besançon 16 mars 2006
Paris 18 mars 2006
Caen 18 mars 2006
Bordeaux 21 mars 2006
Grenoble 23 mars 2006
Caen 27 mars 2006
3 millions de manifestants le 28 mars 2006
Caen 28 mars 2006 (1)
Caen 28 mars 2006 (2)
Le Havre 28 mars 2006
Rennes 28 mars 2006
Nice 28 mars 2006
Caen 30 mars 2006 (1)
Caen 30 mars 2006 (2)
Paris 4 avril 2006
Caen 6 avril 2006
Caen 7 avril 2006
Ploermel 18 novembre 2006
Congrès de Marseille de la FSU (29 janvier - 2 février 2007)
Manif du 18 octobre 2007
"l'émancipation de la classe ouvrière doit être l'œuvre des travailleurs eux-mêmes"
(Statuts de l'A.I.T., 1864)
"Notre laïcité est d'essence prolétarienne, fidèle à la valeur étymologique du mot [Laïkos = peuple], elle s'oppose à l'aristocratisme des clercs dont le rôle consiste à faire admettre, par la persuasion, les pires servitudes". Marceau Pivert (1930)
Paris (Gare de Lyon) 30 mars 2006
"Vous avez besoin d'une boussole. Je n'en connais qu'une : l'intérêt ouvrier, celui de la classe ouvrière française, celui aussi des ouvriers de tous les pays. L'intérêt général, l'intérêt national, fichaises et tromperies." Pierre Monatte (1947)


"Il est temps de retrouver la bonne route. Il faut en revenir aux méthodes éprouvées de la lutte de classe et de l'internationalisme ouvrier.
Cela suppose un immense effort de redressement du mouvement syndical par les syndiqués eux-mêmes en vue de faire de la C.G.T. à tous les degrés une organisation démocratique et indépendante.". Marcel Valière (1947)
Congrès de Grenoble de la fédération unitaire de l'enseignement CGTU (1926)